• Derniers rayons, derniers zéphyrs

    Les derniers rayons éclairent les sucettes géantes

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     changements dans le sens de la circulation à cause des fouilles archéologiques

    Les derniers zéphyrs caressent les pelouses

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     vue du parc en centre ville, lendemain de soirée "musicale", 21 août 2015

     Dès demain il faudra de nouveau donner des devoirs et des leçons.

    ***

    Je demande pardon à mon grand ami André Chénier

    d'avoir utilisé ses vers

    à si mauvais escient

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/andre_ch_nier/comme_un_dernier_rayon_comme_un_dernier_zephyre.html

  • Z comme zéro de conduite

    On a osé l'arrêter.

    On a osé lui mettre les menottes.

    Quinze minutes entières avec des menottes, lui!

    Regardez la photo qu'il en a publiée: elles ont laissé des marques rouges à ses poignets.

    actualité,belgique,flandre

     http://www.standaard.be/cnt/dmf20150827_01836289?_section=60682888&utm_source=standaard&utm_medium=newsletter&utm_campaign=middagmail&M_BT=110935810948&adh_i=a0ca84a6d39365b86215da6ff3755ab0&imai=a0c759ca-c48e-464a-851c-208e1a1837ea

    Ses poignets à lui, marqués par les menottes.

    Lui, un avocat et un juge à la retraite.

    Voilà donc son message: lui, un homme au-dessus de tout soupçon, a été confondu avec un vulgaire hooligan!

    "Dit kan België niet zijn!" dit le titre de l'article, qui reprend ses propres paroles. L'homme a un blog et un compte tweet. "Ceci ne peut pas être la Belgique". 

    Et pourquoi pas, se demande l'Adrienne, excédée.

    Et pourquoi la police ne pourrait-elle pas arrêter un homme sous prétexte qu'il est avocat et a rempli la fonction de juge? Si la police doit faire face à une horde de hooligans et qu'il s'est mêlé à eux? Faut qu'elle demande d'abord ton C.V.?

    ‘Het was wel de allereerste keer dat ik van mijn vrijheid beroofd werd: geboeid worden, het doet echt wel vreemd. Dit was wel het leerrijkste kwartier van mijn juristenleven.’

    "C'était la toute première fois que j'étais privé de liberté: être menotté, ça fait tout drôle. C'était le quart d'heure le plus instructif de toute ma vie de juriste."

    Et bien, se dit l'Adrienne de plus en plus excédée, il était plus que temps que la vie te donne cette leçon, il me semble! Et il faudrait juste espérer que tu en tires les bonnes conclusions.

    Parce que si 15 minutes de menottes t'ont laissé ces marques rouges, que doivent dire alors ces autres bougres?

    Mais évidemment, eux ne sont ni avocat, ni ancien magistrat.

    Ce n'est pas pareil.

    Ils ont sans doute l'épiderme moins sensible.

     

  • Y comme y a pas photo

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    Horizon, voilà le thème de la semaine.

    D'abord on repense au lago Trasimeno et à son tramonto.

    Ou au paradis perdu où on habitait avant.

    Et à toutes ces belles vues avec ou sans 'room'.

    Bruxelles, Paris, Rome, Florence...

    Puis on tombe sur cette photo d'Ostende et on se dit:

    "Voilà l'horizon que je préfère!"

    Pas seulement parce qu'on aime la mer.

    Mais parce qu'en plus, sur la photo, il y a un verre de bulles

    et un bon livre.

    Je me souviens.

    C'était Camus, Le premier homme.

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: horizon

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • X c'est l'inconnu

    Depuis quelques semaines, une balade en centre ville passe obligatoirement par le "carré" des fouilles archéologiques.

    Je vous ai déjà dit, je pense, que l'archéologie a été ma première vocation et que sans la remarque de mon père "si tu crois que c'est avec ça que tu vas gagner ta croûte", j'aurais entamé ces études-là.

    Bref, des archéologues sont au travail dans ma ville, pile sur le trajet entre la maison de tante Fé et l'appartement de ma mère Cool

    - Je peux prendre une photo? dis-je à la jeune femme qui fait la pause dans son trou plein d'ossements.

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    photo du 26 août

    Elle semble heureuse de pouvoir répondre à mes questions et à celles de l'amie bruxelloise que j'ai entraînée jusque-là. Amie qui est choquée de voir des fémurs, des tibias et des crânes défoncés. Des cercueils de bois, il ne reste que poussière, à peine une trace colorée.

    Couche après couche, on a déjà ressorti tellement de squelettes de ce (relativement) petit trou que la jeune archéologue en semble complètement blasée.

    - On en a encore envoyé un au labo cet avant-midi, dit-elle.

    Couche après couche, on remonte dans le temps. On espère ainsi arriver jusqu'aux origines. Au labo, les restes humains sont lavés, datés et examinés sous toutes les coutures, si j'ose dire. Il paraît qu'on arrive même à en déduire le régime alimentaire et les maladies.

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    ici, le collègue qui dégageait des squelettes le 21 août

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    On s'en retourne avec l'amie, complètement dégoûtée. Je ris:

    - Ben tu vois, on ne risque pas de m'envoyer au labo, je choisis la crémation!

    Elle non. La terre, la pourriture, elle préfère ça aux flammes, malgré tout.

  • W comme what else?

    Quand le téléphone sonne, l'Adrienne se demande si elle va décrocher ou pas. Si elle décroche, vous avez de la chance. Souvenez-vous qu'elle est téléphonophobique. Souvent elle ne décroche pas.

    *** 

    C'est l'amie de Bruxelles. Elles bavardent. L'amie a perdu son frère récemment. L'Adrienne l'invite chez elle.

    ***

    C'est la jeune collègue de FLE. Il y a des points du programme sur lesquels elles doivent se mettre d'accord. L'Adrienne l'invite chez elle.

    ***

    C'est l'amie K***. Elle est revenue de ses vacances à Aix-en-Provence. Elle a des tas de choses à raconter. l'Adrienne l'invite chez elle.

    ***

    Vous voulez que je vous dise?

    L'Adrienne ne sait plus quoi inventer pour ne pas devoir ranger son bureau

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    une partie du désordre de 2012, dans la maison d'avant

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    la phobie du téléphone
    j'en ai déjà parlé dès le début de ce blog

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2008/07/24/t-comme-telephonophobique.html 

  • V comme voleur

    Marcus a arrêté son cheval à l'ombre d'un bosquet qui pépie de chants d'oiseaux. En sautant à terre, il voit que le chien est toujours là. Il n'a servi à rien de galoper, cette bête l'a suivi malgré tout. Il flatte la tête de son cheval. Son cou, tout son corps est en sueur. Il l'attache à un arbre. L’animal commence tout de suite à manger quelques feuilles des branches les plus basses d’un châtaignier. De temps en temps, il s'arrête, l'oreille tendue, nerveux, tout le corps parcouru de frissons.

    La veille encore, Marcus peignait un tableau dont il pensait qu'il serait son chef-d’œuvre. Finies les petites scènes de famille, terminés les portraits de notables et d'enfançons au grand col de dentelle de Malines. Il s'était mis à la création, mûrement réfléchie et préparée par de nombreuses études et esquisses, d'une vaste fresque mythologique. Il avait dépensé une petite fortune pour acquérir les panneaux de tilleul nécessaires à sa réalisation.

    Il se souvient de l’arrivée de l'Italien, voilà à peine deux mois. Il ne s'est pas tout de suite méfié, il avait même cru qu'ils pourraient s'échanger leurs arts, apprendre l'un de l'autre. Mais c'est lui qui a tout donné et l'Italien qui a tout pris. Marcus ne s'en était pas tout de suite rendu compte. Il sait, à présent, que c'est grâce à lui que le Florentin a acquis la maîtrise de la peinture à l'huile, des enduits, des vernis, des fins glacis qui captent la lumière...

    C'est la veille seulement qu'il a tout compris. Le rose aux joues de la duchesse, son trouble, ses émois, ses regards à la dérobée n'étaient plus pour lui.

    Il ne sait pas laquelle des deux trahisons lui cause le plus de douleur.

    Solidement attachés aux flancs de son cheval, les panneaux, les esquisses, les précieuses eaux-fortes.

    Il paraît qu’à Urbino aussi on aime la peinture flamande.

     fiction,peinture

    Urbino, palazzo, juillet 2011

  • U comme ultimes améliorations

    Madame ne vaut pas mieux que ses élèves: c'est quand l'échéance est en vue qu'elle commence à s'activer sérieusement.

    Elle a donc enfin terminé la déco de ses toilettes (ne riez pas, c'est important d'avoir un joli petit coin): le papier peint colle (à peu près) et les miroirs aussi, provisoirement.

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    en effet, bien vu, ils ne sont pas parfaitement ronds
    comme dirait Fernand Raynaud, "c'est étudié pour"

    Ensuite, Madame s'est attaquée à un vrai gros chantier. Non, pas le rangement du bureau: celui de sa bibliothèque. Qui, vous vous en souviendrez peut-être, ressemblait à ça:

    boeken (1) - kopie.JPG

    oui, vous voyez bien, ça fait un an que c'est dans cet état-là

    Pendant deux jours, toutes les surfaces disponibles ont été fort encombrées parce que Madame a décidé de tout répertorier et (re)classer. Ce serait tout de même pratique, s'est-elle dit, s'il ne fallait pas vider quatre boîtes avant de mettre la main sur le volume cherché.

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    première boite: la littérature des 19e-21e siècles, lettres A et B

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    le reste de l'alphabet attend, ici les lettres P(agnol) à Z(ola)

    - Tu as vraiment besoin de tous ces livres? a demandé la mère de Madame, qui est passée dimanche après-midi pour cause de désoeuvrement, son amie dominicale étant à l'anniversaire de son petit-fils.

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    travail dangereux, parce qu'il y a des livres, forcément, qu'on a envie de lire
    sans attendre
    en buvant un café
    (mais oui, il y en a que Madame n'avait jamais lu)

    Enfin, hier soir vers 21.00 h., la bibliothèque était comme ça:

    Broeke aug 2015 (7) - kopie.JPG

     les travaux sont arrêtés par manque de papier peint
    (c'était pourtant une idée du tonnerre, d'utiliser le reste de papier pour les boîtes de livres, non?)

    Et jeudi, promis juré, Madame range son bureau.

    - Je travaille mieux sous pression, disent les élèves, souvent des garçons, qui font tout à la dernière minute.

    Jeudi, c'est le dernier jour libre dont Madame dispose. Espérons qu'elle travaille bien sous pression.

  • T comme Talleyrand

    Je lis la biographie de Talleyrand par David Lawday (1). Une de ces mystérieuses nouvelles acquisitions de ma bibliothèque communale Cool

    Je ne connaissais de lui que les quelques clichés qu'on trouve en 4e de couverture du volume (2). Mais très vite le livre fait découvrir un personnage beaucoup plus complexe et plus intéressant.

    Le personnage rêvé pour un biographe, au parcours à peine croyable, dit l'article du Telegraph (3), qui trouve l'auteur subjectif parce qu'on ressent sa sympathie admirative pour son sujet. Mais qui déplore surtout de nombreuses erreurs, des simplismes, et une présentation complètement fausse de sa relation à Napoléon. D'où le titre de l'article: Talleyrand mérite mieux que ça!

    C'est bien possible, je ne suis pas capable d'en juger. L'auteur de la biographie semble, à grand renfort de notes et de citations d'ouvrages consultés, bien au courant de son sujet. C'est peut-être trompeur.

    Cependant, il reste les extraits des écrits de Talleyrand, cités ça et là, dont on peut supposer qu'ils sont parfaitement corrects. Je vous en livre un, qui montre un pacifisme toujours d'actualité et argumenté comme suit:

    On a appris enfin que la véritable primatie, la seule utile et raisonnable, la seule qui convienne à des hommes libres et éclairés, est d’être maître chez soi, et de n’avoir jamais la ridicule prétention de l’être chez les autres. On a appris, et un peu tard sans doute, que pour les Etats comme pour les individus, la richesse réelle consiste non à acquérir ou à envahir les domaines d’autrui, mais à bien faire valoir les siens; on a appris que tous les agrandissements de territoire, toutes ces usurpations de la force et de l’adresse auxquelles de longs et illustres préjugés avaient attaché l’idée de rang, de primatie, de consistance politique, de supériorité dans l’ordre des puissances, ne sont que des jeux cruels de la déraison politique, que des faux calculs de pouvoir, dont l’effet réel est d’augmenter les frais et l’embarras de l’administration, et de diminuer le bonheur et la sécurité des gouvernés pour l’intérêt passager ou la vanité de ceux qui gouvernent.

    David Lawday, Talleyrand, Albin Michel, 2015, p.101

    C'est un extrait du mémoire adressé au Comité de salut public - mené par Danton -  que Talleyrand écrit au moment même où les armées "révolutionnaires" envahissent le territoire belge, qui faisait alors partie des Pays-Bas.

    Mais pour découvrir ces écrits-là, il suffit d'aller sur le site consacré à Talleyrand, où on trouve le mémoire entier http://www.le-prince-de-talleyrand.fr/memoireconvention.html ... ainsi qu'une biographie et de nombreux autres documents.

     talleyrand.jpg

    (1) dans une traduction de Valérie Malfoy parue chez Albin Michel en 2015.

    (2) photo du site de l'éditeur où on peut lire la 4e de couverture
    http://www.albin-michel.fr/Talleyrand-EAN=9782226316578

    (3) The Telegraph, un article peu élogieux dans la presse britannique
    http://www.telegraph.co.uk/culture/books/3656372/Talleyrand-deserves-better.html

     L'article du Independent ne contient aucune critique, c'est plutôt un résumé du livre: 
    http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/reviews/talleyrand-napoleons-master-by-david-lawday-424034.html

  • Stupeur et tremblements de blogueuse

    Dimanche dernier, quand j'ai vu que François Bon recommandait le site de notre ami Walrus, vous pensez bien si je me suis réjouie Sourire et si je me suis précipitée sur le lien offert, même si c'est avec une certaine stupeur (une stupeur certaine, aussi) que j'ai lu comment il était présenté:

    Il a fondé une maison d’édition basée sur pulp et fantasy, walrus-books

    C'était accompagné d'une photo tout à fait convaincante quoique discrète, tous ceux qui se rendent parfois sur le blog de Walrus le confirmeront, il ne peut s'agir que de lui:

    walrus books.jpg

    Walrus, sa casquette, sa barbe blanche, sa veste en daim, son blue jean et sa liseuse

     sur le site de François Bon: http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4212

    Pour sa maison d'édition, l'ami Walrus a - en toute logique - choisi ce sobre logo, aux couleurs de la branche flamande de ses aïeux:

    walrus.jpg

     http://www.walrus-books.com/appels-a-textes-manuscrits/

    Cependant une autre chose me frappe: nous savons tous qu'il n'a que peu de sympathie pour une certaine sorte de littérature signée Marcel... mais de là à devenir le roi de la pulp et fantasy...?

     

    Je tremble d'impatience de découvrir ce qu'il nous apprendra sur cette nouvelle corde à son arc

    Langue tirée

     

    Sacré Walrus

    Langue tirée

     

    Tu nous étonneras toujours!

  • Porte n° 22

    fêt'nat'2015 (1) - kopie.JPG

    Avant d'avoir la fenêtre

    et "a room with a view"

    il faut passer par la porte

    numéro 22

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    Avant de trouver la porte n° 22

    et "a room with a view"

    il faut prendre le train

    et ses fenêtres miroirs

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     Avant de prendre le train

    pour la chambre n°22

    qui sera "a room with a view"

    il faut donner un dé à coudre d'eau

    aux orchidées assoiffées

    derrière la fenêtre ensoleillée

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: par la fenêtre

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • R comme R.I.P.

    Jamais un mot plus haut que l'autre, une patience à toute épreuve, une présence constante et une amitié indéfectible - à défaut d'être fidèle en amour.

    Elle avait des goûts très simples et a mené une vie au calme, à la campagne, là où elle était née.

    Une vie qui s'est achevée après ce qu'on appelle une "longue et pénible maladie", sauf que pour elle, cela n'a été ni très long, ni très pénible. Mais il est vrai qu'elle ne se plaignait jamais.

    Elle a eu droit à une vieillesse quiète et que je crois heureuse, même si elle ne sortait plus guère, sauf pour profiter d'un après-midi ensoleillé, sur la terrasse, à l'abri du vent.

    Où est-on mieux que chez soi, avec son confort et ses habitudes, entourée des petits soins de ceux qui nous aiment?

    C'est ce qu'elle a eu jusqu'à son dernier souffle, après son adoption par ma carissima nipotina.

     ***

    Et s'il faut pleurer, vraiment pleurer,

    c'est sur cette mort-ci

    http://leblogalupus.com/2015/08/19/news-de-barbarie-daech-a-decapite-lex-directeur-du-site-archeologique-de-palmyre/

     à côté de tant d'autres qui ne font pas la une

    chat

    Khaled Assaad, directeur du site archéologique de Palmyre

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/defae44a-463d-11e5-85d0-41b5fd577541/Daech_a_d%C3%A9capit%C3%A9_lex-directeur_du_site_arch%C3%A9ologique_de_Palmyre 

     

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      Mama Moussa en décembre 2014

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    et en novembre 2013

  • le bilan du 20

    Madame a passé de belles vacances et se prépare à la rentrée: cette semaine, elle passera deux jours à l'école, la semaine prochaine trois jours, la semaine d'après quatre et la semaine suivante cinq.

    La vie est vraiment bien faite, parfois Cool

     

    Il faut juste encore cirer les chaussures, ranger le bureau, apprendre par coeur le nom d'une cinquantaine de nouveaux élèves (et réviser le nom d'une cinquantaine d'autres), ranger le bureau, terminer de tapisser la cage d'escalier, ranger le bureau, planter trois arbustes au jardin (il y avait une promo à la jardinerie), ranger le bureau, retravailler les cours, prendre rendez-vous avec le successeur de Francis, coiffeur-philosophe...

    et ranger le bureau.

    prof,école,élèves

    http://www.krealinks.com/fr/forums-thematic/topic/lobsession-du-livre-marjan-teeuwen

    (Madame a trop la honte de montrer l'état actuel du sien)

  • Questions existentielles

    Hier soir, Madame lit rapidement la presse en ligne et n'y découvre que des questions.

    Nos enfants peuvent-ils encore jouer dehors? Qui a assassiné Julien Lahaut? Que faut-il aller voir à Pukkelpop? A quoi s'attendre pour le match contre la Bosnie? Que faire si le destinataire ne va pas chercher votre lettre recommandée? Pourquoi la pilule pour les hommes n'existe toujours pas? Est-ce qu'une bonne retraite sera bientôt réservée aux 'happy few'? Quelles sont les meilleures destinations pour cet automne? Peut-on utiliser les écochèques pour les fournitures scolaires?

    Mais pour demain, Madame a une question existentielle à résoudre qui lui a été soumise par sa directrice:

    Tu prends toutes les classes de 4 h. de français en sixième? (= la Terminale) Ou tu veux celles des langues modernes en 5e (= la Première) et en 6e?

    Et ça, c'est un vrai dilemme.

    De plus, dans un cas comme dans l'autre, Madame n'aura plus ses chéris qui font les maths fortes et qu'elle a si bien "élevés" l'an dernier.

     actualité,prof,école,élèves

    Bref, Madame a besoin d'un gourou

    Langue tirée

     

  • P comme perpète

    Vous connaissez Madame, vous savez que ses élèves et ses cours ne sont jamais loin, même au coeur des vacances.

    Alors vous comprendrez que quand elle a vu un lien vers une chanson qui a "Paris" dans son titre, elle est allée voir tout de suite. Elle aimerait bien en ajouter une à la petite collection qu'elle fait écouter à ses élèves de cinquième (la Première, en France) en préparation à leur voyage annuel en ce haut lieu de la culture.

    Malheureusement, la jeune chanteuse l'a vite fait déchanter. A part le mot "perpète", qui fournirait à Madame l'occasion de faire un petit rappel de vocabulaire familier et argotique, il y a surtout des "ouh ouh ouh" et des "ah ah ah" dans le texte. Ainsi que quelques "oh oh".

    Ouh ouh ouh 
    Paris, Paris 
    Paris, Paris 
    Ouh ouh ouh 
    Paris, Paris 
    Ouh ouh ouh Ah ah 
    (Ah ah ah...) 
    Ah ah ah.... 
    Ouh ouh ouh Ah ah 
    Oh oh

    http://www.paroles.net/emilie-simon/paroles-paris-j-ai-pris-perpete

    Les élèves de Madame croiraient qu'elle se moque d'eux.

    Ce qui serait vraiment la pire chose.

    Cool

     paris,chanson,prof,école,élèves

    La belle, il est vrai, a d'autres atouts que ses dons littéraires et linguistiques

    http://www.trackmusik.fr/media/e/emilie-simon/mue

  • O comme Ostende

    Autrefois, il fallait s'envelopper d'un grand drap de bain et se tortiller là-dessous pour ôter le maillot mouillé après la baignade. Sauf bien sûr si on faisait partie de ces privilégiés qui avaient loué une cabine de bain.

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    aujourd'hui plus besoin de se tortiller

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    Autrefois, il fallait pédaler dur pour faire avancer le lourd cuistax dans les rues en forte pente vers la mer, surtout par jour de grand vent.

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    aujourd'hui, on peut les choisir électriques

    origine de la photo:
    http://www.verhuring-dejonghe-rommel.be/nl/casinopage/47/elektrischaangedrevenvoertuigenkarren.aspx

    Autrefois, il y avait une Union des pêcheurs sur le quai du même nom, près de la criée et du port de pêche.

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    aujourd'hui, à côté du Vlaamse Vissersbond décrépit, les nouveaux projets immobiliers pullulent

     

    Autrefois, les bateaux de pêche sentaient la rouille, le vieux cordage, le fuel et le désordre. On se demandait comment ces petites carcasses pourries pouvaient affronter la mer déchaînée et le froid de l'hiver.

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     Oostende 2015 049 - kopie.JPG

     aujourd'hui c'est 'clean and safe'

    ***

    Il me semble qu'autrefois c'était tout de même plus épique

    Cool

  • N comme nymphe

    Il a arrêté sa moto sur le trottoir devant la maison à la porte verte et elle en descend avec grâce. On voit ses jambes nues, le pied fin dans des ballerines, la cheville fragile, le joli mollet.

    Elle ôte son casque et il en jaillit une salve de cheveux rose tendre. Sous le blouson de cuir noir, ouvert, on voit sa mini-robe à paillettes. Une petite robe violette et festive à laquelle on ne s'attend pas, dans cette rue, à dix heures du matin.

    Je la regarde. Elle me regarde. Elle sait que j'ai vu.

    Autour de la fine cheville, elle porte un bracelet électronique.

    Je lui souris.

    enkelband.jpg

    source de la photo, un article de 2010:
    http://www.hln.be/hln/nl/4833/Gevangenissen/article/detail/1113540/2010/06/03/Enkelbanden-krijgen-gps-en-stemherkenning.dhtml

    l'info sur la surveillance électronique en Belgique:

    http://justice.belgium.be/fr/themes_et_dossiers/maisons_de_justice/soupconne_d_infractions/vous_etes_juge/peine_de_prison/surveillance_electronique/

  • M comme mobile

    Par groupes de quatre, les plaisanciers quittent le bassin intérieur. 

    Il faut d'abord passer sous le pont mobile.

    De la chambre d'hôtel, on entend la sonnerie et on ne voit passer que les mâts des voiliers.

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    Piétons et automobilistes ont à peine deux minutes d'attente. 

    Après, il y a encore une écluse. Les quatre voiliers patientent jusqu'à ce que l'eau soit au bon niveau et que les portes de l'écluse s'ouvrent.

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    De l'autre côté du "vaargeul" (chenal?) il y a un autre port pour le yachting. Sans pont mobile, sans écluses, accès direct à la mer. Mais beaucoup semblent préférer celui qui est au coeur de la ville.

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    une partie de l'autre port de plaisance, le 6 août en début de soirée

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     et les ombres sur le pont

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: pont

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  • L comme l'homme qui ment

    Cumuler deux ou trois talents, il semblerait que ce soit tout à fait possible. C'est ce que je me suis dit au fil des pages de "L'homme qui ment", écrit par Marc Lavoine, que j'attendais au tournant.

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    Mais réellement, quelle bonne surprise que ce livre-là. Où jamais la vedette ne joue les vedettes. Où l'enfance et le milieu familial sont décrits avec une sorte de pudeur tendre, tout en dévoilant l'intimité des secrets de famille.

    L'auteur-narrateur s'adresse à son père décédé et remonte le cours de leur vie, dans la petite maison près d'Orly.

    " [...] nous étions quatre, mon père, ma mère, mon frère et moi, plus la chatte Mistouflette, et nous avons eu de bons moments. C'était le temps de l'idéal, la banlieue, les années soixante.

    Communistes par notre père qui est aux cieux et catholiques par notre mère qui l'est depuis, nous avons bénéficié, Francis et moi, d'une éducation plutôt contrastée."

    Marc Lavoine, L'homme qui ment, Fayard, 2015, p.14

    Je me rends compte, en feuilletant le livre à la recherche d'extraits à vous faire lire, que j'aurais envie de tout retranscrire, de tout relire. C'est prenant. Sans doute parce que ça a un tel air d'authenticité et d'honnêteté intellectuelle. Sans doute aussi parce que les enfances, les familles, les grands-parents, les copains, l'école, les vacances, ont quelque chose d'universel. 

    "Nous avons donc vécu là, dans cette couronne de banlieue, la grande, près des champs de pommes de terre et des avions qui décollent. Encore la campagne et déjà la ville et ses grues synonymes de grands ensembles qui avaient pris la mesure des choses, cette ville grandissante et moderne aux portes de ce petit village agricole vacillant qui va mourir avec le progrès."

    Marc Lavoine, L'homme qui ment, Fayard, 2015, p.15

    Le récit s'ouvre et se ferme sur le cimetière sans être triste pour autant. Il commence le jour de l'enterrement du père et se termine par ce paragraphe:

    "Vous êtes séparés pour toujours dans deux tombes différentes, vous faites cimetière à part, mais dans la même banlieue, à un kilomètre à vol d'oiseau l'un de l'autre, bercés par le souffle des avions d'Orly. Maman est dans le vieux Wissous derrière la mairie, proche de l'église, pas très loin de l'épicerie de ses parents, et toi, papa, près des pistes et des terrains de foot, là où tout a commencé, là où tout se termine, en banlieue, à Wissous, l'origine du monde."

    Marc Lavoine, L'homme qui ment, Fayard, 2015, p.190

    ***

    et puis en cherchant un peu, j'ai trouvé ceci, qui résume exactement mon sentiment

     

  • K comme Kundera

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     face à l'insoutenable légèreté de l'être, la lourdeur du sac à dos, avec cet ordi qu'on tient à emporter partout où on va...

    Dans le train, lire enfin ce roman de Kundera dont tant de gens disent du bien.

    Avoir besoin d'une heure pour arriver à la page 88.

    Laisser tomber la lecture. Ne pas réussir à se passionner pour Tomas, pour Tereza, pour le récit recommencé des rêves récurrents de Tereza.

    Pourtant, c'est vrai, y trouver de temps en temps de jolies phrases:

    "Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l'historiographie française serait moins fière de Robespierre."

    Milan Kundera, L'inbsoutenable légèreté de l'être, Folio, 1990, page 13.

    ***

    L'incipit, page 13:

    "L'éternel retour est une idée mystérieuse et, avec elle, Nietzsche a mis bien des philosophes dans l'embarras: penser qu'un jour tout se répétera comme nous l'avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment! Que veut dire ce mythe loufoque?"

  • J comme journée ostendaise

    09.00 h. Les étudiants qui bossent sur leur deuxième session attendent que s'ouvrent les portes de la bibliothèque. C'est là qu'ils étudient le mieux, même si on peut voir encore certains lancer de furtifs regards à leur smartphone. Presque toutes les places de la salle de lecture vitrée (et parfaitement silencieuse) sont occupées par eux, toute la journée.

    10.00 h. Les jeunes sauveteurs verrouillent leur bicyclette et vérifient une dernière fois leur smartphone avant de le glisser au plus profond de leur sac soigneusement zippé. Une rude journée de soleil, de sable, de baigneurs indociles et d'enfants perdus les attendent. Malgré les repères visuels et les bracelets offerts, cinq cents enfants "perdus" rien qu'en juillet.

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     rue perpendiculaire à la digue

    11.00 h. Derrière leur grande baie vitrée avec vue sur la mer, ils font exactement ce qu'ils feraient s'ils étaient restés chez eux, à l'intérieur du pays: lire le journal, envoyer des SMS, laver les vitres. Sauf quelques-uns, équipés de jumelles ou d'une longue vue, qui peuvent ainsi pratiquer le voyeurisme à une échelle bien supérieure à la normale.

    12.00 h. Assis au bord du coffre ouvert de leur break garé dans une rue parallèle à la digue, le père, la mère, le fils, la fille, piquent à tour de rôle leur fourchette dans un grand bol en plastique. Quand ils auront terminé leur salade de fruits, ils iront sur la plage. Parasol, matelas, jouets, tout est déjà entassé à côté de la voiture.

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    à côté du Fort Napoléon, 6 août

    13.00 h. De vieux tatoués, édentés, burinés, noueux, sucent un énième mégot et boivent des canettes. De jeunes tatoués, grassouillets, piercés, débraillés, mangent leur énième glace, gaufre, hamburger, paquet de frites. Ils font penser à cette petite phrase du livre de Lola Lafon sur Nadia C.: à l'Ouest, leurs mâchoires ne sont jamais en repos, les gens mangent tout le temps.

    14.00 h. De courageuses mémés se déplacent seules avec leur déambulateur à roulettes. D'autres sont tirées par un chien. Certains couples de retraités en ont trois. Parfois les chiens sont dans un landau. De grandes affiches dans la ville rappellent gentiment que toute cette frénésie canine apporte 80 000 kilos de crottes par an. Je me demande toujours qui s'amuse à de tels calculs.

     

  • I comme impressions ostendaises

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    c'est l'aurore aux doigts de rose dont parlait Homère
    (le plus beau moment de la journée)

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    c'est avoir la salle du petit déjeuner pour soi seule à huit heures du matin
    (alors que l'hôtel est complet)

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     ce sont des commerçants qui ne savent plus en quelle langue s'adresser au touriste
    (mais pas en français)

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    ce sont les rares villas 1900 échappées aux promoteurs
    (et qui maintenant valent des fortunes)

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    ce sont des promoteurs jamais en peine d'investir de nouveaux terrains
    (Visserijdok - quai de la pêche - Vuurtorenwijk - quartier du phare)

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    c'est partout la preuve que nous sommes au pays d'Ensor et des surréalistes
    (il suffit de lever les yeux)

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    c'est le détail qui fait tout
    (et qui fait que j'aime)

    ***

    photos prises à Ostende du 5 au 7 août 

  • H comme hécatombe

    Ce qui faisait la une de l'indignation des journaux régionaux, papier et télévisé, fin juillet en Bretagne, c'était ceci:

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/lucon-31-arbres-abattus-pour-laisser-passer-un-convoi-exceptionnel-779121.html

    Deux semaines ont passé et ça m'énerve toujours autant.

    Vous allez me dire qu'il y a des choses pires, que des enfants meurent de malaria et que des jeunes privés d'avenir se noient dans la Méditerranée.

    C'est vrai. Mais pour moi, tout ça entre dans le même sac.

    ***

    Il parait qu'"on" va replanter.

    Qui vivra, verra.

    Comme disait ce septuagénaire habitant le coin, lui ne le verra plus.

    http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/vendee-31-arbres-abattus-illegalement-pour-laisser-passer-un-convoi-exceptionnel-711017

  • G comme gazon

    On peut partir une semaine en Bretagne, puis quelques jours à la côte, la seule chose dont on ne doive pas s'inquiéter ces temps-ci, c'est la pelouse. On la retrouve comme on l'a quittée, courte et sèche.

    Quelle économie de tondeuse!

    Bien sûr, les radis et les haricots ne poussent pas non plus. Il n'y a pas de miracle. Les bacs de fleurs ont besoin de litres d'eau, tous les jours. Même la lavande tourne de l'oeil.

    On continue d'espérer voir un nuage ou avoir un bel orage. On continue de nous en promettre. Mais pour d'obscures raisons, ils vont toujours cracher leur pluie bienfaisante ailleurs qu'ici.

    Hier, un article de journal sur le sujet. G comme grave: il s'agit de notre patate nationale, qui ne grossit pas. Il faudrait, a-t-on calculé en haut lieu spécialisé, qu'il tombe 180 litres d'eau par mètre carré pour que nos terres agricoles retrouvent leur bonne humeur fertile. (1)

    180 litres d'eau par mètre carré, c'est ce qu'elles reçoivent normalement en trois mois. Là, il le faudrait tout de suite.

    http://www.knack.be/nieuws/uitzonderlijke-droogte-is-ramp-voor-aardappeloogst/video-iwatch-592591.html?utm_source=Newsletter-08/08/2015&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBDAGKN&M_BT=265941086196

    Quand on voit, dans la vidéo, ce brave agriculteur prendre entre les doigts les tiges desséchées de ses plants de pommes de terre qui s'effritent (2) et tombent en poussière, on a des réminiscences de paysan africain dans un spot pour une ONG: la terre ressemble à du sable et la végétation est quasi nulle.

     jardin,actualité

     à l'arrière-plan, le maïs souffreteux 

    vidéo: http://nieuws.vtm.be/binnenland/153357-droogte-ramp-voor-oogst

     

    (1) D'autres sources (puis-je encore utiliser ce mot?) parlent de 220 litres.

    (2) Encore un mot sensible... la patate de cette année est trop petite pour en faire des frites, dit-il.

  • F comme fous

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    - Regarde! dit une mère à son petit garçon. Regarde là! On dirait le Kilimandjaro! Tu vois? Avec ses neiges éternelles!

    Le gamin ne m'a pas semblé convaincu, et à raison. Ce que sa mère lui montrait, c'était l'île Rouzic.

    Si on s'en approche, la tache blanche qui fait penser à de la neige se précise.

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     Ainsi que le tournoiement au-dessus de nos têtes.

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     On finit par distinguer une multitude de points blancs,

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     22 000, selon notre guide, contre 19 000 l'an dernier.

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    Ce sont les fous de Bassan sur leur nid avec leur oeuf unique

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    qu'ils couvent à tour de rôle.

    ***

    Pour ceux qui veulent tout savoir sur les Sept-Iles,
    leurs oiseaux et la réserve naturelle:

    https://sept-iles.lpo.fr/

     voyage,bretagne,nature,mer

    photos prises le 29 juillet en fin d'après-midi

     

  • 7 matins

    Depuis la table du petit déjeuner

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    du premier matin, le 27 juillet,

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    jusqu'au 7e matin, le 2 août,

    chaque jour un peu plus de reflets dans l'eau

    Cool

    pour le projet 52 de Ma' - thème: reflets

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • E comme Echenoz

    L'Adrienne, il y a un mois ou deux, s'étonnait de la politique d'achat de sa bibliothèque communale (1). L'autre jour, elle a décidé d'en avoir le coeur net:

    - Est-ce que vous pourriez me dire sur quelle base sont choisis les livres que vous achetez?

    - Attendez! Je vais vous appeler la personne ad hoc!

    La personne ad hoc, quel heureux hasard, est une ancienne élève.

    ***

    Mardi après-midi, nouvel étonnement de l'Adrienne: sur le présentoir des dernières acquisitions, deux auteurs francophones, mais en traduction. Le 14 de Jean Echenoz (2) et le livre de Lola Lafon sur Nadia Comaneci (3).

     echenoz.jpg

     lolalafon.jpg

     - Zut! a pensé l'Adrienne.

    Ou peut-être même quelque chose de plus fort.

    Alors elle est allée voir dans le rayon de la littérature en français et a emprunté le seul Echenoz qui s'y trouvait, Je m'en vais.

    Faut juste espérer que ce titre ne soit pas annonciateur du sort qui attend ce rayon-là.

    ***

    (1) il en a été question ici:
    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2015/07/21/r-comme-resine-de-coumarone-8470784.html

    (2) "Un des auteurs français les plus originaux et les plus amusants du moment", dit l'extrait de la critique de Trouw en couverture. Quoique "geestig" puisse aussi se traduire par "spirituel", on peut supposer qu'ici - comme dans la critique francophone - on tient à souligner son côté humoristique.

    (3) on peut se demander pourquoi la version néerlandaise remplace "communiste" par "Roumaine" dans le titre...

  • D comme délices bretonnes

    Trois fois, je n'ai pu résister à l'envie de prendre en photo la jolie assiette qu'on nous apportait. C'est qu'on mange bien, en Bretagne. De bons produits, bien cuisinés et souvent aussi joliment présentés.

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    28 juillet

    les amuse-bouche à la Clarté

    alors qu'on n'avait même pas pris d'apéritif

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    27 juillet

    les crevettes en entrée à Perros-Guirec

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    28 juillet

    les moules en entrée à La Clarté

    ***

    Et tout ça dans des petits menus d'à peine 20 €

    Qui dit mieux?

    Sourire

     

    Ah! si! 

    il y a mieux!

    les galettes bretonnes que ma mère a dégustées à la fest-noz

    bretagne,gastronomie,voyage

  • C comme citation

    Je viens de trouver cette citation de Ramón Eder (un auteur espagnol né en 1952 et grand spécialiste de l'aphorisme, comme on peut le voir ici: http://www.kulturaldia.com/lectura/los-20-mejores-aforismos-de-ramon-eder/ et on peut aussi le suivre sur fb)

    « Cuando vamos de viaje hay que llevar por lo menos dos libros : uno muy bueno y otro por si no nos apetece leer el muy bueno. »

    Ce qui peut se traduire ainsi: Quand nous allons en voyage, nous devons emporter au moins deux livres: un très bon et un autre pour le cas où le très bon ne nous ferait pas envie.

    C'est exactement ce qui m'est arrivé en Bretagne: L'aménagement du territoire (d'Aurélien Bellanger) m'est tombé des mains malgré plusieurs tentatives.

    C'est probablement parce que c'est un très bon livre Cool

    ***

    Si vous aimez les aphorismes, il y en a un autre de Ramón Eder qui m'a bien plu: 

    “Leer un buen libro mal traducido es como escuchar a Beethoven en un transistor”

    Je pense que vous l'aurez compris? Lire un livre mal traduit, c'est comme écouter Beethoven sur un transistor.

    C'est pourtant ce que j'ai fait, entre mes 14 et 18 ans Cool

  • B comme Bretagne

    Pour ceux qui aiment les clichés bretons

    (dans les deux sens du mot)

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    photos prises le 27 juillet au matin

    à marée basse

    sur le sentier des douaniers

    entre Ploumanach et Perros-Guirec

  • Adrienne aime la Bretagne

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    Ploumanach, le soir du 26 juillet, à marée basse

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     Vivent les clichés bretons

    Langue tirée