7

  • 7 signes qui ne trompent pas

    L'herbe est tondue, maisons et jardins sont pimpants, les haies sont fraîchement taillées - et parfois de très près - 

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     les trous dans la chaussée sont marqués de peinture blanche puis soigneusement comblés 

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    les rues pavoisées aux couleurs de toutes les maisons auxquelles notre ville a appartenu, au fil des siècles 

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    les porteurs et les sonneurs ont intensifié l'entraînement 

    la presse locale ne parle (presque) plus que de ça 

    les gens s'organisent pour leur participation, leur ravitaillement, leur équipement... 

    et l'Adrienne sent monter l'envie et l'adrénaline 

    cool 

    ici le folklore est bien vivant

     

  • 7 points de litige

    - "Le langage d'autrui", dit la traductrice émérite, quelqu'un en a fait "andermans taal", mais c'est un peu vieux, comme mot. 

    - Ah! justement, rétorque l'auteur, en français aussi, 'autrui' appartient à une langue cultivée, ce n'est pas un mot usuel, donc oui, le traduire par un mot vieilli, ça me semble approprié. 

    - Pour les ordres donnés à l'enfant, dit-elle un peu plus tard, je préfère les injonctions qu'on fait généralement à nos propres enfants, on ne dit pas "on va manger", "we gaan eten", on dit "à table", "aan tafel!

    Mais en français aussi, se dit l'Adrienne, qui garde encore un peu ses réflexions pour elle. En français aussi beaucoup de gens crient "à taaaable" pour rameuter leur progéniture. Si l'auteur a choisi "on va manger", il a sans doute ses raisons. 

    - Ainsi, poursuit-elle, la "tranche de pain", je la traduis par "boterham". 

    Enfin un mot que l'auteur francophone comprend, il en est tout content: 

    - Ah oui! boterham! j'aime ce mot! ça veut dire tartine, non? 

    En effet, ça veut dire 'tartine'. C'est pourquoi, l'Adrienne l'a refusé: dans le livre, l'enfant autiste ne mange pas de tartine, il refuse le pain sur lequel on a tartiné quelque chose. Il mange donc 'une tranche de pain', een sneetje brood. Qu'à cela ne tienne, l'auteur applaudit la tartine. 

    - "Il désigne le frigo en geignant", continue la traductrice, quelqu'un a traduit 'geindre' par 'kreunen', mais ce mot-là pour moi est trop connoté sexuellement. 

    Autour de la table, on rigole en se demandant d'où elle tient ses connotations sexuelles. 

    - Pourtant, dit l'Adrienne, qui commence à s'énerver, c'est la seule traduction exacte. 

    Dans le but de rendre le texte fluide et aisément lisible, on ne traduira pas non plus littéralement 'obtempérer', on fera comme si l'auteur avait écrit 'obéir'. On laissera carrément tomber 'idiosyncrasique' puisqu'il y a déjà 'tout à fait personnel' et 'unique', qui veulent dire la même chose. 

    Enfin, on en arrive à ce qui intéresse le plus l'auteur, vu que c'est lui qui a choisi cet extrait-là plutôt qu'un autre: comment nous en sommes-nous sortis avec ce passage où il se laisse complètement aller et joue avec les allitérations? 'Les grouinements de goret qu'on égorge', par exemple? 

    - J'en ai fait avec le 'k', dit l'Adrienne, 'het gekrijs van een gekeeld varkentje'. Comme ça je peux continuer les 'k' dans la suite de la phrase 'het geklok van een kalkoen' pour 'un glouglou de dindon'. 

    Par contre, sa traduction 'de gaai in gulle eiken' a été barrée par la traductrice. L'Adrienne ne sait donc pas comment elle aurait dû traduire 'des chants de geais des chênes généreux'. 

     

  • 7 fois Emile (5)

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    Emile Verhaeren, extrait du tableau de Theo Van Rysselberghe, La lecture (1903), date à laquelle notre Emile est l'heureux époux de Marthe depuis 12 ans. 
    Tableau à voir au musée de Gand (MSK) 

    Voici quinze ans déjà que nous pensons d'accord

    Voici quinze ans déjà que nous pensons d'accord ;
    Que notre ardeur claire et belle vainc l'habitude,
    Mégère à lourde voix, dont les lentes mains rudes
    Usent l'amour le plus tenace et le plus fort. 

    Je te regarde, et tous les jours je te découvre, 
    Tant est intime ou ta douceur ou ta fierté : 
    Le temps, certe, obscurcit les yeux de ta beauté, 
    Mais exalte ton cœur dont le fond d'or s'entr'ouvre. 

    Tu te laisses naïvement approfondir,
    Et ton âme, toujours, paraît fraîche et nouvelle ;
    Les mâts au clair, comme une ardente caravelle,
    Notre bonheur parcourt les mers de nos désirs. 

    C'est en nous seuls que nous ancrons notre croyance,
    A la franchise nue et la simple bonté ;
    Nous agissons et nous vivons dans la clarté
    D'une joyeuse et translucide confiance.

    Ta force est d'être frêle et pure infiniment ;
    De traverser, le cœur en feu, tous chemins sombres,
    Et d'avoir conservé, malgré la brume ou l'ombre,
    Tous les rayons de l'aube en ton âme d'enfant. 

    in Les heures d'après midi (1905)

  • 7 fois Emile (4)

    Le printemps jeune et bénévole

    Le printemps jeune et bénévole
    Qui vêt le jardin de beauté
    Élucide nos voix et nos paroles
    Et les trempe dans sa limpidité. 

    La brise et les lèvres des feuilles
    Babillent, et lentement effeuillent
    En nous les syllabes de leur clarté. 

    Mais le meilleur de nous se gare 
    Et fuit les mots matériels ; 
    Un simple et doux élan muet 
    Mieux que tout verbe amarre 

    Notre bonheur à son vrai ciel : 
    Celui de ton âme, à deux genoux,
    Tout simplement, devant la mienne,
    Et de mon âme, à deux genoux,
    Très doucement, devant la tienne. 

    in Les heures claires (1896)

    Émile_Verhaeren_-_Les_Hommes_du_jour_-_1909.PNG

    Les Hommes du jour, n°82, 14 août 1909, dessin d'Aristide Delannoy. 
    (source
    )

  • 7 fois Emile (3)

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    Portrait d'Emile Verhaeren par son ami Theo Van Rysselberghe 
    source 

    Au passant d’un soir 

    Dites, quel est le pas 
    Des mille pas qui vont et passent 
    Sur les grand’routes de l’espace, 
    Dites, quel est le pas 
    Qui doucement, un soir, devant ma porte basse 
    S’arrêtera? 

    Elle est humble, ma porte, 
    Et pauvre, ma maison. 
    Mais ces choses n’importent. 

    Je regarde rentrer chez moi tout l’horizon 
    A chaque heure du jour, en ouvrant ma fenêtre; 
    Et la lumière et l’ombre et le vent des saisons 
    Sont la joie et la force et l’élan de mon être. 

    Si je n’ai plus en moi cette angoisse de Dieu 
    Qui fit mourir les saints et les martyrs dans Rome, 
    Mon coeur, qui n’a changé que de liens et de vœux, 
    Eprouve en lui l’amour et l’angoisse de l’homme. 

    Dites, quel est le pas 
    Des mille pas qui vont et passent 
    Sur les grand’routes de l’espace, 
    Dites, quel est le pas 
    Qui doucement, un soir, devant ma porte basse 
    S’arrêtera? 

    Je saisirai les mains, dans mes deux mains tendues, 
    A cet homme qui s’en viendra 
    Du bout du monde, avec son pas; 
    Et devant l’ombre et ses cent flammes suspendues 
    Là-haut, au firmament, 

    Nous nous tairons longtemps 
    Laissant agir le bienveillant silence 
    Pour apaiser l’émoi et la double cadence 
    De nos deux cœurs battants. 

    Il n’importe d’où qu’il me vienne 
    S’il est quelqu’un qui aime et croit 
    Et qu’il élève et qu’il soutienne 
    La même ardeur qui monte en moi. 

    Alors combien tous deux nous serons émus d’être 
    Ardents et fraternels, l’un pour l’autre, soudain, 
    Et combien nos deux cœurs seront fiers d’être humains 
    Et clairs et confiants sans encor se connaître! 

    [...] 

    Et maintenant 
    Que nous voici à la fenêtre 
    Devant le firmament, 
    Ayant appris à nous connaître 
    Et nous aimant, 
    Nous regardons, dites, avec quelle attirance, 
    L’univers qui nous parle à travers son silence. 

    Nous l’entendons aussi se confesser à nous 
    Avec ses astres et ses forêts et ses montagnes 
    Et sa brise qui va et vient par les campagnes 
    Frôler en même temps et la rose et le houx. 

    Nous écoutons jaser la source à travers l’herbe 
    Et les souples rameaux chanter autour des fleurs; 
    Nous comprenons leur hymne et surprenons leur verbe 
    Et notre amour s’emplit de nouvelles ardeurs. 

    Nous nous changeons l’un l’autre, à nous sentir ensemble 
    Vivre et brûler d’un feu intensément humain, 
    Et dans notre être où l’avenir espère et tremble, 
    Nous ébauchons le cœur de l’homme de demain. 

    Dites, quel est le pas 
    Des mille pas qui vont et passent 
    Sur les grand’routes de l’espace, 
    Dites, quel est le pas 
    Qui doucement, un soir, devant ma porte 
    S’arrêtera ? 

    Emile Verhaeren, in Les flammes hautes (1917)

  • 7 fois Emile (2)

    Les pauvres

    Il est ainsi de pauvres cœurs
    Avec, en eux, des lacs de pleurs,
    Qui sont pâles, comme les pierres
    D'un cimetière. 

    Il est ainsi de pauvres dos
    Plus lourds de peine et de fardeaux
    Que les toits des cassines brunes,
    Parmi les dunes. 

    Il est ainsi de pauvres mains,
    Comme feuilles sur les chemins,
    Comme feuilles jaunes et mortes,
    Devant la porte. 

    Il est ainsi de pauvres yeux
    Humbles et bons et soucieux
    Et plus tristes que ceux des bêtes
    Sous la tempête. 

    Il est ainsi de pauvres gens,
    Aux gestes las et indulgents,
    Sur qui s'acharne la misère,
    Au long des plaines de la terre. 

    in Les douze mois (1895)

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    Buste d'Émile Verhaeren dans le square André-Lefèbvre (Paris, 5e arr.) 

    (source de la photo)

  • 7 fois Emile (1)

    Je suis en retard pour la commémoration du centenaire de la mort d'Emile Verhaeren, survenue à Rouen le 27 novembre 1916. Ce n'est que la semaine dernière que j'ai enfin eu le temps de fouiller dans les archives de notre bibliothèque communale et d'y rafler à peu près tout ce qui s'y trouvait de la main de l'auteur, plus l'essai sur le poète par son ami Stefan Zweig. 

    Le premier poème que j'ai lu m'a tout de suite frappée par sa série de "Je me souviens", bien avant que Perec n'en ait l'idée. Il s'agit du poème Liminaire de son recueil Toute la Flandre (composé entre 1904 et 1911). 

    En voici un extrait:  

    (...)
    Je me souviens du village près de l'Escaut, D'où l'on voyait les grands bateaux Passer, ainsi qu'un rêve empanaché de vent Et merveilleux de voiles, Le soir, en cortège, sous les étoiles. Je me souviens de la bonne saison; Des parlottes, l'été, au seuil de la maison Et du jardin plein de lumière, Avec des fleurs, devant, et des étangs, derrière; Je me souviens des plus hauts peupliers, De la volière et de la vigne en espalier Et des oiseaux, pareils à des flammes solaires. Je me souviens de l'usine voisine -Tonnerre et météores Roulant et ruisselant De haut en bas, entre ses murs sonores- Je me souviens des mille bruits brandis, Des émeutes de vapeur blanche Qu'on déchaînait, le Samedi, Pour le chômage du Dimanche. Je me souviens des pas sur le trottoir, En automne, le soir, Quand, les volets fermés, on écoutait la rue Mourir. La lampe à flamme crue Brûlait et l'on disait le chapelet Et des prières à n'en plus finir! Je me souviens du vieux cheval De la vieille guimbarde aux couleurs fades, De ma petite amie et du rival Dont mes deux poings mataient la fièvre et les bravades. Je me souviens du passeur d'eau et du maçon, De la cloche dont j'ai gardé mémoire entière, Et dont j'entends encore le son; Je me souviens du cimetière... Mes simples vieux parents, ma bonne tante! -Oh! les herbes de leur tombeau Que je voudrais mordre et manger!- C'était si doux la vie en abrégé! C'était si jeune et beau La vie, avec sa joie et son attente!
    (...)

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    Portrait d'Émile Verhaeren par Félix Vallotton paru dans Le Livre des masques de Remy de Gourmont (1898) 
    A cette date, notre Emile a 43 ans (il est né en 1855) et déjà ses imposantes moustaches tongue-out 
    (source du document iconographique) 

    poème,poésie,belge,belgique,flandre

    gare de Gand, affiche pour l'expo au MSK que je vais devoir me dépêcher d'aller voir 

    cool

  • 7 choses

    Quand elle a vu cette vieille Remington, elle n'a pas réfléchi, pas pensé qu'elle n'avait jamais appris la dactylographie: elle s'est juste souvenue de l'interview de Dany Laferrière, son idole, lue le matin même dans le bus en allant au travail. 

    Elle ferait comme lui et écrirait son premier livre, sa première oeuvre, son premier best-seller exactement comme lui, à un ou deux doigts, sur une machine identique. 

    Elle avait déjà le papier bleu comme Colette, les carnets de moleskine comme Hemingway, l'encre et la plume sur un pupitre comme Hugo, les plans détaillés et minutieux comme Flaubert.  

    Maintenant que tout était en place, ça devait marcher. 

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    Ce n'est qu'au moment où elle s'est installée - avec force cafés, oui, comme Balzac - qu'elle s'est aperçue que sa Remington n'en était pas une: elle était en caractères cyrilliques. 

    ***

    sources possibles de l'image ici 

    encore un coup de l'experte Adrienne 

    qui a cru, erronément, 

    que cette photo était celle de la consigne de la semaine 

    chez Bricabook

    tongue-out

  • 7 octobre

    Une, puis deux petites flammes éclairent la table du salon où elle a étalé des chutes de tissu, des broderies et des rubans de soie. Sur le guéridon de marbre vert, le café de sa mère a fini de refroidir. 

    Elle reprend en main la poupée Thérèse, celle qui a une robe rouge à pois blancs, des chaussettes blanches dans ses chaussures noires à bride et un ruban rouge dans ses longs cheveux bouclés. La jupe est froncée et le petit col blanc s'ouvre par trois minuscules boutons. Avec ses gants blancs, elle respire l'élégance dominicale d'autrefois. 

    Dans la pièce sombre, on n'entend que le cliquetis des aiguilles à tricoter et le tic tac de l'horloge. Le petit frère dort dans son parc. Assise sans bouger dans le grand fauteuil rêche, la petite ne desserre pas les dents. Elle reste là sans parler, c'est à peine si on la voit respirer ou cligner des yeux. Elle attend. On ne sait pas trop quoi. La fin de la panne d'électricité? La fin de cette triste journée d'octobre? Le retour du père, ce héros sans gloire dont la présence lui manque tellement? 

    Elle tient son gros nounours serré contre elle en regardant fixement le fauteuil d'en face, dans lequel est assise sa mère. Nounours tout râpé à qui elle a mis, maintenant qu'on est en automne, un bonnet de laine à pompon et un maillot rayé avec la petite culotte assortie. Elle ne sait pas que ce sont des vêtements qu'elle a portés elle-même à ses dix-huit mois. 

    On est le 7 octobre et elle a 7 ans. 

    Demain - mais ça personne encore ne le sait - demain elle sera dans une grande clinique sous d'aveuglantes lumières blanches. 

    souvenir d'enfance,vive la famille,père

  • 7 fois 7

    C'est finalement une tout autre cafetière italienne que l'Adrienne s'est offerte fin mai dernier, à l’occasion de son anniversaire. 

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    Remarquez l'embout à gauche: la vapeur qu'il produit doit métamorphoser le lait en une mousse légère pour le cappuccino. Voilà ce qui a définitivement fait pencher la balance en faveur de cet article-ci, à peine plus cher que la Bialetti dont on parlait hier et pour lequel le choix du format, du modèle, de la couleur... ne se posait pas. 

    ***

    Contrairement à ses habitudes, l'Adrienne s'est astreinte à lire de bout en bout le mode d'emploi - qui heureusement n'est pas très épais - puis à suivre scrupuleusement toutes les étapes de la fabrication de la mousse de lait: la notice recommande le lait demi-écrémé bien froid, on dose la bonne quantité (100 ml), on attend que les lampes rouge et verte s'allument, on évacue un premier jet de vapeur jusqu'à ce qu'il n'en sorte plus d'eau, on introduit l'embout dans le lait etc. etc.

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    Hélas, ça foire à tous les coups. 

    D'abord on ne comprend pas pourquoi le lait ne se change pas en mousse. Au contraire, il se met à bouillir et à gicler sur la nouvelle machine, les murs et tout le reste, y compris sur l'Adrienne. 

    *** 

    Puis on finit par résoudre le mystère: les 100 ml de départ ont doublé de volume tout en restant liquides, d'où on peut conclure que de cet embout, il ne sort pas que de la vapeur, mais aussi de l'eau. 

    Bref, ce n'est pas demain que l'Adrienne pourra offrir un cappuccino à sa mère, à qui elle avait annoncé toute fière: 

    - Dès que je réussis à faire un vrai cappuccino, je t'invite! 

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    Sur les sept fois sept tentatives, voici le seul qui donne un peu l'illusion de ressembler à un cappuccino, mais c'est surtout grâce à son cacao tongue-out

     

     

  • 7 merveilles de Sagalassos

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    la blibliothèque de Neon, qu'il faut s'imaginer comme une salle de classe dont les murs sont recouverts de rouleaux de livres, et sa mosaïque dont les figures centrales ont été sciemment cassées au marteau par les chrétiens  

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    l'odéon, dont les pierres ont été utilisées pour faire la route des caravansérails 

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    le héroön et sa frise de danseuses 

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    la fontaine lavoir et sa source encore active 

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    le Nymphaeum, pris d'un peu trop loin,  

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    où l'eau coule à nouveau 

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    le théâtre antique 

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    l'arc de Claude... 

    et tant d'autres merveilles 

  • 7 phrases

    Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D’habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s’amusent. On les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus. À grand renfort de trompettes et de tambourins, ils exhibent aux badauds ternes leur joie d’enterrer leur vie de jeunes célibataires — parfois à plus de trente-cinq ans… Mais moins d’un an plus tard, quand les 19 % des statistiques se séparent, plus personne ne lance de confettis. Eh bien Jérôme, si. 

    Gilles Legardinier, Demain j'arrête, les 7 premières phrases de l'incipit. 

     demain j'arrête.jpg

    https://www.fleuve-editions.fr/livres/litterature/demain_jarrete_-9782265094307/

    Quand l'Adrienne a annoncé qu'elle donnait une fête pour ses trois ans de happy single, un ami du cours d'italien a trouvé ça inconvenant: selon lui, ça ne se faisait pas. 

    Pourtant, vers la fin de l'année elle aimerait en organiser encore une, pour ses dix années de "femme libre": est-ce inconvenant? 

     ***

    Et ce livre, direz-vous, il est bon? 

    Et bien, il est prévisible et feel good. 

    Après vous avoir donné les 7 premières phrases, voici les 7 dernières, ça vous permettra de juger par vous-même aussi bien que si vous l'aviez lu en entier: 

     

    Je sais que les choses sont rarement comme elles devraient l’être, mais je crois du plus profond de mon âme qu’à nous tous, on doit pouvoir survivre à cette chienne de vie.

    Portez-vous bien. Aimez. Risquez. Ne renoncez jamais. Affectueusement,

    Julie.

    PS : Ne laissez pas les chats vous convaincre que les bonnets péruviens vous vont bien.

    FIN
  • 7 boules

    Sept boules, et elles ne sont pas de cristal. 

    Elles sont d'acier inoxydable... 

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    Sept boules visibles ici sur les neuf 

    dont six qu'on peut visiter 

    ***

    pour le projet 52 du Hibou 

    semaine 23: sphère 

    ***

    et le week-end prochain 

    Adrienne revoit Bruxelles la belle 

    cool

     

  • 7 d'un coup

    Ce n'est qu'au moment où elle est définitivement installée dans l'avion et qu'il a pris son envol dans le bleu du ciel, que cessent les tremblements nerveux de ses mains, cette peur qui lui colle au ventre et qui la fait sursauter à la vue de l'étoile d'argent sur un uniforme militaire.

    C'est fini, c'est fini, ce cauchemar est terminé. Demain elle reverra Muanza.

    *** 

    Un vertige la saisit et elle se rend compte qu'elle n'a plus rien mangé depuis la veille. Elle a la gorge sèche. Oserait-elle demander un verre d'eau à l'hôtesse? Elle a peur de déranger la femme en vert assise à côté d'elle, qui lui a déjà jeté des regards méchants quand elle a dû se relever pour la laisser s'installer.

    Rosemund inspire profondément l'air un peu trop frais de la cabine. Est-ce possible de se sentir à la fois si vulnérable et si téméraire? Elle en est encore toute bouleversée, de cet adieu aux lisières ghanéennes qu'elle croit définitif.

    ***

    Finalement encore une petite participation aux plumes d'Asphodèle

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    en rouge les 7 mots utilisés dans le premier paragraphe
    en vert les 7 mots utilisés dans le second

    Bleu, cauchemar, vertige, avion, tremblement, sursauter, vulnérable, coller, ventre, eau, téméraire, inspirer, méchant bouleverser.

    et les 3 titres imposés:

    L’adieu aux lisières (Guy Goffette) L’étoile d’argent (Jeannette Walls) La femme en vert (Arnaldur Indridason).

  • 7 petits extraits

    D'abord, il y a à la fois l'envie et la difficulté d'écrire sur le père et de nombreuses réflexions sur l'écriture, à commencer par celle-ci: 

    "On n'est jamais déçu, avec l'écriture. Quand elle a faim, elle ne cesse de vous mordiller comme un chiot rageur, de japper sur la page: écris-moi! écris-moi! Repoussez-la, elle va faire un tour et revient avec un appétit redoublé."

    Yann Queffélec, L'homme de ma vie, éd. Guérin, 2015, Avant-propos

    Puis il y a l'immense amour pour la mère, morte d'un cancer quand l'auteur avait 21 ans: 

    "Ses quatre enfants (...), maman pensait ne jamais les avoir, pas même le premier. Sur un cliché minute en noir et blanc, (...) on la voit le pire jour de sa vie, juste après la guerre. On venait de lui annoncer qu'elle devait se résigner, et pourquoi pas, à l'adoption."

    Yann Queffélec, L'homme de ma vie, éd. Guérin, 2015, p.17

    Beaucoup d'humour, de l'autodérision aussi, un humour attendri pour les siens... 

    "Ma nounou s'appelait Marie. Elle était brune, jolie, rieuse, elle ressemblait à maman. Je passais mon temps suspendu à son cou. Je crains qu'elle n'ait aujourd'hui recours au déambulateur suite à mes témoignages d'affection réitérés."

    Yann Queffélec, L'homme de ma vie, éd. Guérin, 2015, p.20

    Un humour qui empêche de tomber dans l'amertume quand on mesure la différence entre la part d'amour que reçoivent les uns et les autres dans la fratrie: 

    "Dernier né, baptisé à la clairette de die, photographié sans flash ni déclic, Tanguy resplendit néanmoins sur le degré supérieur dans l'affection des siens. Il arrivait sous le signe du bisou, car nous nous comportâmes envers lui comme des sauterelles avinées dans un champ de maïs."

    Yann Queffélec, L'homme de ma vie, éd. Guérin, 2015, p.21

    Etre le fils d'un grand homme de la littérature, raconté avec drôlerie 

    "Papa se mit en rogne en voyant nos affaires en charpie, nos faces griffées. Combien de Recteurs de l'île de Sein, bonté divine! Combien de phares d'Armen allait-il devoir façonner jour et nuit, combien de cargos en détresse envoyer à la mort sur des récifs embrumés pour élever des saligauds qui lui ruinent le portefeuille quand ils vont jouer au ballon. Et en plus on leur a volé leur ballon à ces deux andouilles! Un ballon: une conférence d'une heure et quart en Afrique pour l'Alliance française!" (p.31-32)

    Comment réussir à pardonner à ce père si peu aimant pour lui alors que depuis sa naissance il met sur un piédestal son fils aîné, Hervé 

    "Kodak à volonté pour cet envoyé du ciel plus divin dans ses langes et ses pleurs qu'une hostie consacrée." (p.18)

    A lui, alors qu'il était encore tout enfant, son père a dit les paroles terribles de rejet: 

    "Tu t'es trompé de famille".

    queffélec.jpg

    quelques critiques dans la presse:

    Télérama

    Paris-Match

    L'Express

     lire un extrait et voir d'autres liens sur le site de la maison d'édition

     

  • 7 lieux (1)

    Ou comment les tasses à petits motifs bleus Boch made in Belgium font remonter les souvenirs d'enfance. Même des souvenirs de lieux de vacances, où pourtant elles étaient totalement absentes. 

    Quand mini-Adrienne a quatre ans, elle est en vacances à Eguilles (quelque part entre Aix et Salon-de-Provence) avec ses parents.

    Si elle s'en souvient, c'est parce qu'un jour qu'elle s'ennuyait gentiment sous un arbre, dans le parc de l'hôtel, elle s'est évanouie. Elle se rappelle parfaitement que sa grand-mère lui est apparue en vision au moment où elle tournait de l’œil.

    Si ce n'est pas de l'amour, ça?

     souvenir d'enfance,voyage,france

    http://www.france-voyage.com/villes-villages/eguilles-1482.htm

  • Sept choses que je sais d'elle

    Hier après-midi, je suis montée au grenier pour y prendre du fil à tricoter. Des aiguilles numéro 2 et demi. Et j'ai fait un échantillon: trente mailles font 11 centimètres. Apprend-on encore la règle de trois aux enfants de l'école primaire? C'est le truc le plus utile que je connaisse tongue-out

    souvenir d'enfance,flamand,flandre,vie quotidienne

    J'ai d'abord cru que je ne saurais plus faire des mailles bien égales, après tout ce temps. La dernière fois que j'ai fait un tricot, c'était pour l'HDMV. Un pull à col roulé et à manches raglan, en jacquard. Il doit bien y avoir quinze ans de ça. 

    Alors évidemment, en tricotant je ne pouvais que penser à celle qui me l'a appris. Celle qui a ramassé les premières mailles que je laissais filer. Qui m'a montré comment faire les rangs à l'endroit, les rangs à l'envers. Et tout le reste. 

    souvenir d'enfance,flamand,flandre,vie quotidienne

    De fil en aiguille - ça n'a jamais autant été le cas de le dire - j'ai repensé à toutes ces autres choses qu'elle m'a apprises. Comme la cuisine de grand-mère, dans le vrai sens du mot...

    Au fil de mes réflexions, il m'est venu des envies de plats du terroir flamand, lapin à la bière, tarte à la semoule. 

    Et des envies de parler patois cool 

    souvenir d'enfance,flamand,flandre,vie quotidienne

     

  • Sept garçons

    Je suis bien content d'être un garçon, écrit Saad, parce qu'on a la vie plus facile. C'est simple d'être un garçon. On profite bien de la vie.

    On ne doit pas avoir peur quand il est tard et qu'on marche seul dans la rue, écrit Viktor.

    Les garçons ne doivent pas se maquiller pour être beaux, écrit Felix, ils peuvent rester naturels.

    Les garçons ne sont pas si vite critiqués pour leur look, écrit Aaron.

    Ce n'est pas honnête, écrit Joris, mais ce sont les garçons qui ont tous les avantages dans notre société.

    Je constate que nous, les mecs, on a la vie plus facile, écrit Malek: on est plus souvent dans notre lit pendant que les filles font le ménage ou à manger. Et dans la rue, on n'a pas le problème d'être regardé par les hommes.

    Je suis content d'être un garçon, conclut Elie, le téléviseur est à moi quand il y a du foot. Et je peux dire ce que je veux sans être jugé.

  • Les 7 sceaux de l'apocalypse

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    © Vincent Héquet

    http://www.bricabook.fr/2015/12/une-photo-quelques-mots-199e-atelier-ecriture/

    La peste! voilà ce qui allait parfaire son décor! lui donner sa touche finale, apocalyptique à souhait.

    Car ne pouvait-on lire chez Jean l'évangéliste que le quatrième cavalier, celui qui monte un cheval verdâtre, exactement la couleur du sol et du mur face aux ouvertures, représente la mort par l'épée, la famine ou la peste?

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    © Vincent Héquet

    Jasper se félicitait de son travail. 

    - Vivement demain! se dit-il en contemplant son oeuvre.

    ***

    Les autres textes ici:

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2015/10/19/question-existentielle-8515796.html

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2015/11/16/n-comme-nouveau-projet-8527740.html

  • 7 notes de musique

    Torino 2015-3 007 - kopie.JPG

    photo prise à Turin lundi dernier 

    (remarquez le petit chat Sourire)

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: musique

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • 7 petites notes

    Le samedi et le dimanche matin, l'Adrienne attend avec impatience que voisine Casque d'Or remonte ses volets.

    Alors elle ouvre le piano et s'amuse à jouer cinq notes sur les sept. Cinq à la main droite, cinq à la main gauche. Pas plus. Et pas en même temps. Un doigt à la fois, une main à la fois.

    L'Adrienne espère que voisine Casque d'Or aime Au clair de la lune et Ode à la joie.

    Ou Scenic Train Ride Langue tirée

  • 7 petits tours et puis s'en vont

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    http://www.bricabook.fr/2015/09/cest-la-rentree-atelier-decriture-186/

    - Je peux aller avec toi, maman?

    - Non, mon chéri! Je fais quelques courses et je reviens!

    - S'il te plaît, maman! 

    - Emmène-le, pour une fois! Il ne peut pas rester enfermé tout le temps, ce petit!

    Il a vite compris, le petit, que sa grand-mère aura le dernier mot, qu'il pourra accompagner sa maman au marché.

    - D'accord, dit-elle. Mais tu promets de ne pas lâcher ma main et de ne pas traîner!

    Il promet, bien sûr. Des promesses d'un enfant de six ans. Qu'il oublie après que sa mère et lui sont passés à l'étal du boucher, du maraîcher.

    Là-bas, un peu plus loin, il y a un magnifique étalage de sucreries blanches et roses, entourées de petits moulins à vent multicolores, qui brillent au soleil et bruissent doucement en tournant à toute vitesse.

    - Maman! maman! crie l'enfant à sa mère qui le tire par le bras dans la direction opposée.

    Rentrer, vite rentrer, elle n'aime pas le marché, sa foule, elle veut retrouver la tranquillité de sa maison aux volets clos.

    - Maman! maman! 

    C'est vrai qu'il n'est pas très gâté, ces derniers temps. Elle le laisse à peine sortir, il ne va plus à l'école, il ne voit plus d'enfants de son âge. 

    - Combien, le petit moulin à vent? dit-elle au vendeur qui émerge entre une montagne de beignets à la pistache et de feuilletés au miel.

    C'est pendant qu'elle cherche sa monnaie et que le petit, ravi, contemple son moulin à vent rutilant, que l'explosion a eu lieu.

    Elle a été revendiquée, bien sûr. Par deux groupuscules différents, dont un qu'on n'avait encore jamais entendu nommer.

  • 7 matins

    Depuis la table du petit déjeuner

    07-27 Ploumanach (11) - kopie.JPG

    du premier matin, le 27 juillet,

    08-02 - kopie.JPG

    jusqu'au 7e matin, le 2 août,

    chaque jour un peu plus de reflets dans l'eau

    Cool

    pour le projet 52 de Ma' - thème: reflets

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • 7 fontaines

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    celle du jardin des plantes de La Garde-Adhémar

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    celle du Val des Nymphes

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    où on s'est dit que peut-être l'eau était si magique

    DSCI2120 - kopie.JPG

    qu'elle pourrait guérir l'orteil amoché

     DSCI2121 - kopie.JPG

     puis on est remonté jusqu'à la source

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    et on y a trempé les deux pieds
    dans une eau délicieusement glacée

    DSCI2136 - kopie.JPG

    ambiance très différente à Grignan
    Langue tirée
    mais c'est joli quand même

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' - thème: eau

    (ça tombe à pic pour nous rafraîchir)

    Cool

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

      

  • 7 fois

    A 06.45 h., on coche la liste des participants, on compte et on recompte, à deux et dans les deux sens, de l'avant du bus vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 09.00 h. on s'arrête pour une pause-pipi. Surtout parce que c'est obligatoire pour le chauffeur, même si on en a un deuxième. Puis on compte et on recompte, à deux et dans les deux sens, de l'avant du bus vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 11.00 h. on est à destination. On compte et on forme les groupes pour la visite du musée.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 13.00 h., on compte et on reforme des groupes pour la visite du parc archéologique.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 16.30 h. on remonte dans le bus. On compte et on recompte, à deux et dans les deux sens, de l'avant du bus vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 18.30 h., après un nouvel arrêt pour la visite du Schwanenburgon compte et on recompte, à deux et dans les deux sens, de l'avant du bus vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant.

     prof,école,élève,histoire,archéologie

     A 20.30 h., dernière pause-pipi (et pause-chauffeur): on compte et on recompte, à deux et dans les deux sens, de l'avant du bus vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant.

    (et ici j'étais trop épuisée pour faire encore une photo)

    Compter et recompter, c'est l'activité numéro 1 du prof accompagnateur de sortie scolaire, pour que ce soir-là vers 22.30 h., si tout va bien, papa et maman puissent récupérer leur enfant.

    - Vous me le ramenez ce soir, n'est-ce pas? me demandait une mère le matin.

    - Madame, lui ai-je répondu, nous allons les compter et les recompter sept fois sur la journée, pour être sûrs de les ramener tous!

     

  • 7 réponses à Pierre Maury

    1. Adrienne1 mai 2015 10:45

      je vais donc devoir finir par m'équiper d'un E-reader ;-)

      Répondre 
    2. Pierre Maury1 mai 2015 14:45

      Comment peut-on vivre sans?

      Répondre
    3. Pierre Maury est un compatriote qui vit à Madagascar et qui a un excellent blog littéraire auquel je suis abonnée - par feedly interposé - depuis deux ans. Je n'y laisse pas de commentaire et je n'ai jamais mentionné non plus que je connais son père pour l'avoir rencontré à un atelier d'écriture.
    4. Le premier mai dernier, j'ai fait une exception, comme vous pouvez le voir ci-dessus.
    5. La réponse qui m'a été faite m'a donné envie de réagir. Cependant, de peur d'être mal comprise, je préfère le faire ici Sourire

    ***

    Comment peut-on vivre sans E-reader?

    1.exactement comme pendant toute mon enfance et mon adolescence, j'ai pu vivre sans télévision. Il y avait des livres et la radio. C'est grâce à cette dernière que je connais les sketchs de Fernand Raynaud par coeur. Ainsi que l'eau ferrugineuse Langue tirée

    2.ou comme, de mes 16 à 21 ans, j'ai pu me passer de mobylette: j'avais un p'tit vélo...

    3.jusqu'à présent, j'ai toujours trouvé le livre plus pratique: il n'a pas besoin d'énergie et ne peut donc pas "tomber en panne"

    4.il est d'une manipulation très simple, je n'ai pas à faire la rude traversée d'un mode d'emploi sybillin (je me connais)

    5.je suis déjà beaucoup sur des écrans, grands et petits, et je préfère lire sur du papier: ça va plus vite (ne me demandez pas comment ça se fait) et sur le papier aucune faute ne m'échappe (LOL)

    6.je pourrai continuer à m'en passer, aussi longtemps que les éditeurs publieront sous les deux formats, papier et numérique

    7.enfin, je continuerai à m'en passer aussi longtemps que les modèles seront aussi éphémères que des coquelicots (en bien moins joli): tablettes iPad, Android ou simples liseuses se succèdent à un rythme effréné sur le marché, sitôt arrivées, sitôt supplantées... et jetées dans le grand dépotoir africain...

  • Les 7 merveilles du monde

    Aujourd'hui, premier mardi des vacances de Pâques, Madame et quelques collègues accompagnent les latinistes de l'école pour une excursion scolaire.

    En bus.

    Neuf heures de bus, si tout va bien.

    C'est dire que la chose a intérêt à en valoir la peine.

    Une de ces "merveilles du monde" auxquelles le guide Michelin donne trois étoiles: Vaut le voyage Rigolant

    Hélas, il semblerait que le monde francophone doive encore découvrir ce lieu...

    http://voyage.michelin.fr/web/destination/Allemagne/site-Parc_archeologique_de_Xanten-B_57

    http://xanten.afg.hs-anhalt.de/desk30.html

     prof,école,élèves,histoire,archéologie,rome

     "Archäologischer Park Xanten DE" by Thomas Römer/OpenStreetMap data. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Arch%C3%A4ologischer_Park_Xanten_DE.png#/media/File:Arch%C3%A4ologischer_Park_Xanten_DE.png

    prof,école,élèves,histoire,archéologie,rome

     http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Harbour_temple.jpg

     

  • 7 aphorismes

    -         Je suis comme le paralytique
    qui a trouvé dans l’immobilité le moyen d’éviter les chutes

    Je suis comme l’escargot
    qui a trouvé dans sa coquille le moyen de se cacher

    -    Pour atteindre l’authenticité,
    il faut que quelque chose craque

    Pour atteindre le nirvana,
    il faut que quelque chose plane

    -    Dans un monde d’arrivistes,
    la règle la meilleure est de ne pas partir

    Dans un monde d’architectes,
    la règle la meilleure et un té

    -    La meilleure preuve qu’il existe une forme d’intelligence extra-terrestre est qu’elle n’a pas essayé de nous contacter

    La meilleure preuve qu’il y a une forme d’intelligence chez les élèves, c’est qu’ils ne lisent que les messages contenant une bonne nouvelle

    -    Si cinquante millions de gens disent une sottise,
    c’est toujours une sottise

    Si cinq cents millions d’Africains n’ont pas accès à internet,
    c'est le marchand de sucre qui va le leur procurer
    (et se sucrer)

    http://www.europe1.fr/high-tech/facebook-veut-connecter-l-afrique-avec-11-000-drones-1905145

    Si 10 % des bébés naissent obèses,
    c’est qu’ils prévoient une famine

    http://www.standaard.be/cnt/dmf20150303_01560708?_section=60682888&utm_source=standaard&utm_medium=newsletter&utm_campaign=ochtendupdate&M_BT=110935810948&adh_i=

    -    Quand le sage montre la Lune,
    l’imbécile regarde le doigt

     Quand le prof montre le tableau,
    l’élève regarde la fenêtre 

     

    ***

    merci à Joe Krapov pour sa consigne:
    u
    tilisez la trame de ces aphorismes pour en construire à votre manière

  • Le 7e jour

    L'homme ne vit pas que de pain.

    La preuve?

    005 - kopie.JPG

    il lui faut des merveilleux

    (pour Célestine)

    006 - kopie.JPG

    des gaufrettes fourrées à la crème

    (pour ma grand-mère Adrienne)

    007 - kopie.JPG

    les bonnes choses de chez Dandoy

    (pour Françoise et les siens)

    ***

    Voilà ma participation au jeu de Ma'

    Projet 52 - semaine 6 - thème: le pain

    http://manuelles.canalblog.com/archives/2014/12/30/31227714.html

    photos prises à Bruxelles le week-end dernier 

  • 7 réponses

    On écrit parce que "quelque chose ne tourne pas rond"

    On écrit parce qu'on voudrait déplacer les montagnes

    ou faire passer un éléphant dans le chas d'une aiguille.

    Alain Mabanckou, Le sanglot de l'homme noir, Points, 2013, page 132

    "L'écrivain devrait vivre dans une ville qu'il n'aime pas." Je comprends cette formule comme une invitation à la prise de distance, comme une réinvention permanente de ce paradis perdu, égaré dans ce qui nous reste de souvenirs d'enfance. 

    J'aime toutes les villes que je traverse, je suis émerveillé par tous les lieux qui ne ressemblent pas à ceux de mon enfance. J'y arrive le coeur léger, la tête vide de toute pensée.

    C'est parce que l'endroit dans lequel nous vivons est tellement opposé à notre "milieu naturel" que resurgissent soudain les images de notre propre enfance (...)

    Alain Mabanckou, Le sanglot de l'homme noir, Points, 2013, page 133

    Et aux pages 158-159, une dernière réponse, formulée comme une question:

    Dans la mesure où le lecteur des littératures africaines est généralement européen - notamment à cause du coût du livre et de la diffusion - , comment créer en toute indépendance, sans obéir à la demande, aux fantasmes de ce "lectorat de raison"? 

     

    litterature,afrique,écrire