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  • O comme Ostende

    Quoi? Encore Ostende? 

    Les iris d'Ostende sont-ils plus jaunes qu'ailleurs? 

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    Les vélos plus beaux? 

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    Les canards plus photogéniques? 

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    Les peintures plus fraîches? 

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    Les maisons plus art déco?

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    Les mecs plus musclés? 

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    Les cappuccino plus vite bus? 

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    Les chats plus mignons? 

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    Hein? Qu'est-ce qu'elle a de plus qu'une autre, cette ville? 

    On se le demande cool

  • O comme Oakoak

    L'artiste de street art Oakoak a eu "carte blanche" pour s'amuser autour de la place Sainte-Catherine et comme j'aime énormément ce genre d'humour pictural, je me dis qu'il faudra retourner à Bruxelles, un de ces jours... cool 

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    source de la photo et article ici avec un diaporama de nombreuses autres photos
    (Photos : EdA Mathieu Golinvaux)

  • O comme obsession

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    Chaque fois qu'elle passait dans cette rue, elle ne pouvait s'empêcher de regarder intensément la façade du numéro 17. Chaque fois, cette vue la désolait. Chaque fois, il y avait de nouvelles dégradations à déplorer. 

    Il y a longtemps que le bois autour des grandes vitrines aurait dû recevoir une couche ou deux de peinture. Des squatteurs avaient négligé de fermer les fenêtres des chambres, en quittant les lieux. Des vitres s'étaient brisées, d'abord au premier étage, puis au second. 

    Elle n'osait s'imaginer dans quel état était le reste de la maison. Le plancher du grenier? La cour aux pavés orange? Toutes ces grandes pièces non chauffées depuis des années? La pluie ne s'était-elle pas infiltrée par le toit ou par les cheminées? Les rats, les souris, d'autres nuisibles n'avaient-ils pas envahi les lieux, les boiseries surtout? 

    Elle s'en voulait de s'inquiéter pour un bâtiment qui n'était plus dans la famille depuis bientôt trente ans mais c'était plus fort qu'elle: en passant devant, elle ne pouvait que regarder et voir. 

    Un autre hiver est venu. Les peintures ont été refaites, de nouvelles fenêtres installées, de grandes pancartes ont annoncé l'ouverture prochaine d'un café. 

    Ça l'a rendue heureuse. Heureuse qu'on garde le carrelage ancien, le grand miroir biseauté, les rayonnages gris clair sur le mur du fond. Elle espérait qu'en poussant la porte vitrée, elle entendrait à nouveau la clochette d'autrefois. 

    La chapellerie de son grand-père revivrait.

    *** 

    source de la photo de Fred Hedin et consignes chez Leiloona, que je remercie!

  • O comme Occidentali's Karma

    C'est la chanson qui a gagné au festival de San Remo 2017 et qui représentera l'Italie à l'Eurovision. 

    Francesco Gabbani surfe sur la vague (ou la vogue) qui séduit toute une génération - je le vois assez chez les jeunes et même les moins jeunes qui m'entourent - les bâtonnets d'encens, les sushis, le yoga, la zen-attitude... tout ça mélangé à quelques slogans du monde occidental, depuis le "Panta rhei" des Anciens jusqu'au Singing in the rain... 

    Le singe nu danse 

    la scimmia nuda balla 

    et internet est l'opium du pauvre 

    oppio dei poveri

     

    ***

    sur les forums, beaucoup d'Italiens se demandent pourquoi tant d'étrangers regardent cette vidéo et lui donnent des "like" et des commentaires positifs alors qu'eux-mêmes trouvent le texte assez nul tongue-out

    "assurdo come gli stranieri apprezzino una canzone italiana. . . Non ho visto commenti positivi da italiani. . . forse perché la canzone fa REALMENTE schifo?" (c'est absurde que les étrangers apprécient une chanson italienne. Je n'ai pas vu de commentaires positifs d'Italiens, peut-être parce que la chanson est vraiment nulle)

    la réponse se trouve sans doute dans les commentaires en anglais-polonais-islandais-bosniaque-espagnol qui disent qu'ils ne comprennent rien aux paroles mais donnent 10/10 à la chanson tongue-out

    "I learn to sing this song on italian,even i dont understand a single word,i mean i saw a translation on english but this sounds amazing,1000000 voices from Bosnia goes to Francesko and this masterpiece." (sic) 

    Italy, twelve points? 

     

  • O comme On n'ose pas

    jeu,françois bon,souvenirs d'enfance,école

    C'est l'école et en même temps ce n'est pas l'école. C'est le même couloir avec son carrelage aux motifs géométriques, le même beige passé sur sous les murs, les mêmes néons au bout de leur armature métallique.

    Dans ce couloir, et jusque dehors, une longue file de gens endimanchés.

    On ne connaît personne.

    Ce sont les portes des classes et en même temps ce ne sont pas les classes: des gens très sérieux, des messieurs âgés, une ou deux dames, sont installés derrière une longue table. Devant eux, il y a deux ou trois grosses boites en bois sombre. Le long du mur opposé à la porte, des sortes de cabines d'essayage dont le rideau est laid et beaucoup trop court: on voit les jambes des gens à l'intérieur.

    Ils ne se déshabillent pas.

    Ils entrent et sortent de là en silence avec des papiers qu'on leur donne, un jaunâtre, un rose, qu'ils glissent dans la fente des grosses boites.

    La mère aussi entre dans une de ces cabines. On trouve qu'elle y reste longtemps et on surveille bien ses jambes, de peur qu'elle disparaisse. On ne sait jamais.

    On ressort de là sans avoir vu ni le directeur, ni aucune maîtresse, ni une camarade de classe.

    Le lendemain lundi, tout a retrouvé son aspect habituel, comme si on avait juste rêvé.

    On n'ose même pas en parler à la maîtresse. 

    *** 

    écrit pour l'atelier de François Bon 
    hiver 2016-17 
    consigne 4

  • O comme oiseaux parisiens

    Quelqu'un pourra sûrement m'expliquer la contradiction suivante: quand je suis à Paris, je me dis que j'aimerais y passer six mois ou un an, pour tout voir, tout connaître, et en même temps dès le deuxième jour je pars à la recherche d'arbres et de nature. 

    C'est ainsi que j'ai rencontré une vieille connaissance qui philosophait sur un banc des Tuileries 

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    admiré le vol d'une mouette 

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    souri aux pigeons en réunion à Beaubourg 

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    et photographié les arbres tourmentés du canal Saint-Martin cool 

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  • O comme oral

    - En deuxième partie de l'entretien, avait annoncé Madame quelques semaines avant les examens, il s'agit de me montrer votre capacité à avoir une conversation. C'est vous qui en choisirez le sujet. 

    Voilà une des choses que Madame adore dans ce métier: qu'ils parlent d'eux, de ce qu'ils aiment, de ce qui les rend fiers ou heureux. 

    C'est ainsi qu'hier Madame ne s'est pas ennuyée une minute, à bavarder avec tout ce gentil monde.
    Celui qui lui a vanté les beautés du pays de ses grands-parents, la Tunisie.
    Celle qui fera dès la semaine prochaine son premier "job d'étudiante", pour lequel elle devra se lever très tôt parce que c'est dans une boulangerie. 
    Celui qui rêve de Broadway. 
    Celle qui a besoin de ses deux mains pour expliquer comment l'accident de voiture est arrivé et quelles en ont été les conséquences pour la carrosserie. 
    Ceux qui ont tout arrêté, le dessin, la musique, le sport, à cause de "tout ce travail pour l'école". 
    Celle qui fait de la danse contemporaine et du chant classique et est toute fière de dire que pour ces deux cours, elle a choisi un prof francophone. 
    Celle qui voulait parler de son border colleye parce que son chien "est son ami le plus fidèle". 
    Celle qui a apporté l'album photo de son voyage de rêve, en Thaïlande. 
    Ceux qui découvrent in extremis le sens d'un mot, d'une phrase, d'un texte, parce qu'on les y aide et qui s'écrient "aaahhh" en ouvrant de grands yeux devant cette révélation qui leur est enfin faite. 

    - Aaahhh!!! c'est lui l'auteur? 
    - Aaahhh!!! c'est pour ça que ça s'appelle une autobiographie! 
    - Aaahhh!!! maintenant je comprends! 

    N'est-ce pas magnifique cool 

    Et puis il y a celle qui dit tout le temps "excusez-moi": 

    - Tu peux t'asseoir ici... 
    - Excusez-moi! 
    - Les questions sont sur ces petits billets, tu peux en choisir un... 
    - Excusez-moi! 
    - Tu commences quand tu veux... 
    - Excusez-moi! 

    Comment fait-on pour ne pas les aimer? 

    Cette année, une fois de plus, ils sont trop choux kiss 

    prof,école,élèves,chien,voyage

     

  • O comme oncle

    La petite a une Tantine de vingt ans qu’elle aime beaucoup. 

    Ce dimanche, elle est accompagnée d’un grand maigre aux yeux bleus. 

    - C’est ton oncle, annonce-t-elle joyeusement. 

    La petite ne comprend pas comment elle peut tout à coup avoir un oncle de plus. Elle ne dit rien et l’observe en gardant les mains derrière le dos. Il se baisse pour l’embrasser. 

    - C’est mon fiancé, explique Tantine. 

    Le nouvel oncle est plein de bonne volonté. 

    - Tu viens avec nous au Memling ?  

    Elle ne sait pas ce que c’est, le Memling, mais elle voit tant de gentillesse dans les yeux bleus qu’elle décide d’accorder sa confiance. 

    Ils s’asseyent tous les trois autour d’une des petites tables de bois sombre, dans le coin près du comptoir. 

    - Tu veux un coca ? 

    A bientôt cinq ans, elle ne connaît pas ce breuvage mais elle fait oui de la tête. 

    - Avec une paille ? 

    L’oncle n’a décidément que de bonnes idées. Elle lui sourit. 

    La boisson a une couleur et une odeur bizarres pour quelqu’un qui n’a bu que de l’eau plate et de la limonade jaune-qui-pique. Elle la déguste à petites gorgées espacées pour montrer qu’elle est une enfant bien élevée. 

    Elle s’ennuie et la chaise de paille s’imprime douloureusement dans ses cuisses. Pour passer le temps, elle admire la collection de porte-clés accrochée au-dessus du comptoir et suçote sa paille qui fait tout à coup des gargouillis incongrus, attirant l’attention des deux amoureux. Que va penser l’oncle, qu’elle est mal élevée, plus jamais il ne lui demandera de l’accompagner, elle fera honte à sa Tantine… 

    - Tu veux encore un coca ? demande-t-il gentiment en voyant la bouteille vide. 

    Elle secoue la tête « Non, non, merci ! ». 

     

    C’est ainsi que dimanche après dimanche, son cœur se gonfle d’amour. Semaine après semaine, c’est un privilège de s’ennuyer sur une chaise de paille à siroter une boisson bizarre. À observer une immuable collection de porte-clés, pendant que l’oncle et Tantine parlent de choses qu’elle ne comprend pas. 

    C’est si bon. Jusqu’au jour où sa mère voit ce bonheur et lui dit : 

    - Oh ! il ne faut surtout pas te faire des illusions et croire que c’est parce qu’ils t’aiment bien, qu’ils t’emmènent avec eux. 

    vive la famille,

    la Tantine en robe de mariée, l'oncle au second rang et la petite en robe bleue 

  • O comme Ophélie

    Elle s'arrête net au milieu de la place. Qu'a-t-elle vu là de si intéressant, tout à coup? Des pigeons? 

    Personne ne fait attention à elle. Quelques touristes se reposent sur un banc à l'ombre du musée. Trois jeunes gens flirtent au soleil. Un homme les observe, attiré par la jeune fille aux bras nus, aux longs cheveux bouclés. 

    Au milieu de la place, la petite ne bouge pas, n'entend pas la voix de l'homme qui crie son nom, qui s'approche à grands pas. Dans sa robe volantée, trop longue, trop large, avec ses cheveux emmêlés qu'elle n'a pas laissé coiffer ce matin, elle se tient immobile, le visage grave, fermé. 

    Arrivé à sa hauteur, l'homme passe le sac de voyage dans sa main gauche et attrape la petite par la main droite, un peu rudement. Elle sursaute, lève les yeux vers lui. 

    - Et maintenant, tu donnes la main et tu ne t'encours plus, compris? 

    Plus vite il serait débarrassé de cette corvée, mieux ce serait. 

    Jamais il n'avait eu à convoyer une orpheline aussi sauvageonne et impénétrable. 

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    merci à Leiloona

  • O comme odieux

    Les propos machistes, misogynes, sortent de sa bouche comme des ukases, des évidences. 

    Ses manières sont brutales, vulgaires. 

    Son vocabulaire est au niveau du comptoir du café de la gare. 

    Que voulez-vous, c'est là qu'il est né, et sa mère préférait qu'il l'aide au bar au lieu qu'il perde son temps à l'école. 

    L'hygiène corporelle n'est pas son point fort: il n'y a jamais eu de salle de bains chez eux ni même de dentifrice. 

    Alors il ne comprend pas pourquoi, quand il s'étale sur la banquette du bus, la femme à côté de lui se lève et va s'asseoir ailleurs... 

    *** 

    texte de fiction 

    la consigne était: 

    créez un personnage odieux, désagréable, tout en le rendant sympathique (ou faire en sorte qu'il suscite l'empathie) 

  • O comme Odette

    Huit heures et demie du matin. Odette traîne péniblement ses savates jusque dans la petite cabine qui lui sert de coin cuisine. Elle vient d'avaler ses trois biscottes trempées dans son bol de café au lait et en ouvrant le robinet, elle se rend compte que l'eau est coupée. 

    Les habitants de l'immeuble en avaient été prévenus quelques jours auparavant mais Odette l'avait complètement oublié. Elle n'avait donc pas pensé à se remplir un petit bidon. 

    La voilà bien embêtée: ni eau courante, ni eau minérale, comment va-t-elle se débrouiller jusqu'à cinq heures du soir? 

    - Qu'est-ce que je vais faire, moi, pour cuire mes patates et mes haricots, ce midi? 

    Comme d'habitude, elle s'adresse à son chat qui lui répond en clignant des yeux et en bâillant longuement. 

    - Tu as raison, fait-elle. Je vais retourner me coucher. Qui dort dîne. 

    ***

    consigne:

    1.utiliser bol, bidon et biscotte
    2.le lieu: une cabine 

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    Fiber, le premier chat de ma carissima nipotina

  • O comme objets funéraires

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    Parmi les figurines en provenance d'une tombe de l'Egypte antique, cette vache en train de vêler.

    (photo prise au musée des Beaux-Arts de Lyon)

    voyage, art

    voyage, art

    J'ai trouvé tout ça, pour des raisons diverses, très émouvant.

  • O comme obsession

    "Il y a deux grands clubs d'écrivains: le club Stendhal et le club Perec. Le club Stendhal ne fait pas de plan, c'est mon cas à moi. Stendhal est mon saint patron. Il ne sait pas finir ses romans et tue tout le monde.

    Après, il y a le club Georges Perec, qui fait un cahier des charges. Alors c'est complètement différent: Stendhal, c'est les hystériques, et Perec, c'est les obsessionnels."

    Marie Darieussecq en conversation avec Valérie Moeneclaey, Passa Porta, le 14 mars 2014, in Les présents de l'écriture, éd. Passa Porta Les impressions nouvelles, 2015

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    source de l'illustration

     

  • O comme observez!

    C'était il y a bien longtemps, l'Adrienne suivait sa première année de cours d'italien.

    - Quelqu'un sait comment on dit "moustache" en italien? demande la prof.

    L'Adrienne lève la main, toute contente:

    - Mustacchi (1)! fait-elle.

    La prof lève un sourcil étonné:

    - Ah non, dit-elle, non non! Tu confonds avec le mot français...

    - C'est dans Mozart! riposte l'Adrienne. C'est dans "Così fan tutte"!

    - C'est possible, dit la prof un peu sèchement, mais en italien, moustache se dit "baffi".

    Non siate ritrosi, occhietti vezzosi,
    Due lampi amorosi vibrate un po quà.
    Felici rendeteci, amate con noi,
    E noi felicissime faremo anche voi.
    Guardate, toccate, il tutto osservate;
    Siam due cari matti,
    siam forti e ben fatti, 
    E come ognun vede,
    sia merto, sia caso,
    Abbiamo bel piede,
    bell'occhio, bel naso,
    Guardate bel piede, osservate bell'occhio,
    Toccate bel naso, il tutto osservate:
    E questi mustacchi chiamare si possono
    Trionfi degli uomini, pennacchi d'amor,
    Trionfi, pennacchi, mustacchi!

    (1) se prononce comme Moustaki, sauf pour l'accent tonique, évidemment  wink 

    ***

    semaine 20 chez Le Hibou

    thème: moustache

  • O comme orchidées

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    Depuis des semaines déjà, c'est la pleine saison des orchidées 

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    et elles ont du mérite, parce qu'il suffit que je les déplace, arrose, époussette... pour qu'il y ait des dégâts collatéraux... 

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    Heureusement elles sont gaillardes et généreuses 

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    et chacune d'entre elles me relie à ceux qui me l'ont offerte, 

     

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    c'est aussi pour cela qu'il faut en prendre bien soin 

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    10 ans déjà que François n'est plus là.

  • O comme oiseau

    Comme j'ai pris le train le week-end dernier, j'ai enfin lu La langue des papillons, une nouvelle de Manuel Rivas.

    Une présentation du livre ici chez Gallimard

    Dans cette nouvelle, un oiseau très particulier est cité, le ptilonorhynque, qui décore son nid de bleu et est même capable de faire de la peinture bleue pour mieux attirer une femelle dans son intérieur coloré. 

    Le jardinier satiné par RCavignaux

    Voilà comme les choses sont simples, aujourd'hui... Un mot nous intrigue? Nous tapotons notre clavier et nous avons des réponses, des images et des vidéos. 

    J'ai du mal à me souvenir comment je faisais, à vingt ans, pour me documenter en vue de mon mémoire de licence (ce qu'on appelle aujourd'hui un master). Des heures infructueuses, des journées perdues à lire des tas de documents dans des bibliothèques, avant de trouver les bons. Des milliers de notes griffonnées. La mauvaise humeur du bibliothécaire, vieil homme bougon qui semblait préférer qu'aucun étudiant ne vienne lui demander de livres. 

    C'était, quand j'y repense, vraiment une autre époque tongue-out

  • O comme origines

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    Vous ne pourrez probablement pas lire les petits papiers avec les noms des différents pays - et de toute façon ils sont écrits en néerlandais wink - mais vous pourrez distinguer les divers petits drapeaux.

    Ce collage a été réalisé pour montrer que dans notre petite école, dans notre petite ville, dans notre petit coin de Flandre, des gens aux origines très diverses vivent ensemble en harmonie. 

    Tous uniques, tous pareils.

    En tout 48 nationalités pour une petite communauté. 

    Cet hiver, nous avons voulu montrer que nous en sommes fiers. 

     

  • O comme oncologie

    Pour son Dictionnaire de la mauvaise humeur, l'Adrienne sait déjà quel mot elle mettra à la lettre O.

    Oncologie

    Parce qu'elle en a marre de se sentir si impuissante devant le chagrin et l'inquiétude de ses élèves pour une maman, pour un petit frère, pour une grand-mère bien-aimée. 

    Parce que ça lui fait pleurer un certain François qui a dix-huit ans depuis dix ans. 

    Parce qu'elle est bien d'accord avec les 62% de Belges qui, selon une enquête récente, ont peur que "ce mal qui répand la terreur" ne leur tombe dessus. 

    http://immunotherapie.prezly.com/belgen-en-kanker-eerste-barometer-bijna-7-op-10-belgen-denken-dat-kanker-ooit-overwonnen-wordt 

    http://immunotherapie.prezly.com/premier-barometre--les-belges-face-au-cancer--pres-de-7-belges-sur-10-pensent-que-le-cancer-sera-un-jour-vaincu 

    Parce que - comme tout le monde - elle a peur que ce mal agresse encore une fois quelqu'un qu'elle aime. 

    Alors elle propose de retourner à l'époque de son petit Robert où ce mot n'existait même pas. 

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  • O comme or

    Or ou argent? demande Ma' cette semaine.

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    Or! définitivement! 

    Les bulles, les bijoux, la veste... 

    et même l'or-iculaire

    cool

    toujours en l'air

    ***

    pour le projet 52 de Ma' - thème: or ou argent

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

  • O comme Ode à la joie

    Texte original allemand (Schiller) Traduction française
    O Freunde, nicht diese Töne!
    Sondern laßt uns angenehmere anstimmen
    und freudenvollere.
    Ô amis, pas de ces accents !
    Laissez-nous en entonner de plus agréables,
    Et de plus joyeux !
    Freude, schöner Götterfunken
    Tochter aus Elysium,
    Wir betreten feuertrunken,
    Himmlische, dein Heiligtum!
    Deine Zauber binden wieder
    Was die Mode streng geteilt;
    Alle Menschen werden Brüder
    Wo dein sanfter Flügel weilt.
    Joie, belle étincelle divine,
    Fille de l'assemblée des dieux,
    Nous pénétrons, ivres de feu,
    Ton sanctuaire céleste!
    Tes charmes assemblent
    Ce que, sévèrement, les coutumes divisent;
    Tous les humains deviennent frères,
    lorsque se déploie ton aile douce.
    Wem der große Wurf gelungen,
    Eines Freundes Freund zu sein;
    Wer ein holdes Weib errungen,
    Mische seinen Jubel ein!
    Ja, wer auch nur eine Seele
    Sein nennt auf dem Erdenrund!
    Und wer's nie gekonnt, der stehle
    Weinend sich aus diesem Bund!
    Celui qui, d'un coup de maître,
    a réussi
    D'un ami d'être l'ami ;
    Qui a fait sienne une femme accorte,
    Qu'il mêle son allégresse à la nôtre!
    Oui, et même celui qui ne peut appeler sienne
    Qu'une seule âme sur la Terre!
    Mais celui qui jamais ne l'a su,
    Qu'en larmes il se retire, de cette union !
    Freude trinken alle Wesen
    An den Brüsten der Natur;
    Alle Guten, alle Bösen
    Folgen ihrer Rosenspur.
    Küsse gab sie uns und Reben,
    Einen Freund, geprüft im Tod;
    Wollust ward dem Wurm gegeben,
    und der Cherub steht vor Gott.
    Tous les êtres boivent la joie
    Aux seins de la nature ;
    Tous les bons, tous les méchants,
    Suivent sa trace parsemée de roses.
    Elle nous a donné des baisers et la vigne ;
    Un ami, éprouvé par la mort ;
    La volupté fut donnée au vermisseau,
    Et le Chérubin se tient devant Dieu.
    Froh, wie seine Sonnen fliegen
    Durch des Himmels prächt'gen Plan,
    Laufet, Brüder, eure Bahn,
    Freudig, wie ein Held zum Siegen.
    Joyeux, comme ses soleils volant
    À travers le somptueux dessein du ciel,
    Hâtez-vous, frères, sur votre route,
    Joyeux comme un héros vers la victoire.
    Seid umschlungen, Millionen!
    Diesen Kuß der ganzen Welt!
    Brüder, über'm Sternenzelt
    Muß ein lieber Vater wohnen.
    Ihr stürzt nieder, Millionen?
    Ahnest du den Schöpfer, Welt?
    Such' ihn über'm Sternenzelt!
    Über Sternen muß er wohnen.
    Soyez enlacés, millions.
    Ce baiser au monde entier !
    Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée
    Doit habiter un père bien-aimé.
    Vous vous effondrez, millions ?
    Monde, as-tu pressenti le Créateur ?
    Cherche-le par-delà le firmament !
    C'est au-dessus des étoiles qu'il doit habiter.

    honteusement pompé sur Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ode_%C3%A0_la_joie

    ce dimanche soir où je voulais écrire

    "O comme oh les beaux jours!"

    par gratitude envers ceux chez qui je venais de passer

    deux merveilleux jours hors du temps


    Flashmob - Ode à la Joie - Beethoven par letopdesvideosbuzzdunet

  • O comme ode à l'automne

    J'aime toutes les saisons, chacune apporte ses beautés.

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    L'automne commence seulement à prendre ses couleurs.

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    Les premières feuilles rousses tombent.

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    La lumière est belle...

    les jours raccourcissent, il fait frais: l'herbe ne pousse plus.

    Il y a toujours des côtés positifs

    Cool

     

    ***

     pour le projet 52 de Ma' - thème: ciel

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

     

  • O comme oorlog

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    http://pieterserrien.be/boeken/van-onze-jongens-geen-nieuws/

    Le hasard des lectures sur le web permet parfois de découvrir un pan d'histoire inconnue. Ainsi pour moi, la présentation de ce livre m'apprend des faits dont je n'avais jamais entendu parler. Des faits qu'apparemment chacun s'est empressé d'oublier, sans doute les intéressés en premier.

    De quoi s'agit-il?

    Après la guerre de 14-18, que la petite armée belge avait dû continuer à mener, retranchée derrière l'Yser, sans avoir accès à de nouvelles recrues vu l'occupation du reste du territoire, il avait été décidé que les communes listeraient les jeunes hommes afin de pouvoir constituer "une réserve" en cas de futur conflit.

    Chaque année, cette liste était complétée des jeunes garçons qui atteindraient leurs 17 ans. De sorte qu'au début de la guerre de 40, environ 300 000 jeunes Belges ont été priés de se rendre, de quelque manière que ce soit, vers des centres de recrutement en France, les CRAB. (1)

    Dat kan te voet, met de fiets of met de trein. Veelal gaat het over onervaren tieners, nauwelijks gekleed voor deze exodus, met een beperkte mondvoorraad. Sommigen zijn best bereid te geloven in het grote avontuur, maar de meesten terecht bang voor het onbekende, voor het "tourisme de l'imprévu": vervoer in beestenwagons, bombardementen door de Duitsers... De helft geraakt niet verder dan Noord-Frankrijk. Enkele honderden sneuvelen.

    http://cobra.canvas.be/cm/cobra/boek/1.2346111

    La plupart ont entre 16 et 20 ans. Ils se mettent en route à pied, à vélo, en train. Il s'agit le plus souvent d'adolescents sans la moindre expérience de vie et qui n'ont encore jamais quitté leur heimat. Ils ne sont pas équipés pour ce genre d'expédition, ont à peine des provisions de bouche. Sur la route de l'exode, ils subissent des bombardements. La moitié d'entre eux n'arrive pas plus loin que le nord de la France: elle y est rattrapée par l'ennemi. Quelques centaines y trouvent la mort.

    Er is eten te kort, van hygiëne is geen sprake, overal is er ongedierte en de contacten met de bevolking zijn vaak hatelijk en toch ontdek je af en toe tussen alle ellende door deugddoende ontmoetingen met de Fransen én hun “savoir vivre”. De verschillen tussen de opvangcentra zijn gigantisch. En daar waar de militairen het al te vaak laten afweten blijken de scouts over de vaardigheden te beschikken om structuur en orde te brengen. De leuze “eens scout, altijd scout” blijft ook hier overeind. Na de Belgische (28 mei) en de Franse capitulatie (22 juni) is het verhaal afgelopen. Op 30 juli 1940 begint, na een harde leerschool, de repatriëring van duizenden jongvolwassenen.

    http://cobra.canvas.be/cm/cobra/boek/1.2346111

    Les autres sont transportés plus au sud en wagons à bestiaux. Ce qui les attend en France, ce n'est pas la vie en rose: manque de nourriture, absence totale d'hygiène, de la vermine partout. Les contacts avec les Français peuvent difficilement être qualifiés de chaleureux. En trois semaines, ces jeunes ont largement fait le plein d'expériences de toute nature...

    Après la capitulation de la Belgique et de la France, plus rien ne les retient de rentrer au pays. La plupart ont retrouvé leur foyer dans le courant de l'été. Parmi eux, quelques BV (2) comme notre ancien premier ministre Leo Tindemans, le dessinateur de BD Marc Sleen (3) ou l'écrivain Ivo Michiels.

    Pour ceux qui lisent le néerlandais, un article intéressant ici: http://www.vhl-alumni.be/?p=3269. On y explique entre autres choses que les auteurs se sont basés sur des enquêtes menées dans les années 80, des archives belges et françaises et des témoignages de derniers survivants, aujourd'hui âgés de 90 ans ou plus. Certains sont de ma ville, où quelques centaines de jeunes ont également été concernés par cet exode forcé.

    Sur un des sites de vente du livre, un anonyme lance cet appel, après avoir salué le fait que cette histoire vieille de 70 ans soit enfin exhumée:

    Dit boek komt 70jaar te laat, doch eindelijk wordt dit zoveelste Drama eens besproken. Ikzelf heb vermiste familie in Frankrijk, ik zoek reeds 10 jaar in la Brie of Conflans naar dhr Hanskens René ? waar is de broer van mijn moeder ? Kan iemand mij helpen  ?? Wat moet ik doen ?

    Quelqu'un peut-il m'aider? demande-t-il. Où est le frère de ma mère? 

    ***

    (1) Centre de Recrutement de l'Armée Belge

    (2) BV = bekende Vlaming, c'est-à-dire Flamand célèbre... en Flandre.

    (3) l'auteur de Nero est allé à vélo jusqu'à Limoges.
    (http://www.marc-sleen.be/fr/qui-est-marc-sleen/vie-et-oeuvre

    histoire,belgique,belge,flandre,flamand

    sur le mur derrière eux, ils ont écrit:
    "Wij willen terug naar België"
    Nous voulons rentrer en Belgique.

    http://www.vhl-alumni.be/?p=3269

     

  • O comme Ostende

    Autrefois, il fallait s'envelopper d'un grand drap de bain et se tortiller là-dessous pour ôter le maillot mouillé après la baignade. Sauf bien sûr si on faisait partie de ces privilégiés qui avaient loué une cabine de bain.

    Oostende 2015 039 - kopie.JPG

    aujourd'hui plus besoin de se tortiller

     Oostende 2015 065 - kopie.JPG

    Autrefois, il fallait pédaler dur pour faire avancer le lourd cuistax dans les rues en forte pente vers la mer, surtout par jour de grand vent.

    cuistax1.JPG

    aujourd'hui, on peut les choisir électriques

    origine de la photo:
    http://www.verhuring-dejonghe-rommel.be/nl/casinopage/47/elektrischaangedrevenvoertuigenkarren.aspx

    Autrefois, il y avait une Union des pêcheurs sur le quai du même nom, près de la criée et du port de pêche.

     Oostende 2015 050 - kopie.JPG

    aujourd'hui, à côté du Vlaamse Vissersbond décrépit, les nouveaux projets immobiliers pullulent

     

    Autrefois, les bateaux de pêche sentaient la rouille, le vieux cordage, le fuel et le désordre. On se demandait comment ces petites carcasses pourries pouvaient affronter la mer déchaînée et le froid de l'hiver.

     Oostende 2015 047 - kopie.JPG

     Oostende 2015 049 - kopie.JPG

     aujourd'hui c'est 'clean and safe'

    ***

    Il me semble qu'autrefois c'était tout de même plus épique

    Cool

  • O comme orage

    Quand les mouches ne vous laissent plus un instant de répit, quand la moiteur de votre peau les attire à cinq ou six à la fois, quand la terre exhale des odeurs de putréfaction et que l’horizon s’obscurcit en même temps que l’air devient lourd, vous entendez les premiers grondements au loin et vous en êtes heureuse, soulagée: voilà la pluie qui s’annonce.
    Tout à coup le vent se met à souffler plus fort, ça sent la poussière chaude, vous frissonnez d’une peur ancestrale en entendant les premiers craquements dans le lointain. Le blé souffrira, trop d’eau tombera en trop peu de temps, les éclairs effrayeront les enfants, tous les chiens se mettront à aboyer.
    C’est l’orage d’été, celui qui fait plier les arbres, tomber les fruits, claquer les volets.
    Vous adorez ça et vous vous laissez tremper de pluie, debout pieds nus au milieu de la pelouse.

  • O comme oublieuse mémoire

    Aller s'inscrire à l'académie le 15 juin et rentrer bredouille, les inscriptions ne commencent que le 17.

    Demander à H* des livres qu'on a prêtés à N* dont on n'a plus les coordonnées. Compter sur H* pour qu'il se rappelle quels livres on lui a prêtés.

    Oublier le casse-croûte. Oublier de sortir la poubelle. Oublier de vider la boîte aux lettres.

    Oublier de se peigner le matin. Mais ça, ce n'est pas grave, personne ne voit la différence.

    Oublier de fermer la porte à clé. Oublier la liste des courses. Aller à la bibliothèque sans les livres. A la poste sans la carte à envoyer.

    Mercredi, aller au magasin bio sans porte-monnaie. Mais ça non plus ce n'est pas grave, le magasin bio est fermé le mercredi.

    Oublier qu'on a une oublieuse mémoire et ne pas faire de liste de courses. Rentrer fièrement: on n'a pas oublié le dentifrice. Mais on a oublié les oeufs et le café.

    Oublier que c'est l'heure d'aller au lit en essayant de noter tout ce qu'on a oublié.

     expert,vie quotidienne,ca se passe comme ca

    Qui n'a pas de tête
    doit avoir de bonnes jambes!
    dit-il en regardant fixement
    l'Adrienne assise au dernier rang

     http://images.nymag.com/nymetro/news/features/robertatkins040308_175.jpg

  • O comme oiseaux

    Dimanche dernier, à la fête de l'Iris, de drôles d'oiseaux attendaient sagement de pouvoir participer à la parade.

    10 mai (7) - kopie.JPG

    D'autres tout aussi beaux - bien que sans plumes - se laissaient gentiment photographier

    10 mai (4) - kopie.JPG

     Il y avait même des oiseaux à moustaches
    très entourés et très admirés
    par toutes ces dames

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     et dans le petit parc à côté de l'Albertine
    quelques volées d'oiseaux fureteurs
    tout heureux de découvrir des tas de livres
    offerts "pour qu'ils circulent"

    10 mai (5) - kopie.JPG

     



    et merci à Mme Chapeau, grâce à qui cet après-midi nous découvrons "de ganzenfanfare"!
     
  • O comme orteil

    Chère Adrienne

    Merci de penser à moi. Il me manque une petite part de moi-même. On a dû m’amputer d’un orteil du pied gauche à cause d’une blessure mal soignée (est-ce assez bête, surtout pour un diabétique!).

    Pour le moment, je ne peux pas bouger et je m’ennuie beaucoup. Evidemment, j’ai beaucoup de temps pour lire.

    Il faudra que je retienne la leçon et que désormais je me soigne mieux.

    Le bonjour à vous tous.

    Ivan

     lali414.jpg

    http://lalitoutsimplement.com/en-vos-mots-414/

    Cher Ivan

    Il y aura donc deux aspects positifs à ce qui t’arrive: tu vas mieux prendre soin de toi et tu pourras lire toute ta bibliothèque ;-)

    J’espère que la blessure guérit bien et que bientôt tu pourras faire quelques pas… juste à temps pour le printemps qui arrive.

    Bon rétablissement!

    Adrienne

    ***

    la neige sur la peinture proposée par Lali
    s'accordait parfaitement à l'époque de cet échange de mails
    entre Madame et un collègue
    en mars dernier

    Il n'y a pas que l'Adrienne
    qui a un orteil en compote
    Clin d'œil

  • O comme Olivier

    La vie d'Olivier est réglée comme du papier à musique. Oui, c'est un cliché, mais il convient parfaitement.

    Chaque matin à sept heures, il ferme sa porte derrière lui, dépose sa grosse mallette dans le coffre de sa voiture de fonction et part pour une journée de travail.

    Peu avant dix-sept heures, il est de retour chez lui. Vide sa boite aux lettres, enfile un jogging et court une petite heure, montre en main. Il rentre trempé de sueur et content de lui.

    Le samedi matin, entre neuf et dix, il fait ses courses pour la semaine. Toujours au même endroit. Toujours les mêmes choses dans son chariot.

    Il ne reçoit jamais de visites. Et quand dans la nuit du samedi au dimanche il découche, toute la rue le sait.

    C'est notre lot à tous, dans ces quartiers de petites maisons sans garage, où les nombreux retraités n'ont rien de mieux à faire qu'à observer la rue à l'abri de leur voilage.

    Et à vous prouver par leur conversation - tout à fait anodine - qu'ils ont tout vu Langue tirée

     

    vie quotidienne,ça se passe comme ça,maison à vendre

    photo prise d'une agence immobilière d'Ath

     

     

  • O comme Ostende

    Nous avons pris des trains

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    Nous avons vu la mer

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    Nous avons visité une expo

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    Nous avons pris des photos sans savoir que c'était interdit 

     Ostende, expo,peinture

    Léon Spilliaert
    De zeedijk van Oostende vanop het staketsel gezien (1)
    aquarelle, vers 1910

    Nous avons admiré un arc-en-ciel

    Oostende (12) - kopie.JPG

    ***

    (1) la digue d'Ostende vue depuis l'estacade

  • O comme objection!

    Tout le monde écrit des abécédaires Langue tirée

    Le dernier en date, c'est François Bon

    http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4038

    Faudra que j'invente autre chose si je ne veux pas me sentir imitatrice ou imitée Innocent