C

  • C comme chapeaux

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    C'était un beau mariage: des gens bien élevés, des jeunes minces et élégants, que du beau monde ayant fait de longues études et de grands voyages. 

    C'était une garden party dans un endroit idyllique et pourtant au cœur de la ville, un high tea festif, gourmand et musical. 

    Bref, L'Adrienne s'est sentie là comme Lenù dans la compagnie des Airota, la prestigieuse famille de ses beaux-parents, et de leurs fastueux amis: pas du tout à sa place. 

    Au bout de trois quarts d'heure de conversations mondaines, elle avait déjà envie de reprendre le train pour rentrer chez elle. 

    Et poursuivre sa lecture du tome 4 cool 

    Quand je vous dis qu'elle n'est pas sortable...  

    http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferrante-elena-1943/1-un-roman-fleuve/ 

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    Gand, samedi de l'Ascension, 17.15 h.

  • C comme chorale

    La première mauvaise idée avait été de mettre la bonne vingtaine de chaises en un grand ovale qui remplissait toute la pièce. Ici et là des groupes se sont formés, des gens se connaissaient, étaient contents de papoter ensemble, de rigoler. A l'autre bout, assise derrière son piano portable, la dame qui avait consenti à nous apprendre des "chants révolutionnaires" ne réussissait pas à faire entendre sa voix. 

    Une autre avait été chargée de prendre des photocopies du chant qu'on apprendrait, malheureusement elle s'était trompée, elle avait cru en prendre vingt, il n'y en avait que dix. Vous regarderez à deux, nous dit-elle, sans se rendre compte que ce serait un nouveau prétexte à se dissiper et bavarder, ce que nous n'avons pas manqué de faire, ma voisine tenait à me raconter certaines choses sur elle et à savoir des choses sur moi. 

    De plus, le choix du chant avec son texte portugais suscitait toutes sortes de plaisanteries. Certains prétendaient ne pas vouloir chanter un texte dont ils ne comprenaient pas les paroles et voulaient qu'on les leur traduise, ce que personne n'était capable de faire, pas même ceux qui avaient choisi ce chant-là. On n'était pas d'accord non plus sur la bonne prononciation, alors deux ou trois personnes ont allumé leur smartphone pour nous la faire entendre. C'était le seul moment à peu près silencieux de toute la soirée...

    Après l'avoir entendue, quelques-uns ont déclaré que notre chef de chœur s'était trompée dans le rythme et ne respectait pas les pauses. Une dame s'est proposée pour battre la mesure à sa place. Chacun avait déjà oublié la bonne prononciation et chantait comme il voulait ou faisait lalala pendant que la pauvre chef de chœur tapotait son piano, complètement dépassée par ses "grands apprenants". 

    - On devrait se montrer un peu plus disciplinés, dis-je à une dame dont j'ai eu les deux fils en classe. 
    - Ah! fait-elle avec un geste du menton vers la chef de chœur, c'est à elle de nous dire de nous taire, c'est elle qui doit prendre la situation en main. 

    Je me suis demandé si c'était ça, l'esprit révolutionnaire... 

  • C comme cyclisme

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    Je ne sais pas si ça convient comme participation au "mois belge", mais à la lettre C je ne peux mettre que le mot cyclisme. 

    Ce genre de plaque, la police vient en déposer une tous les dix mètres, dès le mois de mars. Après, il suffit de coller une nouvelle feuille sur la précédente, avec la date du week-end suivant, et ainsi de samedi en dimanche, toutes les courses cyclistes passant en Flandre font le détour par ma rue. Pour ensuite entamer une montée sur de vrais pavés bien inégaux. 

    C'est là qu'est massée la foule des supporters et que sont installés les journalistes et leurs caméras. Pour bien voir les visages crispés par l'effort, les muscles tendus et qui sait, avec un peu de chance, une ou deux chutes mémorables. 

    Le mythe du "flandrien" et de ses pavés a attiré environ 17 000 cyclotouristes samedi - trop, est-ce assez? - pour finir en apothéose dimanche, avec vrombissements d'hélicoptères, de motards, haut-parleurs de caravane publicitaire et sirènes d'ambulances. 

    Cette année, j'avais choisi de ne pas m'exiler à Ostende ou à Bruxelles. Occupée à enlever les pissenlits du potager, j'entends au loin les quatre premières notes de la symphonie numéro 5 de Beethoven... 

    C'était une publicité Rodania! 

  • C comme cimetière

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    avoir le cœur en novembre 

    et des envies de cimetière 

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    envie de dire bonjour 

    à la petite Ivonne 

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    et à ses deux fillettes

  • C comme choc culturel

    C’est quoi, un choc culturel ? 

    L’Adrienne, à l’époque, je me demande si elle connaissait ce mot. Mais depuis, elle connaît la sensation. 

    Le choc culturel, c’est arriver dans un pays qui, bien qu’il soit de l’Europe géographique, ressemble plus à l’idée qu’on se fait du Tiers monde. Peu ou pas d’asphalte ou d’éclairage sur les routes, des maisons basses, décrépites, avec des toits de tôle. 

    C’est être entouré d’enfants dépenaillés qui tendent la main, partout où on s’arrête. C’est constater qu’il n’y a pas de commerces indépendants, uniquement de rares points de vente où les gens font la queue. Pour un pain mou et sans goût ou un paquet de cigarettes. C’est le marché noir et la débrouille. Les « réseaux sociaux » de l’entraide et de l’échange: le copain d’un copain, d’un cousin, d’un copain d’un cousin, fournit la ţuică, les tomates, un bout de tissu, qu’on lui revaudra par un autre bien ou service rendu. 

    C’est l’eau courante qui est coupée la majeure partie de la journée. Alors quand il y en a, on remplit la baignoire, quelques seaux. Pour pouvoir verser un peu d'eau dans la cuvette des toilettes... geste dérisoire. 

    C’est le gaz qui est coupé parfois, sans crier gare. Tant pis pour vous si vous avez un plat au four ou une soupe sur le feu. 

    C’est le manque. Le manque de tout ce qui paraît pourtant tellement évident, comme le papier ou les stylos à bille, le sucre ou les pommes de terre. Les fruits frais. 

    C’est faire la queue pendant des heures à une pompe à essence. Chacun éteint son moteur et on pousse les voitures à la main, centimètre par centimètre. 

    Vous pensez bien que l’Homme, l’Adrienne et Chien Parfait, dans leur mobile home (ou camping-car) ne passaient pas inaperçus dans un pays où on ne voyait que de vieilles Dacia: à chaque arrêt, ils créaient l’attroupement. 

    C’est l’aspect de ce voyage que l’Adrienne a le moins aimé… au bout de quelques jours, elle n’avait plus aucun stylo, crayon, carnet, plus rien à offrir. 

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    15 juillet 1990 
    les queues pour l'essence sous 40° C

  • C comme coiffeur de stars

    Les successeurs de Francis, coiffeur philosophe, ouvrent un autre monde à l'Adrienne quand elle décide qu'il est temps d'aller faire raccourcir ses tifs.

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    source de la photo et article 

    Pendant que Gentille Coiffeuse manie les ciseaux, l'Homme sculpte des têtes de stars du ballon rond. De mini-stars du ballon rond: Wout, sept ans et son frère Jasper, dix ans. Crâne rasé et mini-touffette fièrement dressée sur le front de Wout, nuque et oreilles bien dégagées, longue et large mèche tombant sur le côté du front de Jasper. 

    - Vous n'auriez pas une perruque Jean-Marie Pfaff? demande leur maman. 

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    source 

    - C'est pour le carnaval? demande le coiffeur. 

    - Non, c'est pour Jasper, qui doit faire un exposé en classe. Il voulait parler du football mais je lui ai conseillé de choisir Jean-Marie Pfaff. J'ai trouvé plein de choses sur lui, alors il pourra facilement parler trois minutes. 

    coiffeur,vie quotidienne,école

    pour les enfants d'aujourd'hui, la perruque aux boucles blondes ferait plutôt penser à Fellaini qu'à un footballeur d'il y a trente ans... mais que voulez-vous, quand les mères s'occupent de décider du sujet et de la préparation des exposés...

     

  • C comme con permiso?

    Le samedi matin, l'Adrienne - qui ne voudrait rater ça pour rien au monde - est de nouveau installée dans un amphi parmi les premiers arrivés.

    Les intervenants entrent par petits groupes, prennent place. Tout le monde est d'excellente humeur: l'hôtel a été apprécié pour son confort, sa gastronomie et son buffet du petit déjeuner. De plus, il est largement antérieur à leur objet d'étude: il est attesté depuis le 14e siècle, les Belges ont clairement voulu faire honneur aux historiens. 

    Et on a pu 'tomar un café' avant de venir cool 

    - Con permiso? dit l'homme qui se penche vers le siège à côté de l'Adrienne. 

    - Buenos dias, Profesor! 

    Voilà notre Adrienne tout heureuse: elle va enfin pouvoir remercier celui grâce à qui elle comprend l'espagnol: 

    - C'est grâce à vous que je suis ici! C'est vous qui m'avez appris l'espagnol. 

    Le cher homme en est tout surpris. 

    - Rafraîchissez-moi la mémoire, demande-t-il. 

    Le pauvre! Lui faire ce coup-là alors que l'Adrienne elle-même ne se souvient parfois plus du nom d'élèves qu'elle a eus juste avant les vacances... 

    Ils font donc ensemble quelques calculs savants pour conclure que voilà bientôt quarante ans, elle faisait partie d'un troupeau d'une soixantaine d'aspirants-hispanisants... 

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    Gracias a usted, Profesor!

  • C comme cheminées

    Dans ma petite ville au passé textile, comme dans les grandes villes du nord de la France, les hautes cheminées d'usines étaient omniprésentes

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    Je dis 'étaient' parce que nombreuses sont celles qui, faute d'entretien, se sont écroulées, ou ont été abattues pour laisser la place à d'autres projets urbanistiques. 

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    Je ne sais pas s'il faut attendre une reconnaissance de l'Unesco pour sauvegarder celles qui restent, parfois amputées de la moitié de leur hauteur et juste restées là "pour faire couleur locale" quand une usine est transformée en lofts. 

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    En tout cas, celles que je vois dans ma ville, je ne peux m'empêcher de les trouver belles et émouvantes, parce qu'elles symbolisent tout le passé industrieux des hommes et des femmes de ma famille depuis la moitié du 19e siècle jusqu'au milieu du 20e. 

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    Filature, bobinage, teinturerie, ourdissage, tissage, toutes les usines avaient leur chaufferie pour produire la vapeur, l'énergie nécessaire au fonctionnement des machines. 

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    Et tout autour grouillent les maisons ouvrières, souvent encore aujourd'hui les quartiers les plus défavorisés, où il n'y avait qu'une pièce à vivre, deux chambres à l'étage, une cour avec la pompe et les toilettes.

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    ce qui explique la présence, à l'arrière de ces maisons, de constructions basses rajoutées pour agrandir une cuisine et avoir une salle de bains. 

  • C comme calme plat

    - C'est le calme plat, ici! s'exclame la nouvelle collaboratrice PMS (1). 
    - Ne t'inquiète pas, lui répond la directrice, ce n'est pas le travail qui manque! 

    La vérité est qu'au bout de quatre semaines de "collaboration", les quatre coordinatrices préfèrent s'occuper seules du suivi de leurs élèves à problèmes sociaux ou psychologiques. 

    Pour du vrai "calme plat", il faut aller au jardin: en deux mois de temps, il n'a fallu qu'une seule tonte, en encore... 

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    pelouse belge, 30 septembre 2016 
    quand même un brin plus verte du côté où elle a un peu d'ombre 

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    renversant, n'est-ce pas? 

    et ici quelques images prises à l'arboretum de Kalmthout après août et septembre quasiment sans une goutte d'eau... 

    ***

    (1) une auxiliaire qui vient deux ou trois fois par semaine à l'école pour aider en cas de problèmes psycho-médicaux-sociaux. 

    ***

    pour le projet du Hibou 

    semaine 40 - repos

  • C comme cheveu

    J’ai commencé à écrire une scène où une astronaute se brosse les cheveux le matin du départ.

       C’est plus important qu’on ne pense, les cheveux.

       J’ai lu, il y a quelques semaines, que c’est grâce à ses cheveux, très bien conservés, et longs d’une vingtaine de centimètres, qu’on avait pu raconter l’histoire des dernières années d’une jeune femme préhistorique découverte dans le petit village danois d’Egtved.

       L’analyse chimique des cheveux, ai-je appris, permet, grâce à ce qu’on appelle des techniques de traçage, de révéler la mobilité d’un individu. Voici comment on procède : on divise le cheveu en plusieurs segments, et on dose pour chacun de ces segments le niveau de strontium, de carbone, de nitrogène, de protéines, etc., puis on examine les variations (ou la stabilité des constantes) d’un segment à l’autre. On compare le dosage de chaque segment avec ce qu’on sait de la géologie, en particulier, et, en gros, l’affaire est faite, on devient capable de vous donner l’emploi du temps du propriétaire des cheveux, de vous énumérer ses déplacements les plus récents. En l’occurrence, disait l’étonnant biographe, un voyage, depuis la Forêt-Noire vers le Danemark, où madame aurait passé neuf mois, puis un retour vers sa région natale (cette fois, pour un séjour de quatre à six mois), puis un retour au Danemark – madame circulait pas mal, mais il paraît que de tels voyages n’étaient pas rares à l’époque (je vous parle de ça, c’était l’âge du bronze).

       Plus besoin même d’archives, pour écrire la vie de ceux qui nous ont précédés : il suffira désormais d’un cheveu, qu’on décryptera dans l’ordre, de l’extrémité jusqu’à la racine, comme le témoin tranquille d’une existence linéaire. Vos cheveux sont comme un journal de vos jours, que n’importe quel savant peut venir lire, se penchant sur vos voyages, détaillant vos menus, décrivant les paysages que vous avez traversés.”

    Christine Montalbetti, Les Astronautes”, in L’Humanité, jeudi 2 juillet 2015, citée par Philippe Didion dans ses Notules dominicales de culture domestique 713 (19 juin 2016)

    actualité,littérature,coiffeur

    salon de coiffure ostendais - photo prise en décembre 2015

  • C comme chèvres et chats

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    Les chèvres apportent de la vie et de l'animation dans les ruines 

    - avec leurs bêlements et leurs clochettes - 

    et beaucoup de petites crottes 

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    Je ne peux m'empêcher de les trouver sympathiques, 

    ayant été une fervente lectrice de Heidi (Johanna Spyri

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    Animaux intelligents, contrairement aux humains, moutons de Panurge qui continuent de suivre leur guide alors que l'orage est imminent: les chèvres, elles, s'étaient trouvé une anfractuosité rocheuse sous laquelle elles ont attendu la fin de l'averse, bien au sec. 

    Les humains, eux, étaient trempés comme des soupes. 

    tongue-out 

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    Dans la montée vers Kremna, on ne manque pas de rencontrer d'autres animaux sympathiques: de belles grosses tortues. 

    voyage,pisidie,archéologie,nature

    Enfin, là où sont les humains on trouve de nombreux chats qui se laissent facilement caresser et mènent leur dure vie de chat... 

    Celui-ci était tellement immobile qu'une dame m'a demandé s'il était mort tongue-out

  • C comme Collioure

    Les enfants se sont rapprochés tout doucement, l'un après l'autre, de ce monsieur à lunettes qui s'est installé ce matin tôt dans leur jardin. 

    Il peint. Il ne s'occupe pas d'eux. 

    Sur le tableau, ils reconnaissent le coin de la maison, le banc, le tronc du grand olivier. 

    - Pourquoi il a peint le tronc en violet, le monsieur? demande Marinette, celle à qui on pardonne beaucoup parce qu'elle est la plus jeune. 

    Le grand frère lui fait signe de se taire.
    Heureusement, le monsieur n'a pas réagi à la question de la petite.
    Il est peut-être sourd. 

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    tableau d'Albert Marquet et consigne chez Lakevio 

    expo Albert Marquet au Musée d'Art moderne à Paris: 
    http://www.mam.paris.fr/sites/default/files/documents/dossier-pedagogique-marquet_0.pdf 

    http://www.mam.paris.fr/sites/default/files/documents/livret-marquet_corrige_0.pdf

  • C comme chaussures

    Avant le voyage à Paris, Madame a demandé à ses élèves de réfléchir à un bon thème pour un mini-reportage photo que chacun présenterait au retour.

    Le but est d'éviter de voir 25 fois les mêmes monuments et d'inciter à un regard plus attentif aux détails.

    Opération plus que réussie avec la classe de sciences-humaines dans laquelle certains se sont montrés particulièrement critiques.

    Ainsi Larissa a choisi de nous éduquer en matière de chaussures. Le titre de son mini-reportage est : Les chaussures bizarres vues à Paris.

    Madame y a appris qu'on ne porte pas de chaussures rouges avec un pantalon rouge, que les épaisses semelles blanches sont du dernier plouc et que des modèles "sport" avec des semelles compensées sont l'horreur ultime.

    Quand elles ont vu le regard navré de Madame pour ses pauvres sandales de marche - tellement inélégantes - Larissa et ses copines l'ont rassurée:

    - Chacun porte ce qu'il veut: les vêtements sont le reflet de la personnalité!

    ***

    Au cours suivant, avec ses Terminale, Madame n'a pu s'empêcher de partager son étonnement et ses toutes fraîches expertises.

    - Le vintage, c'est très bien aussi, a dit Simon en conclusion.

    Et chacun a sagement opiné.

    Il est vrai que ce jour-là, Madame portait un pull et un pantalon datant de 1985.

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    Le lendemain, une bride des sandales plates a lâché - probablement suite à un grave choc affectif - et Madame a mis ses sneakers de chez Toms.

    Vous avez vu ses épaisses semelles blanches?

     

  • C comme conversation

    - Et toi? pas de nouvelles? tu n'as rien à me raconter?

    - Ben si... mon ordinateur a rendu l'âme...

    Ici, vous pensez à quelques réactions possibles, par exemple:

    - Ah bon! depuis quand?

    - Et qu'est-ce que tu vas faire?

    - Tu crois que tu pourras le faire réparer?

    - ...

    Vous pensez même à celle-là, qui pourtant est de l'ordre de l'improbable:  

    - Si tu veux, tu peux utiliser le mien...

    Rien de tout cela:

    - Ah oui? c'est arrivé il n'y a pas longtemps à B*** aussi, alors un de ses copains - tu le sais, il a un tas de copains - un de ses copains lui a dit de chercher "Au bon coin" (et patati et patata, toute l'histoire de l'ordi de mon frère, depuis la panne jusqu'à l'achat du nouvel appareil, plus quelques incises et parenthèses)

    ***

    Le comble, c'est qu'à la première occasion
    - c'est-à-dire au moins une fois par semaine -
    elle me dit:

    "Toi, tu ne me racontes jamais rien!"

     

    vive la famille

    septembre 2013

    une des premières choses qu'on a déménagées: 
    la table de camping et l'ordi

     

  • C comme coucher de soleil

    Admirer le ciel, le soleil, les nuages 

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    un vendredi soir où le vent est tombé. 

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    Refaire ce que des milliers de gens ont fait
    des milliers de fois: 

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    photographier le soleil 

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    qui éclairera bientôt d'autres lieux 

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    et s'en réjouir.

  • C comme café

    Ce sont les voyages en Italie qui ont fait que l'Adrienne, buveuse exclusive de thé, a découvert la saveur du café. 

    Découvert et pas redécouvert, car il n'a rien de comparable au café au lait qu'elle a bu chez sa grand-mère pendant toute son enfance, dans les grandes tasses Boch Frères à motifs bleus. 

    L'Homme raillait "la chaude eau" (1) et ne buvait que du café pour lequel il avait un percolateur. L'Adrienne a toujours trouvé le breuvage qui en sortait de qualité plutôt médiocre, même le plus fin des maragogype ne pouvait la convaincre de lâcher ses merveilleux thés de chez Fortnum & Mason.

    C'est la raison pour laquelle, suite à ses séjours chez des amis pourvus d'une magnifique machine à espresso, elle a commencé à rêver d'investir dans du beau matériel. 

    Non pas les dosettes et autres capsules vantées par des acteurs américains mais le fin du fin made in Italy qui coûte malheureusement dix fois plus.

    Et qui encombre aussi beaucoup plus. 

    Elle a failli se l'offrir à Noël. A reculé devant le prix et le volume de l'appareil. Puis elle a vu ceci:  

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    http://long.blog.lemonde.fr/2009/11/11/pause-cafe-premiere-partie/

    Encombrement zéro, prix dérisoire, utilisation d'une extrême facilité (2), entretien simplissime, aucune panne à craindre... et surtout, elle fait, selon Guillaume Long, le meilleur des cafés. café2 - kopie.gif

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    café3 - kopie (2).gif

    http://long.blog.lemonde.fr/2009/11/12/pause-cafe-seconde-partie/

     

    Reste à trouver une boutique où ça se vend cool

    ***

    (1) voir Astérix chez les Bretons

    (2) l'Adrienne est une analphabète des modes d'emploi

  • C comme chat, LE CHAT

    Parmi la tristesse des natures mortes et des Vanitas, des crucifixions, des masques africains arrachés à leur terre, des terres cuites précolombiennes arrachées à la leur, il y a ce grand moment de joie  

    bruxelles,art,expo,peinture

    dans un stand consacré plus qu'à moitié à des œuvres de Geluck 

    qui font rire tout le monde de bon cœur 

    et surtout l'Adrienne 

    qui en ce domaine donne toujours l'exemple 

    tongue-out

    bruxelles,art,expo,peinture

    merci aux responsables qui ont permis de prendre ces photos!

    Pour ceux qui en veulent plus, il y a le site d'Amylee

    http://www.amylee.fr/2015/09/hommage-artistes-philippe-geluck/ 

    et celui du maître himself

    http://www.geluck.com/dessin-gallerie-29.html

  • C comme cortège

          Tu crois que c’est une bonne idée ?

    Marie s’inquiétait : peut-être y aurait-il des choses gênantes ? Comme ces « Zwarte Piet » qu’elle avait cru devoir expliquer, justifier, en novembre dernier.

    -      Mais bien sûr que c’est une bonne idée ! S’il doit vivre ici, il doit apprendre à tout connaître !

    C’était vrai, bien sûr. D’ailleurs, les « Zwarte Piet » ne l’avaient pas du tout choqué, au contraire, il les avait trouvés amusants et sympathiques : n’était-ce pas eux qui distribuaient les friandises aux enfants pendant que le saint homme saluait du haut de son cheval ?


    Début janvier, on emmena donc Muanza voir le carnaval. Il regarda défiler des ribambelles d’adultes qui se conduisaient comme des enfants, manifestant une joie délirante. Sans sourciller, il vit une succession de chars et de groupes aux costumes les plus étranges. Il fut le seul à ne pas rire quand passèrent des hommes en tutu rose et ne comprit rien aux acclamations de la foule lors de la cérémonie de la remise des clés de la ville au roi et à la reine des fous.

     

    fiction,muanza

    char de carnaval se frayant un chemin vers le cortège
    (photo de l'Adrienne)

     

  • C comme cabane

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    Hier l'Adrienne 

    avait une envie folle 

    de se retrouver dans la maison d'avant. 

    Alors elle a contemplé cette photo 

    de la cabane du jardin 

    longuement.

    ***

    Puis elle s'est consolée 

    en se disant que dans le jardin de tante Fé 

    certains des bulbes fraîchement plantés 

    commencent à montrer le bout du nez.

     

  • C comme chats

    L'expo dont je parlais mercredi dernier offre aussi quelques beaux chats, bien évidemment, puisqu'ils étaient à l'honneur dans l'Egypte antique. Statues, sarcophages et momies de chats, avis aux amateurs!

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    la photo est de moi, bien sûr, je ne "pique" rien sur internet

    Langue tirée

    le site de l'expo:

    http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/sarcophagi

    ***

    Et justement, à mon retour de Bruxelles, je trouve ce mail de ma carissima nipotina avec trois photos de "nos" chats, menant leur petite existence quiète dans le duvet et l'opulence de leur logis ostendais:

    pipo en aiko 24 okt 2015.jpg

     ils ne seront pas momifiés mais ils auront eu la belle vie

  • C comme coupable

    Le voilà, le coupable:

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    celui qui a accueilli les amours débutantes

    de l'Adrienne et de l'homme-de-sa-vie...

    Il en rougit, le traître (1)

    Langue tirée

     

    (1) Il était vert, autrefois.
    "Le voilà donc le banc qui de la vie d'Adrienne a détruit l'harmonie..."
    Un jour peut-être j'en ferai une tirade bergeracoise, La tirade du banc.
    Vu l'immense succès de ma "tirade du pied" auprès des potaches de France, c'est gagné d'avance (en ce moment ça télécharge dur, ma tirade du pied... je me demande d'ailleurs comment ces gamin(e)s sont évalué(e)s LOL)

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2012/10/22/22-ou-la-tirade-du-pied.html

  • C comme conversation

    - Alors? Tu n'as pas cours? s'exclame la Tantine quand Madame la croise au parc à onze heures du matin.

    La Tantine est en route vers l'école primaire pour y chercher ses petits-enfants alors que Madame se dépêche dans la direction opposée, vers l'hôtel de ville.

    - Ah? Vous n'avez pas école, aujourd'hui? demande la dame qui travaille au guichet du service 'Population' (1).

    Madame a eu son fils aîné en classe et aujourd'hui elle vient chercher une nouvelle carte d'identité. Elle tient à la main sa convocation et une photo qui date de plus de deux ans. "Munissez-vous d'une photo récente", dit la convocation, entre autres paramètres de plus en plus minutieusement décrits. Deux ans, c'est récent, quand on en a plus de cinquante.

    - L'école est déjà finie? demande voisine-d'à-côté de l'appartement de la mère de Madame. Entre-temps, il est onze heures et demie et voisine-d'à-côté a tranquillement fait son marché et bavarde en tenant la porte d'entrée d'une main, son caddie de l'autre.

    Madame, ce matin-là, a déjà eu deux longs entretiens avec des élèves en difficulté, réglé tous les détails de cours de réanimation cardio-pulmonaire pour ce vendredi, donné cours, rédigé et envoyé des lettres à des parents, introduit un tas de données dans le système informatique.

    Mais à tous ceux qui l'apostrophent, elle répond joyeusement:

    - Hé oui! Je n'avais qu'une heure, ce matin!

    En rentrant chez elle, elle se demande de quoi les gens lui parleraient si elle n'était pas prof...

    2015-16 09 (1) - kopie.JPG

    le bureau de Madame, un matin d'août

    2015-16 09 (2) - kopie.JPG

    le bureau de Madame, le soir du même jour d'août

     (il n'y aura pas de photo de l'état actuel Langue tirée)

    ***

    (1) si c'est ainsi que se traduit "dienst bevolking"

     

  • C comme citation

    Je viens de trouver cette citation de Ramón Eder (un auteur espagnol né en 1952 et grand spécialiste de l'aphorisme, comme on peut le voir ici: http://www.kulturaldia.com/lectura/los-20-mejores-aforismos-de-ramon-eder/ et on peut aussi le suivre sur fb)

    « Cuando vamos de viaje hay que llevar por lo menos dos libros : uno muy bueno y otro por si no nos apetece leer el muy bueno. »

    Ce qui peut se traduire ainsi: Quand nous allons en voyage, nous devons emporter au moins deux livres: un très bon et un autre pour le cas où le très bon ne nous ferait pas envie.

    C'est exactement ce qui m'est arrivé en Bretagne: L'aménagement du territoire (d'Aurélien Bellanger) m'est tombé des mains malgré plusieurs tentatives.

    C'est probablement parce que c'est un très bon livre Cool

    ***

    Si vous aimez les aphorismes, il y en a un autre de Ramón Eder qui m'a bien plu: 

    “Leer un buen libro mal traducido es como escuchar a Beethoven en un transistor”

    Je pense que vous l'aurez compris? Lire un livre mal traduit, c'est comme écouter Beethoven sur un transistor.

    C'est pourtant ce que j'ai fait, entre mes 14 et 18 ans Cool

  • C comme...

    Correspondance

    Le festival de la correspondance ne fait connaître son programme que le 20 juin et ce n'est que quelques jours plus tard qu'on peut commencer à réserver. Par téléphone uniquement, à moins d'habiter dans le coin et d'être en mesure de se rendre au guichet, à Grignan. On n'a pas eu l'occasion de téléphoner, pendant les heures de bureau, et même au-delà, on était au travail.

    Complet

    Par conséquent, tout est déjà complet. Il paraît même que les concerts lectures auxquels on voulait se rendre "ont été pris d'assaut" dès l'ouverture des réservations. Tant mieux pour les organisateurs, et on comprend mieux à présent pourquoi le festival peut se permettre des prix aussi élevés. Le public est là.

    Consolation

    Qu'à cela ne tienne. On a deux choses pour se consoler. D'abord, on a pris soin d'emporter le volume des Lettres choisies de la Marquise, dans l'édition de Roger Duchêne. C'est très peu pratique à lire, parce que les nombreuses notes ne se trouvent pas en bas de page, mais en fin de volume. Et c'est très incomplet, les plus fameuses ne s'y trouvent pas. Monsieur Duchêne a dû considérer que chacun les connaît déjà.

    Conversation

    Ensuite, on a la conversation de la dame du Bed&Breakfast. Où l'on apprend que la Marquise elle-même a logé dans la chambre qu'on occupe. Pas moins de deux nuits, s'il vous plaît! 

    Se non è vero, è ben trovato Cool

    chambre.jpg

     et vous, qu'en pensez-vous?
    è vero o è ben trovato? 

  • C comme champagne!

    10 mai (6) - kopie.JPG

    photo prise à Bruxelles le 10 mai dernier
    (cliquer pour agrandir)

    Dans l'étalage de la Champagnothèque
    une splendide robe
    faite uniquement de rafles de raisins.

    ***

    pour le Projet 52 de Ma' - semaine 23 - thème: magasin

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

     

  • C comme ciseau

    bricabook173.jpg

    © Julien Ribot

    Merci à Leiloona de l'atelier Bricabook!

    http://www.bricabook.fr/2015/04/atelier-decriture-174e-une-photo-quelques-mots/

     Dans la maison et le jardin, tout est le domaine de grand-mère, de la cave au grenier, de la pelouse à la haie de ligustrum, sauf quatre choses: la clématite, qu'il soigne et attache brin par brin en tremblant du menton; le garage, aux dimensions exactes de sa voiture, et comme il a pris un peu d'embonpoint, il préfère qu'on ne soit pas là quand il s'en extirpe; son bureau, un meuble énorme que grand-mère a juste le droit d'épousseter; et l'appentis, où sont rangés ses outils.

    Quoi qu'il fasse, la petite le suit, fascinée. Elle lui signale les pousses de clématite ayant besoin d'être rattachées à la gloriette, elle l'admire quand il rentre sa voiture dans l'étroitesse du garage, elle fait ses plus beaux dessins sur le papier à en-tête où son nom et sa fonction s'étalent en noir et bordeaux.

    Mais le plus beau de tout, c'est quand il sort un de ces mystérieux outils. Ils sont de métal sombre et lourds, toujours bien affûtés, bien graissés, bien rangés.

    Personne n'a le droit d'y toucher.

     

  • C comme café

     begin maart (3).JPG

    Vous voyez ces tasses "Royal Boch" made in Belgium?
    (La Louvière)

    http://www.royalboch.com/

    Elles me viennent de ma grand-mère Adrienne.

    Café le matin, avec les tartines à la confiture.

    Café l'après-midi, avec deux ou trois amies, et des speculoos 
    ou des biscuits Delacre 
    dans leur belle boite en fer blanc.

    http://www.delacre.be/fr

    Café le soir, même avec la charcuterie ou le fromage,
    comme dans le film "
    Bienvenue chez les Ch'tis".

    Café à la chicorée, bien sûr. La chicorée De Lelie.

     projet 52,photo,adrienne,souvenir d'enfance

     http://www.museuminzicht.be/public/collecties/obj_detail/index.cfm?id=miatV-196

    Ce café qui a si cruellement manqué pendant la guerre

    que par après elle en avait toujours des kilos en réserve.

    On ne sait jamais...

    ***

    Et le thé, cette étrange boisson,
    dont elle n'est pas loin de penser ce qu'en pensent
    Astérix et Obélix,
    "de la chaude eau",
    c'est bon pour les Anglais.

    ***

    Projet 52 - semaine 14 - thème: café ou thé

     http://manuelles.canalblog.com/archives/2014/12/30/31227714.html

  • C comme chocolat

    J'ai déjà dit à certaines occasions que j'avais été élevée sans sucre, c'est-à-dire sans bonbons. Il y avait de la pâtisserie le dimanche midi chez grand-mère Adrienne et de la confiture maison sur le pain du petit déjeuner.

    Pour le goûter, au retour de l'école, je me préparais du lait au Nesquik et une tartine de Kwatta. Heureusement que le pain était "solide", parce que la pâte à tartiner Kwatta l'était aussi!

    Langue tirée

    nes.png

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nesquik

    à l'époque, on savait encore écrire droit Langue tirée aujourd'hui toutes les marques ont tendance à s'élever vers le ciel au fur et à mesure que les lettres vont vers la droite

    chocolat,projet 52,souvenir d'enfance

    il n'y avait pas encore ce lapin ridicule sur l'étiquette ni ce "Groquik" qu'on a fait disparaître du champ de vision pour cause d'obésité

    Langue tirée

     il n'y avait pas non plus l'argument de vente "contient de la vitamine D, du fer et du zinc"

    kwatta.jpg

    http://www.kwatta.be/fr/home

    c'est l'emballage vintage le plus ressemblant que j'aie pu trouver, sauf que le pot était en plastique et d'un jaune plus soutenu

    chez Kwatta aussi, à l'époque, on écrivait droit... 

    ***

    Projet 52 - semaine 10 - thème: chocolat

     http://manuelles.canalblog.com/archives/2014/12/30/31227714.html

  • C comme Ça devait arriver un jour!

    C'est pendant le premier entracte, en se rendant aux toilettes, que l'Adrienne tout à coup est apostrophée par un:

    - Ah! tu es là aussi!

    Auquel elle a répondu par un simple "Oui" tout en poursuivant son chemin. Puis elle est descendue à la librairie, a feuilleté les quelques rares bouquins qui s'y vendent encore - les CD et DVD ont mangé presque tout l'espace - et est retournée à sa place terminer le livre de Jeanne Benameur qu'elle avait commencé avant le début du spectacle.

    Entre-temps, lui aussi avait regagné sa place au premier rang du parterre, mais restait debout, tourné vers la salle et la scrutant du regard pour essayer de découvrir où elle était assise. Elle a rentré la tête dans les épaules, s'est penchée un peu vers la droite pour se cacher derrière le dos d'un couple qui avait eu la bonne idée de se lever pour converser avec une connaissance.

    Quand la musique a repris, les mots racontaient leur histoire, crudel, ingrato, inganno, infedele, sdegnata, traditore, abbandonata... comme à peu près tout le répertoire des opéras.

    Pendant le deuxième entracte, il s'est de nouveau levé pour observer la salle et l'Adrienne s'est tassée encore un peu plus sur son siège. Les gens autour d'elle ont commencé à la regarder bizarrement Langue tirée

    A la fin de la représentation, elle est sortie pendant les applaudissements, pour être sûre de ne pas le rencontrer aux vestiaires.

    Dans son carnet, elle a soigneusement noté quelle formule d'abonnement elle ne devait surtout pas prendre, à la saison prochaine, si elle ne veut pas se retrouver chaque fois confrontée à l'homme-de-sa-vie.

     alcina.jpg

    http://www.lamonnaie.be/fr/opera/425/Alcina

     

     

     

  • C comme Chez Ma

    Chez Ma, il y a ce petit jeu auquel j'aimerais participer cette année, en essayant de le faire "entrer" dans mon abécédaire et peut-être en mettant parfois plus l'accent sur le texte que sur la photo, je ne sais pas, on verra...

    Je ne suis pas photographe et j'ai un tout petit appareil moins que basique, acheté il y a sept ans dans un superdiscount en superpromo, ça veut tout dire Cool

    Bref. Ici le lien vers les consignes, ça s'appelle le projet 52 et ça consiste à publier une photo par semaine sur un thème imposé. Le thème de cette première semaine, c'est "ici": 
    http://manuelles.canalblog.com/archives/2014/12/30/31227714.html

    024 - kopie.JPG

    "Ici"

    ici c'est mon bureau
    avec ma nièce-qui-n'est-plus-ma-nièce
    puisque j'ai divorcé de son oncle

    et une de nos (grand-)tantes-qui-n'est-plus-ma-tante
    puisque son neveu n'est plus mon mari

    mais qui me font le bonheur de continuer à me considérer comme de leur famille

    et qui continuent à venir

    ici.