• I comme incipit

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    Longtemps je me suis couchée de bonne heure. Non par goût, mais parce que j'avais un petit frère qui refusait d'aller au lit aussi longtemps que j'avais la permission de veiller. 

    Longtemps je me suis donc couchée à l'heure des petits enfants. Je ne réussissais pas à m'endormir - l'ado vit à un autre rythme, c'est bien connu - et j'appréhendais ces longues heures dans l'attente vaine du sommeil. 

    C'est encore pareil aujourd'hui et j'ai déjà appliqué tous les conseils des spécialistes et autres gourous du sommeil: des rituels, des heures fixes, pas de café ni d'écrans lumineux dans les heures précédentes, que sais-je encore. 

    Ma carissima nipotina a le même problème et réussit à s'endormir en faisant tout le contraire de ce qui est préconisé: allongée dans son fauteuil, la télé allumée, les chats couchés sur elle, elle dort... 

    Vous commencez à la connaître, vous savez bien qu'elle n'en fait qu'à sa tête tongue-out 

    Peut-être a-t-elle un peu raison?

    *** 

    tableau et consignes chez Lakévio 
    qui impose l'incipit indisposant irrémédiablement
    Walrus innocent 

    La dernière phrase aussi est imposée.