23.02.2012

Stupeur et tremblements

Je m'étonne qu'un couple d'Espagnols puisse monter à bord de l'avion armé de deux grands parapluies bien solides et bien pointus alors qu'un jour on m'a même confisqué mon petit coupe-ongles sous prétexte qu'il avait une minuscule lime de deux centimètres.

Je m'étonne qu'on nous demande d'éteindre tous nos appareils électroniques pendant le décollage et l'atterrissage, mais qu'il n'y ait aucun contrôle. Ma jeune voisine a gardé son GSM allumé du début à la fin du voyage sous prétexte qu'elle avait oublié son code d'accès et qu'elle devait appeler ses parents pour qu'ils viennent la chercher à l'aéroport.

Aurais-je dû cafarder?

Je me suis posé la question. Finalement, je ne l'ai pas fait. J'ai juste eu un peu de stress en plus Langue tirée mais l'avion a décollé et atterri sans problèmes.

Je ne sais pas quelles conclusions je dois tirer de tout ça...

Trackbacks

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Commentaires

Il est vrai qu'une lime à ongles c'est une arme de destruction massive ;-)

Écrit par : Elisabeth | 2012-02-23 à 07.43:00

A chaque fois que je prends l'avion je vois comme toi des choses ahurissantes et c'est vrai que c'est stressant !!

Écrit par : brigou | 2012-02-23 à 08.38:18

C'est beau d'avoir conservé cette merveilleuse faculté d'étonnement de la jeunesse !

Écrit par : Walrus | 2012-02-23 à 09.16:03

en plus, Elisabeth, j'y tenais beaucoup, c'était un souvenr de ma grand-mère!

en effet, Brigou, mieux vaut ne pas y penser! (si on peut ;-))

je m'en étonne moi-même, Walrus ;-)

merci à tous et bonne journée!

Écrit par : Adrienne | 2012-02-23 à 09.33:37

J'aime bien le commentaire de Walrus! Sur ce plan, moi dont on dit pourtant l'énergie jeune, j'ai parfois l'impression d'avoir toujours été vieille, car je ne m'étonne pas facilement. Et je n'ai pas pour ce genre de détails un très grand don d'observation (que je trouve cependant intéressant quand je le découvre chez les autres). Il arrive que des personnes qui m'accompagnent remarquent des choses qui me sont tout à fait passées inaperçues et dont je ne vois pas pourquoi je m'en occuperais. Cela vient sans doute d'une nature qui ne se mêle pas facilement des affaires des autres. J'ai un peu adapté mon attitude quand il s'agit d'apporter mon aide si elle peut être utile. Mais de façon générale je ne suis ni de ceux qui critiquent facilement ni de ceux qui se précipitent systématiquement pour voler au secours des gens. Il faut dire aussi que je ne prends pas souvent l'avion, mais tous les lieux peuvent se prêter à la surprise si on veut analyser certaines habitudes et certains comportements. Quand j'étais adolescente et que j'ai découvert l'Angleterre, j'ai entendu parler du fameux flegme britannique, et je dois dire qu'à l'époque ce trait m'avait séduite. Peut-être s'agit-il en fait d'un chacun pour soi et d'une indifférences pas toujours bienvenus, mais je le voyais plutôt comme de la tolérance et du respect de la liberté ou de la pudeur des personnes. Un cousin de mon père parlait par exemple de quelqu'un (était-ce lui-même, je ne me souviens plus) tombé de sa chaise dans un restaurant, et personne n'avait réagi. Je trouvais ça formidable, à condition que la personne ne se soit pas fait vraiment de mal bien sûr. Car chez nous je me sentais agressée par les jugements et par des curiosités que je vivais comme malsaines et déplacées. Je trouvais génial qu'on puisse à Londres se promener dans la tenue ou avec l'aspect physique qu'on voulait sans être dévisagé comme si on venait d'une autre planète. J'y voyais un respect de la liberté et des différences.
Voilà, ce sont ces réflexions qui me sont venues, et je me rends compte qu'elles se sont peut-être un peu éloignées de celles d'Adrienne, dérangée elle en comparant la façon de la traiter et celle de traiter d'autres personnes (le coupe-ongles confisqué) ou motivée par la crainte d'une perturbation (le gsm de sa voisine resté allumé). Mais le point de départ de mon raisonnement était de m'étonner... de certains étonnements en général! A noter que si on m'avait confisqué mon coupe-ongles, j'aurais peut-être aussi regardé d'un drôle d'oeil les parapluies des Espagnols :) !

Écrit par : anémone | 2012-02-23 à 10.08:37

J'aime bien le commentaire de Walrus! Sur ce plan, moi dont on dit pourtant l'énergie jeune, j'ai parfois l'impression d'avoir toujours été vieille, car je ne m'étonne pas facilement. Et je n'ai pas pour ce genre de détails un très grand don d'observation (que je trouve cependant intéressant quand je le découvre chez les autres). Il arrive que des personnes qui m'accompagnent remarquent des choses qui me sont tout à fait passées inaperçues et dont je ne vois pas pourquoi je m'en occuperais. Cela vient sans doute d'une nature qui ne se mêle pas facilement des affaires des autres. J'ai un peu adapté mon attitude quand il s'agit d'apporter mon aide si elle peut être utile. Mais de façon générale je ne suis ni de ceux qui critiquent facilement ni de ceux qui se précipitent systématiquement pour voler au secours des gens. Il faut dire aussi que je ne prends pas souvent l'avion, mais tous les lieux peuvent se prêter à la surprise si on veut analyser certaines habitudes et certains comportements. Quand j'étais adolescente et que j'ai découvert l'Angleterre, j'ai entendu parler du fameux flegme britannique, et je dois dire qu'à l'époque ce trait m'avait séduite. Peut-être s'agit-il en fait d'un chacun pour soi et d'une indifférences pas toujours bienvenus, mais je le voyais plutôt comme de la tolérance et du respect de la liberté ou de la pudeur des personnes. Un cousin de mon père parlait par exemple de quelqu'un (était-ce lui-même, je ne me souviens plus) tombé de sa chaise dans un restaurant, et personne n'avait réagi. Je trouvais ça formidable, à condition que la personne ne se soit pas fait vraiment de mal bien sûr. Car chez nous je me sentais agressée par les jugements et par des curiosités que je vivais comme malsaines et déplacées. Je trouvais génial qu'on puisse à Londres se promener dans la tenue ou avec l'aspect physique qu'on voulait sans être dévisagé comme si on venait d'une autre planète. J'y voyais un respect de la liberté et des différences.
Voilà, ce sont ces réflexions qui me sont venues, et je me rends compte qu'elles se sont peut-être un peu éloignées de celles d'Adrienne, dérangée elle en comparant la façon de la traiter et celle de traiter d'autres personnes (le coupe-ongles confisqué) ou motivée par la crainte d'une perturbation (le gsm de sa voisine resté allumé). Mais le point de départ de mon raisonnement était de m'étonner... de certains étonnements en général! A noter que si on m'avait confisqué mon coupe-ongles, j'aurais peut-être aussi regardé d'un drôle d'oeil les parapluies des Espagnols :) !

Écrit par : anémone | 2012-02-23 à 10.08:43

Qu'il y a toujours deux poids deux mesures !
Un pour ceux qui respectent scrupuleusement les consignes... et un autre pour ceux qui osent graviter aux frontières de (ou dans) l'interdit.
Je dois cependant reconnaitre que.... je suis parfois dans un camp, parfois dans l'autre !
Je me pense pourtant foncièrement honnête, mais j'avoue que, parfois... le diable a raison de ma raison ;-))

Écrit par : teb | 2012-02-23 à 12.50:19

Doit-on s'étonner encore d'un monde qui est devenu "psychopathe de la sécurité"
Eh bien oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, un avion peut encore effectuer un vol sans problèmes avec des parapluies et des limes à ongles à son bord!
Wouaouh quelle aventure!

je te renvoie à l'excellent billet de Walrus (l'aventure c'est l'aventure) et voici le commentaire que j'y avais posé:

Moi, je croise tous les jours dans la cour de récréation des graines d'aventuriers immolées sur l'autel de la sacro-sainte "sécurité". Epoque étrange où les enfants ne savent plus grimper aux arbres, faire des cabanes, sucer des sucettes, lancer des boules de neige, dévaler des pentes dans des caisses à savon etc etc...Pour jouer dans la cour, nous allons bientôt être obligé de leur attacher un matelas autour du corps...Alors les aventuriers de demain seront bardés d'assurances vie et de protège-genoux en mousse. Ça fait rêver!

Alors, oui, tu as bien fait de ne pas cafter.Les quelques vestiges de liberté qui nous restent sont à ce prix: il faut savoir fermer sa g...de temps en temps.
Bises solidaires

Écrit par : celestine | 2012-02-23 à 14.52:48

Il y a 19 ans que je n'ai pas pris l'avion. :(

Écrit par : Berthoise | 2012-02-23 à 17.21:51

en effet, Anémone!
pour ce qui est du portable de ma jeune voisine dans l'avion, c'est elle-même qui m'avait raconté toute cette histoire... sans quoi bien sûr je ne l'aurais pas su ;-)

désormais, Teb, je fas attention à ce que j'ai dans mon bagage à main, qu'on ne puisse plus rien me confisquer!

tu as mille fois raison, Célestine! et de plus en plus je me demande où trouver le courage d'organiser une sortie scolaire...

ah Berthoise à l'époque où j'étais une femme mariée nous allions partout en voiture et mon mari ne lâchait jamais son volant ;-)

merci à tous et bonne soirée!

Écrit par : Adrienne | 2012-02-23 à 18.55:42

Pour le portable, il suffit de cliquer sur le mode avion enfin un truc correspondant et le désactiver et c'est tout tu peux le laisser allumé.

Écrit par : caro.carito | 2012-02-24 à 13.04:41

tu parles du GSM, Caro?
quatre jeunes gars qui avaient des gadgets pour écouter de la musique ont dû tout éteindre aussi... et là, l'hôtesse a été très très stricte! elle a même menacé de leur confisquer leurs jouets!

merci et bonne journée!

Écrit par : Adrienne | 2012-02-25 à 11.12:31

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