• le bilan du 20

    wagon de train

    Comment est-ce possible, s'énerve l'Adrienne depuis huit jours, comment est-ce possible d'avoir écrit à peu près 120 billets sous le libellé "wagon de train" et de ne pas réussir à produire la moindre petite bafouille pour le Défi du Samedi d'aujourd'hui! 

    Comment est-ce possible d'avoir pris le train en Roumanie, en Lituanie, en Italie, en France, aux Pays-Bas, le train pour Ostende, Bruxelles, Liège, Gand, Louvain, Mons, Eupen... et de ne rien trouver à dire cette fois-ci? 

    Les trains dans la peinture, les trains dans la littérature, et là rien. 

    Des photos de toutes les gares où elle est passée, au Mans, à Montparnasse, Asciano, Malaga, Amsterdam, Bruxelles Nord, Centrale ou Midi: rien! 

    Des considérations sur les gens et leur portable - comme sur cet homme qui en avait trois - leur lecture, leur bébé, leur tentative de maquillage - se faire un beau trait à l'eye liner pendant les secousses - mais cette semaine, rien. 

    Des observations sur les supporters de foot allemands, les petits Anglais en tournée de cimetières 14-18, les Japonais entre leur visite de Bruges et Bruxelles, les étonnements de l'amie roumaine en Belgique pour la première fois: rien de neuf. 

    Rien non plus sur les contrôleurs patients et polyglottes, les conducteurs dont c'est le dernier trajet avant la retraite, les wagons réservés pour la sortie scolaire, les rencontres inattendues, le contrôle social ou les adieux sur les quais. 

    RIEN. 

    *** 

    Et le comble, vous savez ce que c'est? 

    Que le tout premier billet de ce blog, c'était un "wagon de train"! 

    photo prise à Ostende, la dernière gare vue en 2017, cachée par le Mercator