Elle s'appelait Adrienne

  • Derniers témoins

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    Ici et là 

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    entre deux blocs de béton et de verre 

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    subsistent les derniers témoins 

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    de la Belle-Epoque 

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    "A Ostende, nous dit le guide de la promenade maritime de dimanche soir, dès qu'un bâtiment a plus de 30 ans, on commence à se dire qu'il vaudrait mieux l’abattre pour construire du neuf!"

    Hélas, je sais bien qu'il a raison, j'avais un beau-frère roi de la brique et du béton... Il se vantait chaque fois qu'il avait reçu un permis de construire sur un bout de dunes...  

    "Imaginez, ajoute-t-il en nous montrant une photo du front de mer vers 1910, que nous ayons gardé ces bâtiments-là? D'accord, c'est bien joli, mais combien de gens on aurait pu loger? Avec des plafonds à quatre mètres de hauteur! Et sans le confort d'aujourd'hui!"

    Bref, le guide et mon beau-frère, ils étaient du même avis... 

     

  • Z comme zen

    Le matin sur la plage bien ratissée, 

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    le midi à l'ombre de la galerie des Thermes, 

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    l'après-midi dans le jardin japonais, 

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    les chemins sont bien tracés 

    cool 

    *** 

    projet du Hibou - semaine 35 

    CHEMIN 

    photos prises à Ostende 

    le vendredi 26 août

  • Y comme Yavuz et yaourt

    - Je m'appelle Yavuz, nous dit-il, et vous pouvez tout me demander. Tout, absolument tout, allez-y, ne vous gênez pas, j'essaierai de répondre au mieux à toutes vos questions. 

    Mais personne n'a osé lui demander ce qu'il pensait de son grand timonier, ni de l'autre, qui s'était enfui aux USA, ni de ce soi-disant putsch, ni de ce qu'il adviendrait de tous ces gens ayant été démis de leurs fonctions - et se trouvant donc sans revenus - ni où étaient détenus ces milliers qui ne cessaient de se faire arrêter, ni comment ils étaient traités. 

    D'ailleurs, il était guide touristique, pas devin... 

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    celui-ci n'est pas Yavuz mais un autre bon patriote tongue-out 

    *** 

    Alors nous avons parlé de géographie et de climat, de culture et de gastronomie. 

    - Je vous recommande de goûter à notre ayran, a-t-il dit. C'est une boisson à base de yaourt, c'est servi frais et légèrement salé, tout à fait excellent par ces températures! 

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     le yaourt et l'eau, constamment brassés, forment un mélange mousseux et très désaltérant.

  • X c'est l'inconnu

    Il me semble que cette Giulietta est fort surprise 

    de se trouver toute nue 

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    sur le mauvais balcon... 

    *** 

    photo prise à Ostende 

    le vendredi 26 août 

    ***

    en supplément, parce que j'kiss ces beaux inconnus cool 

  • W comme wagon de train

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    Jeudi matin, la valise et moi, on descend du train. 

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    Vendredi matin, le temps est comme on l'aime  

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    et il y a ce qu'il faut de vent. 

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    A dix heures, les sauveteurs vont prendre leur poste. 

    wagon de train,ostende,mer

    Et Léon attend de la visite cool 

    *** 

    photos prises à Ostende le vendredi 26 août

  • V comme valise avec vue

    La valise a pris le train. Inutile de vérifier le numéro du quai, celui où s'arrêterait le train pour Ostende était peuplé de familles armées de seaux et de pelles en plastique. 

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    - Quelle bonne idée j'ai eue, se dit-elle en voyant l'autoroute où les voitures et camions avançaient au pas. 

    Le train, lui, filait et n'était même pas bondé. Elle a pu rester tranquillement contre la jambe de la voyageuse. 

    Qui lui a caressé le flanc, de temps en temps, comme promis tongue-out 

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    Il y avait déjà une longue queue pour la navette fluviale et la plage comme la digue étaient bondées. Heureusement, on devait être de l'autre côté et là, il y avait de l'ombre... 

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    La valise n'a pas cessé de s'étonner en voyant que les 30° n'empêchaient nullement les humains de faire du canotage, du pédalo, de la course à pied, du hockey, bref toute une frénésie d'activités...

  • U comme un, deux, trois... je pars!

    La valise 

    Ma valise m'accompagne au massif de la Vanoise, et déjà ses nickels brillent et son cuir épais embaume. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor de plis blancs: ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail, oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, je harnache, pose sur un petit banc, selle et bride, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval. 

    Francis Ponge, Pièces, éd. Gallimard 1962 

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    La valise

    Ma valise m'accompagne à Ostende, et déjà ses flancs s'arrondissent et son tissu bleu se tend. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor d'île lointaine - ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail - oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, harnache, monte, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval.

  • T comme Tintin à Istanbul

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    source de l'image 

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    source de l'image 

  • Stupeur et tremblements

    - Salut, Patrick! 

    - Salut, Huguette! Tu as pensé à moi? 

    - Mais oui, ne t'inquiète pas. 

    - Bonne récolte? 

    - Très bonne! Il y en a bien un demi-kilo qui t'attend. 

    - Super! Magnifique! J'approche du but. 

    - Il t'en faut combien, encore? 

    - Encore deux ou trois kilos, je pense. Cinq maximum. 

    - Et tu vas transporter ça comment? 

    - Ben... dans une brouette. 

    - Tout ça ira dans une seule brouette? Une géante, alors! 

    - Non, bien sûr, il m'en faudra deux. J'ai un copain qui va m'aider pour le transport. 

    - Qui ça? Je le connais? 

    - Non, je ne crois pas, non. Un copain du boulot. 

    - Ah bon. Et tu es sûr de ton affaire? Tu ne dois pas tout recalculer, recompter...? 

    - Non, ça va, j'ai tout noté au fur et à mesure. 

    - Ah oui, super! Superbien organisé. Qu'est-ce que j'aimerais être là pour voir leur tête, quand tu vas t'amener avec tes deux brouettes pleines de centimes d'euro! 

    *** 

    fiction, actualité, Belgique, Flandre

    texte de fiction basé sur le fait divers suivant: 
    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/352386/2008/07/18/Il-a-paye-sa-facture-Electrabel-avec-215-kilos-de-centimes.dhtml

  • 22 rencontres (12)

    C'est toujours vers Madame qu'on se tourne quand les parents d'élèves ne maîtrisent pas le néerlandais et Madame adore ça: chaque rencontre est unique et inoubliable. 

    Il y a six ans, on lui présentait une petite Louise, accompagnée de sa maman et de son grand-père. Elle venait d'une commune wallonne à plus d'une demi-heure de route et ne parlait pas dix mots de néerlandais. 

    Madame s'est donc sentie investie d'une grande mission tongue-out 

    Cette petite, excellente élève, largement première de classe, se retrouverait à ramer dur pour peu de résultat, pendant au moins un an ou deux. La plupart des profs n'auraient ni le temps, ni l'envie, ni le savoir-faire pour l'aider avec son problème de langue. A la maison non plus, elle ne pourrait compter sur aucune aide concrète. Seul le grand-père connaissait le néerlandais mais il habitait très loin dans les Ardennes. 

    Pendant six ans, Madame a fait de la haute diplomatie tongue-out pour convaincre ses collègues des talents de la petite et continuer à la suivre discrètement, comme au hasard d'un couloir ou de la cour de récré. 

    Pendant six ans, la maman et le grand-père sont venus fidèlement à chaque entretien avec les professeurs et Madame avait toujours droit à de longues et amusantes conversations. 

    Fin juin, la petite Louise devenue grande terminait ses études secondaires. Malheureusement, le grand-père n'avait pas pu faire la route depuis ses Ardennes profondes pour assister à l'événement et participer au couronnement de tous les efforts réunis de la jeune fille et de sa famille. 

    Madame a donc été très émue de les revoir tous les trois la semaine dernière, ainsi que le papa, la grand-mère, le petit frère et la petite sœur. 

    prof,école,élève

    l'événement que le grand-père a raté 

    cool

     

  • R comme repos

    L'amie Anne affirme son bonheur de jardinière 

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    et me le fait partager 

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    au milieu des fleurs, des fruits, 

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    et des légumes. 

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    Ici aussi, le chat invite à suivre son exemple 

    cool 

    *** 

    Pour le projet du Hibou 

    semaine 34 - légume

     

  • Le bilan du 20 août

    Madame est contente. 

    Madame est même très contente. 

    Sur la vingtaine d'élèves qui avaient un ou plusieurs examens de deuxième session, un seul n'a pas réussi... parce qu'il n'est tout simplement pas venu se présenter. Il préfère redoubler et connaître une seconde fois les joies inhérentes à la sixième année. 

    Tous les autres sont venus et ont vaincu: Youssef en économie, Jonas en maths, Patricia en néerlandais, Kevin en électricité, Amalia en physique, Alessandro en anglais, Emma en biologie... 

    Madame leur souhaite tout le bonheur du monde 

  • Pourquoi va-t-on à un atelier d'écriture?

    Pourquoi va-t-on dans un atelier d'écriture? s'énerve-t-elle déjà alors qu'il doit encore commencer. 

    Il est dix heures: en principe, l'atelier devrait débuter. Sur les dix personnes inscrites, cinq seulement sont arrivées. Je propose qu'on attende encore un peu, dit l'animatrice. Un peu, qu'est-ce que ça veut dire, un peu? Cinq minutes? un quart d'heure? Bref, on attend dans un silence qui perdure, en essayant de ne pas se dévisager. L'animatrice joue avec son smartphone et les cinq participantes - car oui, il n'y a que des femmes - sont prêtes, papier et stylo posés sur la table, regard dans le vague. 

    Dix heures et quart. Il manque toujours trois personnes. L'animatrice suggère qu'on commence, ce qui signifie l'inévitable et détestable tour de table des présentations. Si c'est pour apprendre nos prénoms, c'est inutile: pendant les deux jours d'atelier, chacune recevra au moins trois fois la question "c'était comment, votre prénom?". Si c'est pour coller des étiquettes hâtives selon le lieu d'origine, le métier, la situation sociale, c'est réussi. 

    On finit par recevoir une première consigne: notez dix mots sur une feuille. Des substantifs concrets, précise l'animatrice. C'est quoi, un substantif? demande quelqu'un. Presque personne n'a compris "concret". On recommence. Certaines ont besoin de dix minutes pour réussir à noter dix mots désignant un objet. 

    Il faut écrire un petit texte avec les dix mots notés par la voisine de table. Après, annonce l'animatrice, chacune lira tout haut ce qu'elle a écrit: c'est la règle, dans les ateliers d'écriture. 

    Du temps passe. Beaucoup de temps. Le temps d'écrire trois textes au lieu d'un seul. Vient enfin le moment de la lecture. Qui veut commencer? Deux doigts se lèvent. X est désignée. 

    - C'est à moi? 
    - Oui, c'est à vous. 
    - Alors je lis? 
    - Allez-y! 

    X met ses lunettes, enlève ses lunettes, remet ses lunettes, se redresse sur son siège, range une boucle de cheveux déjà rangée trois fois derrière l'oreille, se racle la gorge: 

    - Vous savez, je ne suis pas très contente de mon texte... 
    - Ce n'est pas grave, allez-y... 
    - Bon, alors j'y vais... 

    ça se passe comme ça, écrire

    question subsidiaire: 
    quel est le rapport entre l'atelier d'écriture et l'aquarium? 

    (photo prise en juin 2012)

     

     

  • P comme potverdekke!

    - ça va, Georges? 

    - ça va, ça va, on fait aller... 

    - Qu'est-ce que tu bois? 

    - Ben un demi, comme d'habitude. 

    - Huguette! deux demis! et sans faux col, s'il te plaît! 

    - A propos, il y a longtemps que tu as vu Robert? 

    - Quel Robert? 

    - Robert Vandeputte, celui qui a un grand chien noir qui pisse partout. 

    - Ah oui! Robert! c'est vrai qu'il y a longtemps qu'on ne l'a plus vu... Son chien a peut-être fini par mourir. 

    - Ou alors c'est lui qui est mort. Et avant qu'on le trouve, vu qu'il était en bisbille avec toute sa famille, son chien l'aura bouffé, hahaha! 

    - Ouais, rigole pas, ça s'est déjà vu! 

    - Huguette! c'est quoi aujourd'hui le plat du jour? Des carbonnades flamandes? avec des frites, j'espère? 

    - Avec de la purée? OK, allons-y pour la purée, alors. Et apporte-nous encore un demi! 

    - Ce qui est bien, avec les carbonnades et la purée, c'est qu'on a même pas besoin de dents, hahaha! 

    - Arrête, Georges, ça me fait pas rire tes fines allusions... 

    - Tiens, ça me fait penser qu'il me manque dix euros pour payer l'addition. Attends-moi ici, je reviens tout de suite! 

    - Georges, arrête avec ça! Tu vas finir par te faire prendre la main dans le sac! Enfin, la main dans le tronc, plutôt, hahaha! Je vois d'ici les journaux: le pilleur de troncs enfin arrêté après 62 ans de pratique! 

    *** 

    consigne: 

    raconter une histoire inspirée d'un fait divers au choix 

    J'ai choisi celui-ci laughing 

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  • O comme Odette

    Huit heures et demie du matin. Odette traîne péniblement ses savates jusque dans la petite cabine qui lui sert de coin cuisine. Elle vient d'avaler ses trois biscottes trempées dans son bol de café au lait et en ouvrant le robinet, elle se rend compte que l'eau est coupée. 

    Les habitants de l'immeuble en avaient été prévenus quelques jours auparavant mais Odette l'avait complètement oublié. Elle n'avait donc pas pensé à se remplir un petit bidon. 

    La voilà bien embêtée: ni eau courante, ni eau minérale, comment va-t-elle se débrouiller jusqu'à cinq heures du soir? 

    - Qu'est-ce que je vais faire, moi, pour cuire mes patates et mes haricots, ce midi? 

    Comme d'habitude, elle s'adresse à son chat qui lui répond en clignant des yeux et en bâillant longuement. 

    - Tu as raison, fait-elle. Je vais retourner me coucher. Qui dort dîne. 

    ***

    consigne:

    1.utiliser bol, bidon et biscotte
    2.le lieu: une cabine 

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    Fiber, le premier chat de ma carissima nipotina

  • N comme NO fruit!

    Un fruit, des fruits, voilà ce qui m'a le plus manqué hier à Waterloo, aucun magasin ouvert en ce jour férié et même pas de fruits en dessert au Lunch Garden du coin. 

    A part des magasins fermés, j'ai vu quelques beaux spécimens de (very british) rugbymen - culotte courte noire et maillot noir, c'est dans cette tenue qu'ils se promènent à l'hôtel, dans le parc et en ville. 

    Why not? 

    Donc, pour le jeu du Hibou, que pouvais-je montrer? Mon unique figue se porte bien, merci, mais vous vous connaissez déjà. Alors... 

    What else? 

    Le fruit de mon labeur, j'en ai parlé hier. 

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    Dans le jardin de l'hôtel, j'ai finalement trouvé un châtaignier 

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    avec une belle promesse de fruits! 

    ***

    Pour le jeu du Hibou 

    semaine 33 - fruit

     

  • M comme Mateiu

    Le temps des vacances, on se sent toujours obligée de faire un peu de rangement mais cette année-ci une sorte de miracle a eu lieu: on s'est attaquée à trois grandes boites de "souvenirs" qui traînaient depuis trois ans dans le salon et on a réussi à en jeter la majeure partie. 

    Evidemment, on est de nouveau tombée sur quelques trucs qu'on ne peut ni jeter, ni donner, comme cet énorme livre de Mateiu Caragiale

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    Il s'agit d'une édition bilingue roumain-français de poèmes de Mateiu Caragiale, reçue en cadeau de mes amis roumains lors de notre première rencontre, l'été qui a suivi la chute du conducator. 
    Comme cet épais bouquin fait 34 cm sur 24, il n'entre dans aucune des boîtes de la bibliothèque... 

    ***

    Bref, les trois grandes boîtes se trouvent réduites à un demi-carton, c'est une véritable prouesse, du jamais vu sur la planète Adrienne.

     

  • L comme Levé

    Ecrire à la manière d'Edouard Levé, Autoportrait, est un exercice proposé ce mois-ci par François Bon dans son atelier d'été.  

    Adolescent, je croyais que La Vie mode d'emploi m'aiderait à vivre, et Suicide mode d'emploi à mourir. J'ai passé trois ans et trois mois à l'étranger. Je préfère regarder sur ma gauche. Un de mes amis jouit dans la trahison. La fin d'un voyage me laisse le même goût triste que la fin d'un roman. J'oublie ce qui me déplaît. J'ai peut-être parlé sans le savoir avec quelqu'un qui a tué quelqu'un. Je vais regarder dans les impasses. Ce qu'il y a au bout de la vie ne me fait pas peur. Je n'écoute pas vraiment ce qu'on me dit. Je m'étonne qu'on me donne un surnom alors qu'on me connaît à peine. Je suis lent à comprendre que quelqu'un se comporte mal avec moi, tant je suis surpris que cela m'arrive : le mal est en quelque sorte irréel. J'archive. J'ai parlé à Salvador Dali à l'âge de deux ans. La compétition ne me stimule pas. Décrire précisément ma vie me prendrait plus de temps que la vivre. Je me demande si, en vieillissant, je deviendrai réactionnaire. Assis jambes nues sur du skaï, ma peau ne glisse pas, elle crisse. J'ai trompé deux femmes, je leur ai dit, l'une y fut indifférente, l'autre pas. Je plaisante avec la mort. Je ne m'aime pas. Je ne me déteste pas. Je n'oublie pas d'oublier. Je ne crois pas que Satan existe. Mon casier judiciaire est vierge. J'aimerais que les saisons durent une semaine. Je préfère m'ennuyer seul qu'à deux. J'arpente les lieux vides et je déjeune dans des restaurants désolés. En matière de nourriture, je préfère le salé au sucré, le cru au cuit, le dur au mou, le froid au chaud, le parfumé à l'inodore. Je ne peux pas écrire tranquillement s'il n'y a rien à manger dans mon frigidaire. Je me passe facilement d'alcool et de tabac. Dans un pays étranger, j'hésite à rire lorsque mon interlocuteur rote pendant la conversation.

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    source de la photo, info et extraits ici: 
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/P.O.L/formatpoche/Autoportrait

    Adolescente, je découvrais dans les livres que d'autres avaient vécu ce que je vivais. J'ai passé des mois à peaufiner les détails d'une fugue définitive que je n'ai finalement pas entreprise pour ne pas faire de peine à ma grand-mère. Je préfère regarder sur ma gauche. Une de mes collègues a un emphysème pulmonaire mais continue à fumer. La fin d'un voyage arrive généralement au bon moment. J'oublie presque tout. J'ai peut-être parlé sans le savoir avec quelqu'un qui a tué quelqu'un. J'ai failli acheter une maison ouvrière dans une impasse. Ce qu'il y a au bout de la vie ne me fait pas peur certains jours et d'autres jours oui. Je suis le plus souvent celle qui écoute. Je déteste qu'on me colle des étiquettes. Je suis surprise quand quelqu'un se comporte grossièrement avec moi vu que je reste toujours polie. J'archive. Je n'ai jamais osé approcher une célébrité. La compétition ne me stimule pas. Décrire précisément ma vie serait fastidieux. Je me demande si, en vieillissant, je deviendrai grabataire ou démente. Assise jambes nues sur du skaï, je déteste ça. Je ne m'aime pas. Je ne me déteste pas. Je n'oublie pas d'oublier. Je ne crois pas que Satan existe. Mon casier judiciaire est vierge. J'aime toutes les saisons du climat belge. Je ne m'ennuie jamais. J'arpente ma ville et je déjeune devant mon ordi. En matière de nourriture, je préfère les fruits, les légumes, les laitages et le pain. J'aime que mon frigidaire soit bien garni mais c'est uniquement le cas quand j'ai des invités. Je me passe facilement d'alcool et je n'aime pas la fumée des cigarettes. Dans un pays étranger, je voudrais toujours être capable de parler aux gens dans leur langue. 

    Voilà, voilà smile 

    Et maintenant, c'est à vous!

  • K comme Kremna

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    Kremna, ce sont des ruines sur un pic où ne mène pas de route asphaltée. 

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    Située au sommet, elle offre une vue incroyable 

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    et n'était accessible autrefois que par cette seule double porte. 

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    Quelques "beaux restes" 

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    où toutes les inscriptions sont en grec, 

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    et un champ de ruines où les archéologues du futur trouveront encore amplement de quoi faire!

  • J comme Jeury

    Sur le présentoir des dernières acquisitions de notre bibliothèque publique, ce livre de Michel Jeury, L'année du certif. Un titre et une couverture qui sentent bon la France d'autrefois et qui me font sans doute déjà ressentir la nostalgie de l'école tongue-out.

    L'action se situe dans un village cévenol vers le milieu des années 1930: un couple d'instituteurs, leurs trois enfants, deux garçons et une petite fille qu'on surnomme Fofette.

    - Mon père est inspecteur primaire et moi je ne suis qu'un pauvre instituteur de campagne!
    Claire se recoiffe, met de l'ordre dans sa toilette de nuit. Elle sourit pour elle seule. Elle n'aime pas agiter les soucis ordinaires de la vie tout de suite après la balade dans la Voie lactée. Il est vrai qu'elle n'a pas vu beaucoup d'étoiles, ce soir. On dirait qu'il y en a de plus en plus dans le ciel d'été et de moins en moins dans son ciel de lit. Elle soupire, revient sur la terre sans trop d'effort.
    - Mon chéri, je te rappelle que tu as deux garçons.
    - Ninik... René est trop écervelé pour réussir jamais l'Ecole normale.
    - Il n'est pas heureux.
    - C'est un lunatique, un marchand de caprices, un minus habens. Il s'est mis en tête de s'engager à la coloniale!
    - A dix ans, un enfant ne peut pas savoir ce qu'il fera dans la vie.
    - N'importe. La pauvre Fofette, à huit ans et demi, tire encore la langue. Davy, euh... Antoine seul peut s'élever au-dessus de notre condition. L'année qui vient est capitale.

    Michel Jeury, L'année du certif, éd. Retrouvées, 2014, p.22-23

    Cet extrait contient déjà les moteurs principaux de l'histoire: le père préoccupé seulement de son prestige mais sans amour réel pour ses enfants, le fils aîné chargé de réaliser les rêves du père et les deux cadets traités par lui de 'minus habens' et de 'simplette'.

    Rassurez-vous, tout ça est raconté avec beaucoup d'humour et de bienveillance. Car le père, bien sûr, a lui aussi son vécu...

    Mais le livre est bien plus que l'histoire d'une famille. Il est aussi un merveilleux retour sur toute une époque de l'instruction publique et obligatoire. Ce qui l'illustre le mieux, ce sont les extraits mis en exergue de chaque chapitre: ils sont une magnifique illustration de la pédagogie de ces années 1930 et également en rapport parfait avec la suite de l'histoire racontée. Tous ces extraits proviennent des manuels scolaires utilisés à l'époque: à côté des exemples de récitations et de sujets de rédactions, il y a ces "problèmes" - tout à fait jouissifs - de robinets qui coulent et de trains qui se croisent. Quelques-uns sont offerts en annexe à la sagacité du lecteur d'aujourd'hui tongue-out  

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    http://www.editions-retrouvees.fr 

    sur l'auteur, Michel Jeury, ce bel article du journal Le Monde de novembre 2010.

  • I comme incipit

    La maison est petite, il y a trop peu de place pour les livres, ils sont entassés dans des boites - ça permet d'en mettre plus sur moins d'espace - et la mort dans l'âme j'en ai donné quelques-uns, par-ci, par-là... 

    Puis, avec ce qu'on me connaît comme "suite dans les idées", j'arrive dans une ville nouvelle - Lyon, par exemple - et dès le premier jour il y a la visite obligatoire d'une librairie. 

    Le second jour aussi, d'ailleurs. 

    Pas pour acheter, me dis-je en entrant, vu que (etc. voir plus haut) mais pour le simple plaisir de voir et de manipuler des bouquins, de découvrir les nouveautés, de lire des incipits, des excipits et des pages 99 tongue-out

    Après évidemment on sort de là avec un ou deux livres qui ont été tellement irrésistibles que les bonnes résolutions n'ont pas été tenues. 

    Ce qui est le sort de la plupart des bonnes résolutions. 

    "Madera était lourd. Je l'ai saisi sous les aisselles, j'ai descendu à reculons les escaliers qui conduisaient au laboratoire. Ses pieds sautaient d'une marche à l'autre, et ces rebondissements saccadés, qui suivaient le rythme inégal de ma descente, résonnaient sèchement sous la voûte étroite. Nos ombres dansaient sur les murs. Le sang coulait encore, visqueux, qui suintait de la serviette-éponge saturée, glissait en traînées rapides sur les revers de soie, se perdait dans les plis de la veste, filets glaireux, très légèrement brillants, qu'arrêtait la moindre rugosité de l'étoffe, et qui perlaient parfois jusqu'au sol, où les gouttes explosaient en tachetures étoilées. Je l'ai déposé au bas de l'escalier, tout près de la porte du laboratoire, et je suis remonté pour prendre le rasoir et éponger les taches de sang avant qu'Otto ne revienne. Mais Otto est rentré presque en même temps que moi, par l'autre porte." 

    Georges Perec, Le Condottière, coll. Points, 2013 (incipit) 

    Une oeuvre de jeunesse de Perec qui avait été refusée à l'époque par les maisons d'édition et dont la publication est largement posthume; une histoire de faussaire écrite en 1960, il avait 24 ans. Perec est mort en 1982, le livre a été publié 30 ans plus tard. 

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    source de l'image, info et extrait ici: 
    http://www.seuil.com/ouvrage/le-condottiere-georges-perec/9782021030532

  • H comme Histoire et hüzün

    "Dans un Istanbul écartelé entre culture traditionnelle et culture occidentale, entre une petite poignée de personnes extrêmement riches et des quartiers périphériques où vivent des millions de pauvres, dans une ville perpétuellement exposée aux vagues migratoires et structurellement divisée, personne, en cent cinquante ans, n'a vraiment pu se sentir pleinement chez lui." 

    Orhan Pamuk, Istanbul, Folio 4798, 2007, p.170 
    traduit par S. Demirel, V. Gay-Aksoy et JF Pérouse 

    Pamuk parle de la période pendant laquelle le pays est passé de la culture ottomane à la république mais il me semble que celui qui a dit "l'histoire se répète" en trouve ici un nouvel exemple. (1) 

    "Dans mon enfance et ma jeunesse (2), les riches Stambouliotes ayant gagné de l'argent grâce à leur créativité ou leurs trouvailles commerciales, et continuant à s'enrichir selon la même logique, donnaient moins l'impression d'avoir confiance en eux que de chercher à cacher(...), à protéger cette fortune qu'ils avaient acquise d'un seul coup par le passé, grâce à une opportunité bien exploitée et à leurs relations avec l'Etat et la bureaucratie entretenues à coups de pots-de-vin."

    idem, p.287

    histoire,littérature

    source de l'image et info
    http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio/Istanbul2

    (1) il y en a une qui est attestée de Paul Morand et une autre de Marx. 

    (2) Pamuk est né en 1952

  • G comme grimpe!

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    Dès qu'on quitte la côte et sa végétation méditerranéenne,

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    on voit les rochers, la montagne,

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    où poussent quantité d'arbres

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    jusqu'au milieu des ruines,

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    offrant leur ombre au visiteur,

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    rendant les sites encore plus photogéniques,

    voyage,pisidie,nature

    encore plus grandioses,

    voyage,pisidie,nature

    encore plus sauvages

    voyage,pisidie,nature

    et encore plus fragiles...

    voyage,pisidie,nature

    pour le projet du Hibou

    semaine 32 - arbres

     

     

     

  • F comme Figaro

    Tout le mérite revient à Philippe Didion, grand découvreur de pépites figaresques.
    Voici la dernière en date:
     
    “La coiffure est inutile pour les personnes endurcies.
       Il faudrait aussi supprimer la coiffure; au moins les enfants ne devraient pas en porter, et les adultes devraient aussi s’habituer peu à peu dans la saison chaude à rester tête nue. La calvitie, si fréquente chez les hommes, vient dans la plupart des cas de ce qu’ils se couvrent toujours la tête, parce que cela empêche la transpiration du cuir chevelu. Quand la transpiration est arrêtée, la racine des cheveux finit par tomber malade et la chute des cheveux en est la conséquence. Les chapeaux des femmes n’empêchent pas la transpiration de la tête et ne gênent pas l’arrivée de l’air comme les chapeaux et les casquettes des hommes. Aussi la calvitie est-elle beaucoup plus rare chez les femmes que chez les hommes. Tous les hommes devraient porter la tête entièrement nue, au moins au printemps, en été et en automne, afin qu’elle puisse transpirer comme il faut, et être baignée par l’air et la lumière. Alors le nombre des chauves diminuerait bientôt avec le temps.”
    Bilz, L'Etat social de l'avenir : esquisse d'un nouvel état : nouvelle théorie du monde, Librairie universelle, 1904.

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    la preuve!

  • 7 merveilles de Sagalassos

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    la blibliothèque de Neon, qu'il faut s'imaginer comme une salle de classe dont les murs sont recouverts de rouleaux de livres, et sa mosaïque dont les figures centrales ont été sciemment cassées au marteau par les chrétiens  

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    l'odéon, dont les pierres ont été utilisées pour faire la route des caravansérails 

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    le héroön et sa frise de danseuses 

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    la fontaine lavoir et sa source encore active 

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    le Nymphaeum, pris d'un peu trop loin,  

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    où l'eau coule à nouveau 

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    le théâtre antique 

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    l'arc de Claude... 

    et tant d'autres merveilles 

  • E comme expérience nouvelle

    Pour la toute première fois, j'ai eu l'impression qu'il pouvait exister quelque part un chien aussi bon, aussi intelligent, aussi unique et irremplaçable que le mien, qui est mort depuis longtemps et jamais remplacé. 

    C'est un chien de papier, il s'appelle Jules et sort de l'imagination de Didier van Cauwelaert. 

    En cliquant sur ce lien, vous aurez la possibilité d'écouter un extrait, lu par l'auteur. Il s'agit de l'incipit et dure 10 minutes: vous saurez tout de suite si ce livre est fait pour vous. En tout cas, moi j'ai su qu'il l'était: des personnages principaux intéressants et attachants, un chien d'aveugle, quelques péripéties... et on sent tout de suite que ça finira dans le meilleur des mondes. 

    Expérience nouvelle aussi que cette "lecture" audio, grâce à une offre d'Audible (merci!). Cette lecture faite par Didier van Cauwelaert lui-même, qui met le ton et "joue" le jeu, tombait à pic: mes visiteuses ostendaises m'avaient ramené un gros sac de crevettes à éplucher, j'y ai passé deux bonnes heures, soit la moitié du temps d'écoute, et ça m'a permis de terminer ce fastidieux travail sans devenir zinzin. 

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    source de l'image et info sur Audible 

    Jules par Didier Van Cauwelaert 

    Jules 

    Jules 

    Didier van Cauwelaert

  • D comme débris de bric et de broc

    J'avais 17 ans quand j'ai fièrement annoncé à mon père que je savais ce que je voulais devenir: archéologue. Il m'a tout de suite remis les pieds sur terre en me traitant de folle. 

    - Si tu crois, a-t-il ajouté, que c'est avec ça que tu vas gagner ta croûte! 

    Tout était dit et j'ai étudié les langues romanes. 

    Lors de ce voyage dans l'antique Pisidie, nous étions au moins cinq participants avec ce même vécu: notre vœu de devenir archéologue a été très mal accueilli par ceux qui devaient financer la chose. Tous ceux de ma génération ont fini par céder et choisi un autre chemin. Le papa du pharmacien et celui du chimiste se seront sans doute autant réjouis que le mien que nous soyons "rentrés dans le rang".  

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    Mais nous nous sommes vite reconnus à notre acharnement autour du moindre débris, 

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    à notre émotion devant ce bric-à-brac, 

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    à être toujours au premier rang, la caméra au poing, 

    à poser mille questions 

    et à prendre des notes sur de petits carnets 

    tongue-out 

    photos prises à Sagalassos le 31 juillet

     

      

  • C comme chèvres et chats

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    Les chèvres apportent de la vie et de l'animation dans les ruines 

    - avec leurs bêlements et leurs clochettes - 

    et beaucoup de petites crottes 

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    Je ne peux m'empêcher de les trouver sympathiques, 

    ayant été une fervente lectrice de Heidi (Johanna Spyri

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    Animaux intelligents, contrairement aux humains, moutons de Panurge qui continuent de suivre leur guide alors que l'orage est imminent: les chèvres, elles, s'étaient trouvé une anfractuosité rocheuse sous laquelle elles ont attendu la fin de l'averse, bien au sec. 

    Les humains, eux, étaient trempés comme des soupes. 

    tongue-out 

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    Dans la montée vers Kremna, on ne manque pas de rencontrer d'autres animaux sympathiques: de belles grosses tortues. 

    voyage,pisidie,archéologie,nature

    Enfin, là où sont les humains on trouve de nombreux chats qui se laissent facilement caresser et mènent leur dure vie de chat... 

    Celui-ci était tellement immobile qu'une dame m'a demandé s'il était mort tongue-out

  • B comme belle et beau

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    De beaux paysages dès qu'on quitte Antalya pour l'intérieur du pays 

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    Une belle vue de la chambre de l'hôtel 

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    Un beau ciel nuageux 

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    De belles jambes cool 

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    De beaux chapeaux tongue-out 

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    Une belle ruine au soir tombant 

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    Un beau coup de soleil 

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    De belles pièces de puzzle géant 

    *** 

    photos prises sur divers sites archéologiques de l'antique Pisidie

    Termessos - Ariassos - Kremna - Kapıkaya - Adada 

    et bien sûr Sagalassos... 

    un beau voyage 

    smile

     

  • Adrienne et les frelons

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    - C'est tout de même incroyable! dit l'Adrienne à sa mère, en voyant la cathédrale Saint-Jean et la colline de Fourvière en contrebas.

    C'est tout de même incroyable qu'hier on a pris le funiculaire, parce qu'on jugeait la montée à pied jusqu'à Fourvière trop ardue, et qu'aujourd'hui on a grimpé bien plus haut encore... et sans funiculaire!

    ***

    photo prise à Lyon le 16 juillet

    pour le projet du Hibou

    semaine 31 - relief

    ***

    Et les fous, les plus ingambes
    Montent et descendent le long
    De mon cou comme des frelons

    écrit Maurice Carême dans son joli poème sur la tour Eiffel.

    C'est exactement ce que l'Adrienne et sa mère ont fait, en parfaites touristes: monter et descendre comme des frelons...

    cool 

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    famille de frelons belges rencontrés en montant vers la Croix-Rousse

    "Kijk papa! daar is België!" criait le cadet en montrant l'horizon

    tongue-out