Elle s'appelait Adrienne - Page 2

  • U comme utile

    lire,lecture,littérature,grèce

    Ma mère avait inculqué à mon frère et à moi qu'il fallait apprendre ce qui pouvait nous servir dans la vie. J'ai mis du temps à saisir ce que cette phrase voulait dire. (...) La formule "Apprenez des choses utiles" ne veut dire que "Apprenez ce qui pourra vous donner de l'argent" (...) Théodore me disait, citant Cyrano: "Non! Non! C'est bien plus beau lorsque c'est inutile..." 

    Adrien Goetz, Villa Kérylos, Grasset 2017, page 198. 

    lire,lecture,littérature,grèce

    "Tu entends, Achille, tous ceux qui disent que l'étude du grec est futile et ne sert à rien. Que dans notre monde où il faut savoir conduire des voitures, lancer des ponts - je dis cela sans désobliger notre ami Eiffel -, tout le monde doit parler un vague et vaste anglais, qui n'a que de lointains rapports avec la langue de Shakespeare. Tu sais que dans ma jeunesse j'ai traduit Hamlet. C'est avec l'inutile qu'on fait de grandes choses." 

    Adrien Goetz, Villa Kérylos, Grasset 2017, page 295. 

    lire,lecture,littérature,grèce,art

    "Tu vois, Achille, (...) je n'en peux plus de dire aux gens que l'étude du grec va malgré tout leur servir. S'ils sont politiciens, à réfléchir à la démocratie. S'ils sont pharmaciens, à comprendre les étiquettes de leurs pots. S'ils sont touristes, à mieux se pénétrer des monuments de Delphes ou d'Olympie. Cela c'est bien gentil, on peut le dire, mais ce n'est pas vrai. Le grec n'a rien à prouver. Il me plaît parce qu'il ne sert pas. Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien, a écrit le bon vieux Théophile Gautier. (...) Même la tour de M. Eiffel ne sert à rien, ça le désespère, c'est le gage de son succès futur. (...) Les étudiants doivent foncer vers l'inutile. Est-ce que la musique, le solfège, c'est vraiment utile? (...) Est-ce que les règles du jeu d'échecs sont utiles? Pourtant je préférerai toujours celui qui sait jouer aux échecs, celui qui joue du violon, si je dois choisir qui je vais inviter chez moi." 

    Adrien Goetz, Villa Kérylos, Grasset 2017, page 317. 

    *** 

    photo 1 wikipédia commons : le péristyle de la villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer, photographié par Christophe Recoura 

    photo 2 sur le site de Grasset 

    photo 3 wikipédia commons : villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer, vue sud-est photographiée par Christophe Recoura 

  • T comme trois

    C'est grâce à l'ami José, celui qui avait toujours de bonnes idées, qu'un dimanche après-midi la petite, ses parents, son petit frère, l'ami José, sa femme et ses deux fils ont occupé quasiment toute une rangée au cinéma pour regarder Gone with the wind

    La petite, c'est évident, n'a pas tout compris mais elle a trouvé ce film déconcertant et violent. Elle a fourni de gros efforts pour suivre l'action ainsi que la psychologie des personnages et avec le recul elle s'étonne aujourd'hui que ce film ait été enfants admis. 

    Elle se souvient encore des morts, des flammes, des baisers imposés, de la chute dans l'escalier. Elle se souvient qu'elle n'a pas aimé Scarlett, qui aurait une longue liste de péchés à confesser, menteuse, manipulatrice, machiavélique, la liste est longue. Elle n'a pas aimé Rhett Butler, fat, violent. Sans scrupules l'un comme l'autre. Elle n'a pas compris pourquoi les adultes le trouvaient si beau. Elle a trouvé bien faibles les autres personnages. 

    Elle n'a plus jamais voulu revoir ce film. 

    *** 

    Quand ils sont sortis du cinéma en clignant des yeux à la lumière du jour, l'ami José lui a demandé: 

    - Alors, ça t'a plu?

    - Oh! oui! a-t-elle répondu, uniquement pour lui faire plaisir. 

    Mais rassurez-vous, ce mensonge a été confessé cool

    *** 

    sur une idée de François Bon 

    trois souvenirs de films

  • Stupeur et tremblements

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    cliquer pour ouvrir en grand 

    source Eurostat 

    Le graphique ci-dessus donne les chiffres de 2015 mais la presse a déjà pu jeter un coup d’œil aux statistiques de l'enquête européenne effectuée en 2017. 

    Selon la tendance du journal ou magazine qui relaie l'info, le titre est plus ou moins alarmiste. 

    Le plus alarmiste est forcément le plus accrocheur, la preuve: même l'Adrienne a cliqué pour le lire tongue-out. "Un quart des Belges ne peut pas faire face à une dépense imprévue". Mais plus loin on lit que l'achat d'une nouvelle télé ou d'un téléphone portable ne pose que très rarement un problème. 

    Le moins alarmiste annonce une légère baisse de la pauvreté: 5% des Belges en 2017 contre 6% en 2016. Par pauvreté on entend "privation matérielle sévère", c'est-à-dire connaître des difficultés matérielles pour au moins quatre des neuf paramètres de l'enquête: payer à temps les factures d'eau, de gaz, d'électricité, faire face à l'achat d'une voiture, d'une télé, d'un téléphone portable, se chauffer convenablement, faire face à une dépense imprévue de 1100 € ou plus, partir huit jours en vacances, s'offrir des vêtements neufs ou des sorties (sport, ciné, concert, restaurant). 

    Les critères de 2015 étaient légèrement différents. Pour ceux que ces statistiques intéressent, c'est ici

     

     

  • 22 rencontres (5bis)

    Madame l'a repérée dès qu'elle l'a vue entrer dans le local pour la première répétition du mois de janvier et elle aussi probablement, parce qu'elle a mis le cap droit sur elle: 

    - Tu sais que Simon a eu un deuxième bébé? 

    Non, Madame ne savait pas, elle a déserté les pages de fb depuis trop longtemps. 

    - Et cette fois c'est une petite fille! 

    Embrassades, congratulations et détails divers sur le poids, la taille, la santé et les progrès du second petit-enfant suivent cette annonce.

    Simon, c'est un de ceux qu'on n'oublie pas, pour un tas de raisons, ni sa maman d'ailleurs. 

    Pourtant, il y a une chose que Madame avait complètement oubliée: 

    - Quand je pense, dit sa maman, que tu l'avais fait venir chez toi pour lui faire étudier sa session d'examens! 

  • R comme résiste!

    lakévio85.jpg

    Ce matin d'octobre, la maîtresse a vu tout de suite que le petit Jean-Yves n'était pas dans son assiette. Pâle et recroquevillé dans son banc, absent mentalement, se tenant le ventre. 

    - Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas? a-t-elle fini par lui demander. 

    - Je... je crois que je vais vomir... 

    Il n'avait qu'un filet de voix, elle a dû deviner ce qu'il disait. 

    Puis elle a agi très vite: envoyer un de ses gamins chercher sa collègue des grands de sixième, trouver "un grand" habitant dans le même coin, lui faire raccompagner Jean-Yves pour le confier à sa maman. 

    Une maman très étonnée qui après réflexion s'est dit: tiens, c'est l'heure de consultation chez notre généraliste, allons-y! 

    - A pied? a balbutié son petit garçon. Mais c'est loin! Je n'y arriverai jamais! 

    - Mais si, voyons, a décrété la mère en le tirant par le bras. 

    C'est en vue de la bouche de métro qu'il n'a plus réussi à retenir tout ce qu'il sentait remonter depuis le matin: là, sur le trottoir, à sa grande honte, il a vomi sa tartine et son lait du matin. Mais ça ne ressemblait plus du tout à une tartine ni à du lait. 

    Deux heures plus tard, il était couché dans un lit d'hôpital, prêt à se faire opérer de l'appendicite. 

    - Péritonite, a dit le chirurgien. Cet enfant ne s'est donc jamais plaint d'avoir mal au ventre? 

    - Mais non, dit la mère, jamais! 

    Ce en quoi elle mentait, bien sûr. 

    *** 

    photo et consignes chez Lakévio, que je remercie!

  • le bilan du 20

    wagon de train

    Comment est-ce possible, s'énerve l'Adrienne depuis huit jours, comment est-ce possible d'avoir écrit à peu près 120 billets sous le libellé "wagon de train" et de ne pas réussir à produire la moindre petite bafouille pour le Défi du Samedi d'aujourd'hui! 

    Comment est-ce possible d'avoir pris le train en Roumanie, en Lituanie, en Italie, en France, aux Pays-Bas, le train pour Ostende, Bruxelles, Liège, Gand, Louvain, Mons, Eupen... et de ne rien trouver à dire cette fois-ci? 

    Les trains dans la peinture, les trains dans la littérature, et là rien. 

    Des photos de toutes les gares où elle est passée, au Mans, à Montparnasse, Asciano, Malaga, Amsterdam, Bruxelles Nord, Centrale ou Midi: rien! 

    Des considérations sur les gens et leur portable - comme sur cet homme qui en avait trois - leur lecture, leur bébé, leur tentative de maquillage - se faire un beau trait à l'eye liner pendant les secousses - mais cette semaine, rien. 

    Des observations sur les supporters de foot allemands, les petits Anglais en tournée de cimetières 14-18, les Japonais entre leur visite de Bruges et Bruxelles, les étonnements de l'amie roumaine en Belgique pour la première fois: rien de neuf. 

    Rien non plus sur les contrôleurs patients et polyglottes, les conducteurs dont c'est le dernier trajet avant la retraite, les wagons réservés pour la sortie scolaire, les rencontres inattendues, le contrôle social ou les adieux sur les quais. 

    RIEN. 

    *** 

    Et le comble, vous savez ce que c'est? 

    Que le tout premier billet de ce blog, c'était un "wagon de train"! 

    photo prise à Ostende, la dernière gare vue en 2017, cachée par le Mercator

     

  • Questions de Pascal Perrat

    amitié,les joies d'internet,jeu,vie quotidienne

    La semaine dernière, 

    combien de fois avez-vous « liké » sur les réseaux? 

    combien de vidéos avez-vous regardées sur les réseaux? 

    combien de temps avez-vous passé sur Facebook? 

    combien d’articles y avez-vous lus? 

    combien de drôleries y avez-vous envoyées ou renvoyées?  

    combien de vidéos avez-vous regardées sur YouTube et autres? 

    combien de contenus avez-vous partagés? 

    combien de tweets avez-vous publiés ou lus? 

    nous demande Pascal Perrat, pour nous confronter ensuite à cette question-ci: pendant ce même laps de temps, combien avez-vous écrit de pages concourant à nourrir votre projet d’écriture ?  

    *** 

    Toute fière, l'Adrienne peut annoncer qu'elle n'a commis qu'un seul péché, elle a regardé des tas de vidéos sur youtube, mais c'est la faute à Joe Krapov tongue-out 

    De toute façon, son seul projet d'écriture est son blog. 

    Et deux ou trois blogamis qui offrent des petits jeux cool Merci à eux!

  • P comme Pyramide

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    Avoir 
    une plume

    bien acérée, affûtée, 
    trempée dans le vitriol, 
    pour émettre des opinions tranchées, 
    peut toujours être utile  
    même si parfois 
    la sagesse 
    requiert 
    le silence, 
    le grand pardon 
    de toutes les fautes 
    de jeunesse ou de vieillesse 

    *** 

    la pyramide consiste à ajouter un mot à chaque ligne 

    la pyramide inversée à enlever un mot par ligne 

    à l'Oulipo on l'appelle boule de neige

  • O comme Ovomaltine

     

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    Je ne sais pas comment les Suisses se sont débrouillés, pendant la guerre de 40-45, pour vendre de l'Ovomaltine à la Belgique occupée et la faire arriver jusque dans nos régions... mais si mon père, qui n'avait que douze ans en mai 40, a tout de même pris quelques centimètres entre le début et la fin de la guerre, c'est grâce au pain noir, aux rutabagas et à l'Ovomaltine. 

    Trois choses auxquelles il n'a plus jamais voulu toucher le reste de sa vie, même quand le pain gris ou bis est revenu à la mode, le sien devait être blanc blanc. 

    Or donc, le Dictionnaire amoureux de la Suisse m'apprend que l'Ovomaltine est un produit et une invention suisses. 

    Comme disait mon logeur italien l'été dernier, ce sont des malins, les Suisses cool 

    (...) la poudre à base d'orge et de malt que l'on boit dissoute dans un verre de lait. La boisson a été créée il y a plus de cent cinquante ans par un chimiste bernois, Georg Wander, dont le nom a longtemps eu des allures de sainteté. 

    Metin Arditi, Dictionnaire amoureux de la Suisse, Plon 2017, page 406. 

  • N comme nouvelles neuvaines

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    Hier commençait une de ces neuvaines de notre temps - sauf que notre temps voit tout en grand et qu'une neuvaine, ça passe trop vite - "30 jours sans se plaindre", Dertig dagen zonder klagen, ce qui a donné tout de suite en flamand de base Dertig dagen zonder zagen

    Klagen, se plaindre.

    Zagen, littéralement "scier", geindre, se plaindre, se lamenter... 

    Est-ce bien raisonnable, se demande le journaliste, et des psychologues sont invités à répondre à la question. N'a-t-on pas ce besoin d'évacuer ce qui s'est mal passé? de se faire consoler? de recevoir une écoute compréhensive? 

    Bref, je me demande comment se portera ce petit nouveau, qui vient s'ajouter aux 40 jours sans viande et aux 30 jours sans alcool, qui a toujours beaucoup de succès en Flandre sous le nom de "Tournée minérale". 

    *** 

    photo prise à Ostende le 16 décembre dernier 

    on peut se plaindre du mauvais temps ou se réjouir d'un coin de ciel bleu (et de chaussures étanches) 

    on peut déplorer la brièveté du séjour ou être content de pouvoir passer un peu de temps dans une ville qu'on aime 

    d'être au chaud à la bibliothèque 

    d'y avoir une heure d'internet 

    et un choix énorme de livres 

    cool 

    etc. 

    etc. 

    vous avez compris 

    pas besoin de "dertig dagen zonder klagen"

  • M comme Marthe et Marie

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    - Alors tu vas vraiment faire ça? 

    Marthe, le corps tendu en avant, les coudes sur la table, le menton posé sur ses mains jointes, regarde son amie avec un mélange de stupeur et de ravissement. Cette Marie, tout de même! La plus folle, la plus extravagante, la plus brillante, déjà quand elles étaient ensemble au pensionnat, Marie osait tout. 

    Marthe, dans son intérieur modeste d'artiste et de travailleuse, a sorti pour l'occasion ses deux jolies tasses bleu de Chine et offert l'unique fauteuil à sa visiteuse. 

    Marie, en robe de soie safran, un coquet chapeau sur sa belle coiffure frisée, avec ses bijoux de prix et ses ongles soignés, c'était encore elle "qui avait choisi la meilleure part". 

    - Bien sûr que je vais le faire, dit-elle d'un geste élégant qui doit souligner l'évidence de son propos. Je ne veux pas mécontenter ces messieurs dont les articles sont si utiles. 

    *** 

    tableau et consignes chez Lakévio que je remercie

  • L comme loup

    nature,actualité,belgique,belge

    "Mammifère carnivore vivant à l'état sauvage en Scandinavie, en Asie occidentale et au Canada", dit mon tout nouveau Petit Robert, déjà obsolète: un premier loup vient d'être vu en Belgique, il vient d'Allemagne. Une puce électronique permet de suivre sa piste: les loups ne s'occupent pas de frontières politiques et passent tranquillement aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. 

    Nous pourrons donc de nouveau crier au loup, nous jeter dans sa gueule, hurler avec lui. Faire peur aux petits enfants. L'association de défense du loup insiste beaucoup sur le fait que le loup n'est pas dangereux pour l'homme. Dur, dur, avec tous ces siècles d'histoires de loups tous plus gloutons les uns que les autres, et rusés amateurs de petites filles. 

    L'association Welkom Wolf veut aussi rassurer les propriétaires de moutons ou de chèvres en démontrant à l'aide de chiffres allemands que le menu du loup se compose principalement de chevreuils et de cerfs, de sangliers, parfois il croque un lapin ou un lièvre, ou à la limite un "Haustier", c'est-à-dire un chien ou un chat. 

    Le mouton, bien sûr, doit être mis dans un bon enclos et de préférence enfermé la nuit. 

    Mon vieux Petit Robert, qui évite prudemment la question géographique, se révèle donc moins obsolète que le nouveau dans sa définition du loup: "Mammifère carnivore qui ne diffère d'un grand chien que par son museau pointu, ses oreilles toujours droites et sa queue touffue pendante."

    nature,actualité,belgique,belge

     graphique et photo du site www.welkomwolf.be ("bienvenue au loup")

  • K comme krapoverie

    Bon, d'accord, la plaine du Pô, c'est parfois torride à en devenir fou, c'est parfois envahi par les eaux en crue, c'est souvent noyé de brume, il y a de plus jolis endroits au monde. 

    Mais les gens, me direz-vous, comment vivent-ils, comment sont-ils? 

    Alors voilà le plus gros problème: il y a ceux qui vont à l'église, s'agenouillent, prient et se fient à leur prêtre et ceux qui agitent le drapeau rouge, lèvent le poing, vocifèrent et se fient à leur maire. 

    Et bien souvent ce sont les mêmes.  

    *** 

    Consignes chez Joe Krapov, que je remercie!

    Vous allez écrire plusieurs petites histoires en quatre phrases. 

    La première commencera par Bon, la deuxième par Mais, 
    la troisième par Alors et la quatrième par Et. 

    On vous demande de raconter ainsi l’histoire des couples célèbres suivants :

    Adam et Eve – Astérix et Obélix – L’Auguste et le clown blanc – Bonnie and Clyde – Bouvard et Pécuchet – Don Camillo et Peppone – Dagobert et saint-Eloi - David et Goliath – Dupond et Dupont – Eros et Thanatos – Gault et Millau – Saint-Georges et le dragon – Sherlock Holmes et le docteur Watson – Dr Jekyll et Mr Hyde – Lagarde et Michard – laurel et hardy – Lefèvre et Utile – les frères Lumière – Malet et Isaac – Marx et Engels – Moët et Chandon – Orphée et Eurydice – la grande Ourse et la petite Ourse – Don Quichotte et Sancho Pança – Robinson et vendredi – Roméo et Juliette – Samson et Dalila - Sodome et Gomorre - Stanley et Livingstone – Tarzan et Jane – Tintin et Milou – Tristan et Yseut - Ulysse et Pénélope – Verlaine et Rimbaud – Villeroy et Boch – Voltaire et Rousseau

  • J comme j'ai gardé les clés

    J’ai gardé les clés de la maison. L’été, il m’est déjà arrivé de m’y glisser, comme aujourd’hui, ombre qui se confond dans l’ombre du portique, derrière la bibliothèque, du côté où personne en ville ne peut me voir. J’écoute les oiseaux. Cette fois, j’ai décidé que ce serait la dernière. Je ne reviendrai plus à Kérylos. Durant des années, je n’ai pas pu m’empêcher d’y entrer par effraction, de temps à autre, sans prévenir personne, pour toucher les statuettes de bronze, regarder les meubles, les peintures, pour entendre le jet d’eau dans le péristyle et pour revoir la mer à travers les fenêtres ouvertes. Cette fois, je ne suis pas venu pour contempler. Je veux reprendre mon bien. Il est temps. 

    Adrien Goetz, Villa Kérylos, Grasset 2017, incipit.

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    Livre sur un parcours de vie, sur l'histoire, sur l'archéologie, sur la culture... Lecture en cours, je suis à la page 129 sur 332 cool 

    Ce "Il est temps" de l'incipit est le seul élément de suspense: on suppose qu'à la fin, le narrateur trouvera ce qu'il cherche et que le lecteur saura de quel objet il s'agit. 

    Photo de couverture et infos sur le site de la maison d'édition Grasset 

    Toutes les infos sur la vraie villa Kérylos, à Beaulieu-sur-Mer, ici.

  • I comme internats chic

    - C'est un thé suisse, me dit ma mère en souriant, les yeux brillants. 

    Je n'avais jamais rien goûté d'aussi suave. Chaude et moelleuse dans la bouche, finement parfumée, la boisson que m'offrait l'hôtesse de l'air était une surprise que ma mère semblait ravie de me voir découvrir. Debout à côté de son chariot, l'hôtesse acquiesçait à la définition du "thé suisse", souriait elle aussi de toutes ses dents, belle et blonde comme sur les réclames, avec des traits épais et doux, premier contact merveilleux avec ma future terre d'adoption, celle où tout était toujours propre, et dont à Istanbul chacun parlait avec un respect qui confinait à la timidité: sur les rives du Bosphore, Isviçre, la Suisse, avait la consonance d'un mot magique. Le thé suisse n'était rien d'autre que du thé au lait, bien sûr. 

    Metin Arditi, Dictionnaire amoureux de la Suisse, Plon 2017, p. 289-290, Internats chic.

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    C'est à Metin Arditi, un Suisse d'adoption comme il le dit dans l'extrait ci-dessus, qu'a été confiée la tâche de rédiger ce dictionnaire. Il le fait de façon très personnelle, en y insérant son vécu et de nombreux extraits de ses œuvres. Par exemple, cet extrait vient de "La chambre de Vincent", un court récit autobiographique. D'autre part, il le fait de façon très "guide touristique", allant même jusqu'à proposer une bonne adresse où manger tongue-out 

    source de la photo et information ici, chez Plon et merci aux amis suisses qui m'ont offert le livre kiss  

    Suite de l'article "Internats chic" le mois prochain?

  • H comme hélas non!

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    "Et tout va rester ainsi jusqu'à la fin des temps gravé dans la Toile? N'y aura-t-il jamais personne pour corriger les erreurs ou supprimer ce qui s'est collé à moi comme une indésirable ventouse?" se demandait dame Lucette Desvignes avant-hier. 

    "Hélas non!" lui a répondu l'Adrienne, à qui ça a tout de suite rappelé une histoire de sa carissima nipotina et de ses chats. 

    Alors qu'elle était à la recherche d'un nouvel emploi, elle a voulu savoir ce qu'un employeur éventuel trouverait sur elle en un simple clic dans un moteur de recherche. A sa grande surprise, elle a retrouvé toutes ses coordonnées à cause d'une annonce passée il y a des années via le site de la Croix-Bleue de Belgique. 

    Annonce éliminée depuis longtemps du site de la Croix-Bleue, mais impossible à éliminer de ce grand foutoir qu'est la Toile. 

    Oui, le mot foutoir est à la mode chez l'Adrienne, en ce début de 2018 tongue-out

  • G comme grand bazar

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    Grand nettoyage, vendredi dernier, sur la digue d'Ostende 

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    Grands moyens mis en oeuvre après les fortes tempêtes, pour que le sable retourne là où doit se trouver le sable 

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    Grande folie et grand plongeon le lendemain samedi: 

    4500 personnes sont allées batifoler dans une eau "exceptionnellement chaude": elle faisait 8°

  • F comme foutoir

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    Tu vois ce foutoir, Ernest? 

    Depuis que Monsieur reçoit cette femme, les lundis, j'enlève tous les bibelots de la cheminée... 

    Tu vois ce foutoir? 

    Elle entre, elle jette là son sac, ses gants, ses cigarettes, son briquet, une bricole qu'elle a achetée en venant, comme ces tulipes qu'elle ne veut même pas que je mette dans un vase... 

    Si c'est pas malheureux de voir ça! 

    J'aimais mieux celle d'avant, si tu veux mon avis!  

    *** 

    tableau et consignes chez Lakévio que je remercie

  • 755

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    Demain les cours reprennent. Or, il manque encore 755 profs. Pour la Flandre uniquement. 

    En septembre dernier, les inscriptions pour les formations d'enseignants ont encore chuté. 

    Vivement que les robots nous remplacent pour que mes deux jeunes collègues puissent faire leur bébé à l'aise et nous quitter quelque temps sans culpabiliser tongue-out

  • E comme expressions dominicales

    défi,fiction,père,jeu

    - Sors de cette salle de bains! crie le père. Nous aussi on doit encore se laver et s'habiller! 
    Elle se retient de lui répondre "quand les poules auront des dents", seule la mère a le droit d'utiliser cette expression. Devant le miroir, elle s'entraîne à embrasser un garçon. Pour ça, elle a choisi un portrait d'Arthur Rimbaud, parce qu'elle le trouve si craquant, avec sa mèche rebelle, ses yeux clairs et sa cravate mal nouée. Le genre de mec pour qui on décrocherait la lune. 
    - C'est pas un peu fini, oui? crie le père, au moment où elle sort avec Arthur caché sous son pull. Qu'est-ce que tu as fabriqué pendant tout ce temps? 
    - Ben, je me lave, moi! 
    Argument imparable dans une maison où l'hygiène prend une place si importante dans l'échelle des valeurs. 
    Il aimerait bien, le père, que les diverses obligations matinales se succèdent en bon ordre, ça devrait "être réglé comme du papier à musique", et il le répète assez, mais il y a toujours quelqu'un qui reste trop longtemps sous la couette, ou à table, ou dans la salle de bains. 
     
    Une demi-heure plus tard, le père gare sa voiture à côté du parc que toute la famille traverse pour se rendre à l'église. Devant la statue "du monsieur tout nu", le petit frère fait ses grimaces habituelles, suivies d'un "c'est fini, oui?" impatient du père, qui ne peut s'empêcher de rigoler. 
     
    Après la messe, le père va au café pendant que le reste de la famille fait sa visite dominicale à la grand-mère, celle qui est veuve et souvent "dans le trou", on ne sait pas très bien ce qu'elle veut dire mais on devine que ce n'est pas joyeux, "dans le trou". 
     
    Puis on rentre chez soi, et ça finit souvent en discussions "c'est toi qui as la clé", "mais non, c'est toi!", "c'est toi qui as fermé la porte en partant", "oui mais je te l'ai donnée, la clé!". 
     
    Bref, un dimanche des familles.  
    *** 
    Consignes chez Filigranes: Tout d'abord, vous devrez, dans votre récit, passer  dans l'ordre ou dans le désordre, dans les trois lieux suivants: une salle de bains, un parc, un café
     
     Ensuite, vous devrez faire allusion à trois objets : une clé, une statue et... un portrait d'Arthur Rimbaud. Attention : ce sont bien les objets réels, et pas seulement les mots qui doivent être évoqués dans le texte...
     Et enfin, vous devrez placer les trois expressions suivantes :  
    décrocher la lune
    être réglé comme du papier à musique
    quand les poules auront des dents
  • D comme défi nordique

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    Autant l'avouer tout de suite: j'ai détesté la façon dont le titre a été traduit en français et j'ai lu le livre en traduction néerlandaise. 

    Détesté pour deux raisons: d'abord parce qu'il ne s'agit pas d'une bibliothèque mais d'une librairie, ensuite parce que les "cœurs cabossés" mettent d'emblée l'accent sur l'aspect nunuche. Or le livre est un peu plus que ça. Un petit peu plus tongue-out 

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    Le titre en anglais est parfaitement fidèle à l'original suédois: Les lecteurs de Broken Wheel recommandent. Le néerlandais diffère, tout en restant assez neutre: Les livres de Sara Lindquist. Sous-titre: une petite librairie à aimer

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    Et c'est vrai que c'est un livre pour amateurs de livres. J'ai résisté à la tentation de prendre papier et stylo pour noter les références aux lectures conseillées par la libraire tongue-out principalement parce que je voulais avancer vite, très vite, dans les 400 pages du bouquin. Pour arriver à la fin qu'on devine pourtant dès le début, un beau jeune homme dont le cœur est à prendre, une attachante jeune Suédoise en visite en Iowa, une petite communauté qui est décidée à la garder dans la bourgade moribonde de Broken Wheels: vous savez aussi bien qu'eux et moi que le meilleur moyen de contourner la loi et de prolonger indéfiniment le visa touristique, est le mariage avec un autochtone.  

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    Après vous avez aussi la dizaine de personnages bien typés pour entrer dans la version filmée par Hallmark: un couple gay, une vieille fille bigote, une tenancière de bar (lieu indispensable pour les rencontres et les infos), un ancien alcoolique qui veut retrouver sa fille, le révérend aimant jardiner, une mère de famille sortie des "Desperate  Housewives"... et pour être parfaitement politiquement correct, un homme à la peau noire. Sauf qu'ici il a vraiment sa raison d'être. 

    Mais je n'en dirai pas plus tongue-out 

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    Bref, un moment de lecture agréable, tout à fait feel good, qui me permet d'ajouter ma cinquième participation au challenge nordique de Margotte, que je remercie! Merci aussi à Colo avec qui j'ai fait "lecture commune", une chouette façon de se sentir proches et d'abolir la distance en kilomètres qui nous séparent. 

    *** 

    photo de couverture en français: site du Figaro 

    couverture en anglais du site Good Reads

    couverture en néerlandais chez De Standaard Boekhandel 

    couverture d'origine en suédois sur le site de l'auteur

  • C comme conversation

    les joies d'internet,question

    En vue des diverses réunions de fin ou de début d'année, mon très sérieux journal propose une liste de sujets de conversation. 

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, personnellement je me vois mal tirer cette liste de ma poche et y piocher une question pour alimenter un entretien languissant: 

    1. Si tu pouvais te mettre à table avec un personnage historique, lequel choisirais-tu?

    2. Si tu devais emménager à l'étranger dès la semaine prochaine, dans quel pays t'installerais-tu? 

    3. Quel est le meilleur livre que tu aies lu en 2017? 

    4. Quel film pourrais-tu regarder sept fois de suite sans t'endormir? 

    5. Si tu pouvais voyager dans le temps, où irais-tu? 

    6. Quel était pour toi le meilleur jour de cette année?

    7. Quel restaurant tu me conseillerais?

    8. Qu'est-ce que tu préférerais gagner, un prix Nobel ou une médaille olympique?

    9. Quelle est ta ville préférée? 

    10. Quelles coiffures est-ce que tu as déjà eues?

    11. Dans cinq ans, de quelle chose qu'on fait tous aujourd'hui aurons-nous honte?

    12. Tu crois que dans vingt ans on roulera encore en auto? 

    13. Quelle est la chose la plus bizarre que tu aies vue dans la maison de quelqu'un? 

    14. Si tu étais le gourou d'une secte, quelle serait ta règle numéro 1? 

    15. Tu donnes des surnoms à tes collègues? 

    16. Quel est le pire prénom qu'on puisse donner à un nouveau-né? Et le plus beau? 

    17. La tomate, est-ce un fruit ou un légume? Quelle est la différence?

    18. Des ananas sur la pizza, c'est un crime ou c'est un délice? 

    19. Quelle est la blague la plus rigolote que tu aies jamais faite avec ton frère/ta soeur? 

    20. Tu as déjà visité une brasserie? 

    21. Tu irais sur la planète Mars tout en sachant qu'il est impossible d'en revenir?

    22. Quel est ton plus vieil ami? 

    23. Tu as déjà pensé à te faire tatouer? 

    24. Quel superpouvoir ton partenaire/enfant/parent devrait avoir?

    25. Quel est ton talent le plus inutile? 

  • B comme Baron belge

    L'Adrienne est fan depuis longtemps d'un Odieux Connard, surtout pour ses hilarantes critiques de films. 

    Depuis peu, il publie aussi des petites vidéos. 

    Celle-ci tombe à pic cool

  • A comme Adrienne

    adrienne,amitié

    C'est une Adrienne que je ne connais pas mais à qui je souhaite de tout cœur d'être encore de ce monde, aujourd'hui 2 janvier 2018. 

    Elle est née peu avant la guerre. Son papa a été mobilisé et fait prisonnier. Il en est revenu. 

    Elle est restée fille unique. S'est mariée. N'a pas eu d'enfants. Son mari l'a quittée. 

    Cet automne, on lui diagnostique un cancer du pancréas. 

    - Quel âge avez-vous? lui demande son oncologue, comme s'il n'avait pas toutes ces données à sa disposition. 

    - Bientôt 80 ans, dit-elle. Le 2 janvier. 

    - Vous ne les aurez jamais, a-t-il répondu. 

    C'est exactement ce qu'il a déclaré, "u haalt dit nooit", à une femme qui affronte seule la maladie, sans frère ni sœur, sans enfant, sans neveu ni nièce. 

    - Adrienne, dis-je à l'ami qui vient de me raconter son histoire, c'était le prénom de ma grand-mère. Je parie que tout comme elle, c'est une très bonne personne. 

    - C'est effectivement la crème des vieilles dames, répond-il. 

    Alors vous comprenez pourquoi toute ma sympathie va à cette Adrienne inconnue, qui a décidé de donner tort à son oncologue, et de fêter ses 80 ans. 

    Aujourd'hui, le 2 janvier. 

     

  • Première fois

    père,vie quotidienne,ça se passe comme ça

    Dans la famille de L'Homme, tuer sa nourriture n'a jamais causé d'états d'âme: canards, poulets, faisans, lapins, lièvres, cochons, agneaux passaient à la casserole, sans avoir, assurait-on, eu le temps de s'en rendre compte. 

    L'Adrienne se satisfaisait de cette assertion mais détournait la tête. 

    Aux grandes occasions, c'était l'Homme aussi qui plongeait les homards et les crabes la tête la première dans le court-bouillon. 

    Depuis que l'Adrienne fête Noël et/ou Nouvel An avec sa carissima nipotina, elle se trouve devant ce dilemme: la nipotina ne conçoit pas ces fêtes sans homard et l'Adrienne ne se voit pas tuer elle-même sa nourriture. 

    Pendant quelques années, elle les a commandés chez un traiteur. Ça n'a pas trop changé la donne: en contemplant la bête couchée dans son assiette, l'Adrienne se disait que très probablement sa mort aurait été plus douce - c'est-à-dire plus prompte - si elle avait eu le courage de s'en occuper elle-même. 

    Comme cette année, pour la première fois. 

    - C'était une bien brave bête, disait son père en se léchant les doigts. 

    *** 

    photo de l'été 2004 

     

     

  • Dernier né

    Bonne nouvelle à Planckendael, un bébé éléphant est né le jour de Noël. 

    May Tagu, sa maman, l'a porté pendant 629 jours et l'a mis au monde avec l'assistance des autres dames éléphantes. 

    Pendant ce temps-là, le père est allé batifoler à Copenhague où deux autres bébés verront le jour grâce à ses bons soins. 

    A Planckendael aussi il s'est consciencieusement acquitté de ses devoirs, il y aura encore deux naissances. 

    Pour ce bébé de Noël, on cherche un nom asiatique commençant par la lettre S. Le public est appelé à voter cool 

    Ce qui m'étonne le plus, c'est comment toutes ces dames qui l'entourent réussissent à ne pas l'écraser d'un coup de patte intempestif. 

    Comme ils disent à Planckendael

    un Noël éléphantastique!

  • Z comme Zandkorrel

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    J'aimerais bien, dit l'Adrienne à sa carissima nipotina, disparaître pendant tout ce temps de Noël. Oui, disparaître. Ou alors trouver un endroit sans "tout ça". 

    La nipotina ne comprend pas bien cette envie: pour elle, Noël et Nouvel An, c'est champagne et homard, avec beaucoup de bougies autour. Tout ce qu'elle aime. 

    Ce même week-end, l'Adrienne, qui a de la suite dans les idées, est allée au musée de la ville pour y écouter un petit concert de chants de Noël. 

    De Zandkorrel (le grain de sable), c'est une chanteuse, une violoniste, un pianiste. Ils ont joué/chanté et fait chanter le public. 

    Surtout l'Adrienne, assise au premier rang cool 

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    Et la nipotina, vous demandez-vous, qui aime tant Noël, où était-elle? 

    Sur le dos d'un cheval, sa nouvelle passion-du-dimanche depuis trois semaines cool

  • Y comme y a un défaut

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    Le temps que l'Adrienne ait enlevé ses gants, farfouillé dans son sac, extirpé son appareil photo... (le sortir de sa petite housse, l'allumer, le régler...) il y avait tout à coup la foule devant le magnifique étalage du magasin Delvaux

    Les commentaires, d'abord admiratifs, surtout chez les dames, ont vite tourné à la critique, surtout chez les hommes. 

    C'est que les prix étaient affichés tongue-out 

    Oui, oui c'est beau, mais je n'aime pas cette fleur... 

    C'est pas mal, mais là y a un truc bizarre, ça me plaît moins... 

    Oui, c'est joli, mais c'est spécial... 

    Bref, au bout de quelques minutes, le petit groupe a passé son chemin et l'Adrienne a pu prendre sa photo.  

    vidéo sur le site de l'INA 

    photo prise en décembre à l'étalage de la boutique Delvaux, rue Adolf Buyl, à Ostende

  • X c'est l'inconnu

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    Ce qu'il y a de bien avec une expo comme Het Vlot/The Raft, c'est qu'elle permet aussi de découvrir des lieux où normalement on n'a pas accès - sauf exception. Comme le tribunal, par exemple. 

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    Ou les nombreuses salles à l'intérieur de l'hôtel de ville. 

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    Et surtout, top of the bill, les écuries de l'hippodrome Wellington. 

    *** 

    Et si en plus, comme moi, vous avez la chance que le bénévole chargé de surveiller les lieux soit invisible, vous pouvez en profiter pour pousser un peu plus loin vos investigations cool 

    expo,ostende,art

    photos prises à Ostende les 15 et 16 décembre

     

  • W comme warmste week

    Pour De Warmste Week (1), nous dit Mieke, notre prof de solfège, nous allons former une petite chorale et chanter des chants de Noël. Qui pourra se libérer pour y participer? 

    L'Adrienne lève la main sans réfléchir. 

    Oui, sans réfléchir. Parce que si elle avait réfléchi, elle n'aurait pas été si étonnée, le jour dit, de voir dans le public au moins trois ou quatre anciens élèves. 

    Que ça a d'ailleurs bien fait rigoler d'entendre Madame dans ce rôle de choriste, surtout que tous les chants étaient en anglais. tongue-out 

    Sauf un. 

    Qui était en zoulou tongue-out 

     

    (1) Depuis plusieurs années déjà, de warmste week (2) a lieu la semaine avant Noël. Toute la région flamande est concernée et partout des actions diverses sont organisées dans le but de collecter des fonds pour diverses œuvres caritatives de chez nous et de partout ailleurs dans le monde. Nous on chantait gratos pendant que d'autres vendaient des gâteaux ou le produit de leur créativité artistique et manuelle cool 

    (2) traduction littérale: la semaine la plus chaude