R comme Repose-toi sur moi

lire, lecture, lecteur, littérature

Repose-toi sur moi, voilà un livre qui a reçu les critiques les plus positives qui soient, et que j'ai trouvé un ramassis de clichés et de prévisibilité façon Harlequin. 

Les deux protagonistes que tout oppose mais qui vont tomber dans les bras l'un de l'autre, le grand balèze au cœur tendre, la wonder woman surbookée, l'homme d'affaire américain à qui tout réussit, le petit paysan et ses pesticides, le quart monde banlieusard endetté, le Rastapopoulos de service (qui ici s'appelle Kobzham, vous avez déjà rencontré un "mauvais" qui s'appelle Dupont?) 

Je me demande bien ce que Serge Joncour a fait à la journaliste de Télérama pour être qualifié par elle d'"auteur magique et malicieux" et je trouve Bruno Frappat bien bête (pardonnez-moi) quand il écrit que "Jusqu’à la fin nous sommes dans l’incapacité de déterminer si cela finira bien ou mal" et qu'il trouve ce "scénario brillantissime".

Bref, je me sens fort seule quand je me dis que Max du Veuzit est plus subtile que Serge Joncour dans ce roman qui a reçu le prix Interallié LOL

 

Commentaires

  • Moi, j'aime votre billet. Mais je n'ai pas lu le livre.

  • Vous pourriez et vous me donneriez votre avis :-)

  • je crois que je préfère ne pas savoir ce qui se passe parfois dans le monde de la critique littéraire ;-)

  • Ne te repose pas sur moi pour avoir un avis sensé sur la question, je débarque de la nef des fous :o)

  • expo Bosch?

  • Ça m'a tout l'air d'être le même "scénario" qu'avec "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" du regrettable Joël Dicker: prix de l'Académie française pour une tonne (750 pages!) de clichés genre roman de gare, tous les personnages plus stéréotypés les uns que les autres, style d'une platitude totale, on aurait dit l'adaptation en "roman" d'une série américaine au rabais. Au point que je me demande toujours si l'auteur ne l'a pas fait exprès, comme un attrape-nigaud auquel tout le monde se serait fait prendre. Je préférerais, ce serait plus subtil...
    On se demande effectivement ce qui motive certaines critiques dithyrambiques. Triste, alors qu'il y a tant d'oeuvres intéressantes qui passent parfois inaperçues...

  • hé oui... les critiques de journalistes m'ont laissée perplexe
    (je peux comprendre que des lecteurs/lectrices l'aient aimé, bien sûr, vu que moi-même je lis avec plaisir Max du Veuzit ;-))

  • toi et des tas de gens, rassure-toi, c'est moi qui ne suis pas au diapason :-)

  • Hehe, j'ai presque envie de le lire pour me faire une idée, même si j'ai toute confiance en ton jugement.
    Mais le moindre livre me prend des jours et des jours pour arriver au bout depuis quelques temps. Pfffff...

  • avec celui-ci tu ne risques pas le casse-tête et tu devines la fin dès le début ;-)

  • "Lis tes ratures ! Lis tes ratures" qu'on nous disait !

    Comme Adrienne lit celles des autres on peut se reposer sur elle pour gagner du temps en ne lisant pas certaines production contemporaines !

  • on finira bien par en faire un film ;-)

  • Il fut un temps où ma liste de livres à lire s'allongeait grâce à la lecture de votre blog ... le vent a tourné, maintenant je fais la liste des livres à éviter, c'est fort utile aussi, alors Merci !

  • oups! je ne suis pas l'évangile non plus ;-)
    à moins que nous ayons les mêmes goûts, évidemment ;-)

  • A mon avis les critiques sont toujours à l'image des personnes qui les formulent. Il ne faut pas trop s'y fier...

  • bien sûr, ça vaut donc aussi pour moi ;-)

  • Ah-Ah, pas grand-chose que je trouve en librairie ne me donne envie de débourser 20 euros (minimum) pour un livre quelconque... Je n'ai pas beaucoup lu Max du Veuzit, mais je relis avec délices la saga des Champlaur par Eric de Cys. En prime, il y a de l'humour. De l'humour et de l'amour.
    J'ai passé un week-end entier aussi sur un roman qui se passe pendant la guerre 40-45 à Leningrad... La partie sentimentale me plaisait moins, mais j'étais scotchée par le récit du siège de Léningrad que je ne connaissais pas du tout (il a duré d'octobre 1941 à 1943...) C'était passionnant mais pas vraiment top pour le moral. Et pourtant, l'auteur est un écrivain américain publié en Presse pocket (après Robert Laffont). Je crois que la littérature française (si on peut appeler cela encore de la littérature) est à bout de souffle. C'est plutôt un commerce qu'une littérature.

  • tout n'est pas à jeter dans ce qui s'écrit aujourd'hui en francophonie ;-) mais je le répète, pour ce livre-ci les propos dithyrambiques ne sont pas seulement déplacés, ils sont même le contraire de la réalité: écrire par exemple "Jusqu’à la fin nous sommes dans l’incapacité de déterminer si cela finira bien ou mal" , alors que c'est plus prévisible qu'un roman de gare, ou trouver ce "scénario brillantissime", alors qu'on passe bêtement d'un personnage à l'autre, de manière linéaire, chapitre après chapitre, et que l'histoire continue d'avancer de clichés en prévisibilité... non, franchement, je ne comprends pas!

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