• Dernières élucubrations de 2010

    l'exercice numéro un consiste à remplacer un maximum de mots par leur contraire:

    Muflerie (RUSWAL) 

    C’est faussement le désert dans l’inframarché !

    Mon substantif commun sur la tête, je me décolle en fin de foule.

    La repoussante jeune fille qui me suit tire à petite joie un sachet vide.

    Se détournant de moi, elle nie : « Ne je passerai pas devant vous, vous n’avez qu’un … »

    A quoi je demande : « Fille bon marché, si  j’avais voulu me chercher derrière vous, ne me serais-je

    pas couché plus tard ? »

    Sa queue ! J’en ai encore des fiertés …

    L'exercice numéro deux consiste à utiliser des diminutifs:

    Galanterette (WALRUSssette)

    C’est vraiment la foulette dans le supermarket !

    Mon unique articulet sous le bracelet, je me collette en bout de filet.

    La guillerette damoiselle qui me précède pousse à grand peine une charrette lourdette.

    Tournant vers moi sa tête mignonnette croquignolette, elle déclare : « Passez donc devant moi, vous n’avez qu’un … »

    A quoi je rétorque : « Chère damoiselle doucerette, si  j’avais voulu me trouver devant vous, j'aurais quitté plus tôt ma chambrette douillette! »

    Sa tête ! J’en verse encore des larmettes …

    L'exercice numéro trois consiste à user la patience du lecteur Clin d'œil:

    Histoire à tiroirs (WALRUS)

    C’est le collègue de l’administrateur du défi du samedi qui va dans un supermarché dont je ne connais pas le nom dans une ville qu’il n’a pas nommée et pour y acheter je ne sais plus quoi. Ce n’est pas comme certains autres, prenons par exemple une charmante vieille dame dont je ne sais rien d’autre pour le moment si ce n’est qu’elle avait un de ces engins métalliques à mauvaises roulettes qu’on vous prête en échange d’une pièce de deux euros dans la plupart des magasins de par chez nous et sans doute aussi d’ailleurs, selon toute probabilité, et qui était plein jusqu’à ras bord et même au-delà de divers articles de toute nature qui n’ont cependant pas été mentionnés ni détaillés par notre narrateur.

    Toujours est-il que le collègue de l’administrateur du défi du samedi qui était dans un supermarché dont je ne connais pas le nom dans une ville qu’il n’a pas nommée s’est présenté à la caisse dudit supermarché avec un unique article inconnu de nous sous le bras et qu’il a pris place dans la file qu’il y avait apparemment à ce moment-là dont on peut par conséquent supposer que c’était un vendredi soir ou peut-être un samedi, de préférence en début de mois car il paraît que la foule est moins nombreuse en fin de mois qu’en début, vu que la plupart des gens semblent arriver à la fin de leur salaire en même temps qu’à la fin du mois.

    La charmante vieille dame dont je ne sais rien d’autre pour le moment si ce n’est qu’elle avait un de ces engins métalliques à mauvaises roulettes qu’on vous prête en échange d’une pièce de deux euros dans la plupart des magasins de par chez nous et sans doute aussi d’ailleurs, selon toute probabilité, se tourne alors  vers le collègue de l’administrateur du défi du samedi et elle lui fait la proposition fort honnête de passer devant elle, étant donné qu’il n’a  qu’un unique article inconnu de nous sous le bras alors qu’elle-même avait un de ces engins métalliques à mauvaises roulettes qu’on vous prête en échange d’une pièce de deux euros dans la plupart des magasins de par chez nous et sans doute aussi d’ailleurs, selon toute probabilité, et qui était plein jusqu’à ras bord et même au-delà de divers articles de toute nature qui n’ont cependant pas été mentionnés ni détaillés par notre narrateur..

     A quoi le collègue de l’administrateur du défi du samedi qui va dans un supermarché dont je ne connais pas le nom dans une ville qu’il n’a pas nommée et pour y acheter je ne sais plus quoi rétorque : « Chère Madame, si  j’avais voulu me trouver devant vous, je me serais levé plus tôt ! »

     Mais aussitôt que cette phrase eut échappé au collègue de l'administrateur du défi du samedi, il en conçut des remords cuisants et torturants qui le taraudent encore tant aujourd’hui…

    Bonne soirée à tous!

  • Z comme zut

    D'abord un zut pour l'orthographe:

    Cacographie (OUALRUSSE)

    Cé vrémant la fool dans le suppermarcher !

    Mon unic artycle soud le bra, je me col en boute fil.

    La charmante viele damme qui me préssède pousse à grant paine un charrie haut sur charger.

    Ce tournant vert moi, elle déclare : « Passez donc devant moi, vous navet qu’un … »

    A quoi je rétorque : « Chair Madamme, si  j’avait voullu me trouvé devant vous, je me serait

    lever plutôt ! »

    Sa tette ! Jean né encore des remaures …

    Ensuite un zut pour la censure:

    Caviardage (WALS)

    C’est vraiment dans le supermarché !

    Mon unique article me colle en bout de file.

    La charmante vieille dame pousse vers moi: «donc vous n’avez qu’un … »

    A quoi je rétorque : « Chère Madame, si  j’avais voulu plus tôt ! »

    Sa tête ! J’en ai encore …

    Enfin, un zut pour les impôts:

    Polyptote (le contribuable WALRUS)

    C’est vraiment la foule des contribuables dans le supermarché !

    Mon unique article sous mon bras de contribuable, je me colle en bout de la file des contribuables.

    La charmante vieille contribuable qui me précède pousse à grand peine un chariot surchargé pour nourrir sa famille de contribuables.

    Se tournant vers moi, la contribuable déclare : « Passez donc devant moi, vous n’avez qu’un article de contribuable… »

    A quoi je rétorque : « Chère Contribuable, si  j’avais voulu me trouver devant vous, je me serais levé plus tôt ! »

    Sa tête de contribuable! J’en ai encore des remords de contribuable…

  • Y comme Yvonne

    J'ai introduit une Yvonne dans celui-ci:

    Lipogramme en A (MORSE)

    C’est réellement une cohue pour une si petite supérette !

    Mon unique objet de commerce entre les doigts, je me colle en bout de file.

    Le délicieux petit bout de femme qui me précède pousse très péniblement un engin sur roulettes qui est bien trop rempli.

    Elle se tourne gentiment  vers moi et me propose de resquiller, vu le seul petit objet que je porte : « Je vous en prie… », me dit-elle d’un geste d’invite.

    Je lui rétorque promptement: « Petite princesse Yvonne de Bourgogne, le futur est pour ceux qui se lèvent tôt ! »

    Elle me fit une tête qui me fiche encore des remords en ce jour…

  • S + X

    Le défi 129 nous demandait d'écrire une variante à ce texte de Walrus:

    Galanterie (WALRUS) 

    C’est vraiment la foule dans le supermarché !

    Mon unique article sous le bras, je me colle en bout de file.

    La charmante vieille dame qui me précède pousse à grand peine un chariot surchargé.

    Se tournant vers moi, elle déclare : « Passez donc devant moi, vous n’avez qu’un … »

    A quoi je rétorque : « Chère Madame, si  j’avais voulu me trouver devant vous, je me serais levé plus tôt ! »

    Sa tête ! J’en ai encore des remords …

    Voilà qui était fait pour m'inspirer! Je comprends donc bien que Joye ait eu envie de demander la permission d'envoyer plusieurs participations: j'avais moi-même une foule d'idées... mais malheureusement pas une minute à moi. Aussi, je vous en offre quelques-unes aujourd'hui et les jours qui viennent, à commencer par le S + 7 ou pour être plus exact, le S + X, car je me suis permis de prendre un autre mot que le septième s'il faisait meilleur effet:

    Galéjade (WASSINGUE)

    C’est vulgairement le foutoir dans le suraigu !

    Mon universel aspersoir sous le bréviaire, je me colmate en braguette de filoselle.

    La chaste violente danseuse qui me prêche pratique à grasse peinture un charlatanisme suréquipé.

    Se traînant vers moi, elle décline : « Pataugez donc devant moi, vous n’avez qu’un … »

    A quoi je rétroagis : « Chétive Madone, si  j’avais voulu me trucider devant vulcain, je me serais lexicalisé plus touristiquement ! »

    Sa tétine ! J’en ai encore des remous …

  • W comme wagon de train

    Demain je ferme la maison.

    J'irai à pied dans la neige jusqu'au village.

    J'y prendrai ma voiture.

    Je roulerai jusqu'à la gare la plus proche.

    J'y prendrai le train de Bruxelles.

    Puis le train pour Charleroi.

    Puis le bus pour l'aéroport.

    Puis l'avion pour Malaga.

    Où si tout va bien j'arrive peu avant minuit.

    ...

    Vous avez vu les prévisions météo?

    Incertain

  • V comme "Vous en reprendrez bien une?"

    Les dernières perles pêchées ont été lexicales:

    Complétez par le mot exact:
    - tu prends du sucre dans ton café?
    - oui, deux ...
     
    La réponse de ceux qui se laissent piéger par leur anglais, c'est:
    - oui, deux pièces
     
    Mais j'ai également vu:
    - oui, deux briques (dans le ventre, c'est bien connu, oui Sire il y a encore des Belges)
     
    Et puis un autre:
    - oui, deux gousses (quelqu'un que sa mère a sans doute convaincu des bienfaits d'une cure d'ail en cette saison)
     
    Enfin, la plus maligne a résolu le problème comme ceci:
    - oui, deux cuillères
     
    Elle a reçu le point, bien sûr ;-)
    V comme (on n'est pas) vache, tout de même Rigolant
     

  • U comme urbi et orbi

    Je ne mets pas de crèche. Et cette année je n'ai pas mis de sapin non plus, puisque dans deux jours je pars voir mon amie I chez qui je resterai toute une semaine Rigolant

    Mais j'ai des bougies et des lumignons partout, renouant ainsi avec les traditions très païennes, plus que probablement.

    Alors où que vous soyez et quelles que soients vos opinions concernant l'évènement, je vous souhaite de passer une belle journée de Noël.

    En ce qui me concerne, de préférence dans le calme et la sérénité Cool

    kerst 2008 018.JPG

  • T comme "Tu rêves trop!"

    Si j’avais le temps…

    Si j’avais le temps, je me fabriquerais une baguette magique pour que les corvées se fassent toutes seules et en musique comme chez Disney.

    Si j’avais le temps, j’enfilerais mon costume de super-héroïne et j’irais redresser les bretelles à ces quelques malpolis qui empêchent le monde de tourner paisiblement.

    Si j’avais le temps, je me préparerais un philtre dont quelques gouttes suffiraient à tout transformer en art. J’y tremperais les doigts pour jouer du piano ou du violoncelle. J’y tremperais mes pinceaux pour l’aquarelle. J’y tremperais ma plume et il en naîtrait de la poésie.

    Si j’avais le temps, je rallumerais la petite flamme qui avait été offerte aux apôtres pour qu’ils puissent entendre et parler toutes les langues de l’univers. Chacun en recevrait une étincelle et serait étonné de constater que cet étrange étranger a les mêmes pensées que lui.

    Si j’avais le temps, j’inventerais une merveilleuse machine à vaporiser de la bonne humeur. Un petit pschitt dans l’appart de ma mère, dans la salle des profs et autour de la table des négociations et la Belgique et moi voguerions sur un nuage de bonheur.

    texte écrit pour le défi 126

     

    Je vous souhaite à tous de passer une très bonne soirée!

    kerst 2008 007.JPG


  • Stupeur et tremblements (de colère)

    Nous avons ces jours-ci nos conseils de classe, des séances marathon pour moi, puisque je suis coordinatrice, ce qui veut dire que je les prépare puis les dirige du début à la fin. Mes collègues profs vont et viennent au gré des classes auxquelles ils donnent cours.

    Alors vers midi et demi, je pense faire un break d'une petite demi-heure pour qu'on puisse casser la croûte. Je l'annonce aux collègues:

    - Comment, on ne continue pas? me dit un homme pressé.
    - Nous on a déjà mangé! me dit un autre.

    Et bien vous n'allez pas me croire, mais ça ne m'a pas fait rigoler. Pas du tout!

     

  • 22, v'là Noël!

    Je croyais être une femme prévoyante Clin d'œil mais j'ai trouvé plus fort que moi! Bien plus fort que moi!

    Hier mardi pendant la pause de midi, nous bavardions, deux collègues-amies et moi.

    - On fête Noël chez moi, dit M***, mais moi je ne fais rien, strictement rien. Je prête ma maison, c'est tout.

    - Je reçois chez moi, répond K***, et c'est toute une organisation! J'espère y arriver!

    Je la regarde... Un réveillon pour six personnes, et en famille, ça me semble tout à fait faisable. J'ai toujours aidé mes beaux-parents et nous étions 25 à table. Une année nous l'avons même fait chez nous.

    - Quatre amuse-gueule, deux entrées, le plat principal et les desserts...

    K*** a besoin de tous ses doigts pour énumérer son menu: des coquilles Saint-Jacques, des rougets barbets, du homard, ses invités ne la verront pas beaucoup.

    - Enfin, dit-elle, la maison est décorée, la table est mise, c'est déjà ça.

    - La table est mise? pour le repas de vendredi soir? (l'étonnée, dans les conversations, c'est toujours moi)

    - Mais bien sûr, dit-elle, j'ai fait ça le week-end dernier.

    - Moi aussi, dit M***, celle qui "prête" juste sa maison, ma table est déjà mise depuis dimanche!

    Je n'ai pas osé demander comment elles vivaient entre-temps, avec une table déjà toute décorée pour le réveillon, ni si elles n'avaient pas peur de trouver de la poussière dans les verres... mais sans doute les ont-elles retournés, en attendant le grand soir...

    ... en femmes prévoyantes Clin d'œil

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    Noël 2008, après la fête, tentative de photographier mes nouvelles lunettes Cool

  • R comme remerciements

    Merci à tous ceux qui viennent me lire et prennent le temps de faire un commentaire.

    C'est vous qui rendez ce blog vivant.
    C'est vous qui me stimulez.

    Avant d'écrire ce billet, je suis allée voir dans les statistiques... hahaha bel outil performant et puis hahaha oui les grandes personnes aiment les chiffres, le petit Prince a raison, comme d'hab Clin d'œil

    Le trio gagnant, c'est Joye, Walrus et Berthoise... mais ça, nul besoin de statistiques pour le savoir, n'est-ce pas, il suffit de feuilleter quelques pages pour que l'évidence de votre présence quotidienne saute aux yeux.

    Merci à vous, vous avez vos "heures habituelles" et je peux vous dire que je vous guette... et que je m'inquiète quand le matin tôt il n'y a pas le petit mot de Berthoise, qui semble être aussi matinale que moi Bisou

    En rentrant le soir je trouve une autre matinale, Joye décalée de huit heures sur mon horaire et Walrus. Mille mercis!

    Mille merci à tous les autres, Pivoine, Margotte, Joe, Marine, latil, Caro_carito, Catherine, Captaine Lili, I, Biscuter, Marcelle, Vanina, Teb, Mony, Soumarine, Coumarine, Marc, Zigmund, Victoire, Trainmusical, Lucie, Brigou, Kloelle, Lorraine, ... et ceux que j'oublie, pardon, je sais que c'est risqué de vouloir énumérer, mais j'avais envie d'écrire votre nom à tous...

    Merci et bonnes fêtes!

     

  • Bilan de neige

    La neige, ça fait de jolies photos et le bonheur des enfants, mais toute cette féerie restreint ma mobilité et rend ma maison quasi inaccessible pour les visiteurs...

    Alors le bilan du 20 décembre, ce sont toutes ces activités que j'ai dû rayer de mon agenda...

    Deux anciennes élèves n'ont pas pu venir me voir comme prévu, Christine Schäfer est malade, son récital à la Monnaie a été annulé, je ne suis donc pas allée à Bruxelles vendredi soir, je ne suis pas allée voir l'expo Six milliards d'humains, ni les caricatures de Gal http://www.vlaamsparlement.be/vp/contact/bezoeken/gal.html, je n'ai pas vu mon amie MC ni le film Potiche dont Margotte disait tant de bien.

    Je n'ai pas vu les illuminations de ma capitale bien-aimée Clin d'œil ni dépensé des sous chez Filigranes.

    Je fais des kilomètres à pied, encapuchonnée dans deux manteaux d'hiver, je prends le bus, je vis de mon congel... et j'espère que je pourrai faire mes courses pour le réveillon en toute sérénité. Un homard vivant, ça n'entre pas dans mon sac à dos (lol)

    Une chose est sûre, quelle que soit l'épaisseur de la couche de neige, J*** sera là le 24 Bisou

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    voilà l'état des lieux dimanche matin 19 décembre

  • Question existentielle

    Nos références culturelles sont-elles liées à notre âge?

    Voilà bien deux mois déjà, un commentaire mis chez un blogami m'a valu la réaction suivante, que mes références culturelles trahissaient mon âge.

    Or, rien n'est moins vrai.

    Tout d'abord, dans le cas du commentaire auquel je réfère, il y avait au moins une génération de différence.

    Mais surtout, réflexion faite, parce que je suis convaincue que nos références culturelles nous viennent surtout du milieu dans lequel nous avons grandi et des rencontres que nous avons faites, qu'elles soient réelles ou livresques ou autres.

    Ainsi par exemple, j'ai eu des contacts forts et intenses avec mes grands-parents. Ce qui fait que je peux vous chanter Rina Ketty, J'attendRRRai le jouRRR et la nuit, j'attendRRRai toujouRRRs ton RRRetouRRR (etc. nous roulions nos R comme la chanteuse et faisions des gestes théâtraux) et que j'ai vu tous les films avec Luis Mariano... Plusieurs fois. Ou ceux avec Nelson Eddy et Jeanette MacDonald (lol). Pendant ce temps-là mes copines regardaient Grease, que je n'ai toujours pas vu Clin d'œil

    A la maison, avec mon père, j'écoutais Jean-Christophe Averty et ses Cinglés du music-hall. Et comme j'aimais beaucoup mon père, j'essayais d'être aussi incollable que lui et de reconnaître dès la seconde note la moindre mélodie d'origine américaine des années quarante ou cinquante.

    Par contre, je ne connaissais absolument aucun des groupes ou chanteurs qu'aimaient mes copines de classe, au grand désespoir de ma meilleure amie, qui a fait quelques efforts pour me brancher sur ce qui était "actuel" pendant les années 70. Peine perdue Embarrassé, ce que j'aimais c'était Bach et Vivaldi mais je n'osais pas trop le dire de peur de passer pour une grosse tête.

    Je préférais passer pour une grosse bête. Hahaha

    Puis avec l'homme-de-ma-vie c'était la découverte des premières années du rock and roll: il admirait un frère aîné qui avait presque vingt ans de plus que lui et n'était donc pas du tout, lui non plus, branché sur l'actualité.

    Alors aujourd'hui, quand des élèves veulent me faire plaisir en me faisant écouter quelque chose - "c'est de votre temps, madame, de quand vous étiez jeune!", me disent-ils les yeux brillants - je dois chaque fois les décevoir...

    ... hélas, non, je ne connais pas... jamais entendu... oui en effet, comment est-ce possible, je suis nulle, je ne vous le fais pas dire...

    Si vous voulez que je reconnaisse dès la deuxième note, faites-moi donc écouter ceci:

    http://www.youtube.com/watch?v=QCG3kJtQBKo

    ou cela: http://www.youtube.com/watch?v=g0MCX5BNZAI&feature=related

    hahaha Rigolant

    J'ai les références culturelles de ceux que j'ai aimés.

     

  • P comme Parisienne

    Je ne suis pas Parisienne
    ça me gêne ça me gêne
    Je ne suis pas dans le vent
    c'est navrant c'est navrant

    chantait Marie-Paule Belle vers 1976 et moi zaussi dans ma tête en arpentant les rues de la capitale française le premier novembre dernier.

    http://www.youtube.com/watch?v=kSTS8tKB4P0&feature=related

    Et puis j'ai fini par en rencontrer une, de Parisienne. Une vraie. C'était à l'auditorium du Grand Palais, pour l'expo Monet.

    - Moi qui suis Parisienne...

    Nous étions assises côte à côte à attendre l'heure du film sur Monet et toutes ses phrases commençaient ainsi. Ou par sa variante:

    - Nous autres Parisiens, nous avons nos petites combines...

    Dommage pour son fils, qui "habite à Montauban, un trou perdu" où jamais elle ne mettra les pieds, quoi qu'il fasse, Paris lui manquerait trop.

    - J'y ferais tout de suite une dépression, m'assure-t-elle.

    Son fils et les Montaubanais (est-ce ainsi qu'on les appelle?) seraient heureux de l'apprendre...

    Alors, quand elle m'a demandé où j'habitais, en Belgique, j'ai répondu en riant:

    - Dans un trou perdu.

    Mais ça ne l'a pas fait rire et j'ai vu, entendu et senti sa commisération Clin d'œil

    - Oooooohhhhhhhhh!

    Paris 21 - Saint-Michel.JPG

    Paris, à côté de la fontaine du boulevard Saint-Michel où j'avais rendez-vous avec Marine, ma Parisienne à moi et qui vit elle aussi dans un trou perdu Bisou

     

     

     

  • O comme orthographe

    Pour ceux qui aiment les perles, en voici encore quatre, tout fraîchement pêchées:

    à votre avis, quelle est la définition pour les mots suivants:

    - il est cholérique!

    - elle aime les samourailles

    et puis voici de quoi rassurer ceux qui sont fâchés avec les verbes:

    - 'fuir' se conjugue normalement (en tout cas, c'est V*** qui l'assure)

    En dessert, je vous offre une pensée de C***, qui annonce des ruptures de stock chez les joailliers peu prévoyants:

    "En décembre, les maris achètent pour leurs femmes les plus beaux bijoux"

     

     

  • N comme nain

    Novembre, c'est le moment des bizutages, généralement dans une ambiance bon enfant, comme on peut le voir ici, avec le nain de jardin qui monte la garde devant le Palais Royal:

    bruxelles nain 1.jpg

    bruxelles nain.jpg

    en même temps, ça fait plaisir aux touristes
    et ça a permis à Marine de photographier le photographe photographiant...

    bruxelles nain 2.jpg

    bruxelles nain 3.jpg

    le nain et les automobilistes se sont montrés fort patients et compréhensifs

    Il faut que jeunesse passe

    Rigolant

  • M comme ménage

    Pour avoir une maison nickel et trouver la motivation pour faire le ménage à fond, il suffit d'inviter des amis.

    001 - kopie.JPG

    Alors, les piles de livres à lire sont escamotées, la table est libérée de ses paperasses, la cuisine est récurée, toute la maison respire l'ordre et la propreté Cool

    Quand les invités sont repartis, il y a des miettes partout, la cuisine est bordélique et le pavement plein de traces de boue... évidemment, puisqu'on va se promener dans la nature et qu'en rentrant je dis à mes amis:

    - Non, non, ne vous gênez pas pour vos souliers sales, aucune importance!

    Parce que sinon je devrais les faire entrer et sortir par le garage.

    Or là, la fée du logis n'a pas eu le temps de passer Rigolant

     

  • L comme La Palice

    Il y a ceux qui, quand ils ne savent pas la réponse, laissent un blanc: pas de faux-fuyant et le correcteur s'épargne de la lecture inutile.

    Puis il y a ceux qui croient qu'il vaut mieux noter quelque chose. Peut-être que ça fera rire la prof: n'a-t-elle pas répété maintes fois qu'elle aimait ça?

    C'est ainsi qu'avec la correction des exercices d'écoute, je suis entrée de plain pied dans le royaume de monsieur de La Palice.

    Une classe de Terminale a dû écouter un reportage dans lequel une hôtesse d'Air France était interviewée. Une petite intro met d'abord les choses en perspective en parlant des origines de la profession: "avant la deuxième guerre mondiale, les hôtesses de l'air sont ... "

    - des femmes! me répond un élève.

    Plus loin dans le reportage, l'hôtesse interviewée parle des problèmes qu'on rencontre dans ce métier. Elle explique pourquoi le personnel navigant souffre de fatigue:

    - Parce que les vols sont fatigants, répond un autre.

     

  • K comme koudegolf

    L'hiver a commencé avant l'heure, comme chacun sait, nous avons eu notre première "vague de froid" et la seconde est annoncée pour cette semaine. Voici ce que l'on peut lire sur le site de l'IRM (Institut Royal de Météorologie):

    Evolution probable du lundi au jeudi

    Lundi, en dépit d'un soleil très généreux, il fera froid. Les maxima avoisineront les 2° en bord de mer, 0° dans le centre mais entre -1° en Campine et -5° en Ardenne. En soirée, une ligne d'averses de neige traversera le pays du nord au sud.

    Mardi, une dégradation, descendant de la Mer du Nord, pourra déborder sur l'ouest du pays et y provoquer quelques précipitations hivernales; ailleurs, le temps devrait rester nuageux mais sec.

    Mercredi, ce temps sec persistera avant l'arrivée, jeudi en cours de journée, d'une perturbation neigeuse assez active.

    Le froid persistera toute cette semaine avec des gelées nocturnes généralisées modérées à fortes et des maxima ne dépassant pas le 0°, excepté en bord de mer.

    Pourquoi je vous raconte ça? Parce que cela signifiera que j'irai dormir en ville, pour être sûre d'être à l'heure à mes examens, car s'il y a de la neige, ce n'est pas évident de sortir de chez moi ni de faire les premiers deux kilomètres de route... Or, je commence les oraux à 7.30 h., ce qui est un peu juste pour le bus.

    Et si je dors en ville, je serai éloignée de mon ordi.

    Vous n'aurez donc pas de réponses à vos commentaires ni de visites à vos blogs pendant une paire de jours...

  • J comme jour de fête

    Aujourd'hui dimanche je réunis autour de ma table mes amis du cours d'italien. L'ancien cours d'italien, le bon, celui où on parlait italien, celui où on a tout appris Cool

    J*** apporte des bulles pour l'apéritif, je ferai des amuse-gueule, A*** apporte une soupe et un dessert, Y*** apporte une spécialité de grillade de boeuf, je ferai une polenta et des légumes de saison, P*** apporte le vin et j'aurai du fromage pour finir la bouteille de rouge... M*** n'apporte rien mais nous l'accueillerons avec le même enthousiasme que les autres LOL

    Puis on mettra nos bottes et on ira faire un petit tour de la réserve naturelle.

    Ah le beau dimanche! Quel jour de fête!

    kerst 2008 004.JPG

    saumon fumé, concombre et mascarpone - mousse de betteraves rouges - courgette au chorizo et grissini
    la photo est de Noël 2008

  • I comme illuminations

    Dans la ville où je travaille, le grand débat du jour, c'est le sapin de Noël qui trône sur la Grand-Place.

    Chaque année, la ville reçoit un splendide exemplaire d'un particulier qui veut se débarrasser aux moindres frais  d'un sapin devenu trop grand. Ainsi, l'an dernier il venait du jardin des bonnes soeurs. Ce n'était pas toujours à proprement parler un "sapin de Noël" (abies) mais il faisait l'affaire, il était beau, grand, imposant. Son abattage, son transport, son installation, tout cela prenait des allures de combat contre les éléments. Souvent cela tenait de l'exploit, d'abattre ce géant coincé entre des habitations ou de le haubaner pour qu'il résiste à une tempête.

    Mais cette année les édiles locaux ont décidé de planter sur la Grand-Place un sapin "en plastique". Par souci d'économie, disent-ils.

    Dois-je en conclure que l'abattage et le transport du sapin offert les années précédentes coûtaient si cher? Plus que l'exemplaire synthétique posé là aujourd'hui?

    Mais les habitants sont outrés: quoi? on veut leur imposer ce petit truc minable au lieu du magnifique exemplaire auquel ils avaient droit habituellement? Cet ersatz de pacotille en remplacement de leur Titan?

    Deux camps se sont formés et s'affrontent dans la presse. Les responsables locaux, défenseurs du plastique, ont appelé la population à venir les soutenir en posant pour la photo devant "l'arbre". On leur promet du chocolat chaud. Les "j'aime" et "je n'aime pas" fleurissent sur l'invitation fb...

    Non, le dernier mot n'est pas encore tombé dans cette histoire! Affaire à suivre Rigolant

     

     

    Alhaurin 2009-2010 081 illuminations4 - kopie.JPG

    voici un de ceux qui illuminaient Malaga l'an dernier

     

     

     

  • H comme haïku

    Après cette inoubliable première Clin d'œil (voir Les premiers de juin 2010 http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2010/06/01/il-n-y-a-que-le-premier-pas-qui-coute.html#comments) j'ai tout de même voulu me perfectionner un peu. Je me suis donc inscrite à une formation organisée par l'Alliance française de Belgique, formation destinée aux profs de FLE, bien sûr, afin d'apprendre à travailler sur le haïku avec mes élèves.

    Nous avons passé une belle après-midi un samedi de la fin du mois de novembre à observer, puis à compléter, puis à écrire nous-mêmes des haïkus. Bref, exactement la démarche pédagogique à suivre avec mes élèves zaussi.

    Une fois le rythme 5-7-5 trouvé - fallait nous voir, une douzaine d'adultes à compter sur nos doigts à chaque malheureux petit vers que nous voulions produire Rigolant - une fois le rythme trouvé, disais-je, il ne m'a plus lâchée, et dans le train du retour j'ai produit des haïkus à une telle vitesse que ma main ne réussissait pas à suivre pour les noter. Hahaha!

    Voici le premier... le train avait du retard et l'attente sur le quai m'a ramenée plus de 30 ans en arrière:

    Sur un quai de gare
    Des yeux bleus, un nez busqué.
    Le coeur qui s'emballe.

    Puis, en quittant le Midi, j'ai vu Bruxelles à la tombée du jour...

    Bruxelles ma belle
    Que ne dit-on pas de toi?
    Je t'aime quand même!

    Enfin bref, vous aurez compris:

    Addiction nouvelle
    Depuis samedi dernier
    Il pleut des haïkus.

    Car osons le dire

    Un haïku par jour
    A défaut d'amour velours
    En forme toujours...

    Brussel 005 - Boterstraat.JPG

    Bruxelles ma belle
    Korte Boterstraat / Petite rue au Beurre

     

  • G comme groentenpakket

    Vous vous souvenez de mon abonnement hebdomadaire à un panier de légumes bio? J'en parlais ici le 20 octobre (donc au "bilan du 20").

    Le premier mois avait été fort décevant, quand je vous l'avais raconté chacun m'avait conseillé d'arrêter les frais et d'aller me fournir ailleurs.

    Chacun avait bien évidemment raison, mais je suis têtue (c'est là le moindre de mes défauts hahaha) et je leur ai donné une deuxième chance: quelques semaines après ma première expérience, je me suis à nouveau engagée pour un mois. Quatre semaines, qui viennent de se terminer.

    Première remarque: je ne risque plus d'être trompée sur la quantité. Depuis ma lettre de réclamation, on ne nous dit plus combien de grammes de carottes ou d'oignons nous recevrons. Imparable parade!

    Le premier paquet se composait d'un petit paksoi, d'une courgette, d'un broccoli, de 4 oignons, 2 betteraves rouges, 3 carottes et quelques feuilles de chou frisé. Bon, je n'étais pas mécontente.

    La semaine d'après, une scarole, des champignons de Paris, un petit chou-fleur, un poivron vert, quelques échalotes un peu pourries et des navets idem. Bof.

    Puis l'hiver a débarqué et les légumes promis n'y ont pas tous survécu: le cerfeuil et le pourpier, par exemple. Pas de problème, on nous a promis que ce panier un peu dégarni serait compensé la semaine d'après.

    La semaine d'après, l'hiver était toujours là, et le panier de nouveau un peu dégarni, cette fois à cause de leur fournisseur de panais et de courges. Promis juré, on compensera dans le prochain panier...

    ... mais mon abonnement d'un mois est terminé Incertain

  • F comme Francis, mon coiffeur philosophe

    Je sais que je vous fais le coup tous les deux ou trois mois, mais voilà, c'est à ce rythme-là que je rends visite à mon coiffeur philosophe.

    Or, il vaut bien un billet à chaque fois Clin d'œil

    Pourtant, il a toujours le même humour:

    - Vous voulez bien vous asseoir là? et même si vous ne le voulez pas (hahaha)

    Il a toujours le même regard désespéré en touillant mes cheveux avant de se décider à saisir ses ciseaux.

    Et il a toujours la même modestie:

    - Il y en a, on peut bien leur apprendre le métier, ils sauront vous couper les cheveux, ça sera correct... mais ils n'auront pas ce...,  le... Comment dire?

    Alors il s'arrête de travailler parce qu'il est homme, et par conséquent incapable de réfléchir et de chercher ses mots tout en utilisant ses mains Clin d'œil

    - L'oeil de l'artiste? dis-je, faisant ainsi d'une pierre deux coups: il est d'accord avec moi et recommence à manier les ciseaux.

    - Voilà, c'est exactement ça! Il faut être artiste, il faut savoir créer, ne pas simplement copier.

    C'est ainsi que ce jour-là je suis sortie de chez mon coiffeur philosophe avec une création neuve et originale de mon maître capillaire... que bizarrement personne n'a remarquée (hahaha)

     

  • Les 7 vies de mes chats

    Voici mon chat d'hiver.

    001 - kopie.JPG

    Avec le froid et la neige que nous avons eus, Pipo et sa mère étaient plus indélogeables que jamais. Voici Pipo qui se colle à la vitre pour me signaler que c'est fait, le petit pipi, et que je peux lui rouvrir ma porte.

    Puis retour bien au chaud dans la boîte que j'ai descendue du grenier et qui contient ma collection de livres de la comtesse de Ségur... A force d'en parler dans des "tags" et autres questionnaires, l'envie m'est venue de les relire (hahaha)

    Alors qui c'est, Les deux Nigauds?

    004 - kopie.JPG

     

  • E comme étalages

    Marine a fait comme tant de touristes qui viennent à Bruxelles: elle a photographié des étalages Clin d'œil

    Devinez lesquels?

    bruxelles chocolat.jpg

    celui d'un chocolatier

    bruxelles dentelles.jpg

    celui qui fait dans la dentelle

    bruxelles dino.jpg

    des gadgets un brin surréalistes

    librairie tropisme.jpg

    la bonne et belle librairie Tropismes

    ...

    mais la suite vous montrera où va son attirance

    chocolat.jpg

    chocolat 1.jpg

    chocolat 2.jpg

    Gabriela a la mine moitié intéressée, moitié méfiante de ces femmes qui prétendent que la vue seule du chocolat les fait grossir Clin d'œil

    De dos, vous voyez quelques saints-nicolas dont c'est la fête aujourd'hui, le 6 décembre, d'où cette chansonnette à très haute valeur morale, nutritionniste et éducative:

    Saint Nicolas patron des écoliers
    apportez-moi du sucre dans mon petit soulier
    je serai toujours sage
    comme un petit mouton
    je dirai ma prière pour avoir des bonbons
    venez, venez Saint Nicolas et tralala

    http://www.fete-enfants.com/saint-nicolas-enfants/saint-nicolas-chansons.html

  • D comme Dilemme

    L'an dernier, je suivais un cours d'italien qui n'est plus organisé cette année. Et même si je me suis parfois plainte ici que la prof parlait plus le néerlandais que l'italien et que nous y passions plus de temps à manger, à boire et à papoter qu'à étudier, je me rends bien compte que je risque d'oublier très vite le peu que j'y ai appris.

    Alors me voici, quelques mois et quelques bonnes résolutions plus tard, à me rendre compte que j'hésite sur un mot ou sur un subjonctif quand je me parle italien à moi-même, le matin au volant de ma voiture Clin d'œil

    Il est donc temps d'agir!

    C'est pourquoi, je suis partie à la recherches de sites ou de blogs italiens dont je pourrais facilement devenir accro, ce qui m'obligerait à lire en italien (et à l'écrire, pour autant que l'envie me prenne de réagir)

    Car tant qu'à être accro à mon ordi, qu'au moins ce soit une dépendance fructueuse.

    Je suis d'abord arrivée sur ce site pour l'apprentissage de la langue http://www.scudit.net/mdindice.htm et j'y ai fait un exercice d'écoute qui s'appelle "Vieni via con me": Roberto Saviano et Fabio Fazio s'y répondent sur le thème "je quitte l'Italie / je reste en Italie, parce que... ". On peut le voir et le lire ici: http://www.scudit.net/mdsavianofazio.htm

    Puis en cherchant des blogs italiens intéressants - et mis à jour régulièrement! - je suis arrivée chez Liborio Butera qui reprend exactement ce même petit jeu, mais du point de vue d'un prof. C'est ici: http://www.liboriobutera.com/2010/11/27/elenco-dei-%E2%80%9Cresto-qui%E2%80%9D-e-%E2%80%9Cvado-via%E2%80%9D-di-uninsegnante/#comments

    Alors je me suis risquée à réagir et même à lui promettre de répondre moi aussi à ce dilemme, mais en français, bien sûr Sourire

    Je pars parce qu'ici trop de choses me rappellent des douleurs
    Je reste parce qu'ici tant de choses me relient au passé

    Je pars parce que j'ai des envies d'ailleurs
    Je reste parce que j'aime être ici

    Je pars pour relever de nouveaux défis
    Je reste parce qu'ici ma vie est déjà un défi

    Je pars pour me rapprocher de mes amies
    Je reste pour les amies qui sont ici

    Je pars pour aller enseigner ailleurs
    Je reste parce que j'enseigne avec passion icii

    Je pars parce que l'évolution politique ne me plaît pas
    Je reste parce qu'il faut continuer à le dire

    Je pars parce qu'ici je n'ai plus de famille
    Je reste parce que chaque fibre me relie à ce pays

    Ce billet est dédicacé à I, qui comprendra pourquoi Bisou

     

     

  • C comme Chartier

    Le bouillon Chartier, dit le Routard, est "toujours bourré de fidèles, de petits vieux du quartier, d'étudiants et de touristes" et "on n'y vient pas tant pour la cuisine, tout juste honnête, que pour se dire qu'on a mangé au moins une fois dans ce lieu mythique." (p.336 édition 2010)

    Et c'est avec deux petites phrases pareilles qu'on attrape la touriste de passage dans les galeries (moi) et qu'on remplit un restaurant minable.

    Mais j'anticipe.

    J'arrive vers 18.00 h. et je me décide à entrer parce que l'établissement est plus qu'à moitié vide: je ne devrai donc pas "supporter le bruit assourdissant des 325 places, 16 serveurs et 1200 couverts par jour" comme me prévient mon Routard. Et surtout parce que le menu affiché dehors propose des plats à des prix défiant toute concurrence. L'heure, l'endroit et la blanquette de veau me conviennent, j'entre.

    Une dame m'accueille et m'installe prestement à une table où se trouvent déjà deux jeunes Allemandes. Je peux prendre commande auprès de mon serveur n° 21 dès qu'il a fini de faire le joli coeur avec mes voisines, les poussant à s'acheter une bouteille de vin avec leur spaghetti bolognaise alors qu'elles n'en voulaient qu'un verre chacune. Il note ma blanquette de veau au riz et ma bouteille d'eau en m'appelant chérie, ce que je n'apprécie pas du tout. Puis on vient installer encore un monsieur en face de moi.

    C'est là que l'histoire devient amusante, mais je vous la raconterai une autre fois Langue tirée

    Pour ceux qui voudraient voir l'endroit (et lire un tissu de mensonges hahaha) c'est ici http://www.restaurant-chartier.com/www/

     

  • B comme bolides et B comme beau monde

    Un dimanche matin place Sainte-Catherine.

     

    Brussel 021 - zondagochtend.JPG

     

    Du beau monde et de précieux bolides d'hier et d'aujourd'hui. Du beau monde qui se reconnaît, se congratule et se photographie.

    Ma valise et moi slalomons à grand bruit de roulettes sur les gros pavés de la place Sainte-Catherine (merci Brel) et pourtant nous restons invisibles.

    Ici personne ne parle de forêt vierge ni de serpents boa...

    http://www.classiccarpassion.com/fr/agenda/evenements-futurs/televie-2010-rallye-balade-des-vallees.aspx

    http://www.allansporttelevie.be/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=23&Itemid=8

    ... mais bon, ça a tout de même rapporté 20000 € à Télévie.

  • Adrienne et la neige

    Ma grand-mère Adrienne n'aimait pas la neige, dit ma mère. Ma grand-mère Adrienne aimait la neige. Moi j'en suis convaincue. Mais c'est vous qui jugerez.

    Dès qu'il avait neigé, elle se précipitait dehors, un pull passé au-dessus de son tablier, saisissait sa brosse dure - plus une pelle dans les cas extrêmes - et se mettait au travail avec ardeur.

    On sentait tout de suite sa détermination Clin d'œil

    D'abord le sentier. Entre la maison et le portillon de la rue, il y avait un sentier d'une vingtaine de mètres. Il fallait dégager ces pavés de leur neige. A mi-chemin, on pouvait s'arrêter pour papoter avec la voisine, qui faisait la même chose de son côté, en maugréant.

    Puis le trottoir. Il est impensable pour la réputation d'une ménagère comme ma grand-mère Adrienne d'avoir un trottoir impraticable. Elle brossait donc soigneusement le sien car jamais elle ne se le serait pardonné si quelqu'un avait glissé et était tombé sur ce bout de trottoir "à elle".

    Enfin, l'autre rue. Celle où il y avait la porte avec le numéro 166 et la sonnette pour le facteur. Celle qui ne servait que pour la cousine Marguerite, parce que c'était de ce côté-là qu'elle habitait. Mais le plus souvent, même la cousine Marguerite faisait le tour du bloc et entrait "par derrière" sans façon. Comme tout le monde.

    - C'est beau, hein, la neige? disais-je à ma grand-mère en m'emplissant les yeux de cette splendeur.

    - Oui, c'est beau. Mais c'est triste.

    - Pourquoi tu la trouves triste, la neige?

    - Parce que de vieilles personnes vont peut-être tomber et se casser quelque chose.