J comme Joséphine

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Elle a laissé la fenêtre de la chambre ouverte et est sortie sans rien emporter. Ni sac, ni portefeuille, ni clé. Rien. 

Elle a mis une robe d'été confortable, de bonnes chaussures plates et des chaussettes. 

Elle marche vers l'est, dans ce soleil du matin qui rend les ombres longues et la lumière si blanche. 

Elle regrette déjà de ne pas avoir pris ses lunettes de soleil mais ne revient pas en arrière. Elle a trop peur de changer d'avis. 

Non, la fenêtre restera ouverte, son sac et toutes ses affaires à l'intérieur, elle marche. Tout le reste n'a plus d'importance. 

La route sera longue. 

*** 

tableau et consignes chez Lakévio, que je remercie

Commentaires

  • Si elle avait vécu en 2017,
    Joséphine aurait-elle laissé son smartphone à la maison?
    That is the question.
    ;-)

  • il y a encore des Joséphine qui vivent sans smartphone en 2017 ;-)
    (une en tout cas LOL)

  • La route sera longue mais à pied. Qui sait où Joséphine va s'arrêter et comment elle a l'intention de vivre ?

  • hé oui, il ne suffit pas d'imaginer une situation en fonction du tableau, il faut encore inventer tout un avant et un après pour le personnage ;-)
    merci d'être passée, Tanette, bonne journée!

  • Si elle part pour vivre la beauté du matin et du soleil levant, pour aller à la rencontre des arbres et des oiseaux, peut importe il me semble de laisser la fenêtre ouverte mais si elle fuit quelque chose ou quelqu'un, l'histoire est plus difficile et mes plus belles pensées accompagnent Joséphine. Superbe ce tableau, J, j'aime bien cette lettre, peut-être parce que c'est la première de mon nom... oh, quel orgueil ! ! Bises, à bientôt Adrienne. brigitte (une Joséphine qui n'a pas de smartphone)

  • alors appelons ça le club des Joséphine :-)

  • c'est ça, courage, fuyons :-)

  • On ne dira jamais assez l'influence néfaste des mouvements de jeunesse !
    "Ma poule n'a plus qu'vingt-neuf poussins,
    Ma poule n'a plus qu'vingt-neuf poussins,
    Mais elle en avait trente, mais elle en avait trente,
    Et allongeons la jambe, et allongeons la jambe,
    Et allongeons la jambe, la jambe,
    Car la route est longue..."

  • ses pas me semblent trop petits pour aller à ce rythme-là ;-)

  • La route sera longue... courageuse Joséphine qui part sans rien ! On peut tout imaginer sur la suite ;)
    J'aime beaucoup ce tableau.

  • merci Brigou!

  • certains diraient folle ;-)

  • Plutôt que de partir ainsi je ferais comme la Lilette de Lakévio : j'aurais vendu la maison pour voyager léger... mais nantie !

  • ce serait plus prévoyant, en effet!

  • Bien d'accord avec Gwen ! Partir, OK, mais les poches pleine. Mais sans doute va-t-elle vers... quelqu'un, avec ou sans portefeuille mais ils poursuivront main dans la main...

  • si elle allait vers quelqu'un, elle marcherait différemment, tête levée, pas allègre :-)

  • Bien étonnante Joséphine qui décide ainsi de partir et de tout quitter au gré de ses seules humeurs....Toile et mot forment un bel ensemble!

  • je ne sais pas ce qui la motive, mais avec ce qu'elle a aux pieds, c'est pour aller loin ;-)

  • "Elle regrette déjà de ne pas avoir pris ses lunettes de soleil mais ne revient pas en arrière. Elle a trop peur de changer d'avis. "
    Lucide sur elle-même et déterminée, elle est en marche ;-)
    Désolée, je n'ai pas su résister.

  • ah oui :-) mais comme je ne suis pas Française, le slogan ne me tinte pas aux oreilles ;-)

  • Voilà quelqu'un d'énergique ! ou de profondément blessé .......... va savoir ! je la préférerais énergique !

  • moi aussi, mais il a fatalement dû se passer quelque chose de décisif...

  • Voilà qui titille l'imagination. C'est l'été, un matin, le bon moment pour... repartir d'une page blanche ? Bonne semaine, Adrienne.

  • sont-elles jamais blanches?
    ;-)
    bonne semaine à toi aussi!

  • c'est sûr! et une belle insolation en plus ;-)

  • Ça s'appelle la détermination ! Les enfants, eux, vont toujours dans le sens inverse du soleil quand ils s'échappent sur la plage...

  • très juste :-)
    elle ne marche pas au hasard!

  • Non, je n'aurais pas laissé mon sac...
    Il faut croire qu'elle avait vraiment une raison vitale de tout plaquer...
    ¸¸.•*¨*• ☆

  • j'aurais emporté un minimum vital, moi aussi!

  • Elle me parait bien déterminée, cette jeune femme, mais j'ai de la peine à l'imaginer désespérée. Mon côté utopiste sans doute !

  • le tableau la montre déterminée, je trouve aussi, mais pas désespérée, plutôt "neutre" au niveau des émotions, il me semble

  • Ah ! Elle s'appelle Adrienne, j'en suis sûre ! C'est la gamine de "Dernière fois" qui n'a pas osé partir, mais maintenant qu'elle est une jeune femme, elle franchira le pas. De quoi ? Evidemment, c'est l'inconscient de l'Adrienne qui "ose" ...

  • l'Adrienne aurait un sac au dos avec le minimum vital mais c'est vrai qu'elle a tracé sa route ;-)

  • je le suppose, vu qu'elle n'a même pas emporté de brosse à dents ;-)

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