B comme Bösendorfer

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Madame ne comprend pas les nombreux collègues qui tiennent à tout prix à mettre beaucoup de kilomètres entre l'école et leur lieu d'habitation. Ou ceux qui vont expressément faire leurs courses dans la ville d'à côté, pour ne pas rencontrer d'élèves ou de parents d'élèves entre les rayons du supermarché. 

Pour sa part, ce genre de rencontre lui fait toujours plaisir. 

Ainsi, dernièrement, au secrétariat de l'académie de musique: 

- Bonjour! je pourrais avoir la clé du local 217? 
- Prenez plutôt celle du 219, dit Nora (qui détestait le français, la pauvre, les langues, ce n'était vraiment pas son truc), il y a un Bösendorfer! 

Voilà comment Madame se la pète à tapoter les touches d'un instrument de luxe, alors qu'elle est tout juste capable de pianoter Boerendans (Rustic Dance) 

Merci Nora cool

 

Commentaires

  • Vivre près de son lieu de travail permet de gagner du temps, vivre loin permet de décompresser avant de rentrer chez soi...

  • quand j'habitais dans ma verte campagne, le trajet me prenait un bon quart d'heure et c'était un grand moment de bonheur, c'est vrai, avec https://klara.be/ dans la voiture :-)

  • oublier? impossible! hier soir - un vendredi de veille de week-end prolongé - une élève m'envoie encore un message SOS qui va me turlupiner jusqu'à mardi, qu'on habite à côté de l'école ou à 100 km, on n'y échappe pas ;-)
    je préfère de loin les vraies rencontres entre le rayon des fromages et des pâtes ;-)

  • Madame a raison de se la péter !
    Dis à madame que moi aussi je suis enseignante et que, moi aussi, j'habite pas loin de l'école. Ce n'était pas un choix au départ, mais, finalement, ça ne me gêne pas. En plus, j'habite juste à côté de la bibliothèque de quartier. Mais, une bibliothèque, c'est un bel endroit pour rencontrer des élèves ou des parents d'élèves.

  • aha! une âme sœur, quelle bonne nouvelle :-)

  • Ce qui me gênait VRAIMENT c'était les parents d'élèves qui avaient été élèves de mon père ..... là c'était "compliqué" parce que je ne parvenais pas à trouver ma place . Depuis j'ai déménagé loin, très loin, mais je ne suis pas à l'abri d'un (heureux) hasard..
    Bon week-end.

  • là, je peux très bien comprendre: les seules situations vraiment gênantes, je les ai vécues avec des parents d'élèves qui ont connu mon frère, l'autre jour encore c'est arrivé avec un papa contemporain de mon frère... au point qu'après coup je me dis chaque fois que le prochain qui me demande "est-ce que c'est possible que je connaisse votre frère?" il faudrait que je réponde "non, c'est impossible"

  • Mais je suis épatée que tu saches jouer ça!!! Moi (bien sûr... je n'ai pas eu de cours de piano et détestais ma prof de Solfège, faut tout dire...) j'en suis au tagada tsoin-tsoin. Jamais été plus loin..

    Mais voilà... quand on a eu une Nora comme élève, une gentille Nora, on se dit qu'on n'a pas laissé le souvenir d'une peau de vache :)

  • ah bin j'espère bien n'avoir laissé ce souvenir à personne!

  • Un Bösendorfer, tu m'en diras tant...
    Je me suis demandé, quand j'ai vu le piano chez les parents de ma petite "belle-fille" (je n'arrive toujours pas à réaliser), si je saurais encore, en m'y remettant, jouer le menuet d'Anna Magdalena Bach. Il me semble quand même qu'on l'apprenait déjà en deuxième année... A la fin (avec les sonatines de Diabelli).
    Mais pas sur un Bösendorfer.
    Nous aussi, (dans l'autre sens) nous rencontrions mon prof d'histoire dans les magasins, à "La Bascule" (frontière entre Uccle et Ixelles) vu qu'elle habitait à 10 minutes à pied de chez moi. Il n'y avait pas de souci.

  • pas de souci, bien sûr que non :-)
    se faire à l'idée d'avoir une belle-fille, je peux comprendre, et vice versa ;-)
    je vois qu'aujourd'hui beaucoup appellent leurs beaux-parents par leur prénom, ça me semble un peu bizarre, même si j'ai dû m'habituer à appeler ma belle-mère "Ma" et mon beau-père "Pa" (enfin, surtout la première fois, ça fait bizarre :-))

  • Ce matin, dans les rayons du supermarché, j'ai croisé une jeune maman qui m'a fait de grands sourires, plus que ne l'exigeait la politesse.
    Et je me suis demandée si ce n'était pas une ancienne élève ( oubliée, hélas !)

  • ah oui ça m'arrive aussi et c'est embêtant... je rends les grands sourire et je fais de joyeux "hello! ça va?" en espérant donner le change ;-)

  • :-)

  • Mais tu as entièrement raison de te la pèter !!!
    Il fût un temps (lointain !!!) où j'habitais l'appartement au dessus du collège où j'enseignais !!! plus près y'a pas !!! bon week end !

  • en effet, tu pouvais respirer des odeurs de craie et de sacs de gym pas frais jusque chez toi ;-)

  • probablement :-)

  • Je te comprends très bien et ça ne me dérange pas du tout de croiser partout et tout le temps mes petits élèves et leurs parents. Le seul bémol, dans un petit village comme le mien, c'est d'avoir ses propres enfants en classe car c'est un peu délicat à gérer.
    Magnifique de pouvoir jouer sur un si bel instrument !

  • oui, donner cours à la famille ou recevoir cours de la famille, c'est très délicat, les deux me sont arrivés
    et rencontrer tes petits qui t'aiment et que tu aimes, c'est du bonheur :-)

  • C'est pô juste ! Personne ne m'a jamais prêté une Fender Stratocaster !

    En même temps, pour chanter du Brassens... Même douze cordes de guitare sèche, c'est trop !

    Bon piano et bon dimanche, Adrienne !

  • merci Joe Krapov, bonne guitare et bon dimanche à toi :-)

  • Je suis comme vous : j'adore rencontrer tout un tas d'élèves, d'anciens élèves, de parents, d'amis, de cousins, de cousines, de voisins, de voisines quand je fais mes courses.
    Et ce piano... ben dites donc....

  • il en jette, n'est-ce pas ;-) mais il ne rend pas plus virtuose par son seul toucher ;-)

  • c'est quand, bientôt?
    ;-)
    pour mon examen de lundi je joue l'andante d'une gavotte de Haendel, simplissime :-)

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