O comme Ovomaltine

 

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Je ne sais pas comment les Suisses se sont débrouillés, pendant la guerre de 40-45, pour vendre de l'Ovomaltine à la Belgique occupée et la faire arriver jusque dans nos régions... mais si mon père, qui n'avait que douze ans en mai 40, a tout de même pris quelques centimètres entre le début et la fin de la guerre, c'est grâce au pain noir, aux rutabagas et à l'Ovomaltine. 

Trois choses auxquelles il n'a plus jamais voulu toucher le reste de sa vie, même quand le pain gris ou bis est revenu à la mode, le sien devait être blanc blanc. 

Or donc, le Dictionnaire amoureux de la Suisse m'apprend que l'Ovomaltine est un produit et une invention suisses. 

Comme disait mon logeur italien l'été dernier, ce sont des malins, les Suisses cool 

(...) la poudre à base d'orge et de malt que l'on boit dissoute dans un verre de lait. La boisson a été créée il y a plus de cent cinquante ans par un chimiste bernois, Georg Wander, dont le nom a longtemps eu des allures de sainteté. 

Metin Arditi, Dictionnaire amoureux de la Suisse, Plon 2017, page 406. 

Commentaires

  • Je n'en ai jamais bu ! Je comprends la réaction de votre père. Je me souviens qu'un jour, il y a quelques années, j'avais ramené, toute fière d'avoir trouvé de "nouveaux" légumes, des rutabagas et des topinambours à ma mère. Elle a refusé d'en manger et a même refusé que ces légumes restent dans sa cuisine !
    Bonne journée.

  • exactement! c'était synonyme de malheurs et de privations!
    bonne journée à vous aussi

  • On m'en a fait boire.
    Je détestais le lait nature et quand j'étais petite, le lait de vache comme on doit dire maintenant vu le nombres d'autres laits, faisait partie de l'alimentation des enfants.

  • je détestais le goût du lait nature aussi ;-)

  • J'aurais dû écrire "vu le nombre"...
    :-(

  • mé cé pô graaave :-)
    je sais que vous savez écrire sans fautes!

  • A l'institution où mes parents ont fini leurs jours, le repas de Noël comportait des topinambours, couac révélateur du manque de considération envers ces personnes âgées :-(

  • manque de connaissance, surtout, je pense...

  • J'ai été élevé à l'Ovomaltine, c'était pas si mauvais...
    Quant à cette phobie du pain bis, que celui (ou celle) qui a déjà mangé du gâteau de son jette la première pierre !

  • l'Ovomaltine, il était content d'avoir eu ça au quotidien, c'était sans doute moins mauvais que le reste ;-)

  • Je n'ai jamais aimé l'ovomaltine.
    Quant au pain bis, mon père a la même attitude... et manifestement le même âge que le tien au moment de la guerre !

  • alors ça s'explique :-)

  • L'ovomaltine, je n'aimais pas trop, n'aimant pas le lait, mais les topinambourgs c'est très bon, surtout si on les blanchit d'abord une première fois, pour éviter les effets négatif. Mes parents, ma mère surtout ne voulait pas manger ce genre de chose, et ne voulait également que du pain blanc, car pain gris était synonyme de guerre. Mais n'est-ce pas quelque chose de tout temps, ne dit-on pas "manger son pain blanc avant son pain noir" pour quelqu'un qui a des déboires. Bonne journée.

  • tu as entièrement raison, nos goûts et dégoûts sont souvent liés à des souvenirs d'enfance, négatifs ou positifs!
    bises et bonne journée à toi aussi

  • (me voilà de retour....comme quoi les temps sans ordinateurs évitaient certaines frustrations, héhé.)
    Je crois bien n'avoir jamais goûté L'ovomaltine...
    De cette époque ma mère avait gardé l'habitude de mettre de la chicorée dans le café...amer à souhait.
    Mon mari, là c'est la période franquiste de privations aussi, ne mange que du pain blanc, refuse le "bacalao" et les pois chiches...trop c'est trop dit-il.
    Pourtant je crois qu'il les aimerait, mais...

  • ah! la chicorée dans le café, j'ai toujours trouvé ça mauvais ;-)
    il y en avait dans le café de ma grand-mère, de mes parents, c'était vraiment une habitude par chez nous à l'époque... "chicorei de lelie" :-)
    et ton mari, bien sûr, c'est normal, c'est pareil, c'est un rappel de très mauvais moments donc on préfère s'en passer...
    bises, contente de ton retour :-)

  • Depuis peu je suis passé à ça qui doit être proche :

    https://www.nestle.fr/nosmarques/boissons/boissons%20caro

    Une façon d'éliminer la caféine mais bon, avant chaque partie d'échecs du mardi ou répétition avec Mr Lebichon on prend un café fort alors !

    Oui, c'est bien la neutralité... quand on a les moyens... d'être à l'abri !

  • je n'ai jamais aimé le goût douceâtre de la chicorée (ni l'odeur...)
    le café (ahum, avouons ;-)) j'essaie de me limiter à deux le matin et deux en début d'après-midi ;-)

  • Je ne connais pas l'ovomaltine, ce que je veux dire c'est que je n'en ai jamais bi, j'ai déjà vu les boites. Moi, je bois du Caro, succédané de café à base de chicorée, orge etseigle torréfiés. J'aime, mais on n'est pas nombreux.

  • ma mère boit un truc similaire et Joe Krapov fait comme toi :-)
    jamais bu d'ovomaltine non plus, mon frère et moi on carburait au nesquick :-)

  • En voyant le titre "ovomaltine" c'est " Ovaltine " qui m'est apparu. Une recherche sur wiképédia et on décrit le même produit qui vient de suisse mais nommé Ovaltine au Canada. Jamais bu ce produit. La chicorée j'aime bien ainsi que les rutabagas.

  • c'est que vous n'avez pas l'âge de mon père ;-)

  • Boire de l'Ovo en Suisse, c'est presque une obligation!
    Bon pas pour moi, je n'aime pas du tout ça.
    Si elle s'appelle Ovaltine dans les pays anglo-saxons, c'est à cause d'une faute d'orthographe sur le formulaire d'enregistrement de la marque !

  • aaahhh! alors tu connais sûrement le slogan "häsch dini Ovo hüt scho ghaa?"

  • Haha oui ! Quelle maîtrise du suisse-allemand !
    Maintenant la pub dit : Avec Ovo, tu n'y arriveras pas mieux, mais plus longtemps!
    ;)

  • ce n'est pas moi, c'est Metin Arditi (il a eu des jeunes filles au pair venant de Suisse alémanique)

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