• Z comme ZAZA

    - Zaza! Zaza! crient Coralie et Charlise.

    Mais Zaza n'écoute personne et entre tout droit à la cuisine. On voit qu'elle connaît. Elle y disparaît pour un inquiétant bout de temps.

    Voilà qui ne plairait sûrement pas aux inspecteurs du guide culinaire, me dis-je en terminant mon pain et mon vin.

    Heureusement, je suis la seule à être témoin de ce petit tableau. Et de toute façon, moi j'ai déjà fini de manger ;-)

  • Y comme Yvonne

    Je croyais que ce prénom ne se donnait plus depuis longtemps et que toutes les Yvonne devaient être plus ou moins centenaires, comme ma jeune petite grand-mère ou comme la femme qui a élevé l'ex-homme de ma vie, mais voilà que depuis deux ans je me suis liée d'amitié avec une Yvonne.

    Aucun de mes amis (sauf deux!) ne connaît l'existence de ce blog, et pourtant c'est ici que je vais leur rendre hommage.

    Si je vais de mieux en mieux, c'est grâce à eux.

    C'est grâce à tous ceux que je ne nommerai pas ici mais qui ont constamment été présents, ces deux dernières années, et qui ont chacun dans la limite de leurs possibilités tout fait pour me rendre la vie plus agréable.

    Comme G*** qui est venu spontanément la semaine dernière pour préparer mon potager aux semis et plantations: deux demi-journées de travail offertes en cadeau!

    Ai-je encore le droit de me plaindre?

     

     

  • X comme mystère et boule de gomme

    Dans quinze jours, mon ex-mari se remarie. Jusque-là, rien de très particulier, la plupart des divorcés - principalement les hommes - sont dans le même cas. Il n'y a qu'à voir les statistiques.

    Ce qui est plus bizarre, c'est qu'il a formellement interdit à sa famille de me communiquer cette nouvelle.

    La question que je me pose, c'est pourquoi ce mystère? Pourquoi essayer de me cacher une chose que j'apprendrais tôt ou tard? Pourquoi exiger le silence de la part de ceux qui sont restés en contact avec moi?

    D'abord, j'ai trouvé cet interdit ridicule: il n'a pas été respecté, il a même eu l'effet contraire. On s'est empressé de me le faire savoir, avant même que les invitations "officielles" aient été lancées.

    Ensuite, j'ai cru que c'était parce qu'il voulait me l'annoncer lui-même. Il m'envoie assez régulièrement des mails pour tout et n'importe quoi, donc pourquoi pas pour me mettre au courant de ce remariage? Mais rien à ce propos dans ses messages jusqu'à ce jour.

    De plus, c'est une erreur stratégique vis-à-vis des amis et de la famille: cet interdit les met mal à l'aise dans leurs contacts avec moi et ils se posent des questions eux aussi sur sa motivation profonde.

    Enfin, plus le mariage approche, plus il lui sera difficile de me l'annoncer. Ce n'est pas le genre de cérémonie qui s'improvise à la dernière minute. Il ne va tout de même pas non plus me dire l'air de rien et en passant: "Ah oui tiens j'y pense! on s'est mariés l'autre samedi".

    Bref, je suis perplexe.

  • W comme wagon de train

    Train de Florence à Pise. Un jeune couple de Japonais monte parmi les derniers. Ils s'installent en face de moi. Ils ont trois sacs, une poussette et un bébé.

    Leurs trois sacs ne sont pas des valises. Ce sont les affaires pour le bébé. Dès qu'ils sont assis, le travail commence. De leurs sacs, ils sortent

    • un bavoir classique, en tissu éponge, qu'ils lui mettent d'abord
    • un autre bavoir, en plastique et avec des manches, qu'ils lui mettent par-dessus
    • un biberon emballé dans un vichy pour bébé de sexe masculin
    • du lait en poudre
    • des petits bols en plastique
    • une thermos d'eau chaude emballée dans un autre vichy pour bébé de sexe masculin
    • des petits raviers contenant une autre poudre avec laquelle on lui prépare une petite panade chaude
    • une bouteille d'eau
    • des petites cuillers
    • des lingettes
    • des couches-culottes
    • des jouets

    Ces deux-là ont l'air épuisés et d'ailleurs ils s'endorment dès que bébé a mangé et bu. Il est sage, pourtant. Il est environ onze heures.

    J'admire et je me demande comment se passera leur journée à Pise

     

     

  • V comme Va' dove ti porta il cuore

    - Et vous lisez parfois des livres en italien? nous demande Marco, notre professeur à la Koinè.

    Les uns et les autres répondent, on cite Eco, bien sûr, Calvino, Ammaniti, Baricco... et même Boccacio. Mais personne n'a jamais rien lu en italien, sauf moi, bien sûr, qui suis juste un peu plus folle que les autres.

    - Hier je me suis acheté Va' dove ti porta il cuore, dis-je ingénument.

    - Et combien tu l'as payé? me demande-t-il abruptement.

    Car rappelez-vous, on se tutoie à la Koinè. Sa question me surprend, je ne vois pas ce que vient faire le prix de ce livre dans la conversation...

    - Un peu plus de cinq euros, dis-je.

    - Et bien c'est cinq euros de trop.

    Voilà comment Marco descend un livre que je n'ai pas encore lu. Et voici la photo de mon édition, qui a été imprimée en 1996 chez Baldini & Castoldi. A l'époque il coûtait 22000 lire et aujourd'hui 6,90 euro sur e-Bay. J'ai fait du bénèf ;-)

    susannatamaro

     

  • U comme UNE minute

    Une minute me sépare du train direct pour l'aéroport de Pise. Quand j'arrive complètement haletante au quai de départ, il est 09.06 h et le train partait à 09.05 h...

    Evidemment, ce quai était celui qui est le plus éloigné de l'entrée de la gare.

    Evidemment, j'ai raté le bus de 07.29 qui devait me mener bien à temps à la gare.

    Evidemment je l'ai raté à cause de ma logeuse.

    - Surtout, m'avait-elle dit au moment où j'étais allée la payer, n'oubliez pas de me laisser votre clé en partant. Déposez-la simplement dans votre chambre.

    Mais quand je me trouve devant la porte qui donne sur la rue, je constate qu'elle est encore complètement verrouillée. J'ai donc dû remonter tous les étages (pas d'ascenseur, la clé, les bagages, les escaliers, etc. etc.)

    Evidemment, ce bus de 07.29 je l'ai vu arriver, j'ai couru, il ne s'est pas arrêté.

    Evidemment, le bus suivant n'est arrivé que 40 minutes plus tard.

    Evidemment, il s'est arrêté à tous les coins de rue.

    La prochaine fois j'irai à pied, même si c'est trois kilomètres, et je serai à l'heure.

  • T comme Tableau de famille

    Il entre dans la maison alors que nous sommes à table sur la terrasse. Il ouvre les tiroirs, les armoires, en sort des affaires. Le tiroir le plus intéressant est celui où il y a les grands couteaux de cuisine.

    Il va faire un tour dans le jardin. Il arrache toutes les fleurs du magnolia qui sont à sa portée.

    Il déverse le contenu de la brouette sur la pelouse... les mauvaises herbes et le petit matériel de jardinage.

    Il vient cogner la brouette contre tout ce qu'il peut trouver. La table, les sièges, la maisonnette qui sert de mangeoire pour les oiseaux pendant l'hiver.

    Il piétine les premières fleurs en me regardant d'un air insolent. Son regard veut dire: ose donc me faire une remarque, et tu verras de quoi je suis encore capable.

    Il vient crier des ordres à sa mère. Qui le prend sur ses genoux, lui fait des câlins et m'invite à lui offrir un fruit et des bonbons. Car il n'aime pas les gâteaux qui sont sur la table.

    Il n'a pas encore tout à fait cinq ans.

     

  • T comme terrasse

    C'était il y a dix jours, le 14 avril 2009

    Sur ma terrasse, une table en plastique vert sombre, quelques pots de fleurs, deux chats qui dorment au soleil.

    De l'autre côté de la vitre, il y a moi, à l'ordinateur. Je jouis de la vue sur le magnolia qui est magnifiquement fleuri cette année. Il n'a souffert ni de la pluie, ni du gel.

    Les mésanges mettent la touche finale à leur nid: elles se promènent avec de grosses moustaches. Ce sont les poils de chat qu'elles ramassent ici. Les oisillons seront dans des nids tapissés de roux et de blanc.

    Firenze Pasen 2009 035 - kopie

  • S comme San Frediano (avec stupeur et tremblements)

    Comme je l'ai dit il y a deux ou trois jours, j'aime avoir de la lecture en rapport avec le lieu que je visite. J'ai donc décidé d'attaquer la lecture de Pratolini, Le ragazze di Sanfrediano, sur les lieux mêmes de l'action.

    Dans le quartier de San Frediano, samedi après-midi, je m'installe sur la piazza Torquato Tasso. Il y a des bancs, des pépés, des jeunes filles, ça sent bon l'herbe fraîchement coupée, je respire avec joie cette odeur et je commence ma lecture.

    Il rione di Sanfrediano è "di là d'Arno", è quel grosso mucchio di case tra la riva sinistra del fiume, la Chiesa del Carmine e le pendici di Bellosguardo; dall'alto, simili a contrafforti, lo circondano Palazzo Pitti e i bastioni medicei; l'Arno vi scorre nel suo letto più disteso, vi trova la curva dolce, ampia e meravigliosa che lambisce le Cascine.

    Voilà la première phrase du livre. Je me cale bien le dos sur le banc, je souris à un pépé qui promène le landau de son petit-fils, je jette un oeil derrière moi où une partie de foot se joue entre des jeunes du coin. Quelques-uns sont torse nu et s'assurent de temps en temps que les jeunes filles sur le banc d'en face les ont bien vus.

    On est loin de la Florence touristique. Un homme pousse la chaise roulante de sa femme et va acheter quelques "dolci" au bar Gi.Ro., une dame promène son chien, des mémés ont fait quelques courses, deux petites filles apprennent à rouler à vélo.

    Je suis bien. La bonne odeur de l'herbe coupée me fait tellement plaisir, après cette semaine dans la pollution du centre, que je me dis que non, finalement, je ne suis vraiment pas faite pour habiter en ville.

    Et tout à coup, tout bascule. Un des joueurs de foot prend la fuite, saute par-dessus une moto garée, poursuivi par deux autres. Un couteau à cran d'arrêt tombe à terre. C'est l'empoignade. Une femme accourt en criant "Basta! Basta!" et essaie de séparer les combattants. Sa fille la suit en hurlant comme une hystérique: "Mamma! Pappa!". Arrive le père, encore des cris. Les gens sortent du bar Gi.Ro pour voir ce qui se passe. Deux pépés sont venus sur le pas de la porte du café al Tramonto.

    Chaque fois qu'on réussit à séparer les combattants, ils recommencent un peu plus loin. Finalement, le calme semble revenir sur la piazza Torquato Tasso. Deux nouvelles équipes ont repris la partie de foot.

    Une heure plus tard, l'ambulance est là. Et la police. On soigne quelqu'un sur place. Cette fois, dans l'indifférence générale. Comme s'il n'y avait eu aucun témoin.

    - Che è successo? demandent ceux qui arrivent maintenant sur la place. Ils ne recevront pas de vraie réponse.

    Hé oui, c'est San Frediano!

    Rapido, esatto, il pugno di Gianfranco lo colpì tra naso e bocca, e prima ancora che Bob potesse mettersi in guardia e reagire, li divisero. Era una zuffa, in Sanfrediano, per ragioni di donne, indubbiamente, e tornata la calma, dopo che i due avversari erano stati i soli a non gridare, framezzo al clamore generale, [...] (Le ragazze di Sanfrediano, page 93)

    le ragazze di Sanfrediano

  • 22 avril - 22 mai

    Dans un mois je serai à Rome. Il faudra que j'aille au museo Capitolino, pour y voir les Fra Angelico prêtés par le musée de San Marco. Il faudra que je me trouve des lectures adéquates. Il faudra faire des choix parmi les nombreuses possibilités. Il faudra que je retourne prendre un bain d'atmosphère antique au forum. Il faudra trouver de bonnes adresses pour manger bien et pas trop cher. Il faudra exorciser cette autre fois que j'étais à Rome et que j'y étais avec lui.

    Il faudra parler italien ;-)

    Elle est pas belle, la vie? La vita è bella!

     

  • R comme ritratto

    Une de mes grandes frustrations, dans les divers musées que j'ai vus à Florence, c'est de trouver un petit papier à la place du magnifique tableau.

    Juste trois exemples, notés au Palazzo Pitti, mais la liste est longue, trrrrrrrrrrès longue, et j'aurais pu faire le même bilan dans n'importe quel autre musée, comme le musée de San Marco, qui a prêté de nombreuses oeuvres à une expo qui se tient en ce moment à Rome au musée Capitolin:

    Vecellio Tiziano, Ritratto maschile (detto il Giovane inglese) se trouve actuellement à Moscou au musée Pouchkine

    Du même Titien, son Ritratto femminile (qu'on appelle aussi La Bella) "è in restauro", comme un très grand nombre d'autres oeuvres

    Antoon Van Dijck, Ritratto del Cardinale Bentivoglio, est au Bargello... ah! celui-là, j'irai le voir!

    Et pour les autres? Il nous reste google

    Tizianolhomme

    A côté, le jeune homme et ci-dessous, la belle.tizianolabella

  • bilan d'une semaine à Florence

    • douze capuccino (capuccini?) car oui, certains jours je m'en suis offert un second; six d'entre eux préparés par Leonardo
    • deux glaces, une au chocolat fondant, une à la mandarine et à l'orange de Sicile
    • deux cafés bien corsés
    • una spremuta à six euros sur la terrasse du bar de la galerie Uffizi (faut payer la vue)
    • trois repas du soir slow food chez Baldoria, via San Giuseppe et trois repas de midi au Chiaroscuro, via del Corso
    • trois achats de livres, dans trois librairies différentes
    • pris seize fois le bus, dont deux fois en Belgique, huit trains et deux avions
    • deux jardins à l'italienne, deux parcs publics pour lire sur un banc, huit musées
    • vingt heures de cours
    • sept petits pains du matin mangés dans la rue; le huitième matin, c'est Pâques et la boulangerie de la via dei Mille est fermée
    • une nuit à l'hôtel et sept chez madame Pasquini, dont le beau-frère plus qu'à moitié sourd regarde la télé jusqu'à deux heures du matin
    • insalata, polenta, salsiccia, focaccia, melanzane, pomodori, risotto, carciofi, cacio, costolette d'agnello, spinaci, pizza al taglio, bresaola, crostini, pici, funghi porcini, ragù, verdure grigliate, tagliata di filetto di cinta alla parmegiana

  • Question

    Pourquoi cette foule compacte qui fait la queue pendant des heures pour entrer à la Galleria degli Uffizi et absolument pas l'ombre d'une queue devant le palazzo Pitti, où il y a pourtant à peu près le même nombre de merveilles à voir?

    Pourquoi une file sur la longueur de deux rues pour admirer les oeuvres de Michelangelo à la Galleria dell'Accademia et presque personne pour les splendides fresques de Fra Angelico au musée de San Marco?

     

  • P comme Pratolini

    Quand je voyage, j'aime m'imprégner aussi de l'ambiance du pays, de la région ou de la ville que je visite en lisant des oeuvres qui ont un rapport direct avec l'endroit.

    Ainsi, pour Florence, je me suis acheté Le ragazze di Sanfrediano, de Vasco Pratolini.

    pratolini

    Le livre est publié chez Oscar Mondadori et coûte 7,80 €.

    Pratolini y raconte "la chute" d'un don Juan de quartier.

    Il suffit de quelques jours pour que le beau Bob, adulé par cinq ou six jeunes filles de son quartier populaire de Florence, de l'autre côté de l'Arno, commette une paire d'erreurs irréparables.

    Hybris, comme chez les anciens Grecs. Et Narcisse.

    Alors les jeunes filles, le ragazze, se vengent.

  • O comme obèse

    Un monsieur assis juste devant moi est si gros que l'hôtesse de l'air vient lui tendre une "rallonge" pour la ceinture de sécurité.

    - Vous savez comment ça marche? lui demande-t-elle du ton dont on parle aux patients en phase terminale et qu'on se sent presque coupable d'être en bonne santé.

    Il fait oui de la tête.

    Je crois qu'on a la honte perpétuelle à partir d'un certain nombre de kilos en trop.

    Au moment où on peut quitter l'avion, il est debout et tient sa "rallonge" à la main.

    - Tu sais quoi en faire? lui demande sa femme.

    De nouveau il fait oui de la tête. Et tend discrètement l'objet à l'hôtesse. Qui le fait disparaître d'un geste preste.

  • N comme Neri

    Via de' Neri, on quitte un peu le centre le plus touristique. Au bar de Silvana, madame est à la caisse et monsieur vous fait votre capuccino. Chez Cillo, on peut trouver la véritable glace artisanale. Ce mois-ci, on vous conseille la glace à la mandarine ou à l'orange de Sicile. Renato et Patrizia servent de bonnes pizzas a taglio.

    Vous vous promenez, vous respirez, vous levez le nez, il y a tant de choses à voir, à sentir, ...

    Puis, en tournant le coin de la via de' Benci, vous découvrez Santa Croce, ... et le syndrome de Stendhal vous guette ;-)

    Firenze Pasen 2009 003 - kopie

    Ci-dessus, Santa Croce à 07.30 h et ci-dessous vers 19.00 h

    Firenze Pasen 2009 004 - kopie

  • M comme Marco

    Mi chiamo Marco, dit notre prof. Et il nous invite à nous tutoyer.

    Voilà qui m'embête, jusqu'ici je n'ai utilisé que la forme de politesse, ce qui fait qu'automatiquement, dès que je me tourne vers quelqu'un pour lui adresser la parole, ma phrase commence par "Lei".

    De lundi à vendredi, Marco commence à neuf heures tapantes et j'apprécie cette ponctualité. Vers onze heures, nous avons droit à une pause d'exactement vingt minutes. Puis le cours reprend jusqu'à une heure. Là généralement Marco déborde un peu... et moi je meurs de faim!

    Marco est un prof compétent, enthousiaste et respectueux de ses élèves. Ce sont des choses que j'apprécie. Mais pour ce qui est de la méthode, j'éprouve tout de même quelques réserves.

  • L comme les lecteurs et leurs lectures

    L'avion est sans doute encore plus que le train l'endroit où on peut observer des lecteurs et leurs lectures.

    La dame à côté de moi lit La disparue du Père-lachaise de Claude Izner. Je ne connais pas, et ça pique ma curiosité. Et surtout, que viennent faire dans une histoire policière les noms de Napoléon, de Blücher, ... ?

    De retour chez moi, je google un peu et je trouve un site intéressant. Première découverte, Claude Izner est un pseudonyme pour Liliane Korb et Laurence Lefèvre! Il semblerait donc que, comme pour Fred Vargas, les femmes auteurs de romans policiers préfèrent maquiller leur identité féminine.

  • K comme Koinè

    J'ai passé une semaine à Florence pour y suivre des cours d'italien d'après les principes de l'école Koinè.

    Voici ce que dit leur site à propos de cette méthode: "Our program follows a method which while including various didactic methods is based principally on creative and induced activities. These kinds of activities are aimed at developing the confidence and autonomy of the student who is required to participate actively in classes. In this way, the students become the protagonists while the teacher becomes a discussion leader. Leading scientific research shows that, in order to be truly effective, teaching should involve not only the rational part of the memory but also the unconscious part. The goal is to achieve practical abilities. First, talking and speaking and then reading and writing, to avoid building up knowledge that has no link with communicating effectively."

    Concrètement, cela veut dire qu'on ne fait pas de grammaire ni de vocabulaire mais des activités diverses qui invitent à la compréhension et à la prise de parole... en se débrouillant avec les moyens dont on dispose.

    Je n'ai pas l'impression d'avoir fait de réels progrès en ces 20 heures de cours. Cependant, le groupe et le prof étaient sympa... et j'ai parlé italien la plupart du temps.

  • 7 raisons de partir d'ici

    Comme je le disais le 7 mars dernier, mon groupe d'amis et de familiers se compose de nombreuses personnes qui continuent à me demander pourquoi, mais ô dieu pourquoi-perché-porque-why-waarom je m'entête à vouloir rester ici, "si loin de tout"?

    C'est à eux que j'ai répondu le mois dernier, et je continue à penser tout ce que j'ai écrit ce jour-là. En cette heure matinale, sur ma terrasse, un rouge-gorge volette et sautille, quelques mésanges sont affairées dans les noisetiers et les lapins des voisins gambadent sur ma pelouse.

    J'ai aussi un groupe de fervents supporters qui me donnent mille fois raison de vouloir rester ici malgré tous les inconvénients, souvent parce que eux-mêmes vivent en ville mais rêvent d'habiter dans un endroit comme le mien.

    C'est à ce groupe-là que je fais alors part de mes hésitations: oui, c'est magnifique de vivre ici, mais si j'allais habiter en ville?

    1. je n'aurais plus ce grand jardin à entretenir, qui est au-dessus de mes forces
    2. j'aurais beaucoup plus de temps à consacrer à des sorties au lieu d'être l'esclave de ma pelouse et de mon potager
    3. je serais proche de mon lieu de travail et des commerces, c'est une facilité et un gain de temps
    4. je n'aurais presque plus besoin de voiture, quelle économie!
    5. je ne m'abîmerais pas les pneus, la suspension, la carrosserie,... sur mes petites routes fort dégradées, pleines de trous, recouvertes de boue, et si dangereuses en cas de gel ou de neige
    6. ...

    Vous voyez le problème? Je n'arrive pas à sept bonnes raisons d'aller habiter en ville. Alors je reste ici, avec mes chats, ma bagnole archi-crade et mon jardin en friche ;-)