• Dernier défi du mois de mai

    Le défi 108 était du sur mesure. Lisez ci-dessous ce qu'on nous proposait de faire et sachez que ce jour-là précisément je fêtais mon anniversaire...

     

    Ami(e) qui t'arrêtes :

     

    • procure-toi une bougie de gâteau d’anniversaire, une modeste, une petite, une bougie toute simple, pas forcément neuve ;
    • soude-là, d’une goutte de paraffine  fondue, à un support qui ne craigne pas la flamme : une assiette, une pierre, un verre retourné, une ardoise... vois ce qui est le mieux ;
    • saisis-toi d’une boite d’allumettes, d’un briquet, d’un brandon, d’un silex, vois ce qui est le mieux ;
    • s’il fait jour, tire les volets et les rideaux, éteins les lumières, interdis aux enfants d’entrer dans ton bureau, suggère à qui partage ta vie de sortir le chien, vois ce qui est le mieux ;
    • s’il fait nuit, éteins toutes les lumières ;
    • allume la bougie ;
    • regarde-la comme jamais tu ne fis ;
    • laisse-la se consumer entièrement ( à moyen terme tu devrais te retrouver dans l’obscurité ) ;
    • rallume la lumière ou s’il fait jour rouvre les volets ;
    • saisis-toi d’un crayon et d’une feuille ( ton ordinateur ? si tu le veux, fais comme bon te semble) ;
    • dis-nous les pensées qui t’ont traversé l'esprit quand fondait la bougie ;
    • expédie ton texte (s’il est manuscrit, scanne-le ou photographie-le, s’il est numérique ? tu sais faire), à samedidefi@hotmail.fr ;
    • c’est le défi #108, le relèves-tu ?

     

     

    Dimanche soir 22 mai

    Un petit bout de bougie bleue, trois centimètres de minuscule chandelle torsadée qui restent de précédents anniversaires. La seule différence c’est que cette fois-ci on ne la piquerait pas dans la petite fleur à pointe puis dans un gâteau.

    Ce qu’il aimait, c’était qu’elle lui fasse une tarte à la crème d’amandes. Parfois il soufflait si fort que des gouttelettes de cire se retrouvaient sur le gâteau.

    Combien de temps a-t-elle pour laisser vagabonder ses pensées ? Combien de minutes de sa vie ? De ce précieux temps qui coule et s’écoule et ne revient pas.

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    Justement, en ce dimanche soir, c’est son anniversaire. Elle a été un peu fêtée, c’est vrai, elle n’a pas à se plaindre. Des amis ont pensé à elle. Elle a eu des cartes, des mails, des fleurs, des chocolats. Même l’ex-homme-de-sa-vie se manifeste ces jours-là.

    Mais dans cinq jours il y aura un autre anniversaire, infiniment plus triste. La vie, la mort. Panta rhei.

    La mèche de la minuscule bougie est tout à coup très longue et la voilà qui se consume à un rythme d’enfer. Oh serait-ce prémonitoire…

    Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame,
    Las ! le temps non, mais nous nous en allons,
    Et tôt serons étendus sous la lame

    +++

    Non, ça ne me vaut rien de regarder se consumer un petit bout de bougie d’anniversaire en ce soir de mon anniversaire.

  • Z comme Zoë

    La mère d'Yvonne s'appelait Zoë.

    C'est en rédigeant le billet d'hier que ça m'est revenu, et aussi sans doute parce que j'avais lu qu'une jeune fille, dont le nom était Zoé Renault, menaçait de porter plainte contre la marque de voiture si elle mettait à exécution son projet d'appeler Zoé son prochain modèle de voiture électrique.

    Attendez je vous repêche ça, c'était dans le Standaard du week-end dernier...

    Voilà, c'est ici: http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20100523_003&_section=60682888&utm_source=standaard&utm_medium=newsletter&utm_campaign=middagmail

    Een Franse studente die Zoé Renault heet, kan niet lachen met de plannen van de Franse autobouwer Renault om zijn toekomstige elektrische wagen Zoé te noemen. De studente dreigt met een rechtszaak omdat ze vreest dat ze het slachtoffer zal worden van spot.

    David Koubbi, de advocaat van de vrouw, zegt dat hij een brief heeft gestuurd naar de topman van Renault, Carlos Ghosn, waarin hij hem aanmaant om af te zien van het gebruik van de naam Zoé voor het nieuwe model dat in 2012 op de markt moet komen.

    'We maken er Renault op attent dat de vereniging ter verdediging van onze voornamen (ADNP), Zoé Renault en anderen met de naam Zoé, zich sterk verzetten tegen het gebruik van Zoé voor een automodel', aldus de advocaat.

    Een woordvoerder van Renault wijst erop dat Zoé niet zomaar uit de lucht is komen vallen. De Z en de E verwijzen naar het feit dat de elektrische wagen geen CO2 uitstoot ('zéro émission'), luidt het.

    Je me demande bien qui sortira gagnant de cette affaire...
    les avocats, probablement!

  • Y comme Yvonne

    - Pendant que je veillais Mémenne, me dit ma mère dimanche dernier, elle n'arrêtait pas de parler. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle disait mais j'entendais qu'elle parlait d'Yvonne. Ce nom revenait tout le temps: Yvonne... Yvonne... Yvonne...

    Ma mère a eu un geste agacé en me racontant pour la première fois ce petit fait vieux de cinquante ans. Elle me choque un peu aussi, en disant cela.

    Je me dis que si moi j'avais été la jeune mariée qui veille les derniers instants de la grand-mère de son mari, j'aurais tendu l'oreille en entendant le nom d'Yvonne, le nom de cette maman dont mon père ne parlait que si on le pressait de questions, nous ses enfants.

    Sauf une fois. Une fois où il m'a dit, avec encore un reproche dans le ton et le regard envers les adultes qui lui avaient fait ça, qu'on était venu lui crier, alors qu'il jouait au foot au parc avec son frère: "Rentre vite à la maison! ta maman est morte!"

    Voilà pourquoi je me dis que si moi j'avais été la jeune mariée qui veille les derniers instants de la grand-mère, j'aurais tendu l'oreille en l'entendant prononcer le nom de sa fille morte à trente ans. J'aurais voulu connaître un peu mieux la maman qui avait été gommée - pour un tas de raisons, bonnes et mauvaises - dans la suite de l'histoire.

    N'est-ce pas cela aussi, aimer un homme? 

  • X comme Mister X

    - Ah! la voilà! s'exclame E*** un soir que je rentre trempée comme une soupe.

    Rappelez-vous qu'il pleuvait à Rome le 14 mai dernier ;-)

    Mais son exclamation de contentement n'était pas due à la joie de me voir enfin rentrée au sec. Non, il voulait me présenter à un ami qui logeait là aussi. Mais comme je prenais toujours mon petit déjeuner bien avant tout le monde et que je ne prenais pas d'autres repas avec eux, nous ne nous étions jamais rencontrés. Or j'étais là depuis trois jours déjà et apparemment ils avaient parlé de moi.

    E*** se lance dans les présentations. Il dit mon nom, mon prénom, la ville où je suis née, le métier que je fais et où je l'exerce, comment il me connaît... bref tout un discours que j'écoute pendant que je suis là debout, à dégouliner.

    J'ai donc été longuement présentée à ce monsieur.

    Par contre ils ont omis de me dire comment lui s'appelle, où il habite et ce qu'il fait dans la vie et je suis si bêtement polie que j'ai préféré ne pas les confronter à leur manque de savoir-vivre en leur posant la question:

    - Et vous?

    D'ailleurs le téléphone a sonné, E*** est allé décrocher et j'ai pris congé de Mister X.

    Le comble, c'est que c'est moi qu'ils appelaient la "femme mystère"...

    Rome 2010 053 - kopie

     

  • W comme why waarom warum

    En ce 27 mai, jour du W comme wagon de train, je n'ai que cet autre W en tête, celui qui me poursuit depuis quatre ans: Why waarom warum

    Le cancer est un mal terrible et quand il s'attaque à un jeune, souvent il ne pardonne pas.

    Quatre ans aujourd'hui que François a été emporté par plus fort que lui, alors qu'il s'était battu si fort pendant deux longues années que ça vous crève encore plus le coeur, si c'est possible.

    Quatre ans c'est peu c'est beaucoup ce n'est rien c'est hier

    "Rien ne sert de se révolter, de crier à l'injustice, de maudire son sort et tous ces handicaps indésirables sur la route toute glorieuse que je m'étais imaginée" m'écrit-il en juin 2004.

    Et pourtant c'est ce que je n'arrête pas de faire: crier à l'injustice.

    J'ai rarement eu un élève aussi doué que lui, unissant à ses capacités intellectuelles de telles qualités humaines.

    François tu m'as si souvent remerciée, c'est moi qui te remercie.

  • V comme Vérité Vraie, Voilà la preuve et Vilains menteurs

    Mannen liegen vaker dan vrouwen en ze voelen zich er minder schuldig over.

    Avant que Joye ne s'inquiète pour sa vue, je m'empresse de traduire: Les hommes mentent plus souvent que les femmes et culpabilisent moins à ce sujet.

    Voilà, c'est dit, c'est prouvé, des chercheurs britanniques se sont penchés sur la question et ont constaté que les hommes mentent trois fois par jour - ce qui fait 1092 mensonges par an - tandis que les femmes n'arrivent qu'à deux par jour, soit 728 par an.

    Volgens Brits onderzoek bij 3.000 mensen vertellen mannen dagelijks drie leugens, goed voor 1.092 leugens per jaar. Vrouwen daarentegen liegen slechts 728 keer per jaar, wat toch nog steeds twee keer per dag is.

    Le mensonge le plus courant chez l'homme, c'est "non chérie, je n'ai pas trop bu". Les femmes mentent plus souvent sur l'état de leur humeur et prétendent que tout va bien alors qu'en réalité une chose les tracasse.

    Hé oui, c'est bien ainsi que nous sommes, n'est-ce pas les filles?

    De meest gebruikte leugen door mannen is “nee schat, ik heb niet veel gedronken”. Vrouwen liegen dan weer vooral over hun gemoedstoestand en zeggen dat er “niks scheelt”, terwijl er eigenlijk wel iets op hun lever ligt.

    Au top cinq pour les hommes:

    1.Je n'ai absolument pas trop bu
    2.Non, tout va bien
    3.le portable ne recevait plus aucun signal
    4.ce n'était pas trop cher
    5.je suis en route

    Meest gebruikte leugens door mannen

    1. Ik heb helemaal niet zo veel gedronken
    2. Nee, er scheelt niks.
    3. Ik had geen ontvangst met mijn gsm.
    4. Zo duur was het niet hoor.
    5. Ik ben onderweg.

    Au top cinq pour les femmes:

    1.non, tout va bien
    2.je ne sais pas où est (ce truc), je ne l'ai pas eu en main
    3.ce n'était pas trop cher
    4.je n'ai pas trop bu
    5.j'ai mal à la tête

    Meest gebruikte leugens door vrouwen

    1. Nee, er scheelt niks.
    2. Ik weet niet waar het is, ik heb het niet in mijn handen gehad.
    3. Zo duur was het niet hoor.
    4. Ik heb helemaal niet zo veel gedronken.
    5. Ik heb hoofdpijn.

    Het onderzoek werd gevoerd door het Londense Science Museum, dat onder meer tentoonstellingen organiseert over het menselijke gedrag en de werking van de hersenen.

    Bron: BBC - 20-05-2010

  • U comme un ver, ça va (suite)

    Le mois dernier, suite à une conversation sur certaines "horreurs" culinaires exotiques, je vous racontais ce qui nous était arrivé en Provence, chez Pascal, au moment du fromage chez Pascal c'est un régal...

    L'autre souvenir du même genre, c'est quelques années plus tard, quand nous avons fait connaissance de la future belle-famille de mon frère, en Haute-Loire.

    Après la magnifique côte de veau, on nous apporte un fromage. Le fromage réservé à la famille et aux amis fins connaisseurs.

    Les jours précédents, nous avions eu droit à tous les fromages de la région, cantal, fourme d'Ambert, bleu d'Auvergne... mais voilà qu'arrive, porté comme le saint-sacrement, le fromage que la famille fabrique elle-même: le fromage aux artisons

    Pour les amateurs et les curieux, des photos ici http://www.google.fr/images?um=1&hl=fr&lr=&tbs=isch:1&q=%22fromage+aux+artisons%22&sa=N&start=0&ndsp=18t une ébauche d'article sur wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Artison

    Alors, qu'avons-nous fait? Et bien, c'est simple, les "petits Belges", polis et bien élevés, ont goûté du fromage aux artisons. Et non, nous n'avons pas "gratté" les artisons ni coupé la croûte, nous n'avons pas triché, nous avons fait honneur à l'honneur qui nous était fait.

     

  • T comme tapisseries

    Au palazzo del Quirinale, une expo (gratuite) montre jusqu'au 30 juin la riche collection de tapisseries qui racontent l'histoire de Joseph. Le nom complet de l'expo est: Giuseppe negli arazzi di Pontormo e Bronzino. Viaggio tra i tesori del Quirinale

    Joseph? me disais-je en y allant, sans doute celui de Marie et du petit Jésus?

    Et bien non. En plus d'admirer des tapisseries et de voir les fastes de la résidence officielle du président de la république, j'ai pris une leçon d'histoire biblique.

    Le Joseph en question, c'est celui qui était le préféré de son papa, ce qui avait suscité la jalousie de ses onze frères, etc. etc. ça vous revient? Qui s'était retrouvé esclave en Egypte puis personnage important à la cour de pharaon - à qui il expliquait ses rêves - et qui finalement retrouve ses frères, leur pardonne tout et revoit son vieux papa.

    Et maintenant je sais enfin qui est la femme de Putiphar ;-)

    Ah! les femmes!

    Pour ceux que ça intéresse, tous les détails ici: http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.quirinale.it/qrnw/statico/palazzo/collezioni/arazzi/immagini/grhome_a-ar-sc-a-1946.jpg&imgrefurl=http://www.quirinale.it/qrnw/statico/palazzo/collezioni/arazzi/arazzi.htm&usg=__1oafdv8Up6wnBvr0zO7LTT7Qk8A=&h=271&w=280&sz=78&hl=fr&start=2&itbs=1&tbnid=qvmW175G36FcyM:&tbnh=110&tbnw=114&prev=/images%3Fq%3Dpalazzo%2Bdel%2Bquirinale%2B%252B%2B%2522gli%2Barazzi%2522%26hl%3Dfr%26sa%3DG%26gbv%3D2%26tbs%3Disch:1

    Une petite video qui retrace la vie de Joseph est montrée à l'entrée de l'expo. Ce n'est pas un luxe inutile ;-) On peut la voir ici: http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.quirinale.it/qrnw/statico/palazzo/collezioni/arazzi/immagini/grhome_a-ar-sc-a-1946.jpg&imgrefurl=http://www.quirinale.it/qrnw/statico/palazzo/collezioni/arazzi/arazzi.htm&usg=__1oafdv8Up6wnBvr0zO7LTT7Qk8A=&h=271&w=280&sz=78&hl=fr&start=2&itbs=1&tbnid=qvmW175G36FcyM:&tbnh=110&tbnw=114&prev=/images%3Fq%3Dpalazzo%2Bdel%2Bquirinale%2B%252B%2B%2522gli%2Barazzi%2522%26hl%3Dfr%26sa%3DG%26gbv%3D2%26tbs%3Disch:1

  • Stupeur et tremblements alla stazione Termini

    Comme le vol avait plus d'une heure et demie de retard, il était pas loin de minuit quand je suis arrivée à la gare de Rome. D'où je devais normalement prendre un bus pour aller jusqu'au Lungotevere près duquel je logeais.

    J'étais fatiguée de traîner ma petite valise autour de la gare à la recherche du bus, et ça devait se voir, parce qu'un tas de taximen m'ont abordée pour me proposer leurs services... que je m'entêtais à refuser.

    Puis est arrivé un petit bonhomme rondelet qui a su trouver les bons arguments, probablement. Je l'ai suivi jusqu'à son véhicule. Qui n'était pas garé dans la file des taxis. Qui ne portait aucun signe distinctif le rendant reconnaissable comme étant un taxi. Dont la portière avait visiblement été forcée; la clenche du côté du passager était d'ailleurs cassée. Qui n'avait pas de compteur...

    Je suis tout de même montée dedans et il m'a amenée où je devais être. Pour 15 euro. Les autres taxis en voulaient 18 ou 20.

    Mais ôtez-moi d'un doute: aurais-je roulé dans une voiture volée?

    Rome 2010 002 - kopie

    Qui donc préfère aux pouliches les chevaux-vapeur?

     

  • 22 mai

    Aujourd'hui à l'école nous avons notre journée portes ouvertes. Je serai "sur pied" de dix à dix-huit heures, ça fait un peu beaucoup pour quelqu'un qui est déjà épuisé par sa semaine surchargée de cours et de réunions de toutes sortes.

    D'autant plus que j'ai eu la bonne idée de faire lire à mes élèves le livre de leur choix, de sorte que j'avais une quinzaine de nouveaux questionnaires de lecture à fabriquer pour jeudi dernier et que j'ai une centaine de copies à corriger... en attendant la centaine suivante, qui arrivera la semaine prochaine.

    Hélas, on ne se refait pas.

    Je fêterai mon anniversaire une autre fois :-)

    ... mais il y a de la lumière au bout du tunnel!

    Rome 2010 023 - kopie

  • R comme Roma

    Rome 2010 003 - kopie

     

    J'ai encore une fois passé une demi-journée au musée Capitolini :-)

    La fameuse louve n'est pas dans la petite salle où elle trône normalement. Elle a été placée dans la grande salle claire où se trouve également la statue équestre de Marcus Aurelius. Ce qui fait que j'ai facilement pu la photographier... comme mille autres touristes de passage ce jour-là :-)

    Mais une photo que j'aurais voulu prendre, c'était au départ, à l'aéroport de Charleroi: j'aurais aimé immortaliser la tête du jeune anglais à qui, au contrôle des bagages, on a confisqué deux pots de confiture de myrtilles Bonne-Maman qu'il avait dans son sac au dos.

  • le bilan du 20

    Regardez cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=ARwZ3scXQ7U

    C'était le 12 mai 2010 à Bruxelles, à la gare Centrale.

    Un petit mot d'explication?

    Op 11 mei organiseerde 11.11.11 in samenwerking met 120 koormeisjes en de wereldtop van trialbikers en beatboxers een opmerkelijke stunt in het Centraal Station van Brussel.
    Dit nieuwtje wilden we graag met je delen.

    Met deze actie willen we heel Vlaanderen warm maken voor de Ronde van 11.
    Op zondag 30 mei start 11.11.11 immers zijn lenteoffensief met een reeks fietstochten verspreid in 11 gemeenten verspreid over de 5 Vlaamse provincies. In Brussel is er op zondag 6 juni een extra editie.

    Bekijk alvast de stunt op www.derondevan11.be

    Wil je meefietsen? Schrijf je dan zo snel mogelijk in op de website.
    Als je dat vóór 24 mei doet, maak je bovendien kans op een heel aantrekkelijk weekendarrangement voor 2 personen in het Hageland.

    Met vriendelijke groeten,
    Bogdan Vanden Berghe

  • Questions sans réponse

    Ce qu'il y a de bien, au musée Barracco (http://www.museobarracco.it/) c'est que de très nombreuses oeuvres suscitent un nombre infini de questions.

    Ce qu'il y a de moins bien, c'est que ces questions restent sans réponse.

    Comme j'étais là à neuf heures tapantes (et que le personnel n'était pas encore au complet) j'ai eu le temps d'admirer l'entrée du bâtiment. Je remarque l'omniprésence de la fleur de lys et de l'hermine, jusque dans le carrelage. La dame à l'entrée ne sait pas pourquoi ni s'il y a un lien avec la France ou la Bretagne.

    Je ne reproche rien à cette dame ni à aucun membre du personnel: ils ont tous été extrêmement gentils et courtois, jusqu'à la dame de la pulizia. Et le musée lui-même vaut absolument la visite.

    La preuve: tant d'oeuvres suscitent un nombre infini de questions ;-) ce qui pour moi est un grand compliment... et en même temps j'aimerais beaucoup avoir les réponses. Mais aujourd'hui que j'ai plus de deux lecteurs je me rends compte que je dois faire très attention à la portée de certaines paroles...

    Seule est en cause: mon ignorance.

    Pourquoi je retrouve ce que je croyais être "le sourire étrusque" (il sorriso etrusco) sur des oeuvres réalisées à Chypre à la fin du 6e et au 5e siècles avant JC?

    L'Apollon de "type Kassel" a-t-il toujours une longue tresse enroulée derrière la tête?

    Que fait ce serpent qui se dresse en avant-plan et en plein milieu de cette scène de banquet? (rilievo funerario con scena di banchetto, originale attico della prima metà del IV secolo AC, marmo pentelico)

    Ce qu'il y a de bien aussi à ce musée, c'est qu'il y a très peu de monde en ce samedi matin (personne à part moi, avant dix heures et demie) et que les oeuvres sont exposées à hauteur des yeux, qu'on peut les approcher et en faire le tour.

    Ce qui fait que je peux admirer à loisir les tresses, les boucles folles et les chignons savants de toutes ces merveilleuses sculptures ;-)

    Une photo libre de droits, voir ici:  http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Museo_Barracco_-_Magna_Grecia_1010650.JPG

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  • P comme pensées paternelles


    "Il faut en garder pour la prochaine fois" disait mon père quand nous nous plaignions, enfants, qu'un plaisir soit déjà terminé. Et toujours il le disait avec une certaine dérision, comme quand mon frère voulait faire encore un tour de manège à la kermesse ou qu'on voulait continuer à jouer au lieu d'aller au lit.

    "Il faut en garder pour la prochaine fois", me suis-je dit alors que j'entrais dans le parc qui entoure les thermes de Dioclétien. Non, je ne les visiterai pas cette fois-ci, ainsi j'ai une bonne raison de revenir à Rome en mai prochain...

    Mais j'ai déjà pris une ou deux photos pour le futur calendrier des "gatti di Roma"
    ;-)

    Rome 2010 046 - kopie

     Rome 2010 049 - kopie

  • O comme ortie

    Au printemps, ce sont les belles et bonnes sauvages, dont l'ortie, qui me dépannent merveilleusement quand le frigo est quasi vide et que pour les légumes frais il faut attendre le marché du lendemain.

    Ainsi l'autre soir, avec une cuisse de canard confite qui traînait là pour le cas où (date de péremption en juin prochain) et des gnocchi (idem) je me suis fait des orties - comme d'hab' rincées, grossièrement hachées, passées deux fois une minute au micro-ondes... vous commencez à savoir, n'est-ce pas. J'y ai ajouté les gnocchi déjà cuits et un peu de crème fraîche et c'était hmmmmm...

    Avec ça je me suis offert une bouteille de derrière les fagots, vestige de ma splendeur passée (lol), un ou même deux verres d'Aloxe-Corton 1995, boudiou de boudiou c'est bien vrai que la vie est belle, quelquefois :-)

    Et c'est bien vrai aussi que les dames qui vous piquent l'homme-de-votre-vie ne le font pas pour ses beaux yeux... quoi qu'il en pense ;-)

     

  • N comme normalement

    Normalement, hier soir à 22.55 h. j'atterrissais à Charleroi.

    Enfin, si je dis "j'atterrissais", c'est peut-être un peu présomptueux. L'avion atterrit et ce n'est pas moi qui le pilote, évidemment.

    Normalement, j'ai passé une bonne nuit de repos à l'hôtel South.

    Normalement, j'y ai pris un excellent et plantureux petit déjeuner.

    Normalement, j'ai repris ma voiture et retrouvé ma route. Je ne sais pas comment je fais, mais chaque fois que je quitte l'hôtel South je m'égare un peu. Tout finit par rentrer dans l'ordre, ça coûte juste un peu plus de temps et un peu plus d'essence.

    Normalement, je suis de retour dans ma Flandre profonde dans le courant de l'avant-midi.

    Normalement, je retrouve ma maison, mon jardin, mes chats.

    Mon bureau et mon ordinateur. Et vous, chers lecteurs :-)

  • M comme Massenet et Monnaie

    Samedi dernier la Monnaie ouvrait ses portes dès 14.00 h. pour la Journée européenne de l'opéra (European Opera days) dont le thème ici à Bruxelles était l'Espagne et Don Quichotte, puisque en ce moment c'est cet opéra de Massenet qui est à l'affiche.

    J'ai donc eu le bonheur d'entendre un acteur espagnol, Pedro Cabanas, lire quelques pages de l'oeuvre de Cervantes.

    La Monnaie ressemblait - comme souvent d'ailleurs - à une ruche en pleine effervescence, et c'était très bien, très festif, très décontracté.

    Le soir, j'ai vu un Don Quichotte particulièrement touchant, d'autant plus que ce sont les adieux de notre gloire nationale, José Van Dam, dans le rôle de l'homme de la Mancha.

    Toutes les infos et d'autres très belles activités prévues dans les prochains jours, ici: http://www.lamonnaie.be/demunt-1.0/programma/productie.jsp?id=11000

    Je vous le recommande, et tout particulièrement ceci qui aura lieu demain:

    A STAGE WITH A VIEW – 16.05.2010 11:00

    Jorge Semprún
    , grande figure emblématique de la littérature espagnole et française, est invité à commenter les thèmes présents dans le Quijote de Cervantès dans une perspective contemporaine. L’acteur Pedro Cabanas lira des fragments du chef d’œuvre de Cervantès et la pianiste Inge Spinette jouera des arrangements pour piano de la partition de l’opéra.

  • L comme liste

    Trois jours pleins à Rome, c'est merveilleux et en même temps c'est très court, évidemment, surtout si on a fait la liste de tout ce qu'on veut voir. Liste qui n'est même pas exhaustive, mais tout simplement ce que je voudrais absolument voir! Et je me suis arrêtée à dix ;-)
    Choisir, toujours choisir... la vie n'est faite que de cela, n'est-ce pas. Et le hasard (s'il existe) me guidera bien un peu aussi.

    L'exposition Caravaggio, Scuderie del Quirinale

    World Press Photo, museo di Roma in Trastevere, ce n'est pas loin de là où je loge

    Edward Hopper, museo Fondazione Roma (museo del Corso)

    Da Corot a Monet, complesso del Vittoriano

    Giuseppe negli arazzi di Pontormo e Bronzino: viaggio tra i tesori del Quirinale, palazzo del Quirinale (arazzi = des tapisseries)

    I Caravaggeschi, palazzo Ruspoli (fondazione Memmo) des "imitateurs" de Caravaggio pour compléter ma visite à la grande exposition qui lui est consacrée

    L'età della conquista: il fascino dell'arte greca a Roma, musei Capitolini (la fascination romaine pour l'art grec au moment où Rome est au sommet de sa gloire et de ses conquêtes... et ma fascination pour toute la culture antique!)

    Il sorriso di Dioniso, museo nazionale romano, palazzo Altemps

    William Klein: Roma fotografie 1956-1960, museo dei Fori Imperiali, Mercati di Traiano: je sens que je vais adorer ce genre de photos!

    Storie d'arte e di misfatti: sei indagini sull'archeomafia raccontate a fumetti, istituto nazionale per la grafica (les trafics dans le domaine de l'art racontés en bandes dessinées)

    Toute l'info sur  http://www.turismoroma.it/oggi_a_roma/gli_eventi_della_citta et une liste complète ici http://www.060608.it/it/content/listEvent/area/eventi_e_spettacoli

  • K comme Kristel

    Dimanche c’était la fête des mères, en Belgique comme dans de nombreux autres pays de par le monde. Nous avions rendez-vous à neuf heures du matin avec notre petit groupe de bénévoles  pour faire une de ces « promenades » qui ont pour but d’évaluer la situation et de voir les prochains travaux à faire dans notre petite réserve naturelle.

    L’an dernier, par hasard, une telle promenade était également au programme le matin de la fête des mères. A la demande de Kristel nous l’avions retardée d’une demi-heure : elle savait que ses enfants avaient prévu quelques gâteries, dont un petit déjeuner au lit. Son aînée, une petite fille qui n’avait pas dix ans, nous avait d’ailleurs accompagnés en promenade ce jour-là. Elle ne voulait pas quitter sa maman et lui a tenu la main du début à la fin.

    Et puis à la mi-octobre « la Parque l’a fauchée »

    Alors en ce dimanche de la fête des mères, j’ai pensé à elle et à ses enfants, et je voulais en parler et vous montrer la photo de l’arbre que nous avons planté en souvenir de Kristel.

    C’est un tilleul.

    Le tilleul, arbre sacré chez les Celtes et les Germains. Dans la mythologie germanique, il est dédié à Freya, la déesse de l’amour.

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  • J comme Jorge Semprun

    J’étais à la librairie de la Monnaie. Je n’ai vu qu’un livre, un seul, comme s’il n’y avait que lui sur cette table. Jorge Semprun, L’écriture ou la vie.

    Je ne sais pas pourquoi ce titre m’a interpellée. L’écriture ou la vie. Pendant un certain temps, l‘écriture a été pour moi un moyen de survie, justement. Tandis qu’ici je lis sur la quatrième de couverture : « Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. »

    C’est pourtant ce livre-là que j’ai pris en main. Et je ne l’ai plus lâché. Je l’ai payé, je suis sortie et j’ai commencé à lire.

    J’ai même commencé à le lire avant de l’avoir payé ;-)

    Pour ceux qui veulent voir l’incipit, il est ici : http://pagesperso-orange.fr/mondalire/FAtext19.htm

  • I comme Italie

    Je me suis offert un petit avant-goût d’Italie, samedi dernier à Bruxelles, en allant manger chez Piero. Ça faisait bien longtemps que je n’y avais plus mis les pieds, la dernière fois, j’y étais avec l’homme-de-ma-vie, c’est tout dire.

    C’était en quelque sorte un de ces nombreux endroits à « exorciser ». Je faisais donc d’une pierre (ho le jeu de mots) deux coups.

    Vous entrez chez Piero, et vous êtes en Italie. Le serveur et le patron sont indubitablement italiens, la cuisine aussi. Le décor. Le buffet d’antipasti. La machine à café compliquée avec plein de manettes, de petits écrans ronds et de boutons comme le tableau de bord d’un avion (ou presque).

    Il y a des jours comme ça, où on est content d’être là où on est, même si la table est branlante et s’il n’y a rien de prévu au lavabo des toilettes pour se sécher les mains. Les antipasti sont excellents, le fritto misto di pesce alla riminese aussi. Même le morceau d’espadon « sec comme un coup de trique » (aurait dit mon père) n’arrive pas à entamer ma bonne humeur : l’autre fois que j’ai mangé de l’espadon, il était encore plus sec, si c’est possible, et c’était en Italie, alors…

    Dehors, trois « ouvriers » tout aussi indubitablement italiens ont décroché l’enseigne. Ils la regardent, couchée à terre. Fument une cigarette, boivent une canette, discutent le coup. Quand je ressors de là, le travail n’a pas avancé d’un pouce.

    Et puis, la touche finale : la machine « refuse » le paiement de ma carte Visa, alors que je viens de l’employer juste avant à la Fnac et que je l’emploierai juste après à la librairie de la Monnaie.

    Questo è l’Italia !

  • H comme harponnée

    En sortant de mon supermarché préféré (re-LOL) mardi dernier, je me suis fait harponner à la sortie par la chef caissière.

    Elle m'a agité sous le nez un feuillet plié en deux: une photocopie du mail de réclamation que j'avais envoyé en mars, il y a deux mois, donc.

    - C'est vous, me dit-elle, qui avez écrit ça?

    Ben oui, je l'avoue, c'est moi qui ai osé. Il y a mon nom, le vrai ;-), mon adresse, et tout et tout... Question d'autant plus superflue que la chef caissière me connaît, j'ai eu sa fille en classe et elle a maintes fois profité de mon pasage à sa caisse pour avoir avec moi un entretien parent-professeur.

    Me voilà donc sommée d'expliquer le comment et le pourquoi de ma réclamation.

    Pour ceux qui voudraient se rappeler de quoi il s'agissait, j'exprimais mon mécontentement ici http://adrienne.skynetblogs.be/tag/1/reclamations 

    Mais je n'ai évidemment pas envoyé cette prose-là. Ils ont reçu une version qui baignait dans une tonne d'édulcorant. Polie, je n'agresse personne, je ne persifle pas, j'exprime juste mon mécontentement sur les erreurs répétitives et je constate que le personnel n'est plus aussi affable qu'avant.

    ...

    Ohlala! qu'est-ce que je regrette d'avoir envoyé ce mail! et qu'est-ce que je regrette d'avoir remis les pieds dans ce magasin!

  • G comme guerre

    Demain 10 mai il y aura 70 ans que les Allemands ont envahi la Belgique.

    Ce jour-là, le temps était magnifique. Grand soleil. Beau ciel bleu.

    Ma grand-mère Adrienne fêtait son anniversaire.

    Ce jour-là et les jours qui ont suivi, le défilé des réfugiés a commencé. Mon grand-père aussi s'est posé la question s'il ne valait pas mieux prendre la route et mettre sa famille en sûreté, plus au sud.

    Mais ma grand-mère Adrienne ne voulait pas quitter sa maison. Il n'y avait que quelques mois qu'elle avait sa nouvelle machine à coudre et elle ne voulait pas la laisser aux Allemands.

    C'était une Singer

  • G comme gageure

    Gageure numéro un:

    Normalement, mardi soir, je dois prendre l'avion pour Rome. Personne ne sait cependant ce que décidera le volcan islandais ni dans quelle direction le vent soufflera d'éventuelles cendres.

    Mais mon billet super-low-cost est payé depuis longtemps et le check-in en ligne est fait aussi. Je n'ai pas voulu payer d'assurance. Quand j'ai réservé ce billet, on était début janvier. Le volcan dormait encore. Ou du moins, c'est ce que nous pensions...

    Gageure numéro deux:

    Normalement, samedi soir, je dois prendre l'avion pour rentrer en Belgique. Nul ne sait si cet avion volera. Et si je dois prolonger mon séjour à Rome, est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle?

    Disons une bonne et espérons que je puisse partir ;-)

  • F comme Francis, mon coiffeur-philosophe

    - J'aurais bien aimé être prof, me dit Francis, mon coiffeur-philosophe. Et quand il se met à philosopher, il reste là, le peigne en l'air dans la main gauche et gesticulant dangereusement avec les ciseaux dans la main droite.

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, je parle de lui ici: http://adrienne.skynetblogs.be/tag/1/coiffeur.

    Moi, quand on me dit ça, je ne dis rien, j'attends la suite. Jamais, jusqu'à présent, aucun de mes interlocuteurs n'est sorti des clichés sur le métier de prof. Mais je ne désespère pas et j'attends toujours le miracle.

    - Ah bon... dis-je simplement pour montrer que j'ai entendu et que j'écoute.
    - Oui, j'ai toujours rêvé de ce métier! 
    - Il n'est pas trop tard, dis-je (ne jamais contrarier les bonnes volontés, disait mon père), vous pourriez enseigner la coiffure...
    - Ah mais je le fais déjà! Mais ce n'est pas ça que je veux dire.

    Non, ce qu'il voulait dire, c'était "le prof" qui est devant sa classe (attentive et travailleuse, ordonnée et disciplinée, motivée et avide de savoir) et qui dispense son enseignement (le prof parle et tout coule de source). Puis qui a fini à quatre heures et plein de congés. Et le salaire qui tombe à la fin de chaque mois sans qu'on se soit beaucoup foulé (parler, c'est pas fatigant, n'est-ce pas).

    En sortant de chez lui, ce jour-là, j'ai eu envie, pendant un moment, de lui enlever son titre de coiffeur-philosophe. Finalement, je le lui ai laissé.

    Tous mes élèves ont droit à une deuxième (voire une troisième, une quatrième...) chance ;-)

     

     

  • 7 idées, c'est 6 de trop

    Le défi du samedi a comme thème de la semaine le chiffre trois. Comment, comment, que voulez-vous dire... trois? tout simplement trois? et on fait ce qu'on veut avec cette simple donnée?

    Ben oui. On fait ce qu'on veut.

    C'est là que les problèmes commencent...

    La première idée s'est imposée à moi tout de suite. Elle commençait ainsi: "Un pays, trois régions, trois communautés. Trois Léopold. Trois langues officielles." Mais je me suis tout de suite rendu compte que la liste des "trois", tout en étant fort longue, n'ajouterait rien au problème de la Belgique et n'éclairerait nullement le lecteur non-belge.

    Ce qui m'est passé par la tête ensuite, ce sont les expressions. "Jamais deux sans trois", par exemple. Pourquoi ne pas raconter une jolie petite histoire pour l'illustrer? ou pour la contredire? aucun problème, allons-y, illustrons, illustrons...

    Mais laquelle prendre? le triple galop? haut comme trois pommes? triple idiot (andouille, buse)? trois pelés et un tondu? Hélas, trois fois hélas, je ne m'en sortais pas.

    Puis ce sont les chansons et les comptines qui sont arrivées en grand nombre dans ma tête. Voilà l'idée, me dis-je, je vais faire un beau "remix" des trois petits enfants qui s'en allèrent glaner aux champs, ils deviennent les trois jeunes  tambours s'en revenant de guerre et finissent dans la chanson de Brel, les Bourgeois, merveilleuse chanson avec trois amis, trois notaires et même l'hôtel des trois faisans!

    Malheureusement, si je puis dire, je suis aussi tombée sur Anne Sylvestre et ses Fabulettes. Alors de fil en aiguille je suis passée des comptines aux poèmes. Jean Tardieu, par exemple, incontournable avec son Je m'amuse en rimant.

    Les Trois Mousquetaires

    Vont en Angleterre;

    Leur habit porte une croix,

    Trois fois un, trois.

    Nouveau problème: les trois mousquetaires, ça nous mène à la littérature, l'enfantine (les trois petits cochons) et l'autre. Au cinéma (le train sifflera trois fois). Au théâtre (les trois coups, la règle des trois unités). A l'Antiquité (les Horace et les Curiace). A la Bible... arghhh c'est là que j'ai succombé sous l'avalanche.

    Et moi qui croyais régler ma participation en trois coups de cuiller à pot, je suis retombée dans le trente-sixième dessous.

  • E comme échange

    Si vous croyez que ça n'arrive que dans les films avec la famille Groseille, détrompez-vous. Le site du très sérieux journal De Standaard relate que deux bébés nés en mars 2009 avaient été intervertis à leur naissance: l'un avait été confié à la maman de l'autre. Aujourd'hui, plus d'un an après, ils ont retrouvé leurs parents biologiques: les mamans se sont décidées à faire l'échange. C'est l'une des deux qui avait trouvé bizarre que son enfant ne montrait aucune ressemblance ni avec elle ni avec son mari et qui avait fait réaliser un test ADN...

    Mais pour moi, le clou de l'histoire c'est que l'infirmière responsable de cette "méprise" avait déjà échangé deux autres nouveaux-nés, dans ce même hôpiltal, en 2008...

    Moeders ruilen verwisselde baby's na jaar

    • woensdag 05 mei 2010, 11u01
    • Bron: anp
    • Auteur: sdg
    De moeders van twee Braziliaanse baby's, die na hun geboorte in maart vorig jaar in het ziekenhuis werden verwisseld, hebben hun kinderen na meer dan één jaar alsnog geruild.

    Een van de moeders, Queila Fagundes (22), was opgevallen dat haar baby noch op haar noch op haar man leek. Een DNA-test wees uit zij niet de biologische ouders konden zijn.

    Na wat speurwerk werd vastgesteld dat hun kind na de geboorte aan de 28-jarige Elaine Pires was meegegeven. De vrouwen werden met elkaar in contact gebracht en praatten met elkaar over de kinderen. Na enige tijd werd tot een emotionele ruil besloten.

    De twee vrouwen kregen psychologische bijstand van de kinderbescherming. Zij willen nu een rechtszaak aanspannen tegen het Santa Lúcia-ziekenhuis in Goiâna. In hetzelfde ziekenhuis werden in 2008 ook al eens baby's verwisseld door dezelfde verpleegster.

  • D comme délicats et diététiques

    J'ai deux chats qui autrefois se ruaient sur:

    - les petits bouts mi-cartilagineux, mi-gras d'un pilon de poulet ou d'une cuisse de canard
    - les petits déchets rose et beige du saumon frais
    - la graisse de canard ou d'oie, un reste de beurre
    - la barde de lard ou la couenne du jambon

    Ils miaulaient pour recevoir un reste de lait entier ou de crème fraîche et se bousculaient pour pouvoir lécher le récipient dans lequel il y avait eu le mascarpone...

    ... et voilà qu'aujourd'hui ils font les délicats et sacrifient à la mode omniprésente du diététique; ils se nourrissent désormais exclusivement de croquettes du commerce (contiendraient-elles un produit irrésistiblement addictif?) et d'eau.

    Alors maintenant, toutes les nuits, c'est la famille hérisson qui vient se régaler sur la terrasse :-)

  • C comme camping

    J'aime vraiment beaucoup le camping! Le vrai, dans une tente, pas avec la mini-maisonnette qu'on traîne derrière soi et dans laquelle on a le percolateur, le micro-ondes et la télé. Une tente de toile, des matelas de mousse, un réchaud à gaz, des assiettes en plastique et des sacs de couchage...
    Au grenier, j'ai tout l'équipement nécessaire. Mais depuis que l'homme-de-ma-vie est sorti de ma vie, cet équipement n'est plus sorti du grenier.
    C'était pourtant toujours moi qui montais et démontais la tente, mais je ne suis pas capable de soulever le gros sac qui contient la toile ou les piquets :-)
    Et puis, depuis que je voyage seule, je voyage "léger" et en avion ou en train.
    Mais le camping, ah oui, j'aimerais bien en refaire. Aussi, mon oeil a tout de suite été attiré par ce titre dans le magazine Knack weekend: Le top 10 des campings les plus simples et les plus romantiques (Een top tien van de meest romantische, eenvoudige campings.)
    Les voici; même sans aucune connaissance du néerlandais, vous allez tout de suite saisir mon problème:

    1. Fairy Meadow, met uitzicht op de 8125 meter hoge Nanga Parbat (Pakistan).
    2. Camping aan het Karakolmeer, aan de oude Zijderoute (China).
    3. Mount Everest Base Camp op 5200m hoogte (Tibet).
    4. Mutawintji NP, een groene oase in de outback (Australië).
    5. Kampeerplaats in de duinen, Polihale NP (Hawaii).
    6. Kathleen Lake in Kluane NP (Canada).
    7. Camping in de duinen, bij Glenbrittle (Schotse eiland Skye).
    8. Kasba Moyahut bij de duinen van Erg Chebbi (Marokko).
    9. Kamperen onder leiding van een ranger, Okavango Delta (Botswana).
    10.Vrij kamperen rond de Spitzkoppe (Namibië).

  • B comme bout du monde et B comme Berthoise

    "Un bonjour du bout du monde", écrit J***

    Pour J***, les choses sont claires: là où elle habite, c'est le bout du monde. Européenne expatriée en Nouvelle-Zélande, elle désigne son pays d'adoption par ce seul vocable, presque à chaque fois qu'elle écrit: bout-du-monde.

    Bout de quel monde? Une des extrémités de la carte géographique à condition qu'on prenne l'Europe comme centre du monde: est-ce que ça justifie qu'on se considère comme le bout du monde?

    Finis terrae... les Brestois aussi se croient au bout du monde :-)

    "Et bien toi", me disent tous ceux qui viennent chez moi pour la première fois, "tu habites vraiment au bout du monde!" S'ils sont francophones, évidemment. Les Flamands disent "jij leeft hier echt in het hol van Pluto". La caverne de Pluton, comme symbole de l'endroit difficilement accessible aux vivants, cet autre bout-du-monde qui est l'Autre Monde.

    Pourquoi? Parce que la rue est en cul-de-sac? Qu'il faut une bonne carte routière pour me trouver? De préférence une carte d'état-major, surtout que beaucoup de systèmes de GPS ne me trouvent pas (hahaha). Ou parce que je n'ai presque pas de voisins, chose extrêmement rare dans notre Flandre surpeuplée? 

    Donc dorénavant, j'écrirai comme J***: "Un bonjour du bout du monde!"

    NatuurPuntMei2009 003

    merci à Berthoise http://berthoise.canalblog.com/  qui a relayé une demande de Mère Castor http://lamerecastor.canalblog.com/archives/2010/04/03/index.html mais la demande était pour avril et moi mon B comme est ce 3 mai... donc je participe juste "pour la gloire" ;-)