• Les derniers

    Dernier jour à Rome, dernier cappuccino et dernières fouilles archéologiques.

    Rome 2009 050 - kopie

    Mon dernier cappuccino romain est une petite oeuvre d'art de Serena, la gentille serveuse du bar de la via Sant'Eufemia. Ma dernière lecture, Alberto Moravia, Racconti romani, permet de se donner une idée de la taille de la tasse. Servie joliment, gentiment et la moins chère de toutes celles que j'ai bues pendant mon séjour: un euro!

    Rome 2009 052 - kopie

    Mes dernières fouilles romaines, je les ai trouvées par hasard en me promenant dans le centre touristique (côté de la fontana di Trevi). Une petite plaque attire mon attention, je la suis, et pour un euro je peux aller voir la "Città dell'acqua".

    Au fond du "puits" que vous voyez sur la photo, il y avait les latrines d'un bloc d'appartements des tout premiers siècles de notre ère.

    Le lecteur éveillé aura remarqué qu'il y a plus d'un rapport entre mon dernier cappuccino et mes dernières fouilles ;-)

  • Z comme Zaventem

    Bruxelles, Zaventem. Le contrôle est très strict malgré la foule compacte et impatiente des voyageurs de toutes sortes, on nous fait même enlever nos chaussures.

    L'avion part bien à l'heure.

    Rome, Fiumicino. Le contrôle est... comment dire? plus superficiel. Pourtant je suis toute seule à le passer, il est encore tôt le matin et j'ai un petit bataillon d'uniformés pour moi toute seule.

    L'avion part avec une heure de retard.

  • Y comme Yvonne

    Ivonne1.jpg_edited

     

    Yvonne n'est jamais allée à Rome. Elle n'a pas vu Venise. Florence. Naples.

    Yvonne n'a vu que Knokke-le-Zoute.

    Et je ne crois pas que ça l'ait rendue malheureuse.

    La voici en 1925. Elle a 21 ans, un premier bébé et encore neuf ans à vivre.

  • X comme objet perdu

    Rome 2009 046

    Je visite l'immense et imposant domaine de l'empereur Hadrien à Tivoli, la Villa Adriana. J'admire, dans l'ordre, le "pecile", magnifique plan d'eau, les restes des grands thermes, le "canopo", un autre très beau plan d'eau avec ses colonnades, ses statues et son temple d'Isis, le temple de Venus, l'intime "teatro maritimo", les mosaïques, les colonnes doriques...

    Comme midi approche et que la chaleur monte drôlement, je pars à la recherche de la cafét indiquée sur mon Michelin. Peine perdue: le champ de fouilles fait 5 km de périmètre et a une longueur de presque deux km mais on y a supprimé la buvette.

    Je décide de quitter le domaine pour aller me restaurer à l'ombre au restaurant que j'avais repéré dehors en arrivant. En marchant à travers la partie un peu boisée qui retourne vers l'entrée, je rencontre ce bloc de marbre renversé.

    Que fait cette stèle brisée en cet endroit? A-t-elle toujours été là ou l'y a-t-on traînée? Y avait-il un cimetière à cet endroit? Mais où sont les autres tombes?

    J'y pose mon Michelin et je la photographie.

  • W comme wagon de train

    Comme Lafcadio, j'ai quitté Rome. Mais il ne m'est pas venu des envies de crime gratuit. Ni de crime tout court, d'ailleurs. Je dois manquer d'imagination...

    I

    [...] Par la porte à coulisse du couloir, Amédée Fleurissoire venait d’entrer.

    Fleurissoire avait voyagé seul dans son compartiment jusqu’à la station de Frosinone. À cet arrêt du train, un Italien entre deux âges était monté dans le wagon, s’était assis non loin de lui et avait commencé à le dévisager d’un air sombre qui promptement invita Fleurissoire à déguerpir.

    Dans le compartiment voisin, la jeune grâce de Lafcadio, tout au contraire, l’attira :

    — Ah ! l’aimable garçon ! presque un enfant encore, pensa-t-il. — En vacances sans doute. Qu’il est bien mis ! Son regard est candide. Quel repos ce sera de dépouiller ma défiance ! S’il savait le français je lui parlerais volontiers...

    Il s’assit en face de lui, dans un coin près de la portière.

    Lafcadio releva le bord de son castor et commença de le considérer d’un œil morne, indifférent en apparence.

    [...]

    — Il n’y voit pas assez.

    Lafcadio redonna de la lumière. Le train longeait alors un talus, qu’on voyait à travers la vitre, éclairé par cette lumière de chaque compartiment projetée ; cela formait une suite de carrés clairs qui dansaient le long de la voie et se déformaient tour à tour selon chaque accident du terrain. On apercevait au milieu de l’un d’eux, danser l’ombre falote de Fleurissoire ; les autres carrés étaient vides.

    — Qui le verrait ? pensait Lafcadio. Là, tout près de ma main, sous ma main, cette double fermeture, que je peux faire jouer aisément ; cette porte qui, cédant tout à coup, le laisserait crouler en avant ; une petite poussée suffirait ; il tomberait dans la nuit comme une masse ; même on n’entendrait pas un cri... Et demain, en route pour les îles !... Qui le saurait ?

    La cravate était mise, un petit nœud marin tout fait ; à présent Fleurissoire avait repris une manchette et l’assujettissait au poignet droit ; et, ce faisant, il examinait, au-dessus de la place où il était assis tout à l’heure, la photographie (une des quatre qui décoraient le compartiment) de quelque palais près de la mer.

    — Un crime immotivé, continuait Lafcadio : quel embarras pour la police ! Au demeurant, sur ce sacré talus, n’importe qui peut, d’un compartiment voisin, remarquer qu’une portière s’ouvre, et voir l’ombre du Chinois cabrioler. Du moins les rideaux du couloir sont tirés... Ce n’est pas tant des événements que j’ai curiosité, que de moi-même. Tel se croit capable de tout, qui, devant que d’agir, recule... Qu’il y a loin, entre l’imagination et le fait !... Et pas plus le droit de reprendre son coup qu’aux échecs. Bah ! qui prévoirait tous les risques, le jeu perdrait tout intérêt !... Entre l’imagination d’un fait et... Tiens ! le talus cesse. Nous sommes sur un pont, je crois ; une rivière...

    Sur le fond de la vitre, à présent noire, les reflets apparaissaient plus clairement, Fleurissoire se pencha pour rectifier la position de sa cravate.

    — Là, sous la main, cette double fermeture — tandis qu’il est distrait et regarde au loin devant lui — joue, ma foi ! plus aisément encore qu’on eût cru. Si je puis compter jusqu’à douze, sans me presser, avant de voir dans la campagne quelque feu, le tapir est sauvé. Je commence : Une ; deux ; trois ; quatre ; (lentement ! lentement) cinq ; six ; sept ; huit ; neuf... Dix, un feu...

    II
    Fleurissoire ne poussa pas un cri. Sous la poussée de Lafcadio et en face du gouffre brusquement ouvert devant lui, il fit pour se retenir un grand geste, sa main gauche agrippa le cadre lisse de la portière, tandis qu’à demi retourné il rejetait la droite loin en arrière par dessus Lafcadio, envoyant rouler sous la banquette, à l’autre extrémité du wagon, la seconde manchette qu’il était au moment de passer.
    André Gide, Les Caves du Vatican, Livre cinquième
    gideCavesduVatican
  • V comme Vini selezionati

    Dimancher dernier, le 24 mai, je vous racontais nos agapes italiennes. Avec ce menu, S*** avait donc sélectionné les vins appropriés.

    Un spumante du Veneto accompagnait notre assortiment de hors-d'oeuvre (je refuse de continuer à appeler ce véritable buffet du nom d'amuse-gueule). Les bulles ont rapidement mis plus que de la joie dans notre petit groupe ;-)

    Avec les cannelloni de F*** il y avait un verdicchio des Marches. Vous vous rappelez que F*** nous avait promis des petites portions? Les grandes assiettes l'étaient juste assez pour contenir ce plat qui, avec sa sauce aux trois fromages, était tout sauf aérien...

    Le stracotto de notre prof s'accompagnait d'un nero d'avola sicilien. Dommage pour la magnifique pièce de boeuf que "stracotto" veuille dire "trop cuit".

    C'est là que moi j'ai dû donner forfait.

    Les autres ont courageusement continué avec un moscato d'Asti (Piémont) qui arrosait mon dessert, un vin santo toscan pour y tremper leurs cantucci et un véritable limoncello pour terminer le repas.

    Ouf! Et en italien on dit "uff!" Rigolant

  • U comme Ulysse

    Un grand merci à Ridan pour sa chanson et son clip Ulysse car il reprend le texte du fameux sonnet de Du Bellay et est un vritable cadeau pour le cours de français!

    Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

    Jugez vous-même si vous ne le connaissez pas encore, il est là : http://www.dailymotion.com/video/x2camj_ulysse-ridan_music

    Et si on est prof de français langue étrangère, on peut même avoir le clip avec le texte en sous-titre: http://www.dailymotion.com/video/x2wzsq_ulysse-ridan-soustitres_music

    Fabuleux, non ;-) ? Qu'en penses-tu, Joachim?

    JoachimDuBellay

  • T comme troppo

    L'autre samedi, nous avions notre "cena italiana", notre "petit souper" avec le cours d'italien. Nous avions passé une bonne partie des cours précédents à discuter du menu parmi le vaste choix des antipasti, primi et secondi de la "vera e buona cucina italiana".

    F*** avait apporté ses livres de cuisine et notre prof, une "native", ses compétences en la matière. Les livres de F*** étaient si richement illustrés et elle pouvait parler avec un tel enthousiasme des nombreuses recettes qu'elle avait déjà essayées que tout nous faisait envie.

    Il a finalement été décidé que chacun apporterait un amuse-gueule (dix convives, donc dix sortes de bouchées apéritives pour former uno mosaico colorato di bocconcini), qu'en outre F*** préparerait le primo piatto (cannelloni con salmone, spinaci, porro e tre formaggi italiani), la prof le plat principal (stracotto di manzo con polenta) et moi le dessert (zuppa alla menta con frutta fresca e gelato). S*** apporterait les vins appropriés - elle ne vend que des vins italiens - et comme elle voulait aussi nous faire goûter son vin santo on terminerait le repas par des "cantucci con vin santo".

    - Mais c'est trop (questo è troppo)! me suis-je écriée, je ne pourrai jamais manger tout ça!

    Je jette un oeil sur S*** et sur I***, jeunes femmes filiformes, et sur les deux ou trois très maigres messieurs du groupe, dans l'espoir que ces (visiblement) petits mangeurs me soutiendraient. Peine perdue, tout le monde se tait quand F*** parle ;-)

    - Ne t'en fais pas, a dit F*** de sa voix la plus rassurante, on ne fera que des petites portions, tu verras, ça ira très bien!

    Et à moi qui serai déjà largement rassasiée après notre "mosaico colorato di bocconcini" (la suite me l'a prouvé!) elle assène son argument définitif:

    - D'ailleurs, il y aura déjà moins à manger que l'an dernier, puisqu'on ne fait pas d'antipasto!

    Pas d'antipasto!? Je ne peux pas juger pour ce qui est de l'an dernier, je suis une "nouvelle élève", mais comment appeler ce qu'il y avait cette année sur le buffet des amuse-gueule? Des tempura d'aubergine, des tempura de scampi, des charcuteries italiennes diverses, des canapés au saumon fumé, des artichauts, des bouchées à la mozzarella, au jambon, aux olives, deux sortes de pecorino, du caviar d'aubergines... et j'en oublie!

    Il m'a fallu deux jours pour me remettre de ces agapes.

    Pour l'an prochain, j'ai trouvé un argument décisif dans mon dizionario Garzanti au mot "troppo":

    Il troppo e il poco guasta il gioco!

    Ce qui pour moi dans ce contexte veut dire que trop c'est trop... 

     

     

  • S comme Stupeur et tremblements

    Le titre de cette rubrique, les amis lecteurs l'auront deviné, vient du livre d'Amélie Nothomb.

    Je l'ai fait lire dernièrement à quelques élèves. Je leur ai ensuite demandé de m'expliquer le titre. Il fait référence à un passage qui se situe à la fin du livre. Amélie quitte la firme japonaise où elle a passé une année et prend congé de ses supérieurs.

    Elle vient d'abord annoncer son départ à Fubuki, celle qui a fait en sorte qu'Amélie se retrouve madame pipi des toilettes du 44e étage.

    "Il fallait que je lui donne accès au paroxysme de l'extase.

    Dans l'ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l'on s'adressera à l'Empereur avec "stupeur et tremblements". J'ai toujours adoré cette formule qui correspond si bien au jeu des acteurs dans les films de samouraïs, quand ils s'adressent à leur chef, la voix traumatisée par un respect surhumain.

    Je pris donc le masque de la stupeur et je commençai à trembler. Je plongeai un regard plein d'effroi dans celui de la jeune femme et je bégayai:

    - Croyez-vous que l'on voudra de moi au ramassage des ordures?

    - Oui! dit-elle avec un peu trop d'enthousiasme.

    Elle respira un grand coup. J'avais réussi."

    Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, LdeP n° 15071, p.172

    stupeur

     

  • le 22 mai à Rome

    • A Rome, le restaurant La Pergola a trois étoiles au guide Michelin. Il se trouve via Cadlolo 101 à 00136 San Pietro. (Pour ceux que ça intéresse: téléphone 06 35092152 et fax 06 35092165; E-mail lapergola.rome@hilton.com et site http://www.romecavalieri.it/lapergola.php)
    •  
    • Il est fermé du 1er au 26 janvier, du 9 au 24 août, ainsi que le dimanche et le lundi.
    • Les menus ("le nec plus ultra de la cuisine actuelle d'inspiration méditerranéenne", dit le guide rouge) sont à 175€ et 198€; à la carte, les antipasti et les primi sont à 49€, les secondi tournent autour des 54 à 59€. Est-ce bien raisonnable?
    • On peut aussi choisir d'y aller pour la "vue inoubliable et spectaculaire sur la ville éternelle et ses collines" ou pour son "roof-garden à l'atmosphère feutrée et service impeccable"...
    • Je crains fort de ne pas avoir dans ma garde-robe la tenue ad hoc pour aller déguster l'"uovo poché in consommé di asparagi verdi con tartufo bianco d'Alba, la spalla di maialino iberico alla liquirizia con puré di patate alle erbe e salsa di olive taggiasche e la gelatina di arancia con sorbetto al bergamotto e fiori".
    • Le guide précise en outre que le restaurant n’est ouvert qu’à dîner seulement et que la réservation est conseillée.
    • Mais je rigole.
    • Je crois que j’irai chez Trimani, un wine bar qui offre de bons vins au verre et une excellente petite restauration. Je ne m’y sentirai ni mal à l’aise (avec mes sandales plates) ni déplacée (femme voyageant seule)
    • “22 maggio al Trimani il Wine Bar, in stretta collaborazione con Planeta dalle 17 :30 aperitivo con La Segreta bianco e rosso ad un prezzo speciale al bicchiere, a favore di Wine For Life, progetto che sostiene la lotta all’Aids in Africa. Sarà presente Alessio Planeta e il ricavato andrà interamente al progetto. Vi aspettiamo numerosi!”
    • Et bien, si en plus c’est pour la bonne cause, andiamoci tutti !

  • R comme rhododendron

    NatuurPuntMei2009 011 - kopie

    Rhododendron yakushimanum Grumpy

    Pourquoi il s'appelle Grumpy, je me le demande. Il n'y a pas plus simple à vivre que lui. Et il m'offre chaque année une multitude de fleurs pour mon anniversaire :-)

  • R comme Rousseau


    Le lapin des voisins s'appellera désormais Jean-Jacques.

    Il a fait toute une nichée d'enfants à sa compagne - sans se préoccuper de sanctifier cette union par les liens du mariage.

    Ensuite il les a abandonnés dans la nature - car n'est-ce pas là que tout est pur et bon?

    Mais cette belle nature, c'est mon jardin.

    Et dans mon jardin, il a mes chats.

    Peut-être que maintenant que je suis allée leur rapporter une petite boule de poils blancs et gris (terrorisée mais encore frétillante de vie, la petite bête, mon chat Pipo se contentait - provisoirement - de s'amuser à la jeter en l'air et à la rattraper), les voisins se décideront à faire pour Jean-Jacques Houdini Lucullus un enclos digne de ce nom?

    Ci-dessous je vous remets pour mémoire la photo de l'époque où le lapin des voisins s'appelait Houdini (10 mai) ou Lucullus (14 mai)

    jardin 2009 003 - kopie

  • le 20 sans bilan

    Aujourd'hui, ce n'est pas l'heure des bilans, c'est l'heure de mon départ pour un petit séjour romain.

    Je ne sais pas encore quels livres accompagneront ces journées à Rome. Moravia et Pasolini ont écrit des Nouvelles romaines, d'Annunzio Il piacere... mais peut-être y a-t-il d'autres titres intéressants (et récents) à découvrir? Je sens que je vais encore passer de longues heures dans une librairie Feltrinelli ;-)

    Tiens j'y pense, petite parenthèse, il faudra que je raconte un jour comment je me suis prise d'amitié pour Feltrinelli...

    Pour les trois jours entiers sur place, j'ai déjà prévu cinq itinéraires. D'abord retourner sur les principaux vestiges de la Rome antique: le forum a la priorité à chacune de mes visites, c'est un des seuls lieux où j'accepte la présence des hordes de touristes (enfin, j'essaie). Ce qui m'énerve surtout, c'est quand j'entends les guides dire des inepties.

    Ensuite aller jusqu'à Ostia antica, voir les fouilles.

    Enfin, aller jusqu'à Tivoli pour la villa Hadriana.

    Ou alors remonter la via Appia antica.

    Mais il y a aussi de belles promenades à faire sur les collines... (soupir)

    Mais ça ne fait rien, ça me donne de bonnes raisons d'y retourner: cette fois encore, je ne ferai pas le tour delle bellezze di Roma.

     

     

  • Question pour un champion

    Combien d'ânes voyez-vous? Photo prise près de chez moi le 10 mai 2009.

    NatuurPuntMei2009 008

  • P comme pères

    En moins de six mois, j'ai vu la mort de mon père (cancer), la mort du père de ma voisine (cancer), la mort du père d'une amie (cancer), la mort du père d'une autre amie (cancer), la mort du père d'une très jeune collègue (cancer), la mort du père d'un ancien élève (cancer) et la mort du père d'une ancienne élève (cancer)

    J'ai l'impression que les gens ne deviennent plus très vieux.

  • O comme Ortie

    Ces derniers mois, j'ai dégusté quelques "belles sauvages" de mon jardin, comme l'ail des ours, l'égopode ou le pissenlit (voir mon message du 7 mai dernier) mais ma grande vedette reste l'ortie.

    Je vais donc me dépêcher d'en faire encore une quiche ou un plat de pâtes - hé oui, moi je suis une grande fan des glucides ;-) et je ne pourrais pas me passer de mon pain quotidien - me dépêcher, disais-je, avant que mon champ d'orties ne fleurisse et monte en graines.

    Allez hop, mettons nos gants de ménage jaune fluo et allons cultiver notre jardin!

    ortie

  • N comme non aux glucides

    Une amie est au régime. Le matin, au petit déjeuner, elle se prépare un oeuf avec du jambon, du fromage et des tomates. Dans du beurre ou de l'huile d'olive.

    Je précise que son but est de maigrir. Pour cela, elle se nourrit exclusivement de graisses, de protéines animales et de quelques légumes. Qu'elle sélectionne soigneusement sur une liste de légumes à index glycémique le plus bas possible.

    D'ailleurs, vu qu'elle fait ce régime toute l'année durant, elle n'a plus besoin de consulter aucune liste, elle la connaît par coeur.

    Quand je l'invite chez moi, nous négocions le menu à l'avance: "C'est bon si je te fais des asperges? avec du saumon fumé?"

    Les asperges, c'est parfait. L'horreur à éviter à tout prix, c'est le légume racine cuit: la pomme de terre, le navet, la betterave rouge, le panais... Absolument interdits, le pain, les céréales, les pâtes, le riz...

    Est-ce que ça marche? me direz-vous. Apparemment non, puisqu'il faut qu'elle s'y tienne toute l'année. Dès qu'elle fait une entorse à son régime, elle prend des kilos. De plus, elle a développé une allergie à tout ce qui est "fruit ou légume rouge ou orange". Ses tomates du petit déjeuner lui sont désormais interdites.

  • M comme merci mon Dieu!

    Hier je rentre de l'école.

    Je suis énervée parce qu'il est déjà tard alors que j'avais prévu de gratouiller encore un peu au jardin potager: j'ai eu des élèves en rattrapage, des conversations sur le parking.

    De plus, il fait excessivement chaud dans la voiture. J'ai hâte de rentrer et de boire un verre d'eau.

    La circulation est dense et lente. Je m'énerve encore plus.

    Quand j'arrive enfin en vue de la route qui mène à mon village, je fais du 100 à l'heure. Je m'engage pour traverser la voie à double bande, dépassant une grosse Volvo qui attend là sans que je voie pourquoi...

    Je le comprends dans la seconde qui suit, tous freins bloqués in extremis: un bolide arrivait en sens inverse, nous nous sommes frôlés.

    Alors oui, franchement, merci!

    Le canard est toujours vivant, comme dans le sketch de Robert Lamoureux.

    Et non, ce n'est pas vrai qu'on voit défiler le film de sa vie: j'ai juste eu le temps de me dire "ça y est, c'est fini" en voyant cette auto foncer sur moi.

    Mais tout va bien, merci, miracle, je suis encore là.

  • L comme Lucullus

    Le lapin des voisins est un fin gourmet. S'il joue les Houdini et vient dans mon jardin, c'est pour déguster les pétales de fleurs de magnolia.

    Je l'ai même surpris l'autre jour, debout sur ses pattes arrière, à essayer d'attraper une fleur encore intacte sur sa branche. La fleur qu'il convoitait est celle qui se trouve un peu à droite au-dessus de lui.

    jardin 2009 003 - kopie

  • K c'est le "Koin" où j'habite

     

    La photo a été prise le dimanche 10 mai 2009 en fin d'avant-midi. L'aubépine est bien fleurie et les galloways se reposent à l'ombre.

    NatuurPuntMei2009 010

  • J comme jeu

    Voici les réponses correctes au jeu d'hier sur les incipits:

    1. Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu et la tâche d'un moine fidèle serait de répéter chaque jour avec humilité psalmodiante l'unique inchangeable évènement dont on puisse affirmer l'incontestable vérité. Mais videmus nunc per speculum et in aenigmate et la vérité, avant le face-à-face, se manifeste par fragments (hélas, combien illisibles) dans l'erreur du monde, si bien que nous devons en anônner les signes fidèles, même là où ils nous semblent obscurs et comme le tissu d'une volonté visant exclusivement au mal.

    Le nom de la rose, Umberto Eco, LdeP n° 5859

    2. Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.

    L'étranger, Albert Camus, Folio

    3. Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189...

    Je continue à dire “chez nous”, bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

    Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.

    Le grand Meaulnes, Alain-Fournier, LdeP n° 1000

    4. Je cède à ton désir. Le privilège de la femme que nous aimons plus qu'elle ne nous aime est de nous faire oublier à tout propos les règles du bon sens. Pour ne pas voir un pli se former sur vos fronts, pour dissiper la boudeuse expression de vos lèvres que le moindre refus attriste, nous franchissons miraculeusement les distances, nous donnons notre sang, nous dépensons l'avenir. Aujourd'hui tu veux mon passé, le voici. Seulement, sache-le bien, Natalie: en t'obéissant, j'ai dû fouler aux pieds des répugnances inviolées.

    Le lys dans la vallée, Honoré de Balzac, LdeP n° 1461

    5. Un Anglais correct - si j'ose risquer ce pléonasme sans choquer mes compatriotes - ne saurait, à moins de perdre du même coup toute dignité, parler de lui-même, surtout au début d'un récit. Mais, à l'instar des astronautes, qui, à partir d'une certaine distance, échappent aux obligations de la pesanteur, je ne me sens plus soumis - dès que je suis projeté sur le continent - aux lois de la gravité britannique.

    Les Carnets du major Thompson, Pierre Daninos, LdeP n° 554

  • I comme incipit

    Incipit, terme un peu savant, ça veut dire tout simplement le début d'un roman. La première phrase, pour certains, la (ou les) première(s) page(s), pour d'autres, le passage où on peut voir le pacte de lecture, selon les puristes.

    Ce qu'il y a de merveilleux (au sens étymologique) ici-bas, c'est que les spécialistes ne sont d'accord sur rien ;-)

    Bref, l'incipit, c'est le début de l'oeuvre, et voici le petit jeu que je vous propose: qui a écrit quoi?

    Non, il n'y a rien à gagner, si ce n'est l'estime de votre concierge (ah! les pastiches et la parodie, voilà un autre jeu intéressant, une idée à creuser) mais j'attends tout de même quelques réponses en commentaire... ça me permettra de voir qui vient sur ce blog, n'est-ce pas.

    Voici les incipits à la recherche de leur auteur et de leur titre:

    1. Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu et la tâche d'un moine fidèle serait de répéter chaque jour avec humilité psalmodiante l'unique inchangeable évènement dont on puisse affirmer l'incontestable vérité. Mais videmus nunc per speculum et in aenigmate et la vérité, avant le face-à-face, se manifeste par fragments (hélas, combien illisibles) dans l'erreur du monde, si bien que nous devons en anônner les signes fidèles, même là où ils nous semblent obscurs et comme le tissu d'une volonté visant exclusivement au mal.

    2. Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.

    3. Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189...

    Je continue à dire “chez nous”, bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.

    Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.

    4. Je cède à ton désir. Le privilège de la femme que nous aimons plus qu'elle ne nous aime est de nous faire oublier à tout propos les règles du bon sens. Pour ne pas voir un pli se former sur vos fronts, pour dissiper la boudeuse expression de vos lèvres que le moindre refus attriste, nous franchissons miraculeusement les distances, nous donnons notre sang, nous dépensons l'avenir. Aujourd'hui tu veux mon passé, le voici. Seulement, sache-le bien, Natalie: en t'obéissant, j'ai dû fouler aux pieds des répugnances inviolées.

    5. Un Anglais correct - si j'ose risquer ce pléonasme sans choquer mes compatriotes - ne saurait, à moins de perdre du même coup toute dignité, parler de lui-même, surtout au début d'un récit. Mais, à l'instar des astronautes, qui, à partir d'une certaine distance, échappent aux obligations de la pesanteur, je ne me sens plus soumis - dès que je suis projeté sur le continent - aux lois de la gravité britannique.

    Pour ceux qui voudraient un petit coup de pouce (que les autres arrêtent de lire ici! et oui, je sais qu'on peut tricher en tapotant dans google ou autre), le nom des auteurs respecte l'abécédaire de ce blog... nous avons donc un A, un B, un C, un D et un E.

    Bon amusement!

  • H comme Houdini

    Le lapin des voisins est le roi de l'évasion.

    Ils prétendent l'enfermer dans son enclos mais je le retrouve tous les jours dans mon jardin.

    jardin 2009 003

  • G comme Giardino

    Firenze Pasen 2009 013 - kopie

    photo prise dans les jardins de Boboli le 8 avril 2009: rosa Banksiae lutea, dit l'étiquette accrochée à une branche. Les fleurs jaunes sont d'adorables petits pompons lumineux qui décorent tout un mur de la terrasse du Belvédère.

    Firenze Pasen 2009 031 - kopie

    les premières glycines dans les jardins du palazzo Bardini, photo prise le 10 avril 2009

    et voici la vue sur le Duomo depuis le jardin de Bardini:

    Firenze Pasen 2009 032 - kopie

  • F comme Furba

    Quand on visite le palazzo Pitti, il faut voir également les jardins de Boboli. Je prends donc un billet tout compris, qui donne également accès au jardin de la Villa Bardini.

    Seulement voilà, la visite du musée me prend plusieurs heures et je quitte le giardino di Boboli au moment de la fermeture.

    Pas de problème, je me suis renseignée auprès de deux personnes différentes qui m'ont toutes les deux certifié que la date du 8 avril qui est marquée sur le billet n'a aucune importance: on me laissera entrer sans problèmes demain ou après-demain.

    On sait bien, me rassure-t-on, qu'il est impossible de tout faire en une après-midi.

    Le 10 avril je me présente toute contente au jardin de la Villa Bardini. Le jeune homme examine scrupuleusement mon billet et souligne la date au stylo noir: ce billet n'est plus valable, me dit-il. Il est marqué 8 avril et nous sommes le 10.

    Je sais bien! lui dis-je. Mais il est impossible de visiter le palazzo Pitti, les jardins de Boboli, le musée de la porcelaine, le musée du vêtement (etc) et d'avoir encore du temps de reste pour venir ici! D'ailleurs deux personnes m'ont certifié que (etc etc)

    Rien n'y fait. Je suis remballée comme une resquilleuse.

    Je sors de là en bouillonnant de colère. Je tourne la rue et monte la colline. Je me dis que de là-haut je pourrai peut-être avoir une vue sur ces fameux jardins. Ou qu'au moins l'effort à fournir me calmera. La route grimpe fort et à mi-chemin je me trouve tout à coup devant une seconde entrée vers les jardins. Je me dis: Allons-y, tentons le coup.

    Au guichet, c'est le drame. Une Américaine est en train de crier qu'elle veut voir le responsable et que c'est honteux et qu'elle veut se plaindre et que l'Italie est un pays de m...! Le personnel est à bout, ça se voit. Un jeune homme n'y tient plus et plante là ses collègues avec l'Américaine pour aller au jardin se calmer en fumant une cigarette. Je lui emboîte le pas, lui montre mon billet et hop! me voilà dans les jardins de la Villa Bardini.

    Dans la ville des Médicis, il faut être furba comme eux, me dis-je en sortant mon appareil photo.

    Voici la première que j'ai prise. Malheureusement, j'ai dû un peu la recouper pour que le blog l'accepte:

    Firenze Pasen 2009 021 - kopie

     

  • 7 sauvages

    Pendant des années, j'ai traqué l'ortie, l'égopode, le pissenlit et autres "mauvaises herbes" que je jugeais envahissantes et tout à fait déplacées dans le cadre d'un jardin "bien tenu".

    Rien n'y fit. Ces belles et moins belles "indésirables" étaient de nouveau au rendez-vous l'année d'après... La plupart osaient même se remontrer dans le courant de la saison.

    Je savais bien qu'on pouvait faire de la soupe d'orties ou du miel de fleurs de pissenlits, mais je n'aime pas la soupe, je ne saurais pas quoi faire de ce miel et de toute façon l'ex-homme de ma vie n'était pas du tout ouvert à ce genre d'expériences. Il voulait sa laitue pommée et ses radis roses.

    Ces deux dernières années, je me suis mise à la dégustation gastronomique au lieu de l'arrachage. D'ailleurs, certaines de ces sauvages, comme l'ail des ours, sont si jolies et si faciles à vivre que je les laissais proliférer depuis longtemps.

    Aujourd'hui, l'ortie, je la mange en légume vert dans les gratins, les tartes, les sauces spaghetti et l'ail des ours en salade. Mais il y a encore des choses à découvrir! Ainsi, j'arrive à une petite liste de sept plantes sauvages qui poussent allègrement dans mon jardin et qui sont bonnes à manger.

    1. l'ail des ours déjà nommé et qui se prête à bien d'autres recettes qu'à la salade
    2. l'aspérule que je chouchoute depuis toujours parce qu'elle est si mignonne
    3. la berce, cette grande et forte plante que j'ai toujours eu un mal fou à extirper... j'ai abandonné la lutte trop inégale
    4. l'égopode, l'indestructible contre laquelle je me suis vainement battue pendant vingt ans... là aussi j'ai baissé les bras
    5. le lierre terrestre qui m'avait semblé inoffensif avec ses jolies petites fleurs bleues, qui sent si bon... et qui envahit mon potager
    6. l'ortie, bien sûr, la grande piquante, plus grande que moi parfois et pour laquelle j'ai déjà posté ici quelques recettes simplissimes
    7. le pissenlit, que moi je mange aussi plutôt en salade, mais mélangée à des feuilles plus douces parce que son amertume est vraiment très forte

    La nature est bien faite, comme disait mon grand-père ;-)

    jardin 2009 005

    l'ail des ours en ce moment est en pleine floraison; sur la photo ci-dessous, à l'avant-plan l'aspérule bien fleurie aussi et juste derrière l'envahissante égopode

    jardin 2009 006

     

  • E comme école, élèves et enseigner

    La fin de l'année scolaire s'approche et ça se voit aussi au regard des élèves. Ceux qui sont en quatrième et vont passer en cinquième commencent à me "voir".

    Petite parenthèse pour l'éventuel non-Belge qui me lirait : je parle ici de ceux qui vont passer de seconde en première - car je peux voir aujourd'hui grâce à la nouvelle barre déroulante que j'ai installée à droite qu'il y a plus de Français que de Belges qui passent sur mon blog! bonjour à vous tous!

    Certains même me sourient ;-) On ne sait jamais, doivent-ils se dire, peut-être que nous aurons cours de français avec elle l'an prochain... Autant faire bonne impression tout de suite!

    Je crois savoir que dans le jargon scolaire français on les appellerait des 'fayots' mais moi je suis plutôt contente de voir des élèves souriants :-)

  • D comme Différence

    Vol Ryanair au départ de Charleroi.

    Un bagage à main = un bagage à main. Et on vérifie aussi les dimensions.

    La dame qui surveille le passage nous  oblige à tout fourrer dans le même sac ou l'unique valise. Dans mon cas, même la minuscule pochette que je porte en bandoulière et dans laquelle il n'y a que mon portefeuille. Et bien sûr aussi le sachet dans lequel je trimbale mon déjeuner, une pomme et une tartine au fromage.

    Vol Ryanair au départ de Florence, huit jours plus tard.

    Un bagage à main = le sac, la valise, les achats de toute taille que de nombreux touristes ramènent, tout ce que vous voulez!

    Cherchez la différence ;-)

  • C comme Charlise et Coralie

    Charlise et Coralie sont Italiennes. Comme leur nom ne l'indique pas, aurait dit mon père. De vraies petites Florentines cependant qui, à quatre et six ans, accueillent le client du restaurant parental avec le plus désarmant des sourires. En tout cas la deuxième fois que j'y vais. Et la troisième fois l'exubérance est si grande que je me crois déjà faire partie de la famille.

    Charlise et Coralie ont une maman qui aime le français, sa littérature et sa poésie. Alors elle a choisi des prénoms français pour ses filles.

    Je me demande comment la famille, les institutrices et les petites amies prononcent le prénom de ces enfants...

  • B comme Le Boscq bouteille n° 96475

    Je descends à la cave me chercher un vin rouge à servir avec le reblochon. J'hésite longuement entre l'espagnol ou le portugais bon marché que je me suis achetés récemment et une "bonne bouteille" qui date des débuts de notre mariage. Une des rares que l'ex-homme de ma vie m'a laissées en partant.

    La plus poussiéreuse est un Château Le Boscq, cru bourgeois de Saint-Estèphe, 1982, de Ph. Durand. Ce vin avait eu la médaille d'or au concours général agricole de Paris en 1984. Il avait été un de nos premiers achats, à une époque où nous venions de faire un gros emprunt pour l'achat de la maison.

    C'est celle-là que je remonte. Je me dis qu'il faut que je la boive, vu que le niveau a déjà visiblement baissé dans la bouteille.

    Aujourd'hui, ce n'est plus Ph. Durand qui est le viticulteur au Château Leboscq, l'Union française de Gestion l'a acquis en 1995. Et depuis 2003 il est classé Cru bourgeois supérieur.

    Panta rhei...