L comme Lydia Flem

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Je me souviens, à la manière de Lydia Flem... 

des interminables séances d'essayage, debout sur la table chez grand-mère Adrienne, avec l'interdiction de bouger 

des épingles restées dans les vêtements 

du petit maillot à rayures de mon gros nounours, et de sa petite culotte assortie 

de l'importance des matières, du respect pour la pure laine, la soie et laine, du mépris pour la rayonne 

de ces petites choses que je cousais pour ma poupée avec les chutes de tissu 

de ces vêtements de ma mère recyclés pour moi à l'adolescence et dans lesquels je me sentais si mal 

de la première fois où on m'a acheté un vêtement tout fait: c'était un pantalon en velours côtelé bleu marine et j'avais 16 ans 

des tricots qui grattaient et que j'étais seule à devoir porter 

des tabliers en nylon bleu foncé qui étaient un très inconfortable "reliquat" d'uniforme imposé dans mon école secondaire 

de ma première paire de bottes: j'avais 17 ans, elles étaient brunes, lacées, et je les ai portées jusqu'à l'usure totale 

que mon petit frère, à 12 ans, avait exigé que je mette une robe et des bas nylon pour sa fête 

que j'étais très embêtée quand j'ai dû passer mes oraux à l'université, je n'avais qu'une robe mettable et je devais la laver entre deux examens 

que ma mère trouvait l'achat d'une robe de fiançailles une dépense inutile 

 *** 

source de l'image et info sur le livre de Lydia Flem ici

Commentaires

  • Si je regarde des photos de moi petite, je porte des vêtements tricotés par ma grand-mère. Ils devaient être confortables car je n'en ai gardé aucun souvenir ...
    Par contre, je me souviens des séances de détricotage quand je devais prêter mes bras pour refaire des pelotes.

  • ah oui, ça aussi! des heures et des heures, un vrai supplice à la longue de garder les bras tout raides dans cette position...

  • Des souvenirs qui ne laissent pas indifférents, surtout les personnes de la même génération. Madame mère avait tout l'air d'un dictateur ;)
    J'ai lu du même auteur, "comment j'ai vidé la maison de mes parents". Passionnant.

  • c'est un livre qui est sur ma liste-à-lire aussi :-)

  • Que de souvenirs, le jour de mes fiançailles ma mère avait une robe neuve, pas moi ... les deux avaient été cousues par ses mains :-( Pour la robe de mariée, elle avait accepté de faire appel une couturière. Il me reste l'amour du tissu, des matières nobles et des beaux boutons.

  • tiens tiens :-) oui pour la robe de mariée elle a fait appel à une couturière :-)
    et moi aussi aujourd'hui encore je ne manque pas de bien regarder l'étiquette avec la composition du tissu pour évaluer la qualité d'un vêtement :-)

  • Je ne me souviens d'aucun pull-over tout neuf enfant: 3 filles, moi la seconde et toujours des pulls tricotés par ma mère ou grand-mère qui passaient de l'une à l'autre, ou bien toutes les trois pareils;-)
    Mais des pelotes et prêter nos bras, oui., oui!

  • ah oui, que des tricots à la main, qu'on pouvait détricoter et retricoter, même le linge de corps, horrible chose ;-)

  • Je me souviens du ciré blanc de mes vingt ans ;-), des vêtements hérités de ma grande sœur et du plaisir de porter quelque chose de neuf, de la voisine qui confectionnait des habits pour nos poupées, des premiers bas avec jarretelles et du soulagement à l'apparition des collants...
    Une robe pour les oraux ? Je n'en avais pas, j'ai porté jupe ou pantalon sans souci, il me semble.

  • au risque de passer pour une Misérable Cosette, je dois à la vérité de dire que je n'avais que deux pantalons, ils étaient en velours côtelé, je n'avais mis que ça les deux années précédentes donc ils étaient fort usés et dès le moment de leur achat, déjà démodés (pattes d'éléphant)
    et avec ça je portais les T-shirts dont mon frère ne voulait plus, ou devenus trop petits pour lui, comme son T-shirt des scouts (bon, je ne vais pas non plus écrire un livre là-dessus, mais franchement ce n'étaient pas des tenues pour se montrer à un examen ;-))

  • Chez moi c'était pareil, sauf que j'étais l'aînée et que les suivants étaient des garçons : les robes fatiguées de maman (et de mes tantes) me revenaient à ma taille . Je déteste encore aujourd'hui les couleurs blafardes et délavées de ces trucs là.

  • je comprends très bien, je déteste encore les manteaux beige caca ;-)

  • Au risque de choquer un certain nombre de personnes, de ces temps où le rapport au vêtement était compliqué, voire douloureux, m'est venu et m'est resté un désir très prononcé pour les uniformes (sauf militaires). Un désir qui ne fut jamais assouvi.

  • ça ne me choque pas, à l'adolescence j'ai aussi pensé que si nous avions un uniforme imposé, j'aurais été vêtue "comme tout le monde"

  • J'ai porté quelques robes de mes tantes. Peu. J'ai eu beaucoup de pulls tricotés. Ma mère discutait avec moi de la couleur et du modèle. Je les ai portés avec plaisir.
    Je ne me souviens pas de conflits au sujet des vêtements. Ni de honte, ni de gène.

  • j'en suis contente pour toi! j'ai l'impression que ça a compliqué mon rapport aux vêtements pour le reste de ma vie ;-)

  • Oh la la que de souvenirs ces vêtements de mon enfance. Camisoles et longs bas tricoté par ma grand-mère en pure laine. Ça pique, ça pique. Un long manteau rouge cintré de mes sœurs plus âgées avec un gros collet de fourrure porté un hiver. La honte m'envahissait. De l'âge de 5 ans à 13 ans je pourrais écrire une brique juste sur les effets physiques et psychologiques ressentis de mon habillement.

  • Nous nous comprenons :-)

  • Je ne me souviens pas mais j'ai des photos : c'est pire ! ;-)

    Et une chanson sympa sur les sous-pulls roux ?

    https://www.youtube.com/watch?v=F1ykdA_cpzo

  • tiens, j'en connais une, une Valérie mais née sous Pompidou, je devrais vérifier ;-)

  • Tes souvenirs d'enfance liés aux vêtements ont réveillé beaucoup d'émotions chez moi, et pas forcément très positives. Mais je vois que nous sommes plusieurs à n'avoir pas toujours été très à l'aise dans nos chemises !

  • j'arrive à la même conclusion :-)

  • tu veux dire pas ou très peu de nostalgie heureuse?
    ;-)

  • Ou bien c'est de l'économie (mal comprise) portée à son paroxysme, ou bien c'est du sadisme, à tout le moins, de la négligence... L'uniforme n'était pas forcément mieux. On pouvait n'avoir qu'une jupe, très peu de chemisiers, un tablier, un costume de gym, un béret et n'en changer que vraiment quand on était devenu trop grande... Et les différences se remarquaient aux chaussures, aux bas (tricotés maison, ou venant d'un magasin et bien blancs), aux chaînettes et aux manteaux. L'économie jouait évidemment... Mais j'avais une mère qui cousait -par à coups- et tout d'un coup, se mettait à coudre une robe dans un beau tissu. Portée rarement, puisqu'en général, il était plus facile de rester en uniforme, tant qu'à faire !

  • je me souviens qu'on en avait déjà parlé :-)
    bon week-end, Pivoine!

  • Enfant, très petite, j'imitais ma mère et je cousais aux quatre coins d'un bout de tissus des boutons... Maman nous taillait et cousait pantalons, jupes, robes, et manteaux ! Puis je suis devenue experte en raccommodage de chaussettes... :)

  • c'était aussi par observation et imitation de ma grand-mère que je cousais pour ma poupée (et lui faisais subir maints essayages LOL)

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