• Dernières photos

    Dimanche 25 octobre

    Brussel 25 okt (2) - kopie.JPG

     au Parc du Cinquantenaire

    Brussel 25 okt (21) - kopie.JPG

    à Bruxelles

    Brussel 25 okt (28) - kopie.JPG

    les dernières photos prises à l'extérieur.

    Brussel 25 okt (30) - kopie.JPG

    Et pour ceux qui n'aiment pas l'automne...

    Langue tirée

    pour le projet 52 de Ma' - thème: extérieur

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

  • Z comme zéro

    On s'illusionne. 
    On ne demande pas mieux.

    Bien sûr qu'on s'illusionne. 
    Depuis l'âge de cinq ans.
    On s'illusionne le plus longtemps possible.

    Puis un jour elle dit une chose terrible. 
    Une de ces choses terribles dont elle a le secret. 
    Une de ces choses qui font très mal.

    Et on comprend qu'on s'illusionnait.

    Une fois de plus.

    181 - kopie.JPG 

  • Y comme yes, yes, yes!

    Il est venu,

    il était là!

    Entendez tous ce cri:

    Elle va en mourir (de joie) la mamma

    (pardon, l'Adrienne)

    Il est venu,

    il était là,

    le chauffagiste appelé cinq fois,

    avec des outils plein les bras ah ah ah

    ***

    et comme Fernand est plus rigolo que Charles, je vous mets du Fernand 

     

    Même si l'époque est plus proche du "il faut qu'on l'implore, de l'aube à l'aurore"

     

    L'Adrienne a enfin une installation aux normes et un joli nouveau robinet dans la cuisine

  • X, la belle inconnue

    Brussel 25 okt (8) - kopie.JPG

    Les photos étaient permises

    alors je n'ai pas pu résister

    et j'en ai pris tant et tant

    sans rien pouvoir noter -

    il fallait laisser les sacs au vestiaire - 

    que celle-ci restera

    une belle inconnue.

    Une très belle inconnue.

    ***

    Toutes les infos ici:

    http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/sarcophagi

    "Masque de momie, Nouvel Empire, fin de la 18e dynastie"

    dit-on sur le site

    dont les concepteurs ont apparemment flashé

    sur la même jolie dame

    qui restera à jamais

    une belle inconnue

    Langue tirée

  • W comme wagon de train

    Dimanche dernier:

    08.00 h.: il est installé avec un sac plein de canettes de Jupiler (Mannen weten waarom, les hommes savent pourquoi, dit la pub). La première (?) du jour est posée sur la tablette devant lui, décapsulée.

    08.05 h.: un couple âgé monte et me demande si ce train est bien celui qui va à Bruxelles. La gare est petite et il n'y a que deux lignes, c'est dur de se tromper... mais moi aussi je préfère demander quand j'ai un doute Clin d'œil

    08.10 h.: une indécise parcourt les trois wagons dans les deux sens avant de décider où elle déposera son postérieur vêtu de soie et de cachemire. Il n'y a pas encore dix personnes.

    08.15 h.: une jeune femme blonde accompagne son père et ses deux valises jusqu'à la porte du train. Tiens, c'est Ann, une ancienne élève! Son père va prendre l'avion à Zaventem.

    08.20 h.: fin de la quiétude: deux dames vont se plaindre pendant une heure, bien haut, bien fort, de leur conjoint qui leur laisse tout le boulot, des collègues qui leur jouent de sales tours, de leur hiérarchie aveugle et incompétente, de leurs bonnes et de leurs mauvaises copines, des amours des uns et des autres, des déboires avec la famille proche et lointaine, des problèmes de santé de quelques connaissances de connaissances...

    Bref, un dimanche ordinaire dans un train ordinaire.

    De trein is altijd een beetje reizen, dit la pub, prendre le train c'est toujours un peu comme partir en voyage, surtout dans l'humain Langue tirée

     wagon de train,bruxelles

     09.30 h.: les profs comment à se masser devant les portes qui pourtant ne s'ouvriront qu'à dix heures

    Langue tirée

  • V comme vacances

    bricabook193.jpg

    © maman Baobab

    http://www.bricabook.fr/2015/10/atelier-ecriture-193/

    Cet été-là à Dinard
    Y avait Jules, y avait Bernard,
    Ismaël et Léonard.

    Jules était le plus ignare,
    Ismaël un combinard
    Prêt pour tous les traquenards.

    Valérie aimait Bernard,
    Pourtant un vrai snobinard
    Sous ses petits airs mignards.

    Margot aimait Léonard
    Qui nageait comme un canard.
    C'était lui le grand veinard:

    Beau-père est dans le pinard
    "beurre dans les épinards"
    C'est fini d'être un zonard!

     ***

    ceci est une fiction
    (en vers de sept pieds ou devrais-je dire panards)
    inspirée des amours de vacances
    de quelqu'un de mes connaissances

    Cool

    Merci à Leiloona!

  • U comme ultime

    Le jour où sans le savoir 
    Nous faisons une chose pour la dernière fois, 
    regarder une étoile, 
    passer une porte, 
    aimer quelqu’un, 
    écouter une voix, 
    si quelque chose nous prévenait 
    que jamais nous n’allions la refaire, 
    la vie probablement s’arrêterait 
    comme une poupée sans enfant ni ressort. 

    Et pourtant, chaque jour 
    nous faisons quelque chose pour la dernière fois, 
    regarder un visage, 
    nous appeler par notre nom, 
    achever d’user une chaussure, 
    éprouver un frisson 
    comme si la première ou la millième fois 
    pouvait nous préserver de la dernière. 

    Il nous faudrait un tableau noir 
    marquant toutes les entrées et les sorties, 
    où serait clairement annoncé, jour après jour, 
    avec des craies de couleur et des voyelles 
    ce que chacun doit terminer 
    jusqu’à quand on doit faire chaque chose, 
    jusqu’à quand on vit
    jusqu’à quand on meurt.
     
    (Trad: Colo)
     
     
    El día en que sin saberlo
    hacemos por última vez una cosa
    mirar una estrella,
    atravesar una puerta,
    amar a alguien,
    escuchar cierta voz
    si algo nos advirtiera
    que nunca volveremos a hacer eso,
    probablemente la vida se detendría
    como un muñeco sin niño ni resorte.
    .
    Sin embargo, cada día
    hacemos algo por última vez
    mirar un rostro,
    llamarse con su propio nombre,
    terminar de gastar un zapato,
    probar un temblor
    como si la primera vez o la milésima
    pudiera preservarnos de la última.
    .
    Nos haría falta un tablero
    con todas las entradas y salidas marcadas,
    donde se anuncie claramente, día por día,
    con tiza de colores y con vocales
    qué le toca terminar a cada uno,
    hasta cuándo se hace cada cosa,
    hasta cuándo se vive
    hasta cuándo se muere.

    Roberto Juarroz.
     
    De dag dat we zonder het te weten
    iets doen voor de laatste keer
    naar een ster kijken,
    door een deur gaan,
    van iemand houden,
    naar een stem luisteren
    als iets ons verwittigde
    dat we dit nooit meer zullen doen
    zou het leven waarschijnlijk stoppen
    zoals een pop zonder kind of veer.
     
    Toch doen we elke dag
    iets voor de laatste keer
    naar een gezicht kijken,
    zichzelf met de eigen naam noemen,
    een schoen volledig verslijten,
    een rilling voelen
    alsof de eerste of de duizendste keer
    ons kon behoeden voor de laatste.
     
    We zouden een bord nodig hebben
    om elk binnenkomen en vertrek te noteren,
    waarop dag na dag aangekondigd wordt
    met kleurkrijt en klinkers
    wat iedereen moet afwerken,
     tot wanneer alles moet gebeuren,
    tot wanneer men leeft
    tot wanneer men sterft.
     
    (traduction de l'Adrienne)

     DSC00772 - kopie.JPG

    un jour c'est la dernière fois
    qu'il te dit "je t'aime"
    mais tu ne le sais pas

    poesie,traduction,espagnol

    un jour c'est la dernière fois
    que tu le prends en photo
    mais tu ne le sais pas
    (Slovénie, 21 juillet 2006)

    ***

    samedi dernier, c'est la dernière fois
    que tu utilises ton percolateur
    parce que le café s'est écoulé
    par le bol tout fendillé 
    qui tenait le coup depuis deux ans

    si tu l'avais su, tu n'aurais pas fait de café

    Langue tirée

  • T comme trop-plein

     muanza,jeu,fiction

    Muanza frissonne en revenant de la boîte aux lettres. Vide, aujourd’hui encore.

    Pierre a beau dire « pas de nouvelles, bonnes nouvelles », l’attente est une torture. Il a besoin de savoir, besoin de pouvoir enfin faire des projets.

    Voilà qu’arrive son deuxième hiver belge et il est toujours dans l’impasse. Ce matin, devant son bol de café au lait, son humeur s’en ressent. Certains jours, un trop-plein d’énergie le fait se saisir de balais et de serpillières et il frotte vigoureusement le carrelage de tout le rez-de-chaussée. C’est sa façon de remercier Marie et de lui embellir la vie. D’autres fois, il passe tout son temps vautré dans un fauteuil et enfile comme un drogué les Mac Gyver à la télé.

    Il a le sommeil agité. Dans ses rêves, il voit Rosemonde, tantôt dans la plénitude de ses trente ans, tantôt dans le plus grand dénuement, abandonnée des siens.

    L’absence, ce déchirement quotidien, n’a que trop duré. Il faut qu’il trouve une idée, un moyen pour la faire venir en Europe, elle aussi.

     asphodèle.jpg

     https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2015/10/19/les-plumes-45-resultats-de-la-collecte-doctobre/

    avec les mots imposés: 
    Frissonner, vide, humeur, embellir, enfin, sommeil, drogué, impasse, torture, plénitude, trop-plein, énergie, absence, temps, dénuement, bol, idée, déchirement, besoin, abandonné.

    Merci Asphodèle!

    et merci Ma'

    avec ce billet et cette photo je reprends le fil d'une histoire restée en rade depuis à peu près un an...

    pour le projet 52 de Ma' - thème: fil

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

  • Stupeur et tremblements

    Il lui a dit:

    - Je te déteste.

    Il lui a crié:

    - Va-t'en d'ici, je ne veux plus te voir!

    Alors elle a fait sa petite valise et elle est partie.

    Quarante-cinq kilos de détresse dans la nuit d'octobre.

    ***

    Il y a des gens qui ne pourraient pas avoir d'enfants

     prof,école,élève

     

  • 22 rencontres (3)

    Il descend du second étage quand j'y monte. Il n'a pas beaucoup changé: c'est un grand gaillard aux bouclettes brunes, au sourire enjôleur. Depuis qu'il a quitté l'école, il se laisse pousser une jeune barbe. Ça lui va bien.

    - Bonjour! Tu vois, je viens suivre des cours de musique!

    Ça c'est moi, toute joyeuse. Et lui, du tac au tac:

    - Super! En troisième année, vous serez mon élève!

    ***

    Connaissez-vous un plaisir qui soit encore supérieur à celui-là?

    Devenir l'élève d'un ancien élève Cool

    002 - kopie.JPG

     

  • R comme raplapla

    Un mardi ordinaire...

    Sofie a besoin d'aide pour trouver la bonne filière parmi le vaste choix des études supérieures.

    Noah a besoin d'un coach pour planifier son travail.

    Fred est autiste. Ses besoins sont multiples.

    P* fait une déprime. Elle a besoin d'aide pour s'en ouvrir à sa belle-mère.

    A* est autiste. Ses besoins sont multiples.

    Simon a besoin d'aide pour régler son conflit avec le prof de géographie. 

    S* est autiste. Ses besoins sont multiples.

    J* a besoin d'aide pour être remis sur les rails. Son père, sa mère, tout le monde a baissé les bras.

    S* a besoin d'aide pour arrêter de faire n'importe quoi. Et se mettre au travail.

    ***

    Alors le mardi soir, Madame a besoin d'aide pour recharger ses batteries.

    La vitamine C, la vitamine D, le magnésium, le fer, tout ça n'a servi à rien.

    Incertain

    prof,école,élèves

    et le piano Roland ?

    il a besoin qu'on s'y entraîne

    mais ça, ce sera pour une autre vie

  • le bilan du 20

    L'armoire à pharmacie est toujours à terre.

    L'étagère aussi.

    Toutes les lampes ne sont pas encore accrochées.

    Les armoires de cuisine ne sont pas encore commandées.

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    "trou" numéro 1

    Le chauffagiste n'est pas encore venu.

    La vaisselle n'est pas faite.

    La haie n'est pas tondue...

    ... Bref, tout se poursuit normalement Langue tirée

    040 - kopie.JPG

    "trou" numéro 2

  • Question existentielle

    - Y a-t-il des taches de moisissure, sur les murs?

    L'agent immobilier ne sut pas tout de suite quoi répondre. Jasper insista:

    - Les taches de moisissure sont essentielles, vous comprenez?

    Non, il ne comprenait pas. Mais si c'était ce que voulait ce drôle de client, il allait être servi.

    - Je crois bien qu'il y en a, dit-il.

    - Parfait! Parfait! répétait Jasper avec une évidente satisfaction.

    Il avait enfin trouvé le local qui correspondait à ses besoins.

    bricabook192.jpg

  • P comme plantations

    Il faut que l'Adrienne ait des invités pour qu'elle se décide à remettre son tablier de cuisinière. Depuis qu'elle habite la maison de tante Fé, elle ne se nourrit que de pain, de fromages et de salades. Ou à peu près.

    Alors l'amie Anne a bien fait de venir samedi: pour la première fois depuis son installation il y a plus de deux ans, l'Adrienne a eu l'idée de ressortir sa lourde casserole Le Creuset - un miracle qu'elle se soit souvenue où elle l'avait rangée - et préparé un plat mijoté.

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    voici ce qui en reste

    Dimanche, le soleil brillait et l'Adrienne a pu planter les cadeaux qu'Anne avait apportés de son jardin: quelques framboisiers et salades d'hiver.

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    Depuis que l'Adrienne jardine "en douceur", il y a de nouveau des vers de terre dans le jardin

    Cool

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    Malheureusement, il y a aussi des limaces...

  • O comme ode à l'automne

    J'aime toutes les saisons, chacune apporte ses beautés.

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    L'automne commence seulement à prendre ses couleurs.

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    Les premières feuilles rousses tombent.

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    La lumière est belle...

    les jours raccourcissent, il fait frais: l'herbe ne pousse plus.

    Il y a toujours des côtés positifs

    Cool

     

    ***

     pour le projet 52 de Ma' - thème: ciel

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

     

  • N comme Nys-Masure

    LISEUSE

    Lezeres

    Elle fréquente les chants des poètes, sa demeure essentielle. Se laisse envahir par ces mots issus d’ailleurs. Multipliée. Comme l’étreinte du soleil, la palpitation aigüe de la mer.

    Vaak verblijft ze in de gezangen van de dichters, haar voornaamste leefplek. Ze laat zich innemen door woorden van elders. Vermenigvuldigd. Zoals de omhelzing van de zon, de hevige deining van de zee.

    Vie dans la vie. Osmose. Une plénitude sans vergogne, sans confins. Détachées de toute entrave, les images resplendissent à leur juste place, les sons se hèlent et rebondissent.

    Leven in het leven. Versmelting. Een grenzenloze, onbeschaamde volheid. Los van elke rem: de beelden schitteren op hun juiste plaats, de klanken aanroepen elkaar en stuiten terug.

    Une musique de naissance, d’origine, retrouvée en larmes et en joie. Feux de fête brandis aux carrefours. Souterraine alchimie.

    Een melodie van geboorte en oorsprong, teruggevonden in tranen en vreugde. Feestvuur als een vuist op de kruispunten. Ondergrondse alchemie.

    © Colette Nys-Mazure, Singulières et plurielles, Desclée de Brouwer,  2002.

     Oostende (9) - kopie.JPG

    Léon Spilliaert
    De zeedijk van Oostende vanop het staketsel gezien (1)
    aquarelle, vers 1910
    photo prise au musée d'Ostende en février 2015 

    Poème lu chez Asphodèle: https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2015/10/01/le-jeudi-en-poesie-avec-colette-nys-mazure/ et pour lequel j'ai eu l'irrépressible envie de le traduire en néerlandais Sourire

    Je suppose que Colette Nys-Masure a déjà un traducteur pour le néerlandais mais j'aime faire ce genre d'exercice, qui permet d'aller vraiment au fond d'un texte et de sa polysémie.

    http://www.colettenysmazure.be/

  • M comme Magritte

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    http://miletune.over-blog.com/2015/10/sujet-semaine-42.html

    Oeuf d'acacia

    Chaussure mal lunée

    Chapeau boule de neige

    Lumière au plafond

    Verre de jus d'orage

    Marteau du désert

    http://www.dailymotion.com/video/x2avazo_arma-3-coop-tfr-mcc-marteau-du-desert-annulee_videogames

    Acacia ovoïde

    Lune mal chaussée

    Neige en deuil

    Plafond qui brûle

    Orage de verre

    Le désert rend marteau

     http://www.lefigaro.fr/livres/2015/09/15/03005-20150915ARTFIG00254-eric-emmanuel-schmitt-une-drole-de-nuit-dans-le-desert.php 

    En hommage à Magritte

    Roi de la flibuste 

    Des mots et des images

     

  • L comme lecture

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     http://lalitoutsimplement.com/en-vos-mots-443/

    Ce jour-là, elle découvrit enfin le passage qui menait à la crypte sous l'immense basilique. Elle contenait des rayonnages remplis de livres. 

    Tous ceux qui avaient été mis à l'index au fil des siècles y étaient bien rangés dans l'ordre alphabétique: d'Alembert, Balzac, Baudelaire, Pierre Bayle, Simone de Beauvoir, Henri Bergson, Condorcet, René Descartes, Diderot, Alexandre Dumas (le père, et le fils), Fénelon, Flaubert, Fontenelle, Gide, Victor Hugo, Lamartine, Lamennais, Maurice Maeterlinck, Michelet, Montaigne, Montesquieu, Blaise Pascal, Rabelais, Rousseau, Sainte-Beuve, George Sand, Stendhal, Voltaire, Zola.

    Bref, on y était en excellente compagnie.

     

    Et il suffisait d'ouvrir un de ces volumes au hasard - Voltaire, par exemple - pour faire fuir immédiatement le spectre de l'horrible danger de la lecture.

  • J comme jour de merde

    bricabook191.jpg

    Au numéro 832, BSMT veut dire Bart et Suzan Metdepenninckx-Timmermans. Vu la taille réduite de leur boîte aux lettres, ils ont dû se contenter de leurs initiales.

    Quand la lampe à côté de la porte d'entrée est allumée, on peut voir un jeune homme sortir des appartements d'en face, traverser la rue et s'introduire discrètement au 832. Il a la clé.

    Jusqu'au jour de m... où cet ingénieux système a foiré.

    Bart ayant par mégarde laissé la lampe allumée, s'est trouvé bien étonné de voir entrer chez lui, à une heure aussi tardive, un jeune homme inconnu qui se déshabillait en montant les marches.

     

  • I comme impressions d'automne

    Ce n'est pas "Un dimanche à la campagne".

    herfst 2015 - kopie.JPG

    Mais on a tout de même de grands projets jardiniers Cool

    ***

    Ce n'est pas encore le grand flamboiement de l'automne.

    herfst (vervolg) (1) - kopie.JPG

    Mais c'est tout de même une fort jolie saison.

     

  • H comme Henning

    Jusqu'à présent, je n'avais lu de lui que Les Chaussures italiennes. Le livre m'avait énormément plu mais j'avais peur de me lancer dans ses romans policiers que je croyais très noirs. Du genre à me filer des cauchemars pour un demi-siècle Langue tirée.

    Mercredi dernier, j'ai rapporté ceci de la bibliothèque:

    Henning - kopie.JPG

    trois d'un coup!

     (si jamais je réussis à les lire, j'en reparlerai...)

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: art

    et en hommage à l'art d'écrire de Henning Mankell (1948-2015)

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

  • G comme gare aux gorilles

    C'est à travers de larges vitres
    Qu'hommes et femmes du canton
    Contemplent en faisant les pitres
    Sans souci du qu'en-dira-t'on...

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    ... une expo sur la lingerie au fil des siècles

    (comme ce slip et ce soutien-gorge vieux de 600 ans) 

  • F comme flamme de fouet

    A la flamme des fouets II           Paul Eluard  

    Métal qui nuit, métal de jour, étoile au nid,
    Pointe à frayeur, fruit en guenilles, amour rapace,
    Porte couteau, souillure vaine, lampe inondée,
    Souhait d’amour, fruit de dégoût, glaces prostituées

    Bien sûr, bonjour à mon visage !
    La lumière y sonne plus clair un grand désir qu’un paysage.
    Bien sûr, bonjour à vos harpons,
    À vos cris, à vos bonds, à votre ventre qui se cache ! 

    J’ai perdu, j’ai gagné, voyez sur quoi je suis monté.

    Capitale de la douleur, 1926

     krapov,jeu,poesie,parodie,pastiche

     http://www.ebooksgratuits.org/html/eluard_capitale_de_la_douleur.html

    la consigne est ici:
    http://krapoveries.canalblog.com/archives/2015/10/03/32720288.html

    Au Figaro Francis

    Coiffeur de nuit, coiffeur de jour, coiffeur au lit,
    Geste à frayeur, regard qui fuit, peigne vorace,
    Porte ciseaux, mouture naine, sombre et sans grâce,
    Souhait d'amour, fruit de dégoût, grand hallali.

    Bien sûr, bonjour à mon visage!
    La lumière y sonne plus clair au grand désir qu'un bronzage.
    Bien sûr, bonjour à vos miroirs,
    A vos coupes, à vos boucles, à vos accoudoirs!

    J'ai perdu Francis, j'ai gagné Figaro,
    Voyez mes cheveux sur le carreau.

    Capital de mon coiffeur, 2015

  • 7 petites notes

    Le samedi et le dimanche matin, l'Adrienne attend avec impatience que voisine Casque d'Or remonte ses volets.

    Alors elle ouvre le piano et s'amuse à jouer cinq notes sur les sept. Cinq à la main droite, cinq à la main gauche. Pas plus. Et pas en même temps. Un doigt à la fois, une main à la fois.

    L'Adrienne espère que voisine Casque d'Or aime Au clair de la lune et Ode à la joie.

    Ou Scenic Train Ride Langue tirée

  • E comme élucubrations

    Sur le manteau de la cheminée, un amour de bronze inspecte la plante de son pied droit. A côté de lui, son carquois et ses flèches attendent la prochaine victime.

    Il n'a pas le charme du gamin qu'elle a admiré à Rome, tout occupé à se retier une épine du pied. Mais que diable! on s'entoure d'oeuvres d'art accessibles.

    Rome 2009 006.JPG

    Rome, mai 2009

    Elle se sert un verre d'eau pour y diluer deux aspirines. Alors qu'elle est en repos en ce jour de fête, c'est la guerre dans sa tête.

    L'homme, ce prédateur, est retourné sur son île pour s'y livrer à ses jeux favoris: la chasse, la pêche, et tout ce qui le rapproche du temps des cavernes.

    Dans son kimono trop léger pour la saison, elle essaie de s'intéresser à son livre, mais c'est de mers qu'elle rêve, d'océan et de vagues. De néant et d'oubli. Plus de promesses à tenir ni de questions à se poser. Le rêve, ce gros scarabée brillant, toujours inaccessible. Trop de travail. La vie comme utopie. 

    En vérité, elle prendrait bien l'avion pour l'Andalousie, le week-end prochain. Boire du xérès, les yeux dans les yeux avec ce drôle de zèbre à qui elle a donné son coeur.

    Alhaurin feb 12 079 - kopie.JPG

    Malaga, février 2012

     

    exercice proposé par Hubert Haddad à la page 240 de son Nouveau magasin d'écriture: écrire un texte en y insérant ces 26 mots dans l'ordre alphabétique:

    amour, bronze, charme, diable, eau, fête, guerre, homme, île, jeu, kimono, livre, mer, néant, oubli, promesse, question, rêve, scarabée, travail, utopie, vérité, week-end, xérès, yeux, zèbre.

  • D comme drague

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    © Kot

    http://www.bricabook.fr/2015/09/atelier-ecriture-190/

    Depuis qu'il avait lu dans un magazine féminin, en attendant son tour chez le dentiste, qu'un homme qui lit, ça plaît aux femmes, il en avait fait sa nouvelle technique de drague.

    Malheureusement, jusqu'à présent, il avait juste réussi à se faire mordre.

    Il n'avait pas remarqué le minuscule chienchien caché dans le giron de sa maîtresse.

  • C comme coupable

    Le voilà, le coupable:

    herfst (vervolg) (5) - kopie.JPG

    celui qui a accueilli les amours débutantes

    de l'Adrienne et de l'homme-de-sa-vie...

    Il en rougit, le traître (1)

    Langue tirée

     

    (1) Il était vert, autrefois.
    "Le voilà donc le banc qui de la vie d'Adrienne a détruit l'harmonie..."
    Un jour peut-être j'en ferai une tirade bergeracoise, La tirade du banc.
    Vu l'immense succès de ma "tirade du pied" auprès des potaches de France, c'est gagné d'avance (en ce moment ça télécharge dur, ma tirade du pied... je me demande d'ailleurs comment ces gamin(e)s sont évalué(e)s LOL)

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2012/10/22/22-ou-la-tirade-du-pied.html

  • B comme belge

    - Ah! vous parlez le belge?

    nous demandait-on de temps en temps, en France, en nous entendant parler le néerlandais entre nous, l'homme-de-ma-vie (1) et moi.

    J'avais toujours sur moi papier et stylo pour dessiner rapidement une carte de la Belgique, y tracer la frontière linguistique, y situer Bruxelles ainsi que la région où nous habitions. En moins d'une minute au chrono, j'avais fini d'expliquer la situation linguistique, les lois du même nom et leurs conséquences. A la demande, je pouvais aussi en expliquer les origines. (2)

    La routine, quoi.

    - Alors, le belge, ça n'existe pas?

    - Et bien non, ça n'existe pas.

    Par contre, chaque région se fabrique un peu de lexique propre. Si on vit proche d'une frontière linguistique, on emprunte des mots à ceux d'à-côté. Blinquer, c'est briller (en néerlandais blinken) et la dringuelle, c'est l'argent de poche ou le pourboire (en néerlandais drinkgeld).

    Le kot, je ne vous explique plus Langue tirée

    On se fabrique quelques mots "utiles", soit qu'ils manquent à la langue qu'on parle, soit qu'on adopte une belle image, une expression... bien expressive. On va dire qu'il drache quand il tombe beaucoup d'eau d'un seul coup et on va appeler mêle-tout celui (ou celle) qui aime mettre le nez dans nos affaires. Avec le savon on fait une savonnée et avec le torchon (qui est une serpillière) on torchonne.

    Parfois, on bat le beurre: si votre tradition culinaire est différente, vous direz pour la même chose que vous pédalez dans la choucroute, dans la semoule ou dans le yaourt.

     belg.jpg

    en rouge, la frontière linguistique

     marien.jpg

    la Belgique vue par Marcel Mariën
    http://www.ferraton.be/fr/lot/archive/1645855/detail/58/

    Alors j'ai essayé
    de faire un joli petit texte

    dans lequel grand-père Maurice et grand-oncle Emile
    (deux noms masculins se terminant par -e)
    échangeraient quelques vocables belges
    avec grand-tante Elisa et madame Edith
    (deux prénoms féminins ne se terminant pas par -e)
    mais je n'y suis pas parvenue...
    La fiction, ce n'est véritablement pas mon point fort...
    (understatement)

    Grand-oncle Emile ne parlait jamais le français
    Grand-tante Elisa était Wallonne...

    Merci à Joe Krapov
    qui ne manque jamais d'imagination
    ni de verve
    et pardon d'avoir failli à la tâche

    http://krapoveries.canalblog.com/archives/2015/09/27/32689787.html

    ***

    (1) hahaha! ça faisait longtemps, hein?

    (2) en toute partialité impartiale et neutre, bien entendu Langue tirée

  • Adrienne aime les détails

    Le détail qui donne de l'espoir

    détail (1) - kopie.JPG

    dans les orchidées défleuries, voir apparaître la prochaine tige à fleurs

    ***

    Le détail qui intrigue

    détail (2) - kopie.JPG

    Ce qui, de loin, ressemblait à une feuille morte prise dans le voilage, et de près à une tache brune, est en réalité une multitude de tout petits oeufs d'un insecte inconnu.

    (désolée pour la piètre qualité de la photo, l'appareil et sa propriétaire sont incapables de faire mieux Clin d'œil)

    ***

    Le détail qui rappelle l'enfance

     projet 52,photo,jardin,nature

    et qu'au retour de l'école, on alourdissait ses poches de beaux marrons luisants

    ***

    Le détail qui émeut

    projet 52,photo,jardin,nature

    comme ce minuscule géranium vivace qui s'est ressemé dans le trottoir

    ***

     pour le projet 52 de Ma' - thème: détail

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • Première chose à faire...

    Le 14 septembre, l'Adrienne a eu son premier cours de piano. C'est-à-dire un quart d'heure de temps pour essayer d'expliquer pourquoi il s'est passé presque cinquante ans entre le moment où elle a eu envie d'apprendre la musique et la réalisation de ce désir.

    Un quart d'heure à rester assise sur un tabouret de piano sans oser poser un doigt sur le clavier, comme si l'instrument tout à coup faisait peur. Car il faisait véritablement peur.

    Un quart d'heure à se sentir pas du tout à sa place.

    La prof à la fin du "cours" s'est écriée: "Ohlala! va falloir couper ça!"

     nagels (1) - kopie.JPG

    Elle parlait des ongles de l'Adrienne. S'il y a une chose qu'elle a de qualité, ce sont ses ongles. Solides, longs et très utiles. Pour arracher les mauvaises herbes entre les dalles, peler les oranges, enfiler une aiguille, ramasser un bout de papier tombé par terre.

    nagels (2) - kopie.JPG

    La première chose que l'Adrienne a faite en rentrant chez elle, c'est "couper tout ça". Le réduire de plus de la moitié. Puis elle a joué do-ré-mi-fa-sol à cinq doigts, d'avant en arrière et d'arrière en avant. Tous les jours de la semaine. Et la première ligne d'Au clair de la lune.

    nagels (4) - kopie.JPG

    Le 21 septembre, au second "cours" de piano, la première chose que la prof a dite, c'est: "Ohlala! mais c'est beaucoup trop long!"
    Il a donc fallu recouper.
    Jusqu'à ce que, dans l'idée de l'Adrienne, il soit devenu totalement impossible de faire plus court
    encore.
    A moins de les ronger.

    Il est aussi devenu totalement impossible d'arracher les mauvaises herbes entre les dalles, de peler une orange, d'enfiler une aiguille ou de ramasser un papier à terre sans le froisser (1).

    Mais c'est sans doute à ce prix qu'on devient artiste

    Langue tirée

     

     c'est vrai qu'avec les longs ongles, ça faisait "tic tic", comme dans le film "The piano", après que le doigt tranché par le mari jaloux avait été remplacé par une pointe de métal.

    ***

    (1) enlever la fine petite peau des noix fraîches, ôter l'étiquette qui colle aux kiwis, attraper un spaghetti pour vérifier sa cuisson...