O comme odieux

Les propos machistes, misogynes, sortent de sa bouche comme des ukases, des évidences. 

Ses manières sont brutales, vulgaires. 

Son vocabulaire est au niveau du comptoir du café de la gare. 

Que voulez-vous, c'est là qu'il est né, et sa mère préférait qu'il l'aide au bar au lieu qu'il perde son temps à l'école. 

L'hygiène corporelle n'est pas son point fort: il n'y a jamais eu de salle de bains chez eux ni même de dentifrice. 

Alors il ne comprend pas pourquoi, quand il s'étale sur la banquette du bus, la femme à côté de lui se lève et va s'asseoir ailleurs... 

*** 

texte de fiction 

la consigne était: 

créez un personnage odieux, désagréable, tout en le rendant sympathique (ou faire en sorte qu'il suscite l'empathie) 

Commentaires

  • Je crois que je n'irai pas jusqu'à l'empathie, même si tu signales l'obligation qui était la sienne d'être derrière le comptoir ;)

  • je sais, tu es sans pitié ;-)

  • Tout n'est pas perdu, il voit la femme changer de place...
    ;-)

  • reste à comprendre pourquoi ;-)
    (il devrait peut-être regarder les pubs à la télé? il y en a des tas qui se passent dans des salles de bains ;-))

  • dans ce cas, pari réussi, toutes les bloggueuses t'aiment, à l'exemple de tes anciennes chefs et collègues :-)

  • L'Histoire, notre histoire ne démontre malheureusement pas qu'aller à l'école équivaut à ne pas tenir de propos machistes....

  • je le sais (hélas) mais à ceux qui ne sont pas allés à l'école, à ceux à qui on n'a rien appris, je pardonne beaucoup ;-)

  • le pauvre homme!
    (voilà qu'il suscite mon empathie, tout d'un coup ;-))

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