• K comme kot

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    C'est ici, dit la carissima nipotina, au numéro 14, que j'ai été en kot pendant toute la durée de mes éudes... 

    Des années heureuses, pleines de souvenirs qu'elle chérit et aime raconter, elle qui prétend n'avoir aucune mémoire. 

    Il y avait un toit plat à l'arrière, dit-elle, et la propriétaire nous interdisait d'y aller, parce qu'on l'abîmait et après il y avait des infiltrations d'eau... 

    Mais bien sûr, on s'y installait quand même, avec tables et chaises, et on y organisait des fêtes... 

    L'Adrienne se dit "pauvre kotmadam" mais se tait sagement, pendant que la nipotina, emportée par son récit, continue en riant: 

    Alors notre kotmadam a condamné la fenêtre qui donnait accès au toit, elle y a fait clouer des planches, mais tu penses bien, avec un kot plein d'étudiants ingénieurs en bâtiment, combien de temps ces planches y sont restées! On a tout arraché vite fait et les fêtes sur le toit ont continué. 

    Elle soupire de bonheur en l'évoquant. 

    Les fêtes qu'on organisait à notre kot étaient célèbres dans toute la ville... 

    L'Adrienne l'imagine aisément. 

    Je me demande bien, conclut la nipotina après un instant de réflexion, pourquoi depuis lors ce kot est à l'abandon... 

    La kotmadam, se dit l'Adrienne, a dû en avaler les clés de dépit et de découragement.