• Z comme zut et flûte

    Grand besoin d'harmonie dans notre belle gigue, et qu'on accorde nos violons...

    Où es-tu, André Bialek? ici: http://www.youtube.com/watch?v=XlaPoiyR-Dc

    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Dans le royaume de Belgique
    Y'a du temps qu'on a plus dansé
    Dans le royaume de Belgique
    Y'a du temps qu'on a plus dansé
    Est-ce à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées ?
    Est-ce à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées ?

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Si c'est pas à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées
    Si c'est pas à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées
    C'est qu'on n'sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    C'est qu'on n'sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Si on ne sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    Si on ne sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    C'est cause aux vieilles querelles
    Entre Wallons et Flamands
    C'est cause aux vieilles querelles
    Entre Wallons et Flamands

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourra danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourra danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber

    Entre Wallons et Flamands
    Entre Flamands et Wallons
    Y'a les Bourgeois les Fransquillons
    Y'a les Bourgeois les Fransquillons
    Pendant qu'on se tire les deux langues
    Qui nous étreignent et nous étranglent
    Pendant qu'on se tire les deux langues
    Qui nous étreignent et nous étranglent

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue qu'on leur fera danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue qu'on leur fera danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber

    ...

    Si c'est possible ...

  • Y comme Yvonne

    Chère Yvonne

    Pendant les vacances de Pâques j'avais rendez-vous en ville avec une amie. Après le repas, elle avait envie d'aller boire un café quelque part. Je lui ai proposé de passer dans ton ancienne rue. Pour une fois que j'étais à pied, et que j'avais le temps de la flânerie, je voulais revoir la maison où tu es morte à 30 ans, il y a exactement 75 ans aujourd'hui.

    Les trois vitrines, le magasin et la maison abritent maintenant le commerce d'un brocanteur. J'ai été prise d'une impulsion soudaine, d'une envie irrépressible d'entrer et de revoir ce lieu de mon enfance. Mon amie était d'accord, alors j'ai poussé la porte, comme autrefois.

    La sonnerie est toujours la même. Le couloir n'a pas changé. Le magasin, par contre, m'a paru beaucoup plus petit que dans mes souvenirs. J'ai même cru tout d'abord qu'on avait mis un mur pour le réduire de moitié. Mais en voyant le comptoir et la porte qui donnait sur la cuisine, j'ai compris que mes souvenirs me trompaient.

    A gauche de l'entrée, il y a toujours le grand miroir en pied. Celui dans lequel, petite fille, je voulais me fondre. Vaines tentatives pour disparaître dans un monde magique. Celui devant lequel je me retrouvais tout à coup gauchère et avec la raie de l'autre côté. J'ai été contente de revoir ce miroir.

    Comme j'avais dit honnêtement au brocanteur que je n'étais pas entrée pour acheter mais par pure nostalgie, pour revoir la maison de mes grands-parents paternels, il m'a gentiment proposé d'aller voir aussi le reste de la maison. Quelle émotion de revoir la pièce de séjour. Je connais encore l'emplacement de chaque meuble. Le bureau où était le téléphone qui a annoncé que j'avais un petit frère. L'armoire où mon grand-père avait toujours quelques "orangettes" en chocolat. Les murs où il y avait les grands portraits des deux petites filles mortes peu de temps après toi.

    Mais nulle part, dans cette maison où tu es décédée, il n'y avait ton portrait à toi. Je n'ai jamais compris pourquoi.

    Alors comme chaque fois que je pense à toi, je me suis demandé comment aurait été la vie de mon grand-père, de mon père, et la mienne, si tu avais vécu.

     

  • Le X plus ultra, c'est l'extraterrestre!

    Pour Stephen Hawking, les hommes devraient éviter tout contact avec les extraterrestres

    Voilà le titre d'un article qui se retrouve sous la même forme à peu près dans toutes les rédactions du monde. Je l'avais également en néerlandais, pour ceux que ça intéresse:

    “Vermijd contact met aliens!”

    L'article en français (Le Vif/L'Express) dit que "Les hommes ont déjà fait plusieurs tentatives pour contacter des civilisations extraterrestres. En 2008, la Nasa, l'agence spatiale américaine, avait notamment émis dans l'espace la chanson des Beatles "Across the Universe" afin d'envoyer un message de paix à d'éventuels extraterrestres. Ce message devrait arriver dans la région de Polaris en 2439." http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/sciences-et-sante/pour-stephen-hawking-les-hommes-devraient-eviter-tout-contact-avec-les-extraterrestres/article-1194721673110.htm?utm_source=Newsletter-26-04-2010&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-Site-LeVif-FR-fr

    Ce qui veut dire que la Nasa a toute confiance que les extraterrestres parlent couramment l'anglais, évidemment.

    "In plaats van al het mogelijke te doen om te communiceren met buitenaardse wezens, stelt de professor voor om er alles aan te doen om contact met hen te vermijden. “Kijk naar de mensheid en je weet meteen hoe intelligent leven zich kan ontwikkelen tot iets dat je absoluut niet wilt kennen”, waarschuwt Hawking." http://knack.rnews.be/nl/actualiteit/nieuws/ondertussen/vermijd-contact-met-aliens/article-1194721686331.htm?utm_source=Newsletter-26-04-2010&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-Site-KnackMix-NL-nl

    Donc, si vous voyez atterrir une soucoupe volante, planquez-vous! Comme disait ma grand-mère Adrienne, une petite fille prudente ne parle pas à des inconnus et n'accepte pas les bonbons qu'ils lui proposent!

    Voilà. Stephen, Adrienne et moi, on vous aura avertis. Ne venez pas vous plaindre après...

  • W comme Wagon de train

    En 1835, la Belgique est la première sur le continent européen à avoir une ligne de chemin de fer pour le transport des voyageurs. Elle va de Bruxelles à Malines.

    En 1837, Victor Hugo fait la connaissance de nos transports en commun belges et écrit ceci:

    Je suis réconcilié avec le chemin de fer ; c’est décidément très beau. Le premier que j’avais vu n’était qu’un ignoble chemin de fabrique. J’ai fait hier la course d’Anvers à Bruxelles et le retour. […]

    C’est un mouvement magnifique et qu’il faut avoir senti pour s’en rendre compte. La rapidité est inouïe. Les fleurs du bord du chemin ne sont plus des fleurs, ce sont des taches ou plutôt des raies rouges ou blanches ; plus de points, tout devient raie ; les blés sont de grandes chevelures jaunes, les luzernes sont de longues tresses vertes ; les villes, les clochers et les arbres, dansent et se mêlent follement à l’horizon ; de temps en temps, une ombre, une forme, un spectre debout paraît et disparaît comme l’éclair à côté de la portière ; c’est un garde du chemin qui, selon l’usage, porte militairement les armes au convoi. On se dit dans la voiture : c’est à trois lieues, nous y serons dans dix minutes. Le soir, comme je revenais, la nuit tombait. J'étais dans la première voiture. Le remorqueur flamboyait devant moi avec un bruit terrible, et de grands rayons rouges, qui teignaient les arbres et les collines, tournaient avec les roues. Le convoi qui allait à Bruxelles a rencontré le nôtre. Rien d'effrayant comme ces deux rapidités qui se côtoyaient, et qui, pour les voyageurs, se multipliaient l'une par l'autre; on ne voyait passer ni des wagons, ni des hommes, ni des femmes, on voyait passer des formes blanchâtres ou sombres dans un tourbillon. De ce tourbillon sortaient des cris, des rires, des huées. Il y avait de chaque côté soixante wagons, plus de mille personnes ainsi emportées, les unes au nord, les autres au midi, comme par l'ouragan. (Victor Hugo, Choses vues)

    Début 1976, j’ai pris pour la première fois le train. Toute seule. C’était pour aller explorer les villes universitaires avant de décider où j’irais faire mes études. En revenant de Louvain, j’ai vu trop tard que j’étais arrivée à « ma » gare. Je l’ai donc ratée. A l’arrêt suivant, il n’y avait plus de train pour retourner chez moi. Un dernier bus m’a rapprochée d’une douzaine de kilomètres.  Les quinze kilomètres suivants, j’ai dû les faire à pied, dans la nuit noire et froide de la fin du mois de janvier.

    Cette mésaventure n’a altéré ni mon amour du train, ni mon amour pour Louvain. Mais depuis, j’ai toujours peur de rater « la sortie ». Ce qui fait que maintenant, je sors parfois une gare trop tôt.

    Texte écrit pour le défi du samedi n° 103
    Ceux qui ont déjà parcouru ce blog comprendront l'ironie du titre que j'avais choisi pour ma participation: Adrienne et Victor: à chacun son expertise!
    Ceux qui sont nouveaux et qui ont envie de comprendre n'ont qu'à suivre le tag "expert"...

  • V comme vitamines et comme verdict

    - Tu ne prends rien comme compléments alimentaires? me demande une gentille collègue très branchée fleurs de Bach et autres promesses de santé et de bonheur en flacon.

    - Bin non, lui dis-je. Je pars du principe que vu que je mange sain et équilibré, je n'ai pas besoin de prendre des vitamines ou minéraux sous forme de pilules...

    C'est vrai, me disais-je, je mange quotidiennement plein de fruits et de légumes, tout va sûrement très bien madame la marquise.
    D'ailleurs j'étais justement en train de déguster une excellente petite salade composée relevée de quelques copeaux de parmesan. Miam.

    Et puis paf, à peine dix jours plus tard, vaincue par une bronchite, le verdict de la prise de sang tombait: forte carence en fer à compenser par du steak et du boudin (la spécialité de mon médecin généraliste, ce n'est pas la diététique)... Mais j'en ai déjà parlé ici.

    Plus de quinze jours ont passé et j'ai réussi à manger deux fois du steak. 
    Le boucher du village, qui prépare encore lui-même de façon artisanale quelques spécialités charcutières, ne fait du boudin qu'à partir du mois de septembre, jusqu'en hiver. Alors je lui ai acheté de la "tête pressée" maison... 
    Je sais, ce n'est pas ainsi que mon taux de fer augmentera. Il faudra donc peut-être se résoudre à en prendre sous forme de comprimés?

    Dans mon supermarché préféré (lol) j'ai acheté une boîte de "Basic vitamines" qui contiennent, en plus des 14 mg de fer dont on a besoin chaque jour (en tout cas, c'est eux qui le disent), de la vitamine A, B1, B2, B3, B5, B6, B12, C, D, E, et toute une série de minéraux destinés à me fournir "une forme optimale".

    Reste maintenant à les prendre, ces fameux comprimés.

    Mais j'ai le temps de m'y préparer mentalement, la date de péremption est en novembre 2012.

  • U comme un ver ça va...

    Mercredi dernier, j'assistais à une conversation sur les étranges moeurs culinaires auxquelles on pouvait être confronté dans certains endroits "exotiques" de notre planète. Comme de se voir offrir des insectes à Dar es Salaam. Ou aux Philippines, un oeuf fécondé dans lequel le futur oisillon s'est déjà joliment développé. Vous connaissez sûrement tous des histoires d'horreur de ce genre.

    Puis quelqu'un a parlé du casu marzu, un fromage sarde qui existe apparemment aussi en Corse. Pour des images suggestives, allez voir ici: http://www.google.fr/images?hl=fr&q=%22casu+marzu%22&lr=&um=1&ie=UTF-8&source=univ&ei=ASTPS_zSA9ee_Aarkt16&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=1&ved=0CBIQsAQwAA

    Ce qui m'a rappelé deux expériences françaises.

    La première se situe au début des années 80. L'ex-homme-de-ma-vie et moi, nous avions économisé pour nous offrir nos premières vacances, une dizaine de jours en Provence. Mon père nous avait refilé son guide Gault et Millau qui proposait également quelques adresses bon marché, évaluées à 10 ou 11 sur 20. L'une de ces adresses, c'était "chez Pascal". Chez Pascal, c'est un régal, disait le slogan de l'unique établissement d'un minuscule petit village.

    Au cours du repas, on n'a pas trop compris ce qui avait tapé dans l'oeil des critiques gastronomiques, mais bon, soit. L'année suivante, Pascal avait d'ailleurs déjà de nouveau disparu du guide.

    Après les côtelettes d'agneau (qui était du mouton et archi-cuit, mais soit), le plateau de fromages est arrivé. Sur certains fromages, on voyait nettement les asticots gigoter. On a discrètement appelé le garçon.

    - Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il y a des asticots sur le fromage, lui avons-nous chuchoté dans le creux de l'oreille, de peur de faire un esclandre qui chasserait les rares clients.

    Mais le garçon n'a fait ni une ni deux, il nous a retiré le plateau de fromage sans qu'on ait pu nous servir et il s'est exclamé bien fort:

    - Oh! il y en a qui aiment ça!

  • T comme temps qui passe

    Le Temps      (participation au défi du samedi n° 98)

    Samedi soir.

    Il est dans un lit d’hôpital. Il sait que ses heures sont comptées. Mais il ne veut pas le savoir. Il se crispe, il se bat, il refuse. Il est fâché contre la terre entière. Contre ceux qui viennent de l’amener ici alors qu’il suppliait qu’on le laisse chez lui, dans son lit aux odeurs familières. Contre celle qui a laissé faire. Contre le médecin qui l’a ordonné. Contre les infirmières, qui vont, qui viennent, qui ne peuvent pas le soulager. Personne ne peut rien pour lui.

    « Mais Madame, a dit l’oncologue, savez-vous bien quelle est l’espérance de vie d’un homme, dans notre pays ?
    - … ?
    - 78 ans ! Et lui, quel âge a-t-il ? 80 ! Ce qui veut dire que vous avez déjà eu deux ans de bonus ! Alors de quoi vous plaignez-vous ! »

    ***

    Samedi matin.

    Elle est à la piscine. Elle compte les longueurs et elle compte les minutes, sur la grande horloge accrochée au mur du fond. Ça lui occupe l’esprit et ça l’empêche de penser à autre chose. Pourtant elle y pense quand même. Que fait-il en ce moment? Il doit être arrivé à Amsterdam hier soir. Ce matin ils auront fait la grasse matinée. Peut-être sont-ils en train de prendre un bon petit déjeuner. Puis ils iront faire une balade, main dans la main. Elle essaie de ne pas voir la scène et ferme les yeux, se remet à calculer sa moyenne. Trente longueurs en vingt minutes, c’est bien, pour quelqu’un qui n’a plus nagé depuis vingt-cinq ans.

    « Je n’y peux rien, lui a-t-il dit. Dès que je l’ai vue j’ai eu le coup de foudre.
    - …
    - Et je serai de retour lundi soir. »

    ***

    Dimanche midi.

    La petite fille s’impatiente. Encore tant de jours à attendre que ce soit la kermesse ! Elle recompte les richesses de son petit porte-monnaie. Combien de tours de manège pourra-t-elle s’offrir ? Et pourvu qu’on aille tous ensemble manger des frites ! Oh ! comme on s’amusera !

    - Je voudrais tant qu’on soit déjà dimanche prochain ! dit-elle à sa grand-mère.
    - Tu es donc bien pressée de vieillir ? répond grand-mère.

    ***

    Il y a d’éminents médecins qui vous considèrent comme un yaourt périmé.
    Il y a des quinquagénaires qui refont une crise de puberté.
    Il y a des grands-mères qui vous apprennent la valeur du temps qui passe.

  • Stupeur et tremblements de cliente

    Ceux qui me lisent régulièrement se souviendront peut-être du D comme ... de ce mois-ci, où je racontais mes déboires et mes frustrations avec mon fournisseur habituel (Delhaize, puisqu'il faut l'appeler par son nom)

    Avant de rendre la chose publique, j'avais envoyé un mail contenant à peu près les mêmes griefs, mais sans "faire de littérature", évidemment ;-)

    La réponse ne venant pas, au bout d'une quinzaine de jours, je m'étais permis de publier ici.

    Or voici qu'hier je reçois enfin une réaction! La voici:

    Mevrouw,

     

     

    Wij danken u voor uw mail betreffende de vergissing die u heeft vastgesteld op uw kassatickets van onze supermarkt ***.

     

    Wij betreuren dit ten zeerste en vragen u de verontschuldigingen van ons bedrijf hiervoor te willen aanvaarden.

     

    Niettemin wijzen onze controles uit dat kassavergissingen zeer zelden voorkomen en wij vragen u, indien u nog een andere vergissing zou vaststellen, u te richten tot de Directeur van de supermarkt.  Deze weet dat de politiek van ons bedrijf erin bestaat de klant op elk punt tevreden te stellen.

     

    Wij danken u voor het vertrouwen dat u in ons bedrijf stelt.

     

    Hoogachtend

    Voilà!

    On ne répond donc que sur un seul point, les erreurs à la caisse, pour me dire qu'elles sont extrêmement exceptionnelles et qu'au cas où cela se reproduirait je suis priée de m'adresser au directeur lui-même! Hahaha!

    Et tout le reste - ô stupeur et tremblements! - passe aux oubliettes...

  • 22 variations sur le tiramisù

    Comme je voulais faire un tiramisù et que ma prodigieuse mémoire avait une fois de plus complètement oublié dans quelles proportions de sucre, mascarpone et oeufs je le fais habituellement, je suis allée voir sur le ouèbe.

    Et là horreur et damnation, voilà qu'on trouve le tiramisù à toutes le sauces, si j'ose dire... Quel sacrilège!

    Non pas que je sois une intégriste du respect scrupuleux des recettes, j'adapte moi aussi à l'humeur du moment et au contenu de mon garde-manger, mais j'estime qu'à partir du moment où on ajoute des ingrédients qui ne sont pas "authentiques" on n'a plus le droit d'appeler ça un tiramisù. Appelons-le alors mousse au mascarpone, coupe ceci ou verrine cela...

    Par exemple, tenez, je vous livre ici 22 variantes que j'ai trouvées et qui pour moi ne méritent plus le nom tiramisù vu qu'il y manque au moins un des ingrédients principaux! Rebaptisons-les donc:

    1.coupe Créole, à l'ananas et au rhum
    2.crème Equatorienne, à la banane et sans mascarpone
    3.dessert de Reims, aux biscuits roses et aux framboises
    4.Chtiramisù, à la cassonade et à la chicorée
    5.mousse Belle-Hélène, au chocolat et à la compote de poires
    6.Britannisù, au chocolat et à l'orange
    7.coupe Normande, à la compote de pomme, avec de la crème fraîche et du calvados
    8.Halloween, à la courge et à l'orange
    9.Mi-Figue, aux figues et aux biscuits nantais
    10.Retombe-en-enfance, aux fraises tagada
    11.Chapeau rond, aux galettes bretonnes et au caramel
    12.alliance Italo-British, au lemon curd et au limoncello
    13.Robe de mariée, à la meringue
    14.coupe de Nancy, à la mirabelle et aux langues de chat
    15.crème de Noël, aux marrons
    16.il y a de nombreux Fructimisù, aux nectarines, à la pêche, au melon, aux cerises, à la mangue, ...
    17.le Régressif, à la nutella et aux framboises  
    18.dessert de Saint-Nicolas, au pain d'épices et chocolat
    19.crème Vert-Blanc-Rouge, aux poivrons et au pesto
    20.coupe Plat pays qui est le mien, aux speculoos (avec ou sans genièvre)
    21.dessert Dauphinois, aux noix et à la chartreuse
    22.le petit Provençal, aux tomates et à la tapenade

    Mais le tiramisù, c'est avec le mascarpone, les biscuits à la cuiller (savoiardi, en italien), des oeufs, du sucre, du café, du cacao en poudre et basta così

  • R comme rouge et R comme requête

    Pour aujourd'hui j'avais juste prévu de parler du beau ciel rouge que je peux admirer de la fenêtre de mon bureau, chaque soir depuis quelques jours. Certains disent que c'est à cause de l'éruption du volcan islandais, mais moi je croyais que nous avions toujours de si jolis ciels quand la météo et la saison conjuguent leurs efforts...

    En tout cas voilà une photo prise dimanche soir. C'était beaucoup plus rouge samedi mais j'ai eu un coup de fil au moment où j'aurais dû faire sortir le petit oiseau de sa boîte (est-ce que quelqu'un emploie encore cette expression d'une autre époque? je me le demande)

    april 2010 001 - kopie

     

    Mais j'ai aussi un R comme Requête...

    Je suis très soucieuse de mon anonymat, je l'ai déjà dit ici à plusieurs reprises. Or depuis un petit temps, j'ai comme l'intuition que quelqu'un m'a découverte... J'aimerais que cette personne (qui vit probablement dans la province à côté de la mienne) se fasse connaître (elle a mon adresse e-mail) et surtout qu'elle me promette de garder strictement pour elle l'existence de ce blog...

    Merci infiniment, car je n'en dors plus...

  • un 20 sans bilan

    Aujourd'hui bien qu'on soit le 20, il n'y aura pas de bilan. Quoique...

    Aujourd'hui 20 avril, c'est une journée d'anniversaires.

    Nous ne parlerons pas des 20 avril de triste mémoire, comme celui du coup d'Etat des colonels, en Grèce, ou celui de la fusillade à Colombine, aux Etats-Unis.

    Non, nous parlerons famille et événements heureux.

    D'abord il y a mon oncle et ma tante qui sont mariés depuis 46 ans: il me semble que ça mérite d'être signalé et fêté - ce que, les connaissant bien, je sais qu'ils ne manqueront pas de faire ;-)

    Ensuite il y a la petite Marthe qui fête ses trois ans et à qui je souhaite un bel avenir. Elle a de la chance, elle est née du bon côté de la planète et est entourée d'une famille aimante.

    Et moi, et bien, moi aussi j'ai de la chance!
    Il y a 27 ans que j'habite au paradis :-)
    Et ce n'est sûrement pas mon chat Pipo Rossi qui me contredira!

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  • Question exitentielle: pourquoi vouloir la double nationalité?

    Suivez-moi attentivement.

    J'ai un frère. Mon frère a un fils. J'ai donc un neveu. Il a vingt ans.

    Mon frère a épousé une Française et a adopté la nationalité française. Mon neveu est né en France. Il est donc Français. Un vrai de vrai, à qui ses profs, là-bas dans sa France profonde, ont inculqué la fierté et l'amour du pays. Le cours d'histoire, par exemple, était revisité bleu-blanc-rouge et cocorico: sans l'apport de la France, ce monde n'aurait jamais tourné bien rond et nous ne serions pas où nous sommes aujourd'hui (la liste des exemples est longue... en voici juste un pour vous donner une idée: sans les Français, jamais les Etats-Unis n'auraient existé! c'est le prof d'histoire-géo qui l'a dit)

    Or voilà que vendredi dernier, ce fier représentant de la République, supporter des Stéphanois et des XV de France, me demande s'il n'aurait pas par hasard la double nationalité et si ce n'était pas le cas, ce qu'il devrait faire pour devenir Belge.

    Non mais dites une fois!

    Son père est devenu spécialement Français pour lui éviter ce genre de dilemme et voilà qu'à vingt ans le petit demande à devenir Belge alors qu'il habite à 850 kilomètres de nos frontières!

    D'où la question existentielle: pourquoi veut-il devenir Belge?

  • P comme plaques d'immatriculation

    Quand j'ai appris que les nouvelles plaques d'immatriculation françaises ne comporteraient plus obligatoirement le numéro du département, ça m'a fait un coup ;-)

    Si, si, tout de même.

    Et puis ça m'a rappelé des souvenirs d'enfance...

    Chaque année début juillet nous quittions la mère-patrie à quatre heures du matin en direction de l’Ardèche. En 1970, mon père était tombé amoureux du Vivarais et l'avait exploré du nord (Annonay, Lamastre) au sud (Vallon-Pont-d'Arc, Les Vans). Depuis, il nous y emmenait chaque été.

    Les 59, on connaissait, c’étaient nos voisins. On traversait Vervins (02) et Châlons (51) dans le calme du petit matin. Immuablement, à sept heures nous passions à Reims (51) juste avant la cohue et à neuf heures nous étions à Chaumont (52) où Auchan nous ouvrait ses portes. Nous avions droit à une halte.

    Entre Dijon (21) et Mâcon (71), c’était « la traversée du désert » comme disait mon père car c’étaient les heures les plus chaudes et nous n’avions pas la climatisation.

    Armée du guide rouge Michelin, pour passer le temps, j’apprenais par cœur les départements français. Jusqu’à 21 (Côte-d’Or) c’était facile comme cacao et chocolat (les Belges comprendront la fine allusion - LOL). Après, ma foi, l’alphabet et la géographie aidaient.

    On cassait la croûte dans la voiture et on ne s’arrêtait plus. Mon père était « sobre comme un chameau », comme il aimait à le dire, et surtout très pressé d’arriver. Une fois passé Lyon (69) on était vite à Valence (26). On traversait le Rhône à Pont-Saint-Esprit (30) et on faisait notre joyeuse (07) entrée en Ardèche. J’étais incollable sur les départements.

    Mais dorénavant, que feront les petits Belges pour passer le temps (utilement et agréablement) pendant le trajet vers le lieu de vacances en France? Sont-ils condamnés aux jeux vidéo et autres gadgets...?

    Moi j'en inventerais bien un sur les numéros des départements ;-)

  • O comme ortie

    - Vous avez une forte carence en fer, me dit le médecin. Est-ce que vous mangez de la viande?
    - Et bien, oui, de temps en temps...

    J'avais plutôt eu peur que l'analyse sanguine révèle un taux de cholestérol trop élevé, vu que je carbure beaucoup au Saint-Marcellin, reblochon, morbier, pecorino e tutti quanti... miam avec du bon pain aux noix et un excellent verre de vin rouge :-)

    Mais non, carence en fer, donc.

    - Il faut manger un bon bifteck de temps en temps, me dit le médecin. Ou du boudin rouge, si vous aimez ça.

    Hem... le boudin rouge, à part celui que je faisais moi-même, in illo tempore, quand mon beau-père tuait un cochon que la fermière avait engraissé aux patates et au petit-lait...

    Et puis, ces jours-ci, c'est la meilleure époque de l'ortie! Ne contient-elle pas du fer, elle aussi? En cherchant sur le net ses propriétés "médicinales" je suis tombée sur des sites qui en vendent à 9,90 € pour 20 gelules ou à 3 € les 50 grammes à prendre en tisane.

    Chez moi, il n'y a qu'à se baisser et à cueillir... après avoir mis ses gants de ménage jaune fluo, bien sûr. On les rince, on les essore dans le panier à salade, on les coupe grossièrement, on les étuve à sec une minute ou deux dans le micro-ondes et hop, on les ajoute aux pâtes à l'encre de seiche et coulis de tomates et on les sert avec un beau pavé de saumon. Re-miam... avec un bon verre de Batàr, agricola Querciabella (Toscane), vous m'en direz des nouvelles :-)

    J'ai toujours été une enfant docile: j'ai acheté du bifteck. Mais il est resté au frigo.

  • N comme nostalgie

    Fermés, les petits supermarchés Sarma. On ne vend plus la ouate thermogène ni la poudre Inotyol du docteur Debat . Disparus, mon grand-père et Boule d’Or, sa marque de cigarette, ma grand-mère et son moulin à café à manivelle.

    Finie l’époque des jeux de cour de récré, chat perché, colin-tampon. Fini le petit magasin de bonbons, au coin de l’école. Finis les bonbons Pez, le journal Pilote et sa Rubrique-à-brac, le magazine Pif et ses gadgets.

    Perdus, le ré de ma clarinette, le chat de la mère Michel et le vieux chalet de Jean, là-haut sur la montagne. Le furet, il court, il court… et où sont les neiges d’antan ?

    Disparus, Pimprenelle et Nicolas et le gros nounours qui vous disait « bonne nuit les petits ». La grosse télé avec son petit écran bombé, le capitaine Flamm, la petite maison dans la prairie, les cow-boys et les indiens et Armand Pien qui nous disait la météo sur la chaîne flamande.

    Jetés au rebut, le gros poste de radio où on écoutait Jean-Christophe Averty avec ses cinglés du music-hall et le bel canto le dimanche soir; mon transistor à piles pour Radio Hainaut et les disques demandés les jours de semaine.

    R.I.P. Fernand Raynaud, sa sœur et sa 2CV, son beau-frère et son platane penchant. Hergé et les bijoux de la Castafiore. Le Manitoba ne répond plus depuis longtemps. R.I.P. Jacques Brel et le tram 33 pour aller manger des frites chez Eugène. Jan Van Eyck et le panneau des « juges intègres » de son retable L’Agneau mystique.

    Trop tard pour la visite du phare d’Alexandrie et des jardins de Babylone. Beaucoup trop tard pour le jardin des Hespérides. Trop tard aussi pour le voyage avec la Sabena ou le trajet Anvers-Matadi avec le Leopoldville.

    Partis sans laisser d’adresse, François Villon et les amis de ce pauvre Rutebeuf, un jour de grand vent.

    Et les cheveux de mon frère.

    (ma contribution au défi n° 101 dont le thème était la disparition)

  • M comme merci

    Merci à Pivoine, qui m'a incitée à participer au défi du samedi: deux mois ont suffi pour faire de moi une accro ;-)

    Merci à Marine l'oiseau des îles lointaines qui m'a incitée à m'offrir des écouteurs: nos papotages humoristico-existentiels du petit matin font la journée plus belle

    Merci à I*** qui m'a incitée à mettre de l'orange dans ma vie: un peu de son énergie débordante et de son inébranlable soif de vivre finiront bien par déteindre sur moi ;-)

    Merci à G*** qui m'a incitée à continuer à cultiver mon jardin et qui pour cela vient lui-même labourer mon potager

    Merci à tous les amis qui me portent depuis trois ans et demi.

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    ça n'a l'air de rien, vu comme ça, mais le potager de la première photo fait 4 mètres sur dix et celui de la seconde photo plus de 5 mètres sur dix, héhé!

  • L comme loin, très loin du monde

    Passer le week-end avec J***, c'est se couper du monde pour quelques jours.

    On est à Ostende, mais on ne voit pas la mer: J*** n'aime pas le soleil et déteste le sable.

    On se fait des plateaux-télé et on regarde en boucle toutes les séries qu'elle a enregistrées de la RAI, les enquêtes du commissario Montalbano, par exemple, ou un téléfilm sur la vie de Sophia Loren, de sa mère Romilda et de sa soeur Maria.

    Parfois c'est du n'importe quoi, mais on se dit qu'on apprend l'italien...

    Pendant ce temps-là, des avions peuvent s'écraser, des présidents mourir, des bateaux perdre leur cargaison et leur pétrole sur le Great Barrier Reef, nous n'en savons rien. Autour de nous, dimanche, le pays entier halète avec Tom Boonen et nous restons complètement étrangères à toute cette effervescence.

    Nous regardons le chat de J*** et ses dix kilos de placidité avec tendresse et appuyons sur la touche 'pause' pour aller nous ravitailler à la cuisine.

    Comment le monde a continué à tourner sans nous, nous le saurons bien assez tôt.

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  • K comme Khroumir

    Pour le défi 100 j'avais fait un billet sur les jurons du capitaine Haddock. Par la même occasion, je m'étais une fois de plus émerveillée en voyant la variété des origines de tous ces mots utilisés par Hergé pour permettre au brave capitaine de se défouler et d'engueuler tout en restant finalement dans "la règle des bienséances" (non Boileau n'est jamais loin)

    Ce qui donnait le petit classement ci-dessous:

    Le bon capitaine connaît sa géographie: Mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest! papou des Carpathes! Wisigoths!

    Il est fin gastronome: topinambour! moule à gaufres! gros-plein-de-soupe! anthropophage!

    Grand défenseur des biens culturels: flibustier de carnaval! saltimbanque! polichinelle!

    Eminent scientifique: bougre d'ectoplasme! aérolithe! cyclotron!

    Ami des animaux:  babouins! cloporte! perroquet déplumé! sapajou! scolopendre! gibier de potence!

    Eminent historien: bachi-bouzouk! bougre d'olibrius! Mamelouk! Zapotèques!(note : parfois les bachi-bouzouks sont des Carpathes, parfois du tonnerre de Brest)

    Et bien sûr, grand navigateur à la graisse de cabestan! moussaillon! marin d'eau douce! forban! Capitaine de bateau-lavoir!

    J'avais opéré une sélection sévère, vu que le défi voulait qu'on se limite à 100 mots, titre et signature compris. J'aurais pourtant bien aimé ajouter quelques-uns des plus beaux exemplaires, mais aussi moins connus. Comme par exemple ce Khroumir qui apparaît dans Le Trésor de Rackham le Rouge et qui aurait tout naturellement sa place dans la rubrique "géographie".

    Les Khroumirs sont les habitants de la Khroumirie, qui est une région montagneuse du Maghreb (Tunisie et Algérie). On peut aussi écrire Kroumir et Kroumirie. Pour ceux qui désirent en savoir plus, faites comme moi et allez sur Wikipedia ;-)

  • J comme jeu des incipits: les réponses

    Je sais bien que rien ne vaut Fernand Raynaud jouant lui-même ses sketches, et que la seule lecture, sans la voix, les intonations et tous les effets de scène, ce n'est évidemment pas si hilarant, mais revoici les cinq incipits avec le titre approprié. Ceux qui préfèrent d'abord tester leurs connaissances doivent arrêter ici leur lecture et voir mon message d'hier.

    Incipit numéro 1: En vacances avec ma soeur

    Vous allez voir comme les gens sont méchants!
    Mlle Lelonbec a assez d'autorité sur nous, parce que c'est la responsable de la chorale de la paroisse Les Joyeux Pinsonnets du Dimanche, dont je fais partie avec ma soeur. Moi, je suis contrebasse, ma soeur est contralto et Mlle Lelonbec elle, elle est contre moi.
    Vous allez voir comme les gens sont méchants!

    Incipit numéro 2: Vive le camping

    Avec ma soeur, nous, cette année, on a dit: "Eh bien, on va pas aller dépenser bêtement de l'argent dans des pensions de famille. Parce que c'est hors de prix. On se demande où l'on va! tellement tout est cher!"
    Y'a pas de quoi se marrer quand je dis que tout est cher!
    Comme dit mon beau-frère, le mari à ma soeur: "Vaut mieux être riche et en bonne santé que d'être malade et sans le sou."

    Incipit numéro 3: Mon beau-frère inspecteur des Platanes

    Ma soeur s'est mariée, avec mon beau-frère!
    Oh! Et puis, elle a fait un beau mariage! Sans ça, elle ne se serait pas mariée. Elle a même fait deux fois un beau mariage, parce qu'il a une très, très belle situation. Oh! oui! Mon beau-frère, il est inspecteur des Platanes à la mairie!

    Incipit numéro 4: La 2CV de ma soeur

    Si un jour une de vos amies vous dit: "Veux-tu que je te parle franchement?" répondez-lui: "Non! Non! Non! Continue à me parler comme avant." Donc, avec ma soeur... Ne soyez pas sincère, c'est-à-dire, soyez diplomate, ne lui demandez pas pourquoi sa 2CV n'est plus peinte en rouge!

    Incipit numéro 5: Heureux!

    Je suis le cantonnier des chemins vicinaux. Oh, je suis pas le cantonnier des autoroutes ni des autostrades,moi je suis le petit cantonnier! Vous m'avez peut-être vu dans les hautes montagnes, dans mon fossé, appuyé sur ma faux... Quand il pleut je ne travaille pas! Quand il y a de la neige, je scie du bois... Heureux! Y'en a qui tiennent le haut du pavé, moi je tiens le bas du fossé... Heureux!

  • I comme incipit

    Je ne sais pas si le mot incipit convient aussi pour des sketches, mais j'ai très envie de rejouer à ce petit jeu avec quelques célèbres sketches de Fernand Raynaud. Avis donc aux amateurs...

    Incipit numéro 1

    Vous allez voir comme les gens sont méchants!
    Mlle Lelonbec a assez d'autorité sur nous, parce que c'est la responsable de la chorale de la paroisse Les Joyeux Pinsonnets du Dimanche, dont je fais partie avec ma soeur. Moi, je suis contrebasse, ma soeur est contralto et Mlle Lelonbec elle, elle est contre moi.
    Vous allez voir comme les gens sont méchants!

    Incipit numéro 2

    Avec ma soeur, nous, cette année, on a dit: "Eh bien, on va pas aller dépenser bêtement de l'argent dans des pensions de famille. Parce que c'est hors de prix. On se demande où l'on va! tellement tout est cher!"
    Y'a pas de quoi se marrer quand je dis que tout est cher!
    Comme dit mon beau-frère, le mari à ma soeur: "Vaut mieux être riche et en bonne santé que d'être malade et sans le sou."

    Incipit numéro 3

    Ma soeur s'est mariée, avec mon beau-frère!
    Oh! Et puis, elle a fait un beau mariage! Sans ça, elle ne se serait pas mariée. Elle a même fait deux fois un beau mariage, parce qu'il a une très, très belle situation. Oh! oui! Mon beau-frère, il est inspecteur des Platanes à la mairie!

    Incipit numéro 4

    Si un jour une de vos amies vous dit: "Veux-tu que je te parle franchement?" répondez-lui: "Non! Non! Non! Continue à me parler comme avant." Donc, avec ma soeur... Ne soyez pas sincère, c'est-à-dire, soyez diplomate, ne lui demandez pas pourquoi sa 2CV n'est plus peinte en rouge!

    Incipit numéro 5

    Je suis le cantonnier des chemins vicinaux. Oh, je suis pas le cantonnier des autoroutes ni des autostrades,moi je suis le petit cantonnier! Vous m'avez peut-être vu dans les hautes montagnes, dans mon fossé, appuyé sur ma faux... Quand il pleut je ne travaille pas! Quand il y a de la neige, je scie du bois... Heureux! Y'en a qui tiennent le haut du pavé, moi je tiens le bas du fossé... Heureux!

    Les réponses demain!

  • H comme Henriette (4)

    Le 6 décembre dernier, j'ai envoyé cette lettre à ma filleule béninoise, Henriette, qui a huit ans. Et justement demain elle en aura neuf. J'attends encore la réponse. Je sais que je dois être patiente ;-)

    Bonjour Henriette!

    C'est bien dommage que nos lettres mettent si longtemps à faire le voyage qui nous sépare. Mais voici tout de même des nouvelles de chez moi.

    Ici c'est le six décembre, dans mon pays c'est le jour de la fête des enfants et c'est pourquoi je pense tout spécialement à toi. C'est le jour où chez nous les enfants sages reçoivent un cadeau. Je suppose que tu as été sage?

    Moi quand j'avais huit ans j'avais une poupée que j'aimais beaucoup. Elle est aussi sur la photo dont je te parlais dans mon autre lettre, la photo sur laquelle je ne ris pas, tu te souviens?

    Après mes huit ans, j'ai commencé à beaucoup aimer les livres et c'est encore ce que j'aime aujourd'hui. Et toi, qu'est-ce que tu aimes?

    Tu sais, je ne suis jamais allée en Afrique, alors pour que je comprenne comment est ta vie, ton village, il faudra que tu me racontes, petit à petit, ou que tu me fasses un dessin.

    Le dessin que je t'envoie a été fait par mon neveu Arthur. Hier, le 5 décembre, il a eu dix ans et il en est très fier. C'est le sujet de son dessin: il a dessiné une fenêtre ronde derrière laquelle on voit un petit garçon avec le chiffre 10 sur son T-shirt. Il tient sa soeur par la main. Arthur aime beaucoup sa soeur Margot.

    Tu remercieras de ma part Nestor, Josué, Théodore, tous ceux qui nous aident à nous comprendre, toi et moi, tous ceux sans qui nous ne pourrions pas nous écrire, en attendant que tu m'apprennes quelques mots en adja.

    Par exemple, la prochaine fois, je pourrais t'écrire "Bonjour Henriette" en adja, si tu me dis comment faire.

    Et puis, un jour, c'est toi qui m'écriras en français, n'est-ce pas?

    Je t'embrasse en attendant de tes nouvelles

  • G comme glace et gelato

    Dans le journal De Standaard du mercredi 7 avril 2010, je lis que le Belge mange de plus en plus de glaces, aussi bien chez lui qu'à l'extérieur. L'achat de ces desserts glacés prend une place de plus en plus importante dans son budget, d'où le titre de l'article: non seulement nous en consommons plus mais aussi nous achetons des variétés de plus en plus chères.

    Et malgré toutes les nouveautés que nous proposent les fabricants, comme la glace au speculoos ou aux cuberdons, le Belge reste surtout fidèle à la vanille, au moka et au chocolat. C'est pourquoi, pour la saison prochaine, on nous promet de nouvelles variantes qui marieront nos goûts préférés à des enrobages de chocolat au sel marin ou de chocolat aux cacahuètes. Ou alors des glaces vanille au coeur desquelles nous trouverons de la pâte à tartiner aux noisettes, de la sauce au chocolat, du coulis de framboise...

    Mais tout ça m'est bien égal et je n'entre dans aucune de ces statistiques puisque je fais mes glaces moi-même ;-) Miam miam

    Belg eet meer en duurdere ijsjes

    BRUSSEL - Alle Belgen samen kochten vorig jaar 7procent meer roomijs in de winkel. In budget gaat het om 9procent meer, wat betekent dat we ook duurder ijs verbruikten. De cijfers komen uit SuperMagazine, het tijdschrift van de buurtsupermarkten, maar hebben betrekking op alle aankopen in Belgische winkels.

    De prachtige zomer is natuurlijk de hoofdreden voor de forse stijgingen. Schepijs blijft het populairst en is goed voor 58 procent van onze ijsjesuitgaven. Desserts, zoals ijstaarten, blijven beperkt tot 6 procent. Dé grote stijger, met 8 procent, zijn de zogenaamde impulsijsjes: allerlei individueel verpakte frisco's, hoorntjes, enzovoort.

    Nieuwigheden op basis van koekjes (onder meer speculaasijs) en snoep (‘cuberdonijs') deden het opvallend goed. Maar Belgen blijven toch behoudsgezind in hun smaken. Vanille is al jarenlang de populairste smaak, gevolgd door mokka en chocolade, en dat zal nog wel even zo blijven, zeggen de experts.

    Ook deze zomer pakken de fabrikanten met allerlei nieuwigheden uit. Ola (Unilever) pronkt met de Magnum Gold. Die bevat binnenin vanille met een vleugje karamelsmaak. Daarrond zit een chocoladelaag, die gehuld is in karamel met een snuifje zeezout op. Die geeft het ijsje haar uiterlijk dat aan een goudstaaf moet doen denken.

    Ola viert ook het vijftigjarige bestaan van Cornetto, zijn bekende ijshoorntjes. Het gamma wordt vernieuwd met de Cornetto Enigma, die binnenin een lopende saus bevat in drie smaken: vanillechocolade, framboos en hazelnoot. Ook in de kinderijsjes innoveert de fabrikant. Met de Mini Croc bijvoorbeeld, die een bek als die van een krokodil heeft.

    Ook IJsboerke vernieuwt zijn gamma. Bijzonder trots is de fabrikant uit Tielen op de ‘Elegance', een frisco met binnenin vanille met hazelnootpasta en errond een laagje chocolade met pindanootjes. Meest opvallend is een waterijsje in samenwerking met Orangina. Het ijsje is zelfs gegoten in de vorm van de flesjes van de limonademaker.

    Hoeveel ijsjes we precies eten, blijkt niet uit de studie, maar de ijsroomproducenten schatten dat het gaat om zo'n 7liter per jaar. Vorig jaar aten we 3,82 liter ervan thuis, weet het Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijontwikkeling.

    Belgen eten 1 liter roomijs meer per jaar dan de doorsnee-Europeaan. Zuid-Europeanen beperken zich tot 5liter, de Scandinavische landen halen zo'n 13liter.

  • F comme faune et flore

    J'aime observer la faune et la flore. Les petits canards qui plongent. Les crocodiles qui nagent en gardant les narines et les yeux à fleur d’eau. Les têtards qui gigotent. Les paons qui se pavanent. Les sauterelles qui sautillent. Les marguerites qu’on effeuille un peu, beaucoup… Les roses qui ont leurs beautés laissé choir. Les baleines et les éléphants qui s’ébrouent. Les ours un peu bourrus. Les pies qui jacassent. Les anguilles qui se faufilent partout. Les poules mouillées qui ne se mouillent pas.

    Et tout ça en faisant mes longueurs à la piscine communale.

    Ce petit texte est un de mes envois au 100e défi de samedi défi; la consigne disait qu'on ne pouvait utiliser que 100 mots, signature et titre compris. Mais peut-être que certains passages ne sont pas clairs? Ceux qui veulent des explications n'ont qu'à lire la version longue ci-dessous:

    J'aime observer la faune et la flore. Les petits canards qui plongent à pic en montrant leur petit derrière. Les crocodiles qui nagent en gardant les narines et les yeux à fleur d’eau. Les têtards qui gigotent. Les paons qui se pavanent au bord de l'eau. Les sauterelles qui sautillent en stridulant. Les marguerites qu’on effeuille un peu, beaucoup… Les roses qui ont leurs beautés laissé choir. Les imposantes baleines qui déplacent des trombes d'eau et les éléphants qui s’ébrouent en aspergeant de l'eau par tous les côtés. Les ours un peu bourrus. Les pies qui jacassent. Les anguilles qui se faufilent partout. Les poules mouillées qui ne se mouillent pas.

    Et tout ça en faisant mes longueurs à la piscine communale.

    Les crocodiles surtout ont quelque chose de fascinant: comment font ces jolies bêtes pour glisser ainsi sur l'eau sans mouiller leur savante coiffure ni abîmer leur maquillage impeccable au milieu de tous ces canards, éléphants, baleines et têtards?

     

     

  • une des sept vies de mes chats

    La première des sept vies de mes chats, c'est celle du chat paresseux et civilisé comme on peut en voir orner certains intérieurs de stars ou les photos de magazines vantant les belles demeures. Celui qui trône sur son coussin design au coin du feu et dont la fonction est de mettre un peu de vie dans une maison qui n'en porte aucune trace.

    Ici, je trouve que les miens ont l'air paresseux et civilisés... ils profitent des rayons du soleil de mars derrière la vitre. Le bip et le flash de mon appareil photo ont perturbé le moment de leur toilette. Mais tout à l'heure ils iront se rouler dans l'herbe ou chasser les mulots... ou se livreront tout entiers à une autre de leurs sept vies.

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  • E comme experte

    Mes quelques habitués connaissent déjà assez bien mon niveau d'expertise en différentes matières et savent à quoi s'attendre en lisant ce titre.

    Une récente bronchite m'a fait découvrir deux nouveaux aspects, élargissant ainsi encore l'étendue de mes expertises diverses.

    D'abord, il y a eu la bouteille de sirop contre la toux. Comme elle contient de la codéine, elle a un bouchon de sécurité pour éviter que les petites mains innocentes ne s'en servent une rasade. Ce qui fait que la plupart du temps je devais renoncer à ma cuillerée, n'étant pas capable de tourner-appuyer-pousser-soulever dans le bon ordre. Parfois, tout à fait par hasard, j'y arrivais. Mais le breuvage est si infect que quand je n'y arrivais pas, je le regrettais à peine... et je me demandais quel gosse en boirait de son plein gré!

    Puis il y a eu mon congé de maladie. Lundi matin, le médecin m'avait dit: "Bon, je vous donne jusqu'à mercredi." Il complète mes papiers, je les mets sous enveloppe timbrée, je les donne à mon facteur. Voilà, me dis-je, je suis en ordre.

    Mais mercredi matin, je suis prise d'un doute: le docteur avait-il voulu dire jusqu'à mercredi compris ou avait-il voulu dire "mercredi vous retournez à l'école"? Hélas, les papiers étaient partis sans que j'aie jeté un coup d'oeil aux dates... ce qui fait que j'ai foncé à la salle de bains, ramassé mon cartable, mis mes chats à la porte, éteint mon ordi et sauté dans ma voiture direction école... où tout le monde a été fort étonné de me revoir déjà.

    En effet, selon les papiers du médecin je devais rester à la maison bien au chaud jusqu'à mercredi compris.

    "Il faut beaucoup vous reposer" avait-il répété au moins trois fois.

  • D comme dégringolade et débandade chez Delhaize

    J'ai toujours été une fidèle cliente et "défenseure" du Delhaize: moins monstrueusement grand que les hypermarchés, plus à l'échelle humaine, plus souriant, plus frais, plus de qualité.

    Enfin, il fut un temps.

    Car les dernières années le D rime avec désillusion et déception. Dégringolade et débandade.

    Débine et débâcle. Où des produits de la propre marque sont "en rupture de stock" et "on ne sait pas pour combien de temps". Ce qui vous oblige à acheter une marque plus chère.

    Déclin et décadence. Où on voit le chef du rayon fruits et légumes tenter de réanimer à grands renforts d'eau les bottes de radis aux fanes qui ont déjà l'air fort cuites. Où les yaourts emballés par douzaine auront dépassé la date de péremption dans trois jours. Où on vous fait une réduction de 30% quand la viande a atteint la date limite et que les odeurs pourries traversent déjà les trois couches de cellophane.

    Défaillance et déliquescence. Où ces dernières semaines je n'ai plus eu aucun ticket de caisse sans erreurs. Quand la différence de prix en vaut la peine, je me rends à l'accueil lors de ma visite suivante, pour essayer de récupérer mes sous. Mais à l'accueil, il n'y a généralement personne pour nous accueillir.

    Déplorable dépersonnalisation. Où des machines ont été installées pour qu'on puisse scanner nous-mêmes nos achats. Faut nous voir, pauvres ploucs, à tourner nos marchandises dans tous les sens à la recherche du code barres, sous l'oeil scrutateur d'un membre du personnel aux airs de geôlier. 

    J'y vais encore, oui. Mais pour combien de temps? Pour la mozzarella au lait de bufflonne et les fromages appellation contrôlée au lait cru j'ai aussi un bon fromager. Pour les fruits et légumes, le marché deux fois par semaine. Pour le vin, la viande et le poisson, quelques très bons fournisseurs.

    Ah! j'oubliais la dernière: depuis la semaine passée, je reçois leurs publicités en allemand. Quand je l'ai signalé, on m'a dit que c'était normal. "Une erreur de Bruxelles", me dit la caissière, "on ne peut rien y faire".

     

  • C comme cuisine de ma campagne ou ma campagne dans la cuisine

    Depuis un an ou deux, dès que mars est là je suis impatiente de voir poindre les premières feuilles vert tendre de l'ail des ours ou les jeunes pousses d'ortie.

    Boudiou de boudiou qu'est-ce que c'est bon!

    La semaine dernière je me suis préparé des pâtes (des penne) aux poireaux et à l'ail des ours avec une sauce à la ricotta. Delicioso :-)

    Et l'autre jour une pintade aux petits légumes: haricots verts, carottes et ortie. Un régal :-)

    L'an dernier j'en avais mis dans une tarte aux légumes.
    - Ils sont drôlement bons, tes épinards, m'ont dit les amis qui étaient à ma table.
    Je n'ai pas osé les détromper. 

    Pourtant le goût est très différent de celui de l'épinard. Mais il y a des gens à qui, je crois, il vaut mieux laisser leurs certitudes. Et il y en a d'autres à qui, heureusement, on peut tout dire :-)

  • B comme biceps

    - Votre coeur est comme un gros biceps, me dit mon médecin chez qui je m'étais enfin résignée à aller la semaine dernière à cause d'un gros rhume qui traînait en longueur.

    - Il n'est pas bien, mon coeur? ai-je demandé avec une légère appréhension dans la voix.

    - Si, si! me dit-il. Mais il faut l'entretenir, sinon c'est comme tous les muscles, il s'en va en purée.

    Non, il n'a pas dit purée. Mais vous avez compris le message, n'est-ce pas. En tout cas moi je l'avais compris.

    - Il faut aller nager, me dit-il encore.

    Je n'ai pas osé répondre que j'y allais au moins trois fois la semaine, 40 minutes d'affilée. Je ne voulais pas avoir l'air de me vanter.

    - Et faire de la marche. Une demi-heure par jour.

    Je fais le tour de notre petite réserve naturelle à un rythme soutenu et ça me prend 20 minutes. Mais ça non plus je ne lui dis pas.

    - Je me suis acheté un vélo d'appartement sur les conseils de la kiné, lui dis-je.

    Nous avons la même, ça crée un lien ;-)

    - Ah! mais c'est bien! s'écrie-t-il. Il faut regarder combien de calories vous brûlez en pédalant, c'est ça qui motive le plus.

    Et bien non, moi je regarde les minutes. Je pédale à l'aise, ce n'est pas pour les calories, c'est pour mes articulations. Je le lui dis. Mais il insiste sur les calories, aller jusqu'à 300, pédaler vite et fort...

    - Mais alors mon coeur va à 120! lui dis-je, nous ramenant ainsi à la case départ.

    - Oh mais ça ce n'est rien, dit-il, après ça redescend.

    Ah bon? chez moi ça ne redescend que cinq à dix minutes après que j'ai arrêté... mais je ne discute plus, ça ne sert à rien. J'ai bien compris entre-temps que tout ce beau discours ne s'adressait pas à moi, mais qu'il se l'adressait à lui-même, à son coeur de quinquagénaire, à ses muscles qui partent en purée et à ses kilos en trop. 

    Et mon rhume? Il va beaucoup mieux, merci ;-)

  • A comme Adrienne... Perrault ;-)

    défi99

     

    Le vide-grenier d'Adrienne Perrault

    Quand ce papier froissé et griffonné est tombé dans ma boîte aux lettres, j’étais justement en train de vider les greniers en vue d’un déménagement tout proche. Le travail était déjà bien avancé et j’avais déjà fait profiter pas mal de gens de mes pieuses reliques.

    Ainsi par exemple, les ronflements de l’ogre, je les avais offerts de bon cœur à celle qui était devenue la nouvelle femme de l’homme-de-ma-vie. Ils lui revenaient de droit, n’est-ce pas.

    Alors que me restait-il ? Un vieux rat, mais il refuse obstinément de refaire le cocher, et d’ailleurs la dernière citrouille a été transformée en confiture juste avant l’hiver.

    J’ai brûlé le balai de Blanche-Neige quand on a fait les travaux de rénovation et installé le système d’aspirateur centralisé et j’ai jeté hier les dernières cendres sur le tas de compost.

    Ma mère a vendu la quenouille à un brocanteur. C’est de justesse que j’ai pu sauver de la vente le miroir-dis-moi-qui-est-la-plus-belle, c’est Francis, mon coiffeur, qui en profite. 

    Il y a bien longtemps que mon père a mangé les dernières tranches de pain d’épices envoyées par tonton Grimm et j’ai égaré la recette du cake d’amour. Ma robe couleur du temps ? Elle a pris un peu de patine et n’intéresse sûrement plus personne. D’ailleurs, la fermeture éclair est cassée.

    Tous les crapauds du voisinage sont en train de frayer en ce moment et n’ont vraiment pas la tête à jouer au prince charmant.  C’est pourtant l’époque où ils se laissent prendre avec le plus de facilité, j’en ai aidé une bonne vingtaine à traverser la route, dans la nuit de vendredi à samedi.

    Il me reste bien la clé de la chambre de Barbe-Bleue, mais je ne voudrais créer d’ennuis à personne. Vous comprenez que de nos jours, avec l’ADN et la police scientifique, il vaut mieux ne pas laisser traîner ce genre de pièce à conviction.

    Ah ben oui ! comment n’y ai-je pas songé plus tôt ! Je vous offre mes cailloux, vu que je compte m’acheter un GPS pour aller voir mon amie Marie l’été prochain !

     

  • Premières impressions de printemps

    C'est le 15 mars que je n'ai plus pu résister à l'appel du printemps et que je suis sortie faire un tour au lever du soleil (l'heure marquée par mon appareil photo n'est pas exacte). Le ciel était uniformément bleu, l'air sentait bon la fraîcheur printanière et tous les oiseaux chantaient.

    Toutes les misères de l'hiver dernier sont oubliées et je sais de nouveau pourquoi je veux rester habiter ici le plus longtemps possible...

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     En comptant les cinq Galloways de notre petite réserve naturelle - nous les surveillons quotidiennement et amoureusement ;-) j'ai dû un peu chercher le cinquième: le petit Chocolat était bien camouflé derrière un arbre:

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