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17-02-2010

O comme Ouadagoudou Himalaya

Qui me dira comment fonctionne mon cerveau? et ce qui déclenche ma mémoire?

En me dirigeant l'autre jour vers la cuisine pour y réchauffer une souris d'agneau au micro-ondes (avec des haricots Borlotti et des carottes miam) voilà que je me mets à chanter à tue-tête "Ouagadougou Himalaya olé ola! Quasimodo Caligula olé ola!"

Si ça ne vous dit rien, c'est sans doute que vous êtes très jeune. Si ça vous dit, c'est que peut-être comme moi vous écoutiez "les disques demandés" sur Radio-Hainaut dans les années 70.

Bizarrement, je ne me souviens plus très bien des deux premiers couplets, par contre je peux encore chanter les derniers:

Au PMU, Monsieur Tom gagne à tous les coups
Ouadagoudou Himalaya olé ola
Il ne sait plus où il va cacher tous ses sous
Quasimodo Caligula olé ola

et puis

Depuis ce temps-là dans les hippodromes olé ola
Plus personne ne voit jouer Monsieur Tom olé ola
Depuis qu’il est riche, la femme de son cœur olé ola
Préfère aux pouliches, les chevaux-vapeur

Voilà donc le genre de textes que ma mémoire peut encore restituer avec presque quarante ans d'écart, comme ça, out of the blue... et j'aimerais bien savoir pourquoi.

Acapulco Bérézina!


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17-02-2010, 06:00:18 Adrienne
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17-01-2010

O comme obituaire

Un matin froid devant l'ordi. Je visite "rituellement" les blogs de ma liste de liens. Je peux le faire, car elle est assez courte, contrairement à ce que je vois chez beaucoup d'autres. Mais au moins ça lui fait mériter le terme de "liens". Je me comprends.

Je m'attarde toujours chez Lire est un plaisir, je lis tout, j'écoute les interviews, je note des titres de livres à acheter. Alors que je ne sais déjà plus où mettre mes nouvelles acquisitions et que j'ai plus de cinq livres en route. Je sais, c'est grave, docteur ;-)

Parfois je suis quelques liens. Comme en ce matin froid celui qui me mène sur le blog d'Apolline Elter. Où je suis foudroyée par cet extrait-ci:

 "Mon passé avait pour présent la douceur et pour avenir la menace. Mon présent a pour présent le désert et pour avenir l'inconnu. Mon avenir aura pour passé l'expérience et pour présent la méfiance. L'avenir de mon avenir ne m'intéresse pas plus que le passé de mon passé"

La femme quittée, Raphaële Vidaling, roman, Grasset, 2003, p 41

Voilà, me dis-je, c'est exactement ça qui t'est arrivé. Chaque mot est juste. Je le relis une deuxième fois, lentement. Oui, c'est ce que j'ai ressenti, moi aussi. C'est  comme une mort.

Mais de celles qui permettent une renaissance.

Même si c'est dans la méfiance ;-)


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17-01-2010, 06:00:22 Adrienne
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17-12-2009

O comme oeil poché

Un oeil poché, une estafilade à la base du cou, une entaille au front.
Des bleus sur le bras et l'avant-bras droits et au coude gauche.
Un oeuf de pigeon sur la hanche droite, des bleus ici et là sur la jambe.

A part ça rien de cassé.

Mais il vaut mieux que je ne me montre pas à la piscine ces jours-ci, on pourrait croire que je me suis fait tabasser.

Alors qu'en me rendant de ma cuisine à ma chambre à coucher, qui ne sont pas séparées de beaucoup plus de sept mètres et qui sont de plain pied, je suis tout simplement tombée dans les pommes .

Trois fois.


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17-12-2009, 06:00:34 Adrienne
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17-11-2009

O comme orange

- Mets de l'orange dans ta vie, me conseille I

C'était la couleur du pyjama qu'elle portait ce matin-là et celle du porte-clé qu'elle m'avait offert la veille. Je le lui montre:

- Voilà, dis-je, c'est fait.

J'ai très peu d'orange dans ma vie. Ce n'est pas du tout ma couleur préférée. I avait fouillé toute l'armoire pour y dénicher une tasse avec un peu d'orange, pour le café du petit déjeuner.

Comme je n'irradiais pas assez de joie de vivre, selon elle, le porte-clé seul ne suffirait pas. I croit très fort aux vertus de l'orange, mais il en faut apparemment une certaine dose.

- C'est une couleur qui ne me va pas du tout, lui dis-je. Il me donne le teint blafard, limite verdâtre.

C'est en tout cas ce qu'il m'avait semblé voir dans le miroir de la salle de bains, il y a une quinzaine d'années, ou peut-être vingt, la première et la dernière fois que j'avais mis un pull orange.

Et puis voilà qu'un samedi matin "avec son ciel si gris qu'un canal s'est pendu", je ressors de dessous la pile ledit pull orange. Je constate que les mites non plus n'en ont pas voulu. Je m'en suis donc courageusement revêtue et ne me suis pas regardée dans le miroir.

Quant à savoir s'il m'a enveloppée d'une aura de bonheur...


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17-11-2009, 06:00:27 Adrienne
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17-10-2009

O comme Ottawan

Je suis toujours heureuse d'avoir des nouvelles de mes anciens élèves.

Je suis toujours très heureuse quand ils se donnent la peine de dire ou d'écrire quelque chose en français.

Mais si une ancienne élève a découvert ceci sur Youtube et me promet de le chanter à tue-tête la prochaine fois qu'elle a un bout de route à faire avec des copains... http://www.youtube.com/watch?v=eEVHZYPEXAw ... dois-je être folle de joie?

LOL


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17-10-2009, 06:00:15 Adrienne
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17-09-2009

O comme Ovide

Ovide - Les Métamorphoses - III

 

 Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806

Sémélé (III, 253-315)

L'univers parla diversement de cette action de la déesse. Les uns trouvèrent sa vengeance injuste et cruelle; les autres l'approuvant la jugèrent digne de sa sévère virginité; et chaque opinion eut ses preuves et ses raisons. La seule épouse de Jupiter songeait moins à louer ou à blâmer la déesse qu'à se réjouir des malheurs de la famille d'Agénor. Sa haine contre Europe, qui fut sa rivale, s'étendait à sa postérité. Une injure nouvelle ajoutait encore à son ressentiment. Sémélé portait dans son sein un gage de l'amour de Jupiter. Junon s'indigne et s'écrie : "Pourquoi ajouterais-je encore des plaintes à celles que j'ai tant de fois vainement fait entendre ? c'est ma rivale elle-même que je dois attaquer. Je la perdrai; elle périra, s'il est vrai que je m'appelle encore la puissante Junon; si ma main est digne de porter le sceptre de l'Olympe; si je suis la reine des Dieux, la sœur et l'épouse de Jupiter ! Ah ! je suis du moins sa sœur ! Mais peut-être que, contente de l'avoir rendu infidèle, Sémélé ne m'a fait qu'une légère injure ? Non, elle a conçu. Ma honte est manifeste. Elle porte dans son sein la preuve de son crime; elle veut donner des enfants à Jupiter, honneur dont moi-même à peine je jouis ! Est-ce donc sa beauté qui l'a rendue si vaine ? eh bien ! que sa beauté la perde ! et que je ne sois pas la fille de Saturne, si par son amant, par Jupiter lui-même, elle n'est précipitée dans le fleuve des Enfers".

[273] Elle dit, et descend de son trône. Un nuage épais l'environne; elle marche au palais de sa rivale. Bientôt, sous les traits d'une vieille, elle sort de la nue; elle ombrage son front de cheveux blancs; elle ride ses traits, courbe son corps, marche d'un pas tremblant, prend une voix cassée, et revêt enfin la figure de Béroé, qui naquit à Épidaure, et fut nourrice de Sémélé.

Après avoir avec adresse et par de longs détours fait tomber l'entretien sur le souverain des Dieux, elle soupire et dit : "Je souhaite que votre amant soit en effet Jupiter lui-même; mais enfin je crains tout. Plus d'un mortel osa se servir du nom des dieux pour tromper des vierges innocentes. Mais si c'est Jupiter qui vous aime, cela ne suffit pas encore. Il faut qu'il vous donne un gage éclatant de son amour. Priez-le de descendre en vos bras avec tout l'appareil de sa grandeur, tel qu'il est en un mot, lorsque Junon le reçoit dans les siens".

[287] L'innocente fille de Cadmus s'abandonne aux perfides conseils de la déesse. Elle demande à Jupiter une grâce, mais sans la désigner : "Choisis, dit le dieu; rien ne te sera refusé; et afin que tu ne puisses en douter, je le jure par le Styx, le Styx dieu lui-même et la terreur de tous les dieux".

Sémélé se réjouit du mal qu'elle s'apprête. Trop puissante sur son amant, et près de périr victime d'une complaisance fatale : "Montrez-vous à moi, dit-elle, avec l'appareil et la gloire qui vous suit dans le lit de Junon". Le dieu aurait voulu l'interrompre, mais ces mots précipités avaient déjà frappé les airs. Il gémit; il ne peut annuler ni le vœu de son amante, ni le serment qu'il a fait. Accablé de tristesse, il remonte dans les cieux. Il entraîne les nuées; il rassemble la pluie, les vents, les éclairs, le tonnerre, et la foudre inévitable. Il tâche, autant que cela lui est permis, d'en affaiblir la force. Il n'arme point son bras des feux trop redoutables avec lesquels il foudroya Typhon; il en est de plus légers : les Cyclopes en les forgeant y mêlèrent moins de flammes et de fureur. Les dieux les appellent des demi-foudres. Jupiter les saisit et descend avec tout l'appareil de sa puissance dans le palais des enfants d'Agénor. Mais une simple mortelle ne pouvait soutenir cet éclat immortel; et Sémélé fut consumée dans les bras même de son amant. Cependant Jupiter arracha de son sein l'enfant à demi formé qui devait naître de leur amour; et, s'il est permis de le croire, il le renferma dans sa cuisse, et l'y conserva tout le temps que sa mère aurait dû le porter. Sœur de Sémélé, Ino l'éleva secrètement dès le berceau, et le confia bientôt après aux nymphes de Nysa, qui le cachèrent dans leurs grottes profondes, et firent du lait son premier aliment.

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Meta/03.htm


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17-09-2009, 06:00:17 Adrienne
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17-08-2009

O comme onze

Généralement, j'ai deux ou trois livres en route, parfois quatre. Cela me permet de lire en fonction de mes envies ou humeurs du moment. Mais hier soir j'ai constaté que j'en avais pas moins de onze en route. Une sorte de record, sans aucun doute.

Les voici dans l'ordre alphabétique des auteurs, puisque c'est plus ou moins ainsi que je compte réorganiser ma bibliothèque:

  1. Daniel Arasse, Histoires de peintures, chapitre 4, L'invention de la perspective. C'est un livre qu'il faudrait pouvoir lire dans une bibliothèque spécialisée car sa lecture vous met sur la piste de tant d'autres ouvrages qu'à tout moment vous avez envie de le poser pour aller en consulter un autre. Ce qui fait que je le dépose pour aller rechercher des noms et des oeuvres sur Internet et que ma lecture devient "plurielle". C'est là où on voit qu'on croyait connaître déjà un petit quelque chose mais qu'en fait on a à peine mis le bout de l'orteil dans un océan de savoirs.
  2. Carol Clewlow, Not married, not bothered, chapitres non numérotés mais suivant l'ordre alphabétique - hé oui, comme mon blog -, je suis au K is for... Kinder. J'ai pris ce livre pour deux raisons, l'utile (entretenir mon anglais) et l'agréable (rigoler). C'est agréable et moins futile qu'il n'y paraît.
  3. Jean-Paul Dubois, Une vie française, j'ai terminé le chapitre Charles de Gaulle et dois commencer à Alain Poher mais je serais sûrement plus avancée dans sa lecture si je ne m'étais pas dispersée dans dix autres livres.
  4. Guareschi, Mondo piccolo Don Camillo, acheté à Rome en mai dernier pour me faire plaisir. Je savoure un chapitre à la fois et revois les films avec Fernandel dans ma tête. Prochain épisode: Delitto e castigo.Mon édition BUR 2008 est illustrée de 38 dessins de l'auteur, ce qui est un plus.
  5. Arthur Japin, Een schitterend gebrek, qui m'a été prêté par des amis à qui j'avais dit que je ne lisais que très rarement en néerlandais. Mais la "conversion" n'aura pas lieu grâce à ce livre-ci, qui a le tort, à mes yeux, de trop s'inspirer d'oeuvres que je connais bien, comme Les liaisons dangereuses, par exemple. L'auteur raconte le premier amour de Casanova: il a dix-sept ans quand il rencontre Lucia. C'est elle la narratrice. Arrêt page 79.
  6. Amin Maalouf, Léon l'Africain, en rade page 48 depuis plus d'un an, chaque fois que je le reprends en main je le redépose, allez savoir pourquoi. Il faudra que je recommence depuis le début en espérant être "prise" par l'histoire.
  7. Diane Meur, Les vivants et les ombres, mon coup de coeur de ces derniers mois, celui-là je l'ai dévoré et terminé: 633 pages dans mon édition de poche mais on voudrait que ça ne s'arrête pas... Ce livre a tout pour me plaire, belle histoire, leçon d'histoire, magnifique écriture, originalité du point de vue, de la construction. Je le recommande.
  8. Alberto Moravia, Racconti romani, que je me suis aussi acheté à Rome en mai dernier. A Florence, dans le quartier de San Frediano, j'ai lu Le ragazze di San Frediano. A Rome, j'ai lu les Racconti romani mais je n'ai pas pu terminer le livre. J'ai lu encore quelques histoires dans le train la semaine passée mais en fait je me garde ce livre pour mon prochain séjour romain.
  9. Orhan Pamuk, Istanbul, dans le but de me cultiver un peu en vue d'un voyage à Istanbul. C'est un gros pavé, c'est très dense, et pour moi assez exotique. Quoique. J'avance à petites doses dans cette lecture, je suis au chapitre 10 et il y en a 37.
  10. Jean Teulé, Le Montespan, je crois bien que c'est une interview de l'auteur qui m'a décidée à acheter ce livre. Hier je suis allée voir sur Google images si sa Madame était vraiment si belle mais j'ai eu tort car de fil en aiguille je me suis mise à lire sa biographie et j'aurais préféré en savoir le moins possible sur elle avant d'avoir terminé ma lecture. Je suis au chapitre 33, le marquis arrive en exil en Guyenne.
  11. Bertrand Vergely, Petite philosophie de l'esthétique, troisième partie, L'art, chapitre un, A quoi sert l'art? Même problème qu'avec Daniel Arasse, le livre me met sur la voie de Kant, de Platon et d'autres que je me mets à lire en ligne et ça n'en finit pas. Il y a des chapitres que j'aimerais lire en classe avec mes élèves mais je crains que ça n'intéresserait que moi, finalement ;-)

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17-08-2009, 06:00:50 Adrienne
lecture   littérature   livre   O
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17-06-2009

O comme on voit de tout

Il y a ceux qui n'ont pas apporté de quoi écrire et qui vous demandent de leur prêter un stylo

ceux qui n'ont pas pensé à prendre un mouchoir et suent à grosses gouttes... ça fait ploc ploc sur leur feuille

ceux qui sont venus en bermudas à fleurs

ceux qui vous fixent intensément en guettant le moindre signe d'approbation pour continuer leur exposé

ceux qui arrivent rouges, essoufflés, les mains pleines de cambouis, parce que leur chaîne de vélo les a lâchés en route

ceux qui se sont aspergés de déodorant à vous en donner la nausée

ceux dont les mains ou la voix tremblent, ceux qui bégaient, ceux qui soupirent, ceux qu'il faut mettre à l'aise avant de pouvoir les interroger

ceux qui en partant vous demandent si c'était bien

ceux qui vous demandent la permission de s'asseoir, vous disent bonjour, au revoir, merci et bonnes vacances

ceux qui essaient de vous faire croire que ce texte-là, celui sur lequel vous les interrogez, est précisément le seul qu'ils ont un peu moins bien étudié

ceux qui ont visiblement très peu dormi ces derniers temps

ceux qui vous régurgitent textuellement ce que vous avez raconté et ceux qui prennent quelques libertés avec l'histoire littéraire

ceux qui s'embrouillent tellement dans ce qu'ils disent que je ne peux pas m'empêcher de "faire cours" au lieu de les laisser se dépêtrer tout seuls

ceux qui n'osent pas me regarder et me parlent en fixant leur feuille

ceux qui me font le bonjour de la part d'un frère ou d'une soeur aînés

tous ceux-là que je ne verrai plus l'an prochain et qui me manquent déjà

 

 


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17-06-2009, 06:00:10 Adrienne
cole   élèves   enseigner   O
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17-05-2009

O comme Ortie

Ces derniers mois, j'ai dégusté quelques "belles sauvages" de mon jardin, comme l'ail des ours, l'égopode ou le pissenlit (voir mon message du 7 mai dernier) mais ma grande vedette reste l'ortie.

Je vais donc me dépêcher d'en faire encore une quiche ou un plat de pâtes - hé oui, moi je suis une grande fan des glucides ;-) et je ne pourrais pas me passer de mon pain quotidien - me dépêcher, disais-je, avant que mon champ d'orties ne fleurisse et monte en graines.

Allez hop, mettons nos gants de ménage jaune fluo et allons cultiver notre jardin!

ortie


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17-05-2009, 06:01:02 Adrienne
ortie   O
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17-04-2009

O comme obèse

Un monsieur assis juste devant moi est si gros que l'hôtesse de l'air vient lui tendre une "rallonge" pour la ceinture de sécurité.

- Vous savez comment ça marche? lui demande-t-elle du ton dont on parle aux patients en phase terminale et qu'on se sent presque coupable d'être en bonne santé.

Il fait oui de la tête.

Je crois qu'on a la honte perpétuelle à partir d'un certain nombre de kilos en trop.

Au moment où on peut quitter l'avion, il est debout et tient sa "rallonge" à la main.

- Tu sais quoi en faire? lui demande sa femme.

De nouveau il fait oui de la tête. Et tend discrètement l'objet à l'hôtesse. Qui le fait disparaître d'un geste preste.


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17-04-2009, 06:00:06 Adrienne
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17-02-2009

O comme Orval

J'étais en train de pédaler devant un film romantique (voir mon post du 13 février, k comme kiné) quand je remarque tout à coup que sur le bar où Angelina Jolie est accoudée pour vider son malheur on peut voir un verre d'Orval.

Orval! Nos bons moines ont-ils payé pour ce genre d'apparition (si j'ose ce mot dans ce contexte)? Est-ce que ce genre d'apparition fait vendre une bière de plus? Est-ce que d'autres que moi ont relevé ce détail? Est-ce que ça ajoute à la notoriété de cette trappiste?

Alors je me dis que je vais commencer une liste-des-films-où-apparaît-une-marque-de-bière.

Cette affection particulière pour le petit jeu des listes est une chose que j'ai en commun avec quelques célébrités littéraires, comme Georges Perec ;-) Je le dis en toute modestie car sans Philippe Didion, je ne m'en serais sans doute pas aperçue. Lui aussi est un mordu de petites et de grandes listes. Ce qui fait que maintenant j'ose m'y adonner sans traîner la honte de passer mon temps à des puérilités: c'est une activité hautement littéraire cautionnée par de grands noms!

lifeorsomethinglikeit


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17-02-2009, 06:00:10 Adrienne
film   liste   Orval   O
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17-01-2009

O comme oublier

Oublier son odeur, oublier le son de sa voix, oublier comment c'était d'être dans ses bras, oublier le grain de sa peau, oublier sa chaleur, oublier.

Oublier le début, le milieu et la fin de l'histoire.


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17-01-2009, 06:00:10 Adrienne
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17-12-2008

Oui

Oui aux bougies et à la jolie table. On ira au jardin chercher du lierre, du houx, du sapin... on verra ce qu'on trouve et ce qui nous inspire.

Oui au repas préparé avec amour, au petit cadeau choisi avec soin. Comme le dit Brillat-Savarin dans ses Aphorismes:

X.- Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger.

XVIII.- Celui qui reçoit ses amis et ne donne aucun soin personnel au repas qui leur est préparé n’est pas digne d’avoir des amis.

Oui aux chants de Noël, musique sacrée ou cantiques traditionnels. On chantera 'Il est né le divin enfant' et 'Maria die zoude naar Bethlehem gaan' même si on ne connaît plus toutes les paroles.

Oui à l'ambiance calme et coin de feu, un bon verre et une bonne conversation.

XX.- Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit.


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17-12-2008, 06:00:17 Adrienne
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17-11-2008

O comme obiit

Vénus Khoury Ghata         La voix des arbres            (extrait) 

 

Qui a dit qu’il était mort
On a simplement clos les volets de ses paupières
et allumé un cierge pour rassurer son ombre
Son nom gravé dans la pierre ?
c’est pour apprendre aux oiseaux la dictée
et ce trou de cimetière ?
c’est pour compter les orteils du cyprès
pour l’abriter puisqu’il pleut dans sa maison
Qui parle d’enterrement ?
Il a déménagé dans la terre
pour percer avec un chardon.


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17-11-2008, 06:20:07 Adrienne
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17-10-2008

O comme oui

Oui j'aime la ponctualité, le sourire, la bonne humeur, l'humour, la décontraction.

J'aime que ceux qui me demandent d'où je suis, en Belgique, soient au moins capables de situer trois villes belges... sinon que leur vaut ma réponse?

J'aime les villes de bord de mer, les ports, les bateaux.

J'aime les villes où on a laissé des arbres, beaucoup d'arbres. De grands arbres qu'on ne se sent pas obligés de mutiler chaque année sous divers prétextes.

Héhé je finirai par dire j'aime Hambourg...


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17-10-2008, 06:00:11 Adrienne
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17-09-2008

O comme Orti di via Elisa

En cette année 2008, la ville de Lucca se doit de célébrer elle aussi un de ses 'enfants' les plus illustres, Giacomo Puccini. Il est né à Lucca il y a 150 ans, le 22 décembre 1858.

Ce qui explique l'omniprésence du compositeur dans sa ville natale cette année, des parcours, des événements divers et des menus Puccini au restaurant.

Ainsi au restaurant Orti di via Elisa où j'arrive un midi du mois d'août. Ce qui fait que j'ai le resto et tout le personnel pour moi toute seule. Le garçon est si désoeuvré qu'il surveille mon assiette et me la retire la dernière bouchée avalée pour m'apporter aussitôt la suivante.

Mais le menu Puccini est excellent et je paie 28 euro tout compris, le pain, l'eau et le vin... c'est très biblique, n'est-ce pas.

 


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17-09-2008, 06:00:15 Adrienne
Italie   voyage   O
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17-08-2008

O comme Osteria dei Cavalieri

scamorza

 

Osteria dei Cavalieri, via San Frediano, Pisa

Je me régale un mercredi midi du mois de juillet pour 16 € avec un des trois plats du jour proposés (11 €)

J'ai choisi la tagliata di manzo (du boeuf grillé) qui est servie avec le scamorza al forno (le fromage à droite sur la photo) et verdure grillate (voir photo).

Questo è l'Italia!


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17-08-2008, 06:00:07 Adrienne
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17-07-2008

O comme oser

J'ai osé, j'ai enfin osé, il y a une quinzaine de jours, entrer dans un restaurant, un vrai restaurant, toute seule, et dire avec l'aplomb nécessaire au garçon qui s'avance vers vous: Une table pour une personne s'il vous plaît (ou quelque chose dans le genre)

Et bien figurez-vous que ce jeune homme n'a pas trouvé ça anormal et qu'il s'est montré courtois et prévenant jusqu'au bout.

Incroyable, non?Clin d'oeil


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17-07-2008, 06:00:07 Adrienne
oser   restaurant   O
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17-06-2008

O comme ou

Aujourd'hui ou demain (promesse)

Le bien ou le mal (jeu vidéo)

Oui ou non (vas-tu nous dire où tu as caché Bolivar? Montserrat, Emmanuel Roblès)

L'un ou l'autre (François Coppée)

Mort ou vif (The Quick and the Dead)

Vaincre ou mourir (bataille des Thermopyles, 480 a.C.)

L'aile ou la cuisse (Claude Zidi)

Le Tartuffe ou l'imposteur (Molière)

Le mariage de Figaro ou la folle journée (Beaumarchais)

Ici ou là-bas (Diden Zegaoui)

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée (Alfred de Musset)

L'oeuf ou la poule (Ménandre 1er et Nagasena)

C'est lui ou moi (complexe d'Oedipe)

Ici ou ailleurs (IAM)

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir (La Fontaine)


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17-06-2008, 06:00:04 Adrienne
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17-05-2008

O comme oui oh oui!

Oui j'aime les fruits, les fleurs, les arbres, les animaux, et même les humains la plupart du tempsClin d'oeil.

J'aime la poésie, la peinture, l'histoire, l'archéologie. La mer! Oh la mer par tous les temps! J'aime avoir une bonne conversation avec les gens, apprendre plein de choses, d'autres idées, d'autres cultures, d'autres langues, d'autres cuisines. J'aime vivre là où je vis. Mon chien qui est mort. Les voyages qui font découvrir d'autres lieux et d'autres gens. Marcher dans la neige. Écouter une belle musique. Lire un bon livre. Prendre un bain chaud. Allumer un feu. Boire un litre de thé. Dormir toute une nuit. Entendre des enfants qui jouent. Voir des gens qui s'aiment. Admirer le jardin quand la pelouse est fraîchement tondue. Faire une bonne promenade dans la nature. Manger un bon petit plat, boire un bon vin. Faire des projets. L'odeur du foin coupé. L'odeur du bébé. J'aime que la vaisselle se fasse toute seule dans la machine pendant que j'écris mes bêtises sur mon blog.
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17-05-2008, 06:00:07 Adrienne
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