O comme obsession

"Il y a deux grands clubs d'écrivains: le club Stendhal et le club Perec. Le club Stendhal ne fait pas de plan, c'est mon cas à moi. Stendhal est mon saint patron. Il ne sait pas finir ses romans et tue tout le monde.

Après, il y a le club Georges Perec, qui fait un cahier des charges. Alors c'est complètement différent: Stendhal, c'est les hystériques, et Perec, c'est les obsessionnels."

Marie Darieussecq en conversation avec Valérie Moeneclaey, Passa Porta, le 14 mars 2014, in Les présents de l'écriture, éd. Passa Porta Les impressions nouvelles, 2015

Passa Porta.jpg

source de l'illustration

 

Commentaires

  • Si la littérature est une parole rebelle, la moitié - ou plus - des écrivains ou considérés comme tels devra rester à la porte ;)

  • ça n'engage que Javier Cercas, tout comme l'extrait que je donne n'engage que Marie Darieussecq ;-)

  • ça dépend des jours ;-)

  • Pffff! Masturbation intellectuelle, dirais-je. Mais bon, je n'ai sans doute pas le niveau requis pour participer à ces joutes littéraires! :-)

    Biz,
    lulu

  • mais si, tu peux participer et par exemple classer Simenon du côté de Perec ;-)

  • Bon exemple d'argumentation par l'alternative ;-) J'aime beaucoup le commentaire de Walrus. (Mon commentaire d'hier s'est perdu, j'espère que celui-ci arrivera à bon port.)

  • toujours dommage, les commentaires qui se perdent!
    (et où vont-ils?)

  • J'ai souvent l'impression que l'auteur ne sait pas finir son roman...
    Maintenant, je sais pourquoi.
    ;-)

  • les explications sont parfois si simples ;-)

  • And so incredible ...

  • comme Walrus, je laisse volontiers les mots tirer leur plan. Cela me donne parfois de belles surprises. Parfois au contraire, je me suis perdue dans la jungle des idées et/ou de mots

  • c'est ce qui arrive quand on veut partager le monde en deux catégories: on a vite besoin d'une troisième ;-)

  • Ce peuvent être les deux faces d'une même personnalité.

  • quoi! tu n'as jamais été amoureuse de Julien Sorel?
    ;-)

  • Tiens, Marie Darieussecq. Elle a paraît-il retraduit "A room of one's own", de Virginia Woolf (par "Une pièce à soi" plutôt que "Une chambre à soi" - ce qui a l'aval des féministes).

    On pourrait se lancer dans une dissertation littéraire là-dessus o;)))

  • en effet!
    je pense que c'est surtout une boutade, même s'il y a un fonds de vérité ;-)

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