L comme Livre des Baltimore

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La canicule italienne a eu pour effet, en août dernier, que je n'ai eu aucun scrupule à passer mon temps "enfermée à lire un livre" (1) 

J'avais emporté une dizaine de gros pavés, parmi lesquels Le livre des Baltimore. J'avais tellement aimé La vérité sur l'Affaire Harry Quebert que j'avais envie de lire d'autres œuvres de Joël Dicker. 

On retrouve le même narrateur, Marcus Goldman. On retrouve donc aussi les Etats-Unis et sa société à la fois hypocrite et violente (2). Les deux livres sont découpés en flash-back et maintiennent un fort suspense jusqu'à la fin: enquête policière pour l'affaire Quebert, enquête sur le passé familial des Baltimore. 

J'ai beaucoup aimé ces deux livres et ce n'est certes pas parce que l'auteur est "beau gosse" (3) vu qu'aucun des deux livres n'a mis sa photo en quatrième de couverture. 

Je ne savais donc ni qu'il était jeune ni qu'il était suisse tongue-out Je savais juste qu'il a le talent d'écrire, de décrire finement divers milieux et de maintenir ses lecteurs en haleine, page après page.  

 *** 

(1) quoi? rouler tous ces kilomètres pour faire ce qu'on peut faire chez soi? 

(2) violences policières, violences dans les rapports humains en général, et en même temps un puritanisme qui fait nier ces violences...  

(3) comme le lui reproche Télérama

*** 

source de la photo et lecture des premières pages ici

Commentaires

  • Je ne connais pas du tout, je note pour les journées de canicule donc!
    Si le physique des écrivains avaient une influence sur leur œuvre...oh là, là;-))

  • n'est-ce pas :-)
    Daninos le relevait déjà dans ses Carnets du Major Thompson, les Français aiment et en même temps n'aiment pas les gens qui réussissent brillamment, "ils se méfient" :-) et surtout s'il s'agit d'un Suisse ou d'un(e) Belge :-)

  • Hoooo là, là---"avait", pardon et horreur! (ce doit être parce que je suis mi-belge hihihihi)
    Bonne journée Adrienne

  • oui nous on est plutôt dans l'autodérision ;-))

  • Si le livre est bon, qu'importe l'auteur !
    Et quand les deux sont mauvais, c'est le coup du Marcel :o)

  • tout à fait d'accord (et chez moi c'est jean-jacques qui ne passe pas ;-))

  • Je préfère la couverture d'aujourd'hui à celle d'hier. Sur ma couverture du grand
    cahier, on voit un cahier rouge volant dans le ciel comme un cerf-volant ...

  • oui quand j'ai lu le Grand cahier ce n'était pas avec cette couverture-là (que je trouve assez laide moi aussi ;-))

  • à propos de joli garçon, tu connais sans doute la formidable galerie de portraits d'écrivains photographiés par Pastelle ? http://www.lumieresdelombre.com/albums/quais_du_polar/index.html

  • non, je suis environ 98 blogs, celui de Pastelle n'y figure pas (encore) ;-)
    224 photos, faut le temps!!! je me suis arrêtée à la moitié ;-) j'ai vu notre Amélie, c'est bien ;-)

  • oh non, pas trop! je n'aime pas la chaleur

  • J'aime surtout l'image de neige sur la couverture.
    Télérama n'est plus ce qu'il était... mais nous non plus !
    Dix gros pavés, les bras m'en tombent ! Je préfère faire des châteaux de sable avec celui qui est dessous ! ;-)

    Bon week-end, Adrienne !

  • oui mais toi tu choisis des destinations tempérées ;-)

  • Je me suis régalée avec ces deux romans de Joël Dicker que tu cites. Je n'ai, en revanche, pas lu son premier roman. L'as-tu lu ?

  • je l'ai emprunté, j'ai commencé à le lire, j'ai vite senti que ça allait très mal tourner pour les protagonistes (surtout pour le plus charmant d'entre eux ;-)) alors j'ai arrêté la lecture (je suis une petite nature)

  • C'est le livre qui est tout en haut de la pile, donc le prochain que j'entame.
    Il m'attendait sagement dans la boîte à livres de mon village (un système d'échanges bien sympa). Je pensais le lire cette semaine et finalement je ne l'ai même pas commencé.
    Pas assez de canicule sans doute (il fait beau et doux juste comme il faut pour aller se balader),
    ou trop de petits-enfants (noooon, bien-sûr que non, même si on est bien occupés de ce côté-là),
    ou trop d'internet ...

  • les soirées commencent plus tôt, tu trouveras peut-être le temps :-)
    (oui ici aussi c'est l'été à 21° ce week-end, les sauveteurs sont au boulot sur les plages d'Ostende :-))

  • et intelligent et éloquent ai-je découvert en l'écoutant donner une conférence à l'université de Genève ;-)

  • moi aussi!

  • J'ai lu la vérité sur l'affaire Harry Québert et j'ai plutôt bien aimé. J'ai beaucoup aimé le petit texte sur ce qu'on ressent quand on referme un bon livre...
    Bon, j'ai les Baltimore, mais je ne l'ai pas vraiment lu encore.
    Ah ça, donc, tu es quand même passée à Genève l'écouter...
    C'est intéressant... Et après ça, le Gps a pensé qu'il n'avait plus à se donner de mal pour te conduire en Italie peut-être .......................

  • non je ne suis pas allée à Genève, c'est une conférence qu'on trouve en vidéo sur internet

  • :-)

  • Cet écrivain et les réactions qu'il suscite restent un grand mystère pour moi.
    J'ai lu "Quebert" et je préfère mourir plutôt que de lire un autre livre de Joël Dicker (j'exagère un peu): j'ai absolument détesté le style, que je trouve plat et cliché au point que je me suis demandé sérieusement s'il ne l'avait pas fait exprès. On dirait une mauvaise traduction de l'anglais. J'ai détesté les pseudo "leçons de vie/d'écriture" données en tête de chaque chapitre. J'ai vomi les répliques hyperartificielles de la mère de Marcus, tout comme le fait que le flic soit obligé d'interpeller systématiquement Marcus par "l'écrivain", pour ne rien dire des "Harry chéri" à répétition de la pauvre petite Lolita. On dirait une mauvaise série, mais en bouquin. La seule chose que j'ai admirée, c'est la capacité de Dicker de faire un "page turner" d'une histoire somme toute assez téléphonée (je l'ai quand même lu jusqu'au bout pour connaître le fin mot de l'histoire, même si j'ai très souvent eu la tentation de le balancer par la fenêtre).
    Mais tout ça n'est rien à côté de ma perplexité devant les épaisses volutes d'encens auxquelles ce roman a eu droit (il a même décroché le prix de l'Académie française: j'ai vraiment du mal à croire qu'il n'y avait RIEN de mieux cette année-là). Et je suis encore plus perplexe qu'une lectrice chevronnée (et exigeante) comme notre bonne Adrienne ait apprécié.
    Je suppose que j'ai raté quelque chose... mais je n'en lirai plus, ça c'est sûr!
    Sans rancune, hein!

  • je vous lis avec plaisir, Biscuter, et je suis toujours intéressée par des avis argumentés :-)
    c'est vrai que dans l'Affaire H. Québert, je me suis abstenue de lire les conseils d'écriture distillés au fil des chapitres, j'étais trop prise par l'histoire...
    et de tous ces encensements dont vous parlez, je ne savais rien, je lis ce que je trouve dans ma bibliothèque publique, ce qui fait que j'ai toujours plus d'un an de retard sur l'actualité littéraire...
    je ne m'informe des avis de la presse spécialisée qu'après avoir lu le livre, et là, la presse m'a déçue, c'est soit l'encensement (ce qui est exagéré, ce n'est pas le futur prix Nobel non plus) soit le vitriol (mais sans argument valable, comme dans le télérama que je donne en lien)
    Donc oui, merci pour votre critique argumentée et humoristique en plus :-)

  • L'important, c'est de prendre du plaisir, ou alors au moins d'apprendre quelque chose.
    Tant mieux si le livre vous a plu, et vous avez bien raison de ne pas vous soucier de l'avis des critiques!
    À bientôt!

  • oui bien sûr :-)
    c'est moins bien qu'Albert Camus :-) mais c'est mieux que Musso ou l'autre dont le nom m'échappe ... Lévy?

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