Z comme zéro ami

Ils vous envoient une demande sans vous connaître. Vous allez vérifier leur profil: zéro ami, une seule photo d'eux, généralement dans le genre quadragénaire sportif chic, qui a tous ses cheveux et des lunettes de soleil sur le front, et là où vous acquérez la certitude que vous ne les connaissez pas, c'est quand ils prétendent habiter en Californie ou à la côte d'Azur. 

Facebook, machine de la visagéité et de l’amitié posthumaniste, titrait un article que vous auriez bien aimé lire, malheureusement il fallait se créer un profil et celui que vous avez déjà sur fb vous suffit. On peut également l'acheter sur Cairn

Zéro ami, c'est l'immense peine de ma carissima nipotina. Une collègue qu'elle croyait être une amie vient de la définir ainsi: quelqu'un qui peut être à la fois à 90% autiste et tout de même d'un commerce généralement agréable. Ça lui a filé un sale coup de bourdon... 

Alors que voulez-vous? Elle se tourne vers ses chats. 

les joies d'internet,amitié

Commentaires

  • Ce pourrait être pire : elle pourrait ne pas avoir de tantine Adrienne.
    J'ai eu des tas de copains, mais guère d'amis, tu sais, genre celui qui habite à cent kilomètres, que tu réveilles à trois heures du matin pour lui dire "viens !" et qui ne te demande pas "pourquoi ?" parce qu'il court déjà vers sa bagnole...

  • je suis sûre que si mais que tu n'oserais pas téléphoner :-)

  • J'aime bien ta définition de l'amitié, Boss !
    ¸¸.•*¨*• ☆

  • Votre carissima nipotina pourrait ne plus fréquenter Facebook...

  • elle n'y va guère, elle n'a pas internet chez elle
    (c'est moi qui fais le lien avec les amitiés fb)

  • Désolée...
    J'avais compris que vous parliez d'un jugement publié sur Facebook...
    En vrai, c'est encore plus choquant. Bon courage ...

  • pas grave, je comprends qu'une lecture de mon billet puisse induire cette interprétation et il est vrai que les réseaux sociaux semblent donner l'idée qu'on n'est pas complet ni heureux si on n'a pas des tas d'amis... fussent-ils virtuels

  • Coucou, Adrienne,

    Je crois qu'il y a une chose qu'il faut absolument apprendre à faire: c'est "prendre les choses de qui ça vient", c'est-à-dire ne pas s'étonner de ce que disent certaines personnes, elles ne sont malheureusement pas capables de mieux. Ta nièce est comme elle est, ce n'est pas parce qu'une soi-disant amie la décrit autrement, qu'elle l'est!

    Mais je suis quand même estomaquée qu'on puisse parler de cette façon de quelqu'un... Dieu sait ce que ses "amies" pensent d'elle!

    Bisous,
    lulu

  • oui c'est un peu dans ce sens que j'ai essayé de la consoler... mais pour elle c'est une déception
    en effet c'est choquant de parler ainsi de quelqu'un, qu'il soit ou non autiste d'ailleurs, et en plus la collègue en question l'a affiché pour tout le bureau, pour faire de l'humour...
    et en même temps elle a précisé que c'était vraiment ce qu'elle pensait, à 90% autiste!!!

  • je lui ai aussi dit que la collègue emploie apparemment le mot autiste sans savoir ce que ça veut dire et que je suis sûrement autiste moi-même dans le sens où elle l'entend ;-)
    (tiens ça vaudrait un billet ;-))

  • Les vraies amitiés sont rares et si précieuses, rien à voir avec la personne qui se permet ce genre de jugement - sauf si c'était une bourrade d'humour maladroit.
    J'aime ce que vient d'écrire Lulu : accueillir la vie comme elle vient.
    Bonne journée, j'espère que la douche matinale t'a rafraîchie et que tu restes sereine à l'approche de la rentrée.

  • tout à fait exact, ce que tu dis!
    mais pour ce qui est d'être rafraîchie... pas du tout! il fait encore 27° dans la maison, à peine moins dehors :-)
    par contre l'herbe a enfin reçu de la pluie!!!
    bonne journée, chère Tania!

  • "quelqu'un qui peut être à la fois à 90% autiste et tout de même d'un commerce généralement agréable" ?

    Mais c'est le portrait de tout un chacun, ça ! En tout cas moi je m'y retrouve à 100%. Surtout dans mon billet de ce matin !
    ;-)

  • quoi, joueur d'échec autiste, c'est un pléonasme?
    LOL

  • ça peut être intéressant de savoir ce que les autres pensent de nous, comment ils nous voient, nous évaluent, mais on court évidemment le risque de se prendre une claque...

  • Je suis sincèrement navrée du manque et surtout de la peine ressentis par ta carissima nipotina. Je ne sais pas si on peut aider quelqu'un à se faire des amis.
    Pour ce qui est de l'autisme, le terme est souvent utilisé n'importe comment, et l'idée qu'on peut en avoir bien fausse. Mais plus je m'informe et étudie la question, plus je trouve que nous sommes nombreux à en avoir notre part, le spectre est très large et la frontière parfois bien floue. Que dire de la personne qui lance des propos comme ceux-là sans se rendre compte du mal que cela peut faire ? (du moins j'espère que ce n'était pas par pure volonté de blesser ...)

  • Oui, elle en souffre, et comme tu dis, je ne vois pas comment on peut aider quelqu'un à se faire des amis. C'est vrai aussi qu'elle est "entière" et sans fard dans sa manière de se comporter avec les autres, il faut la prendre dans sa totalité ;-) (je ne sais pas si je m'exprime clairement mais je pense que tu comprends)
    Et oui, ce large spectre dont nous avons tous ou presque bien un bout plus ou moins important, mais combien savent ce que c'et, l'autisme? moi-même j'en apprends encore tous les jours grâce à mes élèves et aux parents d'élèves autistes qui se sont penchés sur la chose pour mieux comprendre et aider leur enfant...
    Bises, chère Loulou, merci pour ta jolie réponse!

  • Voilà pourquoi, moi je ne mets que des informations du Centre Culturel ou des "j'aime "sur les photos d'amis sur Facebook.
    En ce qui concerne ta nièce, je crois qu'il est difficile de la consoler, mais moi je crois que si on est un(e) am(e), on prend les gens comme ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, et on n'attire pas l'attention sur eux, et si c'est le cas, je crois que cette "amie" ne vaut vraiment pas la peine que l'on se tracasse pour elle, car ce n'est VRAIMENT PAS une amie. Bisous, et courage à ta nièce, elle a toute notre sympathie.

  • merci pour elle, Mamou!
    merci pour ta sagesse

  • Je n'ai pas d'amis. j'en ai eu, je n'en ai plus. Dommage !
    Tant pis, c'est pas grave, j'ai des copains.

  • what's in a name :-)
    bises, copine!

  • Ma plus grande amie c'est moi. Je ne sais pas si ça sonne égocentrique mais c'est ce que je réalise de plus en plus. Et à cause de cette amitié qui grandit, qui me rends confiante j'apprécie toutes ces personnes qui se retrouve sur mon chemin et j'aime que ce soit ainsi.

  • c'est vrai qu'il faut s'aimer et s'accepter tel qu'on est soi-même, c'est très vrai

  • Quel intérêt de dire des mots blessants ? ce n'est pas signe d'intelligence pour celui ou celle qui les prononce ! dans toute la mesure du possible il faut les laisser glisser sur soi et s'en aller, les laisser juste nous traverser, mais c'est parfois très difficile à faire ....

  • faire de l'humour aux dépens d'un autre, ce n'est pas très joli... pourtant comme forme d'humour, ma nipotina l'aurait accepté. Ce qui lui a fait le plus mal, c'est de savoir que cette collègue le pensait vraiment.
    (et oui, laisse glisser, laisse tomber, je lui ai dit aussi, mais ce n'est pas facile parce que ça vient s'ajouter à son sentiment de manque: encore une qu'elle voyait comme une amie et qui n'en est pas une, il ne reste donc personne)

  • oui, très triste, pas bon pour le moral

  • C'est plutôt contradictoire, comme formulation. Et assez pervers. Ce qui saute aux yeux, évidemment, c'est le 90 % autiste (bien entendu détourné de son véritable sens). Donc, cela ne veut rien dire.
    Par contre, elle est d'un commerce agréable. Et vu le surnom que tu lui as donné, cela confirme. Le milieu professionnel est rarement un milieu où l'on se fait des amis. Tout au plus des relations. Quant à l'ami qui viendrait à 3 heures du matin, je n'y crois pas vraiment non plus. Je crois plus sûr de recourir à un comprimé de somnifère en attendant le lendemain, même si c'est un lendemain qui déchante. Par parenthèse. Mais cela m'éloigne de ta nièce.
    Peut-être qu'un jour elle se fera vraiment un(e) vrai(e) ami(e) et dût-elle n'en avoir qu'un(e) mais de qualité, cela en vaudra la peine. Mais en attendant, bien sûr, ce n'est pas facile.
    Comment se faire des amis? Un certain Dale Carnegie n'avait-il pas posé la question et pondu un livre là-dessus ?
    En tout cas, une chose est sûre, virtuellement, je suis un peu dans le cas de figure de ta nièce... Pas toujours, mais bon.. Souvent quand même. Le virtuel tue.
    Et je me demande d'ailleurs si je ne vais pas me racheter un gsm, juste pour téléphoner et envoyer des sms ou en recevoir, c'est tout... Bien que le smartphone peut être pratique pour certaines choses, genre les trams les trains et la météo, mais pour le reste... Bof. C'est un instrument d'isolement extrêmement efficace.

  • je te suis, Pivoine :-)
    bises

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