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  • P comme pareil partout

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    Comment est-ce possible, s'insurgeait un politicien qui n'est pas mon ami, comment est-ce possible que des écoles, par manque de moyens, doivent faire appel à toutes sortes de bonnes volontés pour réaliser les travaux nécessaires l'été avant la rentrée? 

    Pourquoi, continue-t-il, trouvons-nous ce bénévolat normal quand il s'agit de l'école? Accepterions-nous la même chose pour, par exemple, les maisons de retraite ou les hôpitaux, que les familles soient invitées à venir donner un coup de main pour faire le grand ménage, repeindre, réaliser diverses réparations? 

    Non, évidemment. 

    Par hasard, la veille de la parution de l'article, j'avais photographié l'affiche ci-dessus, me disant qu'à Asciano on allait encore plus loin que dans notre école: on invite tout bonnement les parents d'élèves à s'associer aux profs pour repeindre ensemble les locaux. 

  • P comme patrimoine

    Nos villes ont tout un patrimoine industriel datant de la seconde moitié du 19e siècle. Dans le cas de la mienne, il s'agit surtout d'anciennes usines textiles et de cheminées, patrimoine auquel on essaie de trouver une seconde vie. On y installe un musée, un entrepôt, des lofts, un centre culturel, une académie de musique. 

    Notre académie "recycle" ainsi une ancienne teinturerie. On a conservé les bassins, les structures métalliques de bâtiments abattus, tout un ensemble où la nature a commencé à s'installer. 

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    une poule d'eau aménage son nid 

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    le ruisseau est plein de grenouilles 

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    des nénuphars poussent dans une des cuves 

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    un saule dans une autre 

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    et les poissons sont bien mignons 

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    encore une belle découverte!

  • P comme pensieri, pensées

    italie,italien,traduction,littérature,lire,lecture,lecteur

    Des pensées de ce genre étaient devenues habituelles, ces années-là. C'était comme si Lila, qui en fin de compte n'avait prononcé que cette unique perfidie à propos de Dede et Elsa, était devenue avocat de la défense des besoins de mes filles, et comme si moi je me sentais obligée, chaque fois que je les négligeais pour me consacrer à mes propres affaires, de lui démontrer qu'elle avait tort. Mais c'était seulement une voix provenant de ma mauvaise humeur, ce qu'elle pensait réellement de mon comportement de mère, je ne le sais pas. Elle est la seule qui puisse le dire, si jamais elle réussit à s'insérer dans cette longue chaîne de mots pour modifier mon texte, pour y introduire délibérément des chaînons manquants, pour en enlever d'autres sans que ça se voie, pour dire de moi plus que ce que je veux, plus que ce que je suis capable de dire. Je désire cette intrusion, je me la souhaite depuis que j'ai commencé à jeter notre histoire sur le papier mais je dois arriver à la fin avant de soumettre toutes ces pages à une vérification. Si je l'essayais maintenant, c'est sûr que ça me bloquerait. J'écris depuis trop longtemps et je suis fatiguée, il est de plus en plus difficile de tenir bien tendu le fil de l'histoire dans le chaos des années, des petits et des grands événements, des humeurs. 

    Pensieri di quel genere diventarono una consuetudine, in quegli anni. Fu come se Lila, che su Dede ed Elsa alla fin fine aveva pronunciato soltanto quell’unica frase perfida, fosse diventata l’avvocato difensore dei loro bisogni di figlie, e io mi sentissi obbligata a dimostrarle che aveva torto ogni volta che le trascuravo per dedicarmi a me. Ma era solo una voce inventata dal malumore, cosa pensasse realmente dei miei comportamenti di madre non lo so. Lei è l’unica che può raccontarlo, se davvero è riuscita a inserirsi in questa catena lunghissima di parole per modificare il mio testo, per introdurre ad arte anelli mancanti, per sganciarne altri senza darlo a vedere, per dire di me più di quanto io voglia, più di quanto io sia capace di dire. Auspico questa sua intrusione, me la auguro fin da quando ho cominciato a buttar giù la nostra storia, ma devo arrivare alla fine per sottoporre tutte queste pagine a una verifica. Se ci provassi adesso, certamente mi incepperei. Scrivo da troppo tempo e sono stanca, è sempre più difficile tener teso il filo del racconto dentro il caos degli anni, degli eventi piccoli e grandi, degli umori.

    C'est pour ça que j'ai tendance à survoler ce qui me concerne pour rattraper tout de suite Lila et les nombreuses complications qui l'accompagnent, ou pire, que je me laisse accaparer par mes vicissitudes uniquement parce que je m'en défais plus facilement. Mais ce sont deux chemins que je ne peux plus prendre. Je ne peux plus suivre la première voie, sur laquelle, si je me tiens à l'écart, je finirais par trouver de moins en moins de traces de Lila, étant donné la nature même de nos rapports, vu que je n'arrive à elle qu'en passant par moi. Je ne dois pas non plus prendre la seconde voie, et parler de mes propres expériences avec de plus en plus de détails. C'est sûrement ce qu'elle préférerait. Vas-y, me dirait-elle, fais savoir quelle tournure ta vie a prise, qui s'intéresse à la mienne, avoue que même toi elle ne t'intéresse pas. Elle conclurait: je suis un gribouillage sur un gribouillage, complètement inadaptée à un de tes livres, laisse tomber, Lenù, on ne parle pas des ratures. Que faire alors? Lui donner raison une fois de plus? Accepter qu'être adulte, c'est arrêter de se montrer, c'est apprendre à se cacher jusqu'à disparaître? Admettre que plus les années avancent, moins je sais de Lila?     

    Perciò o tendo a sorvolare sui fatti miei per riacciuffare subito Lila e tutte le complicazioni che porta con sé o, peggio, mi lascio prendere dalle vicende della mia vita solo perché le butto giù con più facilità. Ma bisogna che mi sottragga a questo bivio. Non devo andare per la prima strada, lungo la quale – visto che la natura stessa del nostro rapporto impone che io possa arrivare a lei solo passando per me – finirei, se mi metto da parte, per trovare di Lila sempre meno tracce. Né d’altra parte devo andare per la seconda. Che io, infatti, parli della mia esperienza sempre più diffusamente è proprio ciò che lei di sicuro asseconderebbe. Dài – mi direbbe –, facci sapere che piega ha preso la tua vita, a chi importa della mia, confessa che non interessa nemmeno a te. E concluderebbe: io sono uno scarabocchio su uno scarabocchio, del tutto inadatta a uno dei tuoi libri; lasciami perdere, Lenù, non si racconta una cancellatura. Che fare dunque? Darle ancora una volta ragione? Accettare che essere adulti è smettere di mostrarsi, è imparare a nascondersi fino a svanire? Ammettere che più gli anni avanzano, meno so di Lila? 

    Ce matin, je surmonte ma fatigue et je me remets à mon bureau. Maintenant que j'approche le point le plus douloureux de notre histoire, je veux chercher sur la page un équilibre entre moi et elle, alors que dans la vie je n'ai jamais réussi à le trouver, ni même entre moi et moi. 

    Questa mattina tengo a bada la stanchezza e mi rimetto alla scrivania. Ora che sono vicina al punto più doloroso della nostra storia, voglio cercare sulla pagina un equilibrio tra me e lei che nella vita non sono riuscita a trovare nemmeno tra me e me. 

    Elena Ferrante, Storia della bambina perduta, ed. E/O 2015, chapitre 2 (traduction de l'Adrienne) 

    source de l'image et info ici

  • P comme Points

    Depuis hier après-midi, le niveau d'expertise de l'Adrienne en calcul de points WW est passé de "quasiment nul" à "passablement bon". 

    La carissima nipotina, après avoir ces vingt dernières années alterné les bombances et les régimes Atkins - zéro hydrates de carbone/glucides mais lipides et protéines à volonté, en tout cas dans sa version personnelle de la diète - a ces mois-ci le corps qui se rebiffe et refuse de re-maigrir, alors que comme les fois précédentes elle lui interdit pourtant tout sucre lent ou rapide. 

    Une collègue de bureau lui a donc conseillé WW - à la place de la nipotina, l'Adrienne se méfierait, vu que la collègue en question a de nombreux kilos qu'elle cherche à perdre avec cette méthode depuis de nombreuses années, mais soit, quand on est désespéré on ferait n'importe quoi, il n'y a qu'à écouter les conversations le midi autour de la table dans la salle des profs, tout paléo, tout soupes, tout cru, tout cuit, la nourriture fait perdre la boule à plein de gens.

    Comme la nipotina n'a pas internet, c'est l'Adrienne qui lui a fait les recherches nécessaires: les points et les calculs, les listes par aliments et la liste des points que rapportent diverses activités physiques: que de contraintes à suivre et d'additions à faire! 

    A commencer par les savants calculs du nombre de points auxquels on a droit sur une journée: http://www.calculator.net/weight-watchers-points-calculator.html 

    L'Adrienne a fait le test, elle aurait droit à 26 points, c'est-à-dire le matin 50 gr de flocons d'avoine et un yaourt maigre (=7), le midi un peu de viande maigre et 40 gr de quinoa (=11) et le soir un œuf dur et 50 gr de pain 7 céréales (=6). Restent 2 points pour un éventuel "en cas" - au cas où elle aurait encore un peu faim tongue-out 

    Les fruits et légumes sont à ajouter, libres de points. La nipotina a donc décidé de se gaver de bananes et de raisins, qu'elle a achetés par kilos tongue-out 

  • P comme petite promenade pascale

    C'est grâce à une petite promenade printanière, le dimanche de Pâques, que j'ai pour la première fois vu "en vrai" une plante que je ne connaissais que "sur papier". Son nom en néerlandais est "eenbes", ce qui veut dire "une baie" ou "baie unique", pour des raisons évidentes, voyez plutôt: 

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    J'ai dû attendre d'être rentrée chez moi pour rechercher son nom en français, il s'agit de la parisette (je ne sais pas si ça dit quelque chose à quelqu'un, en tout cas il n'y a qu'à cliquer sur le lien pour en apprendre davantage cool

    Me voici donc toute contente d'avoir enfin vu cette plante sur le sol belge laughing 

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    à part ça, il y avait aussi l'ail des ours en abondance, des anémones, des jacinthes, cette année tout a fleuri en même temps 

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    une belle découverte!

  • P comme paille et poutre

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    - Et contre l'utilisation du bois, demande le sémillant politicien au jeune Burkinabé venu témoigner des actions organisées dans son pays contre la spoliation des terres par les entreprises minières, qu'est-ce que vous faites contre l'utilisation du bois pour le chauffage et la cuisine? 

    L'Adrienne se sent bouillonner et a envie de demander au sémillant politicien: 

    - Et vous? qu'est-ce que vous faites? 

    Oui, que fait-il pour la planète, lui qui a une grosse villa pour deux personnes, le chauffage central, une cuisine suréquipée, un feu ouvert - parce que c'est si convivial et chaleureux les soirs d'hiver, n'est-ce pas, et le bois et bien on l'achète par remorque entière - une belle bagnole, une autre pour sa femme... qu'est-ce qu'il fait pour la planète?

    Heureusement, le jeune Burkinabé a répondu avec beaucoup plus d'intelligence: 

    - Nous essayons de promouvoir des sortes de foyer qui ont besoin de moins de bois pour fonctionner. Mais le mieux, ce serait que le niveau de vie des gens augmente, et qu'ils puissent s'offrir une cuisinière au gaz. 

    Bien dit, l'ami!  

    D'autant plus que le sujet du débat était: les actions entreprises contre la spoliation des terres - et autres nuisances - de la part des entreprises minières... 

    ***

    source de la photo et info ici

  • P comme perpetuum mobile

    - Zut! s'exclame gentille collègue numéro 3. Il est fichu. Je ne réussis plus à le rallumer. 

    - Tu peux le porter chez un réparateur, ça existe. 

    - Et il est tout neuf! ajoute-t-elle. Je l'ai eu à Noël. 

    Un beau smartphone très coûteux qui n'a pas supporté d'être tombé à terre, ce matin-là. Une chute pourtant amortie par un tapis moelleux et une pochette protectrice. 

    Le verre n'est même pas brisé, contrairement à celui du bel appareil fort coûteux lui aussi de gentilles collègues numéros 2 et 4. Elles ne savent plus très bien combien elles en ont déjà "usé". 

    Veerle et moi, nous le savons très bien: nous en sommes toujours à notre vieux Nokia. On pourrait le laisser tomber, il survivrait à une chute, mais bizarrement il ne tombe jamais. 

    Bien sûr, il ne donne ni la météo, ni l'état des routes, ne permet pas d'aller sur fb ou youtube ni de prendre des photos. Mais la durée de sa batterie s'exprime en jours, et non en heures. 

    Bref, d'autres que nous s'en sont apparemment aperçus et on va de nouveau le commercialiser.

    Par nostalgie, dit l'article.

    Je ne suis pas d'accord: s'il a du succès, c'est grâce à ses nombreux avantages. Ce qu'on appelle le rapport qualité-prix. 

    Il coûtera paraît-il 59 €

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    source de l'image et article ici 

     

  • P comme Petit Palais

     Il est bien joli, le petit Palais, avec son jardin d'hiver 

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    et gratuit, en plus! 

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    On peut s'y promener à travers les collections de peintures et les expos temporaires, y boire un café, y manger, y photographier 

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    mais qui a piqué les cordes de la harpe Louis XVI?  

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    Rarement vu un instrument de musique plus inutile 

    tongue-out

  • P comme play it (again)

    A l'académie de musique, un examen ne s'appelle plus "examen": il s'appelle "toonmoment", ce qui veut dire "un moment où tu dois montrer ce que tu sais faire". Devant un jury et un public. 

    Même l'Adrienne, qui ne sait encore jouer que de simplissimes petites ritournelles de rien du tout, doit participer à ce genre d'évènement. 

    C'était prévu pour lundi dernier et vous pouvez compter sur l'Adrienne pour s'y être dûment préparée, jour après jour. Jusqu'à chantonner sa musiquette en marchant dans les couloirs de l'école: mi-ré-do, ré-mi-fa-mi-do-mi-ré, mi-fa-sol-sol-ré-do, ré-mi-mi-ré etc. 

    Au point qu'elle a réussi à s'y rendre quasiment sans stress, fredonnant ses mi-ré-do et se répétant des "Advienne que pourra" ou "A l'impossible nul n'est tenu". 

    Mais lundi dernier, la porte était close et l'affaire ajournée: la prof était malade. 

    Espérons que demain soir le jury et le public soient indulgents et que les dix doigts ne fourchent pas tongue-out

    Amen. 

  • P comme Premières Perles

    Les premières perles de l'année scolaire sont arrivées avec les premières pluies d'automne: c'est dire que la saison est bonne, elles se sont fait attendre les unes comme les autres. cool 

    Voici la toute première et provisoirement unique perle d'élève: 

    "J'ai une bonne santé parce que je vais chaque samedi chez le curé." 

    Madame n'a pas osé demander ce que ça signifiait tongue-out 

    *** 

    A l'entretien parents-professeurs, Madame a dû un peu jouer à la directrice et accueillir les papas et les mamans. 

    - Bonjour, monsieur, dit-elle à un papa-tout-seul et tout fringant, qui visiblement ne savait pas de quel côté se diriger. Je peux vous aider? 

    - J'attends mon ex-femme et ma fille. 

    - Vous avez rendez-vous avec quel prof? 

    - Je ne sais pas! 

    Pourtant, il était là sur invitation téléphonique.

    Comme la moitié des profs se trouvaient dans la salle du rez-de-chaussée et l'autre moitié dans celle juste au-dessus, Madame demande, afin de pouvoir le diriger du bon côté des escaliers: 

    - Votre fille est dans quelle classe? 

    - Je ne sais pas! 

    - Vous savez en quelle année elle est? 

    - Je ne sais pas... en cinquième, je pense. (1) Oui, c'est ça, en cinquième! 

    - Alors je devrais la connaître... Comment s'appelle-t-elle? 

    Heureusement il se souvenait du nom de sa fille. Mais à Madame, ce nom ne disait rien du tout. Vérification faite sur son ordinateur, Madame constate que ce papa s'est trompé. Non pas d'un an, mais de deux: sa fille n'est qu'en troisième. (2) 

    - Elle est en troisième économique, dit Madame en essayant de cacher sa stupeur (3) 

    - Ah oui, économique, c'est ça! 

    Comme quoi on peut être un jeune cadre dynamique au look arrogant, avoir une fille unique et juste savoir comment elle s'appelle. 

    *** 

    (1) la cinquième correspond à la première, en France. Sa fille devrait donc avoir 16 ans.

    (2) la troisième, c'est la seule année qui ait le même nom en France et en Belgique. Sa fille n'a donc que 14 ans. 

    (3) et ses tremblements... parce que je ne sais pas ce que vous en pensez, mais un père qui ne sait même pas en quelle année est sa fille...

    prof,école,élève,stupeur,perles

    quelques-uns des petits chéris de Madame, à la fenêtre avec leur prof d'histoire 

  • P comme prairie

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    Le 11 octobre 

    le fermier est venu faire les foins. 

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    Appellerons-nous cela de l'optimisme? 

    ou du réchauffement climatique? 

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    L'odeur du foin en octobre 

    voilà qui nous mène très loin 

    de ce qui est TYPIQUE 

    ***

    c'était le thème de la semaine 42 

    pour le projet du Hibou 

  • P comme Paris

    Vous savez à quoi l'Adrienne a passé sa soirée de samedi, au lieu de préparer son billet du lendemain matin? 

    Non? 

    Je vais vous le dire. 

    D'abord, elle a lu qu'une expo sur Magritte allait s'ouvrir au Centre Pompidou. Elle a passé un bon bout de temps à lire tout ce qui la concernait avant de décider qu'elle voulait absolument la voir. 

    Vous devinez la suite... 

    Trouver une date dans le calendrier. 

    Trouver un hôtel pas trop cher du côté de la gare du Nord. 

    Trouver une place dans le TGV. 

    Bref, c'est réglé cool et comme disait l'autre, "Lafayette, nous voici" 

    (je parle de rue et des Galeries, bien entendu)

    paris,expo,art,voyage,peinture,belge,belgique

  • P comme potverdekke!

    - ça va, Georges? 

    - ça va, ça va, on fait aller... 

    - Qu'est-ce que tu bois? 

    - Ben un demi, comme d'habitude. 

    - Huguette! deux demis! et sans faux col, s'il te plaît! 

    - A propos, il y a longtemps que tu as vu Robert? 

    - Quel Robert? 

    - Robert Vandeputte, celui qui a un grand chien noir qui pisse partout. 

    - Ah oui! Robert! c'est vrai qu'il y a longtemps qu'on ne l'a plus vu... Son chien a peut-être fini par mourir. 

    - Ou alors c'est lui qui est mort. Et avant qu'on le trouve, vu qu'il était en bisbille avec toute sa famille, son chien l'aura bouffé, hahaha! 

    - Ouais, rigole pas, ça s'est déjà vu! 

    - Huguette! c'est quoi aujourd'hui le plat du jour? Des carbonnades flamandes? avec des frites, j'espère? 

    - Avec de la purée? OK, allons-y pour la purée, alors. Et apporte-nous encore un demi! 

    - Ce qui est bien, avec les carbonnades et la purée, c'est qu'on a même pas besoin de dents, hahaha! 

    - Arrête, Georges, ça me fait pas rire tes fines allusions... 

    - Tiens, ça me fait penser qu'il me manque dix euros pour payer l'addition. Attends-moi ici, je reviens tout de suite! 

    - Georges, arrête avec ça! Tu vas finir par te faire prendre la main dans le sac! Enfin, la main dans le tronc, plutôt, hahaha! Je vois d'ici les journaux: le pilleur de troncs enfin arrêté après 62 ans de pratique! 

    *** 

    consigne: 

    raconter une histoire inspirée d'un fait divers au choix 

    J'ai choisi celui-ci laughing 

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  • P comme Plutôt seront Rhône et Saône disjoints...

    Plutôt seront Rhône et Saône disjoints

    Plutôt seront Rhône et Saône disjoints, 
    Que d'avec toi mon coeur se désassemble :
    Plutôt seront l'un et l'autre mont joints, 
    Qu'avecques nous aucun discord s'assemble :
    Plutôt verrons et toi et moi ensemble 
    Le Rhône aller contremont lentement, 
    Saône monter très violentement, 
    Que ce mien feu, tant soit peu, diminue, 
    Ni que ma foi décroisse aucunement. 
    Car ferme amour sans eux est plus que nue.

    Maurice Scève (1501-1564)

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    photo prise au musée des Confluences le 14 juillet

  • P comme perles de poésie

    Sur le pont Beaurami 

    Il attend son amie 

    Sur le pont Beaumira

    Jamais ne reviendra 

    Mirabeau 

    Rime à beau 

    *** 

    L'élève s'embrouille dans les syllabes 
    Madame s'évade dans les nuages 

    Barimo 
    Maribo 
    Robami 
    Mobari 

    On a ri! 

     

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    Le pont Mirabeau 
    sous lequel coulent la Seine 
    et les amours d'Apollinaire... 
    source
    de la photo 

     

  • P comme pommes

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    photo de Plume d'Ambre

    C'était un de ces mercredis qu'il était tout seul dans la maison...

    - Alors il a encore fait une bêtise?

    Alors il a pris quatre belles pommes dans le compotier, les a pelées...

    - Et il s'est coupé? le sang a giclé?

    Il les a coupées en beaux morceaux bien égaux qu'il a mis dans un poêlon avec du beurre et du sucre...

    - Qui a joliment cramé?

    Qui a joliment caramélisé! Et pendant ce temps il a pris de la farine pour faire une pâte...

    - Il a bousillé le mixeur et dégueulassé la cuisine?

    Il a étalé la pâte sur les pommes caramélisées et a mis son plat au four.

    - Où il l'a oublié? Carbonisé?

    Où il l'a laissé dorer une petite demi-heure et quand il l'a sorti...

    - Il s'est brûlé? il l'a laissé tomber par terre?

    Il l'a mis à tiédir sur une grille.

    - Alors le chien l'a mangé?

    Alors sa mère est rentrée et elle s'est écriée "mais tu le fais exprès ou quoi? tu sais bien que je suis au régime!"

    - Je le savais que ça finirait mal, cette histoire!

  • P comme pain

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    C'est la chaleur qui fait que le pain monte bien 

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    C'est la chaleur des briquettes de charbon qui a sauvé l'Adrienne cet hiver-là où son chauffage était en panne 

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    C'est la chaleur de l'amitié qui fait que l'Adrienne tient debout. 
    Merci à ma nièce qui n'est pas ma nièce et à ma tante qui n'est pas ma tante. 

    kiss

    ***

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 16 - chaleur 

    ***

    parce que l'Adrienne non plus ne vit pas que de pain 

    tongue-out

     

  • P comme pas de panique!

    Un père violent et absent, une mère psychotique. Des dettes jusqu'au cou. Aucun autre lien familial. Il n'a personne. 

    Sauf Madame qui essaie de le sortir de là et se heurte à des murs. 

    Pourtant, ça s'appelle Protection de la jeunesse, ces murs. 

    Des murs de tracasseries juridiques et administratives. 

     

  • P comme promenade ostendaise

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    p comme plage vendredi 

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    p comme 'phone home'?

    (trois promeneurs adultes occupés tous les trois avec leur téléphone)

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    p comme printemps 

    le 13 février, les jardiniers sont déjà en train d'enlever les jonquilles pour les remplacer par autre chose...

    (à droite le Thermae Palace et à gauche la bibliothèque)

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    p comme poésie

    (au Mu.Zee, dessin de Spilliaert sur un poème de "je-ne-sais-plus-qui-ô-honte-sur-moi) 

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    p comme parc au crépuscule

    ostende

    p comme plage dimanche

  • P comme pas de panique

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    © Vincent Héquet 

    Pas de panique, il avait dit, on va trouver. 

    Et c'est vrai, ils avaient trouvé. 

    Il y avait même un arbre, juste devant la fenêtre. 

    Malheureusement elle était barricadée par des planches. 

    A cause des vitres qui manquaient. 

    Sinon il fallait aller encore plus haut. 

    Mais faire encore deux ou trois étages de plus 

    sans ascenseur 

    c'était au-dessus des forces de mémé.

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     http://www.bricabook.fr/2016/01/atelier-decriture-205-une-photo-quelques-mots/

     ***

    coda

    http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/binnenland/1.2543362

    De 2008 à 2013, le nombre de familles - rien qu'en Flandre - contraintes par la loi à quitter leur domicile, généralement pour cause de loyer non payé, est passé de 10.780 à 12.958.

  • P comme perles

    Si je vous dis 'session d'examens' vous pensez 'saison des perles' et vous n'avez pas tort. Il y en avait effectivement quelques-unes. 

    Malheureusement, je n'ai pas trouvé le temps de les collecter. 

    Et de toute façon, les perles de mes élèves auraient pâli en comparaison de celles récoltées par ma collègue d'histoire.

    Qui, après des semaines passées sur le Consulat et l'Empire, reçoit cette question à la veille de l'examen:

    - Napoléon, qui c'est?

    Non, franchement, aussi fort que ça, je n'ai pas.

    http://www.bartvanloo.info/boeken-napoleon.html

    histoire,prof,école,élèves

     

  • P comme Po

    Finalement, ce qu'il y a eu de plus beau à ce séjour turinois, c'est la balade sur les rives du Po Cool

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    c'était un jeudi après-midi

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    par ciel bleu

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    j'ai traversé le pont Umberto I

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    il y avait très peu de promeneurs

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    mais les canoteurs se bousculaient

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    c'était le moment idéal pour admirer les feux de l'automne

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     toute cette beauté juste à côté de la ville

  • P comme plantations

    Il faut que l'Adrienne ait des invités pour qu'elle se décide à remettre son tablier de cuisinière. Depuis qu'elle habite la maison de tante Fé, elle ne se nourrit que de pain, de fromages et de salades. Ou à peu près.

    Alors l'amie Anne a bien fait de venir samedi: pour la première fois depuis son installation il y a plus de deux ans, l'Adrienne a eu l'idée de ressortir sa lourde casserole Le Creuset - un miracle qu'elle se soit souvenue où elle l'avait rangée - et préparé un plat mijoté.

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    voici ce qui en reste

    Dimanche, le soleil brillait et l'Adrienne a pu planter les cadeaux qu'Anne avait apportés de son jardin: quelques framboisiers et salades d'hiver.

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    Depuis que l'Adrienne jardine "en douceur", il y a de nouveau des vers de terre dans le jardin

    Cool

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    Malheureusement, il y a aussi des limaces...

  • P comme paradis perdu

    Il arrive que l'Adrienne ait un gros coup de nostalgie. Il arrive qu'elle repense à son paradis perdu et que sa verte campagne lui manque. Parfois la solitude en ville pèse alors que ça n'avait jamais été le cas dans la vraie solitude de sa petite réserve naturelle. L'Adrienne chaussait ses bottes, allait faire un tour dans les bois et les prés et se revivifiait au chant des oiseaux.

    Il arrive que l'Adrienne ait un gros coup de découragement dans la maison de tante Fé. Tant de choses ne sont toujours pas en ordre. Une armoire à pharmacie attend d'être accrochée au mur depuis plus d'un an, des étagères sont encore au sol et il reste des cartons dans chaque pièce. Elle se demande si un jour elle s'y sentira chez elle et emploiera le mot "thuis" (1) pour la désigner.

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    l'autre paradis perdu
    celui de l'enfance
    dans la maison de grand-mère Adrienne.
    Remarquez comme mini-Adrienne,
    qui ne sourit jamais sur les photos, malgré tous ses efforts,
    respire le bonheur

    Mais ne vous inquiétez pas: l'Adrienne est en train de recréer le décor de ses deux paradis perdus. Elle va planter des pommiers et un seringat pour faire "campagne" et elle a déjà les hortensias et la clématite pour faire "jardin de grand-mère".

    Samedi dernier, elle a acheté des centaines de bulbes à fleurs. Reste à savoir où et quand elle les plantera Langue tirée

    ***

    (1) thuis = à la maison, chez moi. C'est un mot qui manque en français, je trouve. L'équivalent du "home sweet home".

  • P comme perpète

    Vous connaissez Madame, vous savez que ses élèves et ses cours ne sont jamais loin, même au coeur des vacances.

    Alors vous comprendrez que quand elle a vu un lien vers une chanson qui a "Paris" dans son titre, elle est allée voir tout de suite. Elle aimerait bien en ajouter une à la petite collection qu'elle fait écouter à ses élèves de cinquième (la Première, en France) en préparation à leur voyage annuel en ce haut lieu de la culture.

    Malheureusement, la jeune chanteuse l'a vite fait déchanter. A part le mot "perpète", qui fournirait à Madame l'occasion de faire un petit rappel de vocabulaire familier et argotique, il y a surtout des "ouh ouh ouh" et des "ah ah ah" dans le texte. Ainsi que quelques "oh oh".

    Ouh ouh ouh 
    Paris, Paris 
    Paris, Paris 
    Ouh ouh ouh 
    Paris, Paris 
    Ouh ouh ouh Ah ah 
    (Ah ah ah...) 
    Ah ah ah.... 
    Ouh ouh ouh Ah ah 
    Oh oh

    http://www.paroles.net/emilie-simon/paroles-paris-j-ai-pris-perpete

    Les élèves de Madame croiraient qu'elle se moque d'eux.

    Ce qui serait vraiment la pire chose.

    Cool

     paris,chanson,prof,école,élèves

    La belle, il est vrai, a d'autres atouts que ses dons littéraires et linguistiques

    http://www.trackmusik.fr/media/e/emilie-simon/mue

  • P comme peur

    L’Adrienne, on l’imagine, a passé toutes sortes d’examens dans sa vie. Des médicaux et des scolaires, des cliniques et des académiques. Elle a assumé, pris sur elle, géré: le coeur qui cogne, les mains moites, le ventre qui menace de lâcher.
    Le pire de tous les examens, celui qui dérègle toute l’anatomie et tous les sens, ce n’était pas à cause des seringues ou de l’éther, des cursus ou des compositions.
    C’était l’examen du permis de conduire.
    La gorge sèche, la tête qui tourne, le voile noir devant les yeux, les jambes qui tremblent, et voilà que l’Adrienne n’était même plus capable de se rappeler comment il fallait allumer les feux: elle a fait marcher les essuie-glace.

  • P comme passant punique

    Je quitte l'école en marchant d'un pas que je crois être toujours aussi ferme qu'autrefois. Je me trompe: il arrive désormais qu'un autre piéton me rattrape.

    Comme celui-ci, dont je sens le pas derrière moi, qui vient finalement à ma hauteur et décide d'entamer une causette:

    - Bonjour! quel temps, n'est-ce pas?

    Quelques gentils nuages voilent le soleil et le vent fait voleter les jupons.

    - J'aime bien ce temps-là, lui dis-je. Je n'aime pas les fortes chaleurs.

    - Ah! moi si! 

    Puis il ajoute:

    - Je suis Tunisien. Il fait toujours beau en Tunisie. Vous y êtes déjà allée?

    - Ce serait trop chaud pour moi, je crains...

    - Il faudrait y aller, insiste-t-il, c'est magnifique, la mer, la plage, le soleil!

    Il dit encore:

    - Je travaille là-bas, dans le secteur touristique.

    Alors, comme j'ai affaire à un connaisseur, je lui réponds:

    - Moi, si j'allais en Tunisie, ce ne serait pas pour la plage et le soleil, mais pour aller voir les sites antiques.

    Il me regarde comme si j'étais tout à coup passée au chinois ou au lingala.

    - Les sitantiques?

    - Ben oui, des vestiges de l'Antiquité. Il y en a beaucoup en Tunisie, non?

    - ...

    - J'irais visiter la ville de Carthage, par exemple.

    Il est désolé, mais il ne voit pas du tout de quoi je parle.

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    « Ruines de Carthage » par Free On Line Photos. Sous licence No restrictions via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ruines_de_Carthage.jpg#/media/File:Ruines_de_Carthage.jpg

    Les noms des rois de Carthage se mettent à défiler dans ma mémoire et rentrée chez moi, je ne cesse de me demander si on n'enseigne pas ce riche passé aux petits Tunisiens d'aujourd'hui ou si je suis juste tombée sur la "mauvaise tête" de la classe Langue tirée 

  • P comme petit bonze

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    © Sabine

    http://www.bricabook.fr/2015/05/atelier-decriture-176e-une-photo-quelques-mots/

    Ce n'est pas parce qu'on a la tête rasée depuis hier,

    Ce n'est pas non plus avec le port tout récent d'un vêtement orange

    Qu'on cesse d'être un enfant.

     

    Il court, il saute, 

    le tout nouveau petit bonze.

    Il brandit une arme imaginaire pour terrasser les monstres.

     

    Il court, il saute!

    Oui, l'avez-vous vu?

    Il plane.

    Langue tirée

     

  • P comme Projet 52

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    en auto ou à vélo

     projet 52,photo,voyage,irlande

    en camping-car ou en camion

     projet 52,photo,voyage,irlande

     en petit ou grand bateau

    projet 52,photo,voyage,irlande

    la Nipotina avec le petit train ou moi à pied

    chacun ne cesse de se déplacer

    ***

    « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
    Blaise Pascal (1623-1662 - Pensées, B139, Divertissement)

    ***

    Projet 52 - semaine 16 - thème: se déplacer

     http://manuelles.canalblog.com/archives/2014/12/30/312277...

  • P comme patio

    Au sifflement aigu, il saisit et se retourne vivement. Dans le patio, une jeune fille en chemise natte sa chevelure. A terre, près d'elle, son chapeau de paille garni d'un ruban bleu et de roses blanches. C'est elle qui a émis ce sifflement?

    Sur une corde, des draps blancs sèchent et d'autres chemises, pareilles à celle qu'elle porte. Des chemises d'homme, sans col. Sur le bord de la fenêtre, un chat se lèche les pattes, consciencieusement, en fermant les yeux.

    La dernière fois qu'il a entendu un sifflement aussi strident, c'était pendant la guerre. 
    C'était une patrouille allemande qui avait découvert son ami Miguel. On ne l'avait plus jamais revu.

    A côté d'elle se trouve encore la grande bassine d'étain qui a contenu le linge à étendre.  Le patio respire la fraîcheur. Il doit faire bon s'y arrêter, s'y reposer, y bavarder.

    Pourquoi a-t-elle sifflé? Au plus il l'observe, au plus elle a l'air de se moquer de lui. Ses nattes faites, elle les enroule savamment autour de sa tête, comme si elle n'était pas consciente de sa présence. Ou plutôt comme si elle posait pour un peintre réalisant un tableau d'une jeune fille à sa toilette. Sur un banc de pierre est posée une cruche fêlée dans laquelle poussent des plantes grasses aux minuscules fleurs roses. Les fleurs sont envahies de papillons. 

    Sa coiffure terminée, elle se lève, prend d'une main l'escabeau sur lequel elle était assise et de l'autre la bassine d'étain d'où s'échappe encore un filet d'eau.

    C'est alors seulement qu'il remarque les langes qui sèchent sur un autre fil. 

    Debout derrière la grille dans la lumière du matin, il ne sait plus ce qu'il doit faire. Continuer sa route ou entrer par cette porte. Il a le souffle court d'un homme qui aurait fait des escaliers en courant.

    fiction