• Z comme zéro stress

    Zéro stress: voilà ce à quoi je tends depuis vingt mois. Avec un certain succès. Hourrah!

    Mais pour y arriver vraiment, il y a une chose que je devrais bannir de ma vie: ce sont les voyages en avion.

    Il faut partir de chez soi tellement longtemps à l'avance, même si on a le billet et le check-in par Internet, que si on continuait tout droit en voiture vers sa destination finale (Pise, Hambourg) on y serait tout aussi vite qu'avec l'avion.

    Il y a tellement d'impondérables que même quand on se croit à l'abri de tous les désagréments il peut encore vous tomber quelque chose sur la tête. Un accident sur l'autoroute. Un pneu crevé. Une grève des bagagistes.

    Vous êtes enfin assis en bonne position dans la salle d'embarquement. Vous vous dites que vous pouvez enfin déstresser. Et on affiche froidement que l'avion aura du retard. Une heure. Ou deux. Sans explication. Ou que le vol est annulé. J'adore la lecture mais aucun livre ne réussit à me rendre totalement zen dans ces cas-là!

    Et puis il y a le problème des bagages. Moi je le résous en ne prenant qu'un simple petit bagage à main mais une amie a passé la moitié de son séjour dans l'attente de sa valise. Chez une autre la valise n'est jamais arrivée à destination.

    Et au retour le même parcours du combattant vous attend de nouveau.

    Vive le train!

  • Y comme Yvonne

    Chère Yvonne

    Ton fils se meurt.

    Je ne sais pas s'il existe un là-haut d'où tu nous verrais. Je ne sais pas s'il existe un là-bas où tu l'attends.

    Je ne sais pas si ton fils pense à toi et à te rejoindre là-haut, là-bas, maintenant qu'il sait que son tour est venu de partir. Je ne sais pas où il en est avec sa foi dans l'au-delà.

    Est-ce que tous les mourants voient la lumière blanche et les êtres chers qui leur tendent les bras? Est-ce qu'il te verra toi au bout du tunnel de ses souffrances? Je l'espère pour lui, car ça fait plus de 73 ans que tu lui manques cruellement.

  • X fois X

    S'inscrire à un nouveau cours

    Se joindre à un groupe

    Faire du bénévolat

    Rencontrer de nouveaux collègues et de nouveaux élèves

    Tous ces inconnus deviendront peu à peu des familiers. On se découvrira, on se trouvera des affinités, des intérêts communs. On apprendra à s'apprivoiser, comme le Renard et le petit Prince.

    Elle est pas belle, la vie?

  • W comme wagon de train

    Samedi dernier à huit heures trente du matin vous vous étonnez que la salle d'attente soit déjà bondée. Tout s'explique au guichet: c'est la journée de la mobilité et le ticket aller-retour ne coûte que 8 €, quelle que soit votre destination. Vous regrettez presque de n'aller que jusqu'à Bruxelles (le profit ne s'élève qu'à 0,80 €) et pas à Liège (car vous aviez calculé début juillet que c'était moins onéreux d'y aller en voiture... et un brin plus rapide!)

    Ce qui fait qu'en ce samedi matin huit heures trente il faut déjà se battre pour trouver une place assise. Le wagon est plein de septuagénaires qui profitent de l'aubaine - eux qui ont déjà des tarifs préférentiels en temps normal, il me semble - pour aller le plus loin possible, c'est-à-dire Ypres-Eupen pour certains ou Ostende-Arlon pour d'autres. Ils rentreront le soir même et auront passé autant d'heures dans le train qu'à leur destination.

    L'humanité ne cesse de m'étonner ;-)

  • V comme Voltaire

    Pour Voltaire, le bonheur est fait de quelques ingrédients finalement assez simples: 

    Ce qu'il faut pour être heureux

     

    Il faut penser ; sans quoi l'homme devient,
    Malgré son âme, un vrai cheval de somme
    .
    Il faut aimer ; c'est ce qui nous soutient ;
    Sans rien aimer il est triste d'être homme.

    Il faut avoir douce société,
    Des gens savants, instruits, sans suffisance,
    Et de plaisirs grande variété,
    Sans quoi les jours sont plus longs qu'on ne pense.

    Il faut avoir un ami, qu'en tout temps,
    Pour son bonheur, on écoute, on consulte,
    Qui puisse rendre à notre âme en tumulte,
    Les maux moins vifs et les plaisirs plus grands.

    Il faut, le soir, un souper délectable
    Où l'on soit libre, où l'on goûte à propos,
    Les mets exquis, les bons vins, les bons mots
    Et sans être ivre, il faut sortir de table.

    Il faut, la nuit, tenir entre deux draps
    Le tendre objet que notre cœur adore,
    Le caresser, s'endormir dans ses bras,
    Et le matin, recommencer encore.


  • U comme Unamuno

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette citation d'Unamuno:

     

     

    [...] le bonheur [...] est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit.

    Miguel de Unamuno (Le sentiment tragique de la vie, trad. Marcel Faure-Beaulieu, Idées/Gallimard n°68)

     

     

    Je pense qu'on peut avec profit raisonner et philosopher sur une ou des définitions possibles du bonheur. Sur celle-ci, par exemple:

     

     

    "On ne sait pas vivre au présent. Tout le malheur de l’homme vient de là." PASCAL, Pensées

    Comme le dit Bertrand Vergely: " Nous ne voulons pas seulement être heureux. Nous voulons avoir l’assurance que nous pourrons l’être toujours." (Petite philosophie du bonheur) 

  • T comme Taalsalon

    J'ai déjà parlé du "Taalsalon" le 24 avril dernier. Une fois par mois, sauf en juillet et août, néerlandophones et non-néerlandophones se rencontrent. Le but est que les non-néerlandophones y trouvent l'occasion d'exercer leur néerlandais.

    Pour notre première rencontre en ce mois de septembre, outre les 3 ou 4 Flamands, il y avait une Wallonne, une Danoise, un Allemand, une Serbe, un Tunisien et une Congolaise.

    Et nous avons parlé de nos voyages de rêve et de nos rêves de voyages :-)

    A peine rentrés et déjà de nouveau des envies d'ailleurs?

  • Stupeur et tremblements

    De temps en temps, comme en ce lundi 22 septembre, tu te prends un coup de stupeur et de tremblements.

    Un de tes élèves déclare qu'il regrette qu'on ait aboli la peine de mort. Un autre pense que les garçons sont plus intelligents que les filles, les blancs plus que les noirs, les Flamands plus que les Wallons.

    Heureusement le reste de la classe part d'un bon rire sain.

    Ouf!

    Mais il t'en reste tout de même un peu de stupeur et de tremblements...

  • c'est arrivé un 22 septembre

    le 22 septembre 1558, Charles Quint meurt à Yuste (Espagne). Il est âgé de 58 ans et a abdiqué depuis deux ans en faveur de son fils Philippe II

    le 22 septembre 1792, la Convention abolit la monarchie française

    le 22 septembre 1980, l'Irak de Saddam Hussein attaque l'Iran.

  • R comme Routard

    Un lundi midi du mois d'août à Pise. L'endroit, le jour, le mois et le moment de la journée sont des plus mal choisis pour trouver une bonne adresse où manger...

    Et pourtant! Voilà Turrido, via Cavalca numéro 6. Quatre courageux en terrasse (soleil de plomb et bien plus de 30° à l'ombre), un couple de Français avec deux petits enfants.

    A l'intérieur, au frais, encore personne, mais j'ai bien fait de venir tôt: toutes les tables seront rapidement occupées.

    Tout de suite après moi arrivent encore deux couples de Français, puis une famille entière, trois générations. Ensuite les Italiens, des habitués, on embrasse la patronne, on embrasse la jeune fille qui sert, on s'appelle par le prénom. Puis encore des Français, par tablées de quatre ou de six.

    Je dis à la patronne que c'est tout de même remarquable, pas d'Américains, pas d'Allemands, pas d'Asiatiques... mais tous ces Français dans son resto? Elle me répond que c'est normal vu le nombre de Français qui visitent Pise (ah bon? ce n'est pas l'impression dominante que moi j'avais eue sur le campo santo...) et le bon rapport qualité-prix qu'elle offre.

    Oui, d'accord sur ce point, on mange vraiment bien, copieux et authentique à des prix très abordables et on peut se nourrir d'une excellente pizza pas chère si on veut débourser le moins possible. Moi-même j'étais déjà nourrie (et bien nourrie) rien qu'avec les involtini di speck e mozzarella di buffala in un letto di ruccola e ciligieni, qui est en réalité un antipasto... et on m'a laissée à l'aise finir le pain, mon vin et ma bouteille d'eau.

    Mais la véritable explication de cette affluence française, c'est le Guide du Routard!

    Ni plus ni moins. Et j'en suis encore à me demander pourquoi la dame a nié devant moi que c'était dû à sa présence dans ce guide.

  • le 20 on fait le bilan

    Comme je devais surveiller mes finances, j'ai scrupuleusement noté mes dépenses pendant mes deux petits séjours en Italie. Le but était de ne pas dépenser plus de 50 € par jour.

    La bouteille d'eau de 50 cl à l'aéroport de Charleroi (2,70€) et la bouteille de deux litres au Conad de Montecatini (0,20€).

    Chaque cappuccino, chaque glace (una coppetta à deux euro), les cartes postales et leurs timbres, les entrées au musée, les déplacements en train, le funicolare, les livres, les repas.

    Tout est consigné. Comme quoi on peut bien boire, bien manger et voir un tas de choses intéressantes pour 50€ par jour. En Italie.

  • Question existentielle

    Faut-il dire la vérité aux malades? Et quelle vérité?

    Faut-il dire à un octogénaire chez qui on a détecté un cancer qu'il a encore 18 mois à vivre à condition de suivre une chimio et 6 mois sans chimio?

  • P comme Panzanella

    La panzanella, c'est une de ces recettes italiennes à classer dans la rubrique "idée géniale pour recycler de manière succulente des restes sans le moindre intérêt".

    Vous prenez du pain rassis. Carrément sec. Vous le réduisez en miettes. Vous le mouillez, un peu, beaucoup, modérément, comme vous l'aimez. Mais sans le détremper. Vous l'assaisonnez de bonne huile d'olive et de balsamico. Ou de ce que vous aimez. Vous y ajoutez des légumes coupés menu, des tomates, bien sûr, et pour le reste vous voyez ce que vous avez. Et vous servez bien frais.

    C'est extra... à déguster à la cuiller.

  • P comme Petit Belge

    "Appellation affectueuse ou familière, mais un brin réductrice, qui abaisse le Belge au rang du petit-beurre, du petit pois, du petit rien, du petit coin, du petit doigt, du Petit Chose, du Petit Poucet, du Petit Prince ou, mieux, du Petit Larousse. Ce préjugé paternaliste suppose que, du haut de son piédestal, le français considère le PETIT BELGE non pas comme son égal mais bien comme un blanc-bec, une demi-portion, un avorton, un minus, un gnome. Et la Belgique comme une province de la France (...)"

    Patrick Roegiers, Le mal du pays, autobiographie de la Belgique, éd. du Seuil, coll. Points, 2005, p.336

    roegiers

  • O comme Orti di via Elisa

    En cette année 2008, la ville de Lucca se doit de célébrer elle aussi un de ses 'enfants' les plus illustres, Giacomo Puccini. Il est né à Lucca il y a 150 ans, le 22 décembre 1858.

    Ce qui explique l'omniprésence du compositeur dans sa ville natale cette année, des parcours, des événements divers et des menus Puccini au restaurant.

    Ainsi au restaurant Orti di via Elisa où j'arrive un midi du mois d'août. Ce qui fait que j'ai le resto et tout le personnel pour moi toute seule. Le garçon est si désoeuvré qu'il surveille mon assiette et me la retire la dernière bouchée avalée pour m'apporter aussitôt la suivante.

    Mais le menu Puccini est excellent et je paie 28 euro tout compris, le pain, l'eau et le vin... c'est très biblique, n'est-ce pas.

     

  • N comme non

    Non aux pêches à la chair sèche et granuleuse, non aux tomates aqueuses et insipides, non aux melons à la saveur caramel...

    Je ne peux quand même pas tout cultiver moi-même?

    Ah oui, une note positive: Vive le bon raisin de table belge!

  • M comme Monsummano

    Un dimanche d'août. Je passe une petite semaine à Montecatini Terme, mais comme on en a vite fait le tour, je décide d'aller à Monsummano. C'est juste à côté et d'après le site web il y a un musée intéressant, la casa Giusti. Qui, de plus, est gratuit.

    Je me dis, ce n'est pas loin, je vais y aller à pied, ça me fera une promenade. Première erreur. C'était beaucoup plus que le kilomètre ou deux dont parlait le prospectus, il faisait un soleil à tomber raide mort, personne d'autre en vue, sauf des voitures, car on marche tout le temps le long de la voie principale et des raccordements à l'autoroute. Ce qui manque de charme, il faut bien le dire.

    J'arrive à Monsummano, je trouve la piazza, j'entre dans le musée. Première surprise: ce n'est pas gratuit du tout! Je fais mon tour à l'aise. Deuxième surprise: ça parle de géographie, de géologie, d'art sacré populaire, pas du tout le palazzo et les oeuvres d'art auxquels je m'attendais...

    Je ressors du musée une paire d'heures plus tard pour retourner à Montecatini, il faut que je marche vite pour attraper le dernier funiculaire avant la pause de midi, parce que je veux aller manger à La Torre, à Montecatini Alto. Quand je m'aperçois de mon erreur: j'étais dans le "museo della città e del territorio" et non pas, comme je le pensais, dans le "museo casa Giusti". Qui se trouve juste un peu plus loin sur la place.

    M comme se tromper de Musée

  • L comme lâche

    Mon amie G*** est jolie, intelligente, et surtout dotée de tant de belles qualités humaines. Elle vit en couple depuis deux ans. A l'occasion du mariage d'une autre, elle demande à son conjoint comment il voit leur avenir à eux deux: se marieront-ils un jour, eux aussi? auront-ils des enfants?

    Vous qui connaissez la vie, vous avez déjà deviné la suite: l'Homme a pris la fuite. Il s'est muré dans son silence. Il est incapable de répondre à cette question. Il est incapable d'analyser ses sentiments. Il est incapable de se projeter dans l'avenir. Tout ça lui fait peur.

    Il a peur et il n'a même pas le courage de DIRE sa peur.

  • K comme Koinè

    Il y a longtemps que j'ai envie d'aller suivre des cours d'italien en ITALIE!

    Cet été, je suis allée à Lucca pour m'informer. Tout d'abord, parce que Lucca me semble une ville intéressante et agréable, je pourrais très bien y séjourner plus longuement. Mais surtout pour avoir une idée des prix! J'avais déjà vu un tas d'offres de ce genre sur internet mais pfff... c'est pas donné.

    A Lucca se trouve un siège d'un centre de langue et de culture italiennes qui s'appelle Koinè. Ce centre organise des cours à Florence, Lucca, Cortona, Bologne et à l'île d'Elbe.

    A Lucca, la semaine de cours coûte 245 € et vous pouvez trouver à vous loger chez l'habitant ou en cité universitaire pour 160 €. Avec le petit déjeuner ce sera 190 et en demi-pension 262 €.

    Bien sûr, si vous restez deux ou trois semaines, ou un mois, les prix diminuent progressivement.

    J'y réfléchis sérieusement pour l'an prochain! 

  • J comme Jules

    Mon chat noir s'appelle Jules. Dans les années 80 j'ai eu un autre chat noir. Il s'appelait Jules aussi. Je ne conçois pas d'autre nom pour un chat noir mais ne me demandez pas pourquoi. Je ne donne jamais de noms humains à mes animaux. Mais le chat noir, c'est Jules. C'est une évidence.

    jules-moussa-pipo

    Seulement voilà, aujourd'hui ce prénom est redevenu à la mode. Pour les humains.

    J'étais à Pise et de loin j'entends crier: "Jules! Jules!" Je vois deux couples, trois enfants: deux enfants sages et un Jules. Il a trois ou quatre ans, un bob sur le crâne, des lunettes noires et il n'en fait qu'à sa tête. Ne réagit même pas à l'appel de son nom.

    Plus tard je passe dans la via dei Mille et j'entends encore le père de Jules qui fait retentir son nom dans toute la rue. Pendant que les adultes, armés de leur Routard, discutent du restaurant où ils emmèneront leur terreur, ledit Jules accumule les bêtises et se met constamment en danger de se faire écraser.

    Je n'ai pas l'impression que lui crier son prénom soit la bonne méthode.

     

  • I comme imiter

    Le comportement imitatif est une de ces choses qui ne cessent de m'étonner.

    Placez des gens devant une barrière de chemin de fer. La barrière est fermée. Personne ne bouge. Mais dès que quelqu'un se décide à passer tout de même les rails, la plupart des autres vont le suivre. J'en ai fait l'expérience des tas de fois en Italie.

    Observez une terrasse de café vide. Elle reste vide. Des gens s'approchent, hésitent, repartent et vont s'installer un peu plus loin, là où il y a déjà du monde. Installez-vous sur cette terrasse vide: d'autres suivront. C'était mon expérience quotidienne au bar Kandinsky, à La Spezia.

    La même chose est valable pour le passage des piétons quand le feu est rouge pour eux, pour les échoppes au marché, pour la vente des glaces à la 'gelateria', pour la lecture du menu exposé dehors...

    Pareil en famille ou entre amis:

    Tu prends quoi? Ben tiens, moi aussi!

    Tu vas aux toilettes? Je t'accompagne! (exclusivement féminin et je déteste!)

    Tu ne prends pas de dessert? Alors moi non plus!

    Liste à compléter!

  • H comme le hasard n'existe pas?

    Mon nouveau cours d'italien m'offre dès la rentrée une belle histoire de hasard.

    Une jeune fille de 15 ans fait du baby-sitting pour la première fois de sa vie. C'est sa maman qui nous raconte l'histoire. Sa fille a la garde d'un bébé de quatre mois, un petit garçon. Il dort.

    La jeune fille prend sa responsabilité très à coeur, aussi va-t-elle régulièrement jeter un coup d'oeil au bébé dans son berceau. Elle le voit les yeux grand ouverts, en déduit qu'il est réveillé et agite devant lui un de ses jouets. Aucune réaction.

    Elle le touche, il est comme mort, elle sent la panique monter en elle, secoue le bébé d'une main pendant que de l'autre elle appelle les parents sur son portable et leur crie: "Il ne respire plus!" Puis elle continue à secouer l'enfant qui peu à peu reprend vie.

    Quatre minutes plus tard les secours sont sur place mais c'est elle qui a sauvé la vie du bébé. Par la suite des examens ont démontré que ce petit garçon court un gros risque de mort subite du nourrisson. Tout s'explique.

    Après avoir écouté cette histoire racontée par la maman, nous y allons de nos commentaires. Et si... et si la jeune fille n'était pas allée voir dormir l'enfant? et si c'était arrivé une nuit pendant le sommeil des parents du bébé? et si elle n'avait pas eu le bon réflexe? et si elle était allée voir 5 minutes plus tard?

    Nous en concluons que le hasard, dans ce cas-ci, a vraiment bien fait les choses. Mais M***, une infirmière qui est une des participantes au cours, ne croit pas au hasard et déclare: "C'est qu'il devait en être ainsi!"

     

  • G comme Giulio Bertozzi

    Ce même dimanche du funiculaire (voir mon billet d'hier) je redescends à Montecatini Terme par le sentier. Il fait encore une chaleur à tomber raide. Je passe devant le musée et je vois une porte ouverte. Tiens, le musée serait-il ouvert aujourd'hui? C'est mon dernier jour à Montecatini et je n'ai vu cette porte que fermée. Je m'avance donc vers l'entrée, jette un oeil à l'intérieur (poink).

    Un homme vient vers moi, m'invite à entrer, à m'asseoir au frais. En effet, ça fait du bien.

    Il voit que les moustiques ont fort apprécié mes jambes et m'offre un spray qui devrait désormais les tenir à distance.

    Puis on parle. Il est peintre. Il s'appelle Giulio Bertozzi. C'est surtout lui qui parle. Il est intarissable. L'art, la vie, la mort, le discours prend des hauteurs philosophiques. Je l'écoute tout en me demandant comment je vais bien pouvoir faire pour prendre congé de lui poliment. Car oui, la chose s'avère difficile.

    Il voudrait que je revienne le voir une autre fois, puisqu'il passe ses journées à surveiller la petite expo organisée dans le musée. Mais moi je rentre en Belgique le lendemain. Il m'affirme qu'on se reverra.

    Je me demande bien comment une telle chose serait possible, je n'ai pas ses coordonnées ni lui les miennes.

  • F comme funicolare

    Pour aller de Montecatini Terme à Montecatini Alto, il y a la petite route si vous êtes un inconditionnel de la voiture (mais où la garerez-vous, au village là-haut?), il y a le sentier si vous êtes un adepte du sport et du hara-kiri (parce que ça grimpe durement, qu'il fait pas loin de 40 degrés et que même la bouteille d'eau que vous avez emportée ne suffit pas à vous hydrater) et il y a le funiculaire si vous êtes un amoureux du 19e siècle... et si vous désirez comme moi manger là-haut un dimanche midi et arriver avec un look présentable au restaurant.

    Donc pour ma deuxième visite à Montecatini Alto, je prends le funiculaire.

    Les banquettes et la suspension absente sont dures pour les fesses et le dos, l'engin fait un bruit d'enfer et vous fantasmez un peu sur des câbles rompus et des corps disloqués qui s'écrasent sur les rochers.

    Ce qui fait que vous êtes toute contente de remettre pied à terre un quart d'heure plus tard avec dans la tête quelque chose d'Alexandra David-Néel... Clin d'oeil

     

  • 7 comme septembre

    Le chiffre sept se trouve aussi dans le nom du mois de septembre, qui est le neuvième mois de notre calendrier actuel (ou des calendriers grégorien et julien) et non plus le septième comme dans l’ancien calendrier romain et comme son nom (d'origine latine) l'indique.

    Pour ceux qui veulent tout savoir sur le sujet, voici un extrait de Wikipedia:

    "Selon la tradition, ce calendrier comportait à l'origine 10 mois (usage hérité semble-t-il du Calendrier étrusque) commençant à l'équinoxe vernal, pour un total de 304 (ou 305) jours. Les jours restants auraient été ajoutés à la fin de l'année (entre décembre et mars). Il commençait aux alentours du 1er mars, ce qui explique que le nom du mois de septembre ait la même racine latine que le nombre sept alors qu'il est de nos jours le neuvième mois (même remarque pour octobre, novembre, et décembre) :

    • I - Martius, (mars) : 31 jours, nommé ainsi en l'honneur du dieu romain Mars,
    • II - Aprilis (avril) : 30 jours, dédiés à la déesse grecque Aphrodite, et désignant l’ouverture de l'année,
    • III - Maius (mai) : 31 jours, en l'honneur de Maia, une très ancienne déesse romaine, souvent désignée comme la compagne de Vulcain
    • IV - Iunius (juin) : 30 jours, en l'honneur de la déesse romaine Junon,
    • V - Quintilis (juillet) : 31 jours,
    • VI - Sextilis (août) : 30 jours,
    • VII - September (septembre) : 30 jours,
    • VIII - October (octobre) : 31 jours,
    • IX - November (novembre) : 30 jours,
    • X - December (décembre) : 30 jours.

    Il restait alors environ 61 jours par an hors du calendrier, ajoutés irrégulièrement pour réajuster le calendrier sur les lunaisons : on s'arrêtait simplement de compter les jours durant l'hiver en attendant les calendes de mars marquant la première lune du printemps."

    source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_romain

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  • E comme exit

    Aujourd'hui samedi 6 septembre vers neuf heures trente du matin ma mère m'a dit des mots de haine.

  • E comme école, élèves et enseignement

    C’est bien l’angoisse du premier jour de classe.

    C’est bien d’avoir un(e) nouveau(-elle) collègue plein(e) d’entrain et d’idées.

    C'est bien quand on se souvient encore de tous les prénoms

    C’est bien quand ils ne savent pas qu’on les regarde et qu’on observe leurs traits d’enfants.

    C’est bien quand tout le monde s’est fait beau le jour de la photo de classe.

    C’est bien de voir les collines de ma ville par la fenêtre de la classe.

    C’est bien les bonjours échangés le matin quand on pénètre dans la cour de l’école.

    C’est bien les cadets qui nous racontent la nouvelle vie des aînés qu’on a eus en classe avant.

    C’est bien quand ils sont heureux qu’on les complimente sur leur nouvelle coupe de cheveux.

    C’est bien quand ils se marrent en conjuguant certains verbes…

    d'après C'est bien... de Philippe Delerm

  • D comme Detti

    Bernardino Detti, c'est un nom que je ne connaissais pas du tout et que je ne retiendrai sans doute pas. Par contre, je n'oublierai pas vite la toile qu'il a peinte et qui se trouve au musée de Pistoia: La Madonna della Pergola.

    Le détail qui a attiré mon attention et qui a fait que je m'y suis longuement arrêtée est celui-ci: la mouche sur le bras de l'enfant Jésus.

    Madonna

    Après, mon regard a été attiré par un tas d'autres détails (le tableau en foisonne!) qui m'ont tous intriguée, poussée à regarder plus loin, à essayer de comprendre.

    En bas du tableau, quelques jouets, une clochette attachée à une cuiller en bois, une sorte de petit 'maracas' orné de motifs colorés; deux oeillets, symbole de l'amour et des larmes de la Vierge; des morceaux de tissu pour emmailloter le bébé; quelques herbes aromatiques.

    A droite, un petit Jean-Baptiste porte un roseau dont les feuilles forment une croix; il a une bannière 'Ecce Agnus Dei' sur laquelle l'artiste a mis sa signature (BDP), une rose dans la main gauche et diverses amulettes dans la main droite: une médaille et une croix, mais aussi une dent de lion, un morceau de corail... pas très catholiques. Son buste est encore emmailloté comme un bébé mais il a les fesses et le zizi à l'air.

    Je me dis tout haut, toute seule dans ce musée: Je ne comprends rien à ce tableau!

    On peut en voir une (mauvaise) photo ici (il faut cliquer sur le numéro 10 du 'primo piano'): http://www.comune.pistoia.it/museocivico/schede/le_opere.html

    La vierge est dite "in umiltà", en humilité, parce qu'elle est assise par terre et non pas sur un trône. Moi je lui trouve un air plutôt content d'elle. Mais le personnage qui m'intrigue le plus est la petite fille qui se trouve en fait au centre du tableau: qu'a-t-elle perdu dans ce contexte de 'Sacra conversazione', entre les saints Barthélémy qui brandit un grand couteau de boucher et Jacques qui porte tous ses attributs de pèlerin? Que fait-elle là avec son panier de beaux fruits? et pourquoi cette rose canine parmi les fruits de son panier?

    Sur la moitié supérieure du tableau, encore d'autres scènes: une petite fille tient une poupée qui ressemble à une momie et d'un bras elle entoure les épaules de son petit frère. Lui aussi a un jouet, une sorte de petit moulin à vent (girandola).

    Au-dessus, le jugement de Salomon: deux femmes, un bébé mort dans son berceau, un autre vivant qu'un soldat tient par un pied, la tête en bas, et qu'il est prêt à pourfendre de son épée levée. Tout autour, des soldats et d'autres personnes devisent. Le personnage le plus à droite est un homme noir; il est armé et porte un collant rouge et un chapeau à plumes. Tout à fait à gauche il y a un enfant qui joue au cerceau.

    En haut, un angelot survole les deux saints; il tient un chardonneret par un fil attaché à une patte.

    Enfin, l'oeil revient sur la mouche posée sur le bras de l'enfant Jésus. Et on commence à comprendre que ce tableau parle de la mort, sans doute de la mort d'un enfant. Et on est profondément ému.

  • C comme le comble

    J'ai déjà donné un petit échantillon de ma distraction en avril dernier (D comme distraite), je fais de gros efforts mais voilà ce que j'ai réussi de mieux pendant mes vacances en Italie: écrire des cartes postales, remplir complètement le côté gauche et oublier un détail sur le côté droit, l'adresse des destinataires.

    Ce qui fait que ceux qui ont reçu leur carte sont ceux dont je connais l'adresse par coeur; pour ceux que je voulais vérifier dans mon agenda: désolée, j'ai oublié! Et après j'ai oublié que je l'avais oublié et j'ai tout jeté dans la boîte de la poste... pour m'en souvenir le lendemain. Z comme zut, trop tard!

    Vous me direz: "C'est pratique!" et oui, en effet, je pourrais dire à tous et à toutes: comment, tu n'as pas eu ma carte? ah! je vois, tu seras un/une de ceux/celles à qui j'ai envoyé une carte sans y mettre l'adresse!

  • B comme bourrache

    Le jardin est en si triste état cette année, et le potager si peu garni, par conséquent, que j'ai utilisé les feuilles de bourrache pour garnir ma quiche aux légumes.

    Jusqu'à présent je n'en utilisais que les fleurs, dont le goût et la couleur font merveille dans les salades composées et sur tout ce qui est poisson fumé, le saumon en particulier.

    Cette fois j'ai récolté toute une plante, coupé toutes les feuilles, je les ai lavées, essorées, grossièrement coupées et étuvées 2 minutes au micro-ondes. Elles sont alors prêtes à être utilisées en garniture de quiche, pizza ou tarte aux légumes.

    J'en ai goûté aussi quelques feuilles crues, c'est très bon pour peu qu'on aime le petit goût de concombre, bien sûr. Ce serait à mélanger avec de la laitue, de la roquette, des tomates... tout ce qu'on veut.

    Si le sujet vous intéresse:

    http://www.saveursdumonde.net/produits/fines-herbes/bourrache/

    http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/post/5680446/des-saveurs-retrouvees--la-bourrache