L comme lieu

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Le Champ-du-Prince; une rue sinueuse bordée de maisons à un étage; des briques rouges et des toits de tuiles, une seule fenêtre en bas, deux à l'étage; des jardins potagers dans les espaces non bâtis; peu de garages, de nombreuses voitures garées dans la rue; des enfants à vélo, des ménagères à cabas, un chien qui aboie; deux commerces, un boucher au coin de la rue et un boulanger plus bas vers le centre ville; l'odeur du pain sorti du four, tous les jours sauf le lundi; deux salons de coiffure aux effluves suaves et les marbres froids d'un entrepreneur de pompes funèbres; les voisines sur le pas de la porte, le balai ou le torchon à la main, les vieux qui fument la pipe; le poissonnier du vendredi, le laitier du matin, le facteur, les éboueurs; le rémouleur deux fois par an; le marchand de crème glacée, de Pâques à septembre; chacun sa musique, sa sonnette, son heure, ses habitudes, ses odeurs. 

*** 

atelier d'écriture de François Bon 
hiver 2016-2017 
consigne 1

Commentaires

  • Par chez nous, peu de petits commerces comme une boucherie ou une boulangerie mais les salons de coiffure sont toujours nombreux.

  • cette description, c'est la situation des années soixante, il y a longtemps que ni laitier ni rémouleur ne passent plus :-)
    parmi les commerces, les boucheries ont disparu les premières, et un des trois boulangers... par contre, comme vous le relevez, les salons de coiffure sont toujours là! c'est une constatation qui m'a frappée aussi en écrivant ce texte :-)

  • Les années 60, les rues commerçantes, je pense à la rue de Lévis, chère à mon cœur, dont les commerces de bouche sont remplacés par des boutiques de vêtements.

  • toutes sortes de commerces disparaissent dans ma ville (et quand je vois le nombre de connaissances qui achètent de plus en plus par internet, je me dis que ça ne va pas s'améliorer...)

  • presque ;-)

  • Le passage du laitier le matin, les ménagères à cabas, l'odeur de la boulangerie, les femmes sur les pas de portes et les vieux qui fument, ce sont tous des souvenirs de mon enfance.
    :o)
    Et il est vrai que l'emploi du point virgule donne un rythme particulier au texte. Je ne pense jamais à l'utiliser, celui-là !
    Vivent les devoirs des ateliers d'écriture !
    ;o)

  • voilà :-)
    (et vive mon lit après cette rude journée ;-))

  • ces deux-là sont des dames et l'une d'elle est encore la coiffeuse de ma mère aujourd'hui ;-)

  • Je la vois cette rue !
    Je retiens en particulier "des enfants à vélo, des ménagères à cabas" !!
    Belle soirée Adrienne !

  • les ménagères avec le foulard sur la tête, aucune femme ne sortait tête nue à l'époque ;-)

  • Pareil dans la banlieue de Gand. Le laitier passait avec la carriole tirée par le cheval : il délivrait des pintes de lait entier ou écrémé. Les filles du boulanger livraient le pain en tricycle. Les ciseaux et couteaux se faisaient aiguiser au printemps, j'allais chez le fermier pour acheter du beurre. C'était entre 1945 et 1955

  • fin des années soixante, le laitier etc étaient motorisés mais le rémouleur avait encore son antique charrette à bras (je ne sais plus exactement quand on l'a vu pour la dernière fois et ma grand-mère n'est plus là pour le lui demander, elle aurait mieux fait de tenir un blog, elle aussi ;-))

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