Z comme zomerhuis

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Quand elle monte dans le train, elle dépose son sac à main, son écharpe, son smartphone, sa veste, son sac à dos, son livre. 

Herman Koch, Zomerhuis met zwembad, note l'Adrienne, qui aime toujours voir ce que les autres lisent. 

Elle prend son smartphone, se met à tapoter l'écran et donne des coups de fil. 

Ça permet à l'Adrienne de savoir non seulement ce qu'elle lit, mais aussi de connaître sa vie, sa situation familiale et professionnelle, ses amitiés et inimitiés, ses projets pour le week-end. 

La vie privée est décidément un concept totalement dépassé, se dit l'Adrienne en essayant de ne plus entendre ces pans de vie jetés à voix haute dans le compartiment. 

Et voilà un livre qui n'est pas près d'être lu...

 

Commentaires

  • Et après les premiers coups de fil, la dame, elle s'est mise à lire ou elle a continué à raconter sa vie, vous empêchant de lire votre propre livre?
    :-)

  • elle a passé tout le trajet au téléphone :-)

  • Aucune raison de se précipiter, l'été est encore loin et la piscine glaciale ! :o)

  • elle avait un marque-page, elle était tout de même déjà au premier tiers ;-)

  • Ben oui, c'est là qu'elle est censée se jeter à l'eau !

  • je vais de ce pas l'emprunter à la bibliothèque ;-)

  • LOL tu veux peut-être que je te le traduise, aussi?

  • je suppose que tu tiens la bonne explication :-)

  • j'ai lu pendant mon séjour, depuis que je suis rentrée, je n'ai pas ouvert mon livre pourtant très bien.

  • c'est que tu auras eu une overdose et que maintenant tu as d'autres choses à faire :-)
    bises, Berthoise!

  • Non seulement cela dénote un manque de discrétion par rapport à sa vie privée, peut-être une forme d'exhibitionnisme, mais aussi un manque total de respect pour autrui, ce qui est le plus grave.
    Bonne journée, Adrienne.

  • oui je l'ai trouvé assez fort pour en faire un billet, aussi bien au niveau du sans-gêne que du déballage de la vie privée (et de celle de tierces personnes)

  • Est-elle atteinte d'exhibitionnisme ou d'arrogance ou d'un manque de respect envers les autres ou d'un manque d'identité (se prouver à elle-même qu'elle existe... je me sens mal à l'aise devant de telles personnes. En fait, je trouve plutôt triste un tel comportement.

  • il y a pire: un jour des élèves ont entendu une de mes collègues 'se lâcher' à donner des commentaires sur eux, sans se rendre compte qu'ils étaient dans le même compartiment ;-)

  • Sur le coup, j'ai cru que c'était l'Adrienne qui regardait dans son smartphone de quoi parlait le livre...
    Peut être qu'elle va le lire, elle ?
    ¸¸.•*¨*• ☆

  • l'Adrienne n'a qu'un vieux nokia, tu sais ben...

  • C'est dans ces situations qu'on regrette de ne pas avoir d'écouteurs sur les oreilles...
    :p

  • ou qu'on regrette de ne pas avoir ce franc-parler nécessaire pour lui faire un commentaire ironique sur ses épanchements téléphoniques ;-)

  • Ah oui, peut-être. Je ne saurais pas faire moi non plus.

  • je sais :-)
    j'aurais dû (oser) faire semblant de connaître une des personnes dont elle disait du mal ;-)

  • Le monde aurait-il changé ma brave dame, les gens préfèreraient-ils parler à des téléphones très "smart" qu'à des humains entre quatre z'yeux... On ne nous dit pas tout !

  • oh non, on ne nous dit pas tout... et est)ce qu'on nous écoute?
    ;-)

  • Oui, cela devient de plus en plus fréquent. Mais là au moins, il y avait un livre, dans le métro bruxellois, il y en a de moins en moins (j'ai quand même eu un lecteur comme voisin il y a quelques jours). Moi aussi j'ai le fantasme d'intervenir dans la conversation, mais dans le fond j'ai peur de ramasser un mauvais coup (on ne sait jamais !!!)

  • avec des jeunes, j'ose, je me sens toujours à l'aise avec la tranche d'âge de mes grands élèves :-)

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