ça se passe comme ça

  • P comme paille et poutre

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    - Et contre l'utilisation du bois, demande le sémillant politicien au jeune Burkinabé venu témoigner des actions organisées dans son pays contre la spoliation des terres par les entreprises minières, qu'est-ce que vous faites contre l'utilisation du bois pour le chauffage et la cuisine? 

    L'Adrienne se sent bouillonner et a envie de demander au sémillant politicien: 

    - Et vous? qu'est-ce que vous faites? 

    Oui, que fait-il pour la planète, lui qui a une grosse villa pour deux personnes, le chauffage central, une cuisine suréquipée, un feu ouvert - parce que c'est si convivial et chaleureux les soirs d'hiver, n'est-ce pas, et le bois et bien on l'achète par remorque entière - une belle bagnole, une autre pour sa femme... qu'est-ce qu'il fait pour la planète?

    Heureusement, le jeune Burkinabé a répondu avec beaucoup plus d'intelligence: 

    - Nous essayons de promouvoir des sortes de foyer qui ont besoin de moins de bois pour fonctionner. Mais le mieux, ce serait que le niveau de vie des gens augmente, et qu'ils puissent s'offrir une cuisinière au gaz. 

    Bien dit, l'ami!  

    D'autant plus que le sujet du débat était: les actions entreprises contre la spoliation des terres - et autres nuisances - de la part des entreprises minières... 

    ***

    source de la photo et info ici

  • X c'est l'inconnu

    Il a fallu enlever la plinthe sous la cuisinière, 

    retirer le lave-vaisselle de là où on avait eu tant de mal à l'introduire sans faire de dégâts, 

    arracher une planche sous le meuble de la cuisine,  

    DSCI4607.JPG

    pour qu'enfin un premier mystère soit résolu: 

    oui, il y a bel et bien une citerne d'eau de pluie sous la cuisine, 

    un truc rond en béton, 

    qui contenait autant de boue que d'eau. 

    DSCI4609.JPG

    et pendant qu'on y était, on a résolu tous les autres mystères 

    de l'écoulement des eaux usées 

    et compris pourquoi il y a cette odeur-là 

    dans la maison 

    tongue-out 

    Il reste quatre mois à Monsieur l'Entrepreneur 

    pour faire le reste du travail.

  • Y comme Yaka

    Le Belge, dit le journal de mercredi matin, on le sait, "a une brique dans le ventre". Mais ce qu'une nouvelle enquête vient de révéler, c'est qu'en plus de vouloir à toute force être propriétaire de son logement, il va en moyenne, dans le courant de sa vie, y faire quatre fois des travaux de rénovation. 

    Voilà, se dit l'Adrienne: tout s'explique! 

    En effet, chez elle aussi de nouveaux travaux sont en chantier, alors qu'elle croyait en avoir fini avec "tout ça". 

    *** 

    C'était sans compter sur la commune et ses projets d'aménagement. 

    En octobre, l'Adrienne et ses voisins ont reçu une longue lettre avec un tas de documents agrafés. Un rapide coup d’œil a permis de conclure que ça signifiait "travaux coûteux et dommages collatéraux garantis". 

    *** 

    Les uns après les autres, l'Adrienne et ses voisins reçoivent la visite d'un expert qui vient évaluer quelles mesures seront nécessaires. 

    Un type bien gentil qui vous dit sans sourciller: 

    - Yaka... 

    Par exemple, dans trois maisons il a dit: 

    - Pour séparer l'acheminement de l'eau de pluie des eaux usées, yaka démolir le carrelage. 

    maison,vie quotidienne,ça se passe comme ça

    chez l'Adrienne, en plus de quelques travaux à l'intérieur, YAKA refaire les sentiers, refaire un trou dans le mur et creuser tout le long de la maison pour amener l'eau de pluie jusqu'à l'autre rue... 

    c'est précisément là que depuis 2013 ont été plantés le figuier, l'hortensia grimpant, le romarin, la sauge, des fleurs à bulbe et quelques vivaces...

     

  • Stupeur et tremblements

    En rentrant de son petit voyage parisien, la première chose que fait l'Adrienne, c'est vider sa boite aux lettres. 

    Voici ce qu'elle y trouve, parmi deux ou trois cartes de vœux et quelques publicités: 

    DSCI4575.JPG

    D'abord, stupéfaction totale (et deux relectures du feuillet): qu'est-ce que ça vient faire ici? le seul crédit que l'Adrienne ait jamais contracté, c'était pour l'achat de sa maison. Or, sur ce document il s'agit de tout autre chose. Ni la somme ni la société de crédit ne correspondent à rien de connu. 

    Mystère total: où est l'erreur? est-ce une arnaque? que faire? réagir, téléphoner, écrire ou pas? 

    DSCI4576.JPG

    La nuit, elle a largement le temps d'y réfléchir, vu qu'elle n'en dort pas. Une recherche rapide montre effectivement l'existence d'une telle société française de crédit. Le numéro de téléphone y correspond. Mais c'est situé à Pau, pas à Paris.

    DSCI4577.JPG

    La nuit, l'Adrienne se dit qu'elle répondra par écrit. 

    En néerlandais 

    tongue-out 

    Une belle longue lettre en termes bien sentis 

    Dans la langue de Vondel 

    tongue-out 

    Finalement elle n'a encore rien fait du tout 

    convaincue que c'est une arnaque

    d'une société française

    qui espère élargir son territoire d'action malfaisante 

    jusqu'en Belgique

     

  • F comme folie du Friday

    Il n'y a pas tellement d'années que je sais à peu près ce que représente le Thanksgiving américain et quand il est célébré - les Hallmark Christmas movies auront eu au moins ce mérite-là tongue-out 

    Ce qui est neuf, par contre, c'est la notion du Black Friday: pour la première fois cette année j'ai reçu un tas "d'offres promotionnelles" - de la SNCF, d'agences de voyages, de parfumeurs, la liste est longue et étonnamment française - pour m'inciter à dépenser mes sous au lendemain du Thanksgiving. Ou même, dans un grand élan de largesse, pendant les quatre jours de ce week-end prolongé américain. 

    Étonnant, oui. J'ai trouvé étonnant que cette mode nous soit parvenue comme ça, d'un coup, PAF! tout le monde s'y est mis. 

    friday.jpg

    article et source de la photo 

    Les Américains, dit l'article, ont battu tous les records en dépensant pour ce Black Friday 2016 la somme de 5,3 milliards de dollars, soit 18% de plus que l'an dernier. En majeure partie pour des cadeaux de Noël.  

    Comme des drones ou des télés 4K 

    tongue-out

  • Première fois

    Première fois depuis très longtemps que l'Adrienne est retournée sur les bancs de son université préférée. Celle où elle a passé quatre merveilleuses et bien trop courtes années. 

    La première série de conférences est annoncée pour quatorze heures et l'Adrienne est déjà installée dans l'amphi. Largement avant tout le monde, comme d'habitude tongue-out

    A 14.01 h. entre un étudiant, jeune homme à trois poils de barbe et bonnet de laine, l'air égaré: 

    - C'est ici, la conférence? 

    - Quelle conférence? demande un tout frais doctorant à la coiffure et au costume-cravate impeccables. 

    - Je ne sais pas... c'est notre prof qui nous oblige de venir... 

    Eclat de rire, oh oui grand éclat de rire de l'Adrienne, devant cette merveilleuse preuve de motivation. 

    Regard courroucé du gamin qui marmonne: 

    - Ben au moins, je suis venu! 

    histoire,ça se passe comme ça,prof

    photo prise le 25 novembre 2016 

  • G comme grand-mère

    Elle est assise sur une chaise basse. Elle est un peu courbée. Elle a ses filles debout à ses côtés, celle qui lui ressemble et celle qui ne lui ressemble pas. Une brune aux yeux sombres et une blonde aux yeux clairs, comme son père. 

    Voilà cinq jours qu'elle dort à peine, qu'elle ne réussit plus à se nourrir comme il faut, qu'il faut la soutenir pour marcher. Cinq jours qu'elle ne sait plus que penser ni que faire ni à quoi ont servi les tonnes de bougies qu'elle a fait brûler devant Marie et Jésus et tous les saints, depuis deux ans. 

    Une Mère Courage aujourd'hui largement octogénaire qui doit subir le énième malheur de sa vie. L'enterrement de son petit-fils. 

    Si ce n'était pas une formule toute faite, on pourrait dire que jusqu'au bout, rien ne lui aura été épargné. 

    Et c'est sur elle que je pleure, plus que sur l'admirable jeune veuve ou le petit garçon orphelin à trois ans et demi. Pour eux, j'espère qu'il leur reste du temps de bonheur devant eux. 

    C'est sur elle que je pleure, sur son grand cœur de maman et de grand-maman, si grand que même moi parfois j'ai pu m'y réchauffer. 

     

  • X c'est l'inconnu

    Hier, un article assez discret mentionnait que sept journalistes palestiniens avaient vu leur compte fb bloqué. 

    Fb ne dément pas, mais parle d'un hasard. 

    Pur hasard s'il s'agit de journalistes palestiniens. 

    Pur hasard que fb a signé un accord avec Israël précisément ce mois-ci pour éliminer tout ce qui déplairait aux dirigeants de ce pays. 

    Pur hasard si dans 95% des cas, fb obtempère et accède aux désirs d'Israël d'ôter l'info qui gêne. Tout comme l'ami G**gl*. 

    Car bien évidemment, il est préférable de ne pas nous inquiéter sur la façon dont la Palestine est gérée, spoliée, enfermée, tenue à l'écart de tout spectateur extérieur et même de toute aide. 

    Et si aide il y a, s'empresser de démolir. Que ce soient des poteaux électriques ou un terrain de jeux pour enfants. J'en ai déjà parlé ici, tout ça avait été offert par la Belgique puis rasé par Israël. 

    "Wat niet weet, wat niet deert", dit le proverbe en néerlandais: si tu ne le sais pas, tu ne dois pas non plus t'en charger la conscience. 

    Fermons les yeux du monde sur les exactions. Je lis chez Lucette Desvignes qu'Israël a même obtenu de la France qu'elle interdise des actions du genre "boycot". 

    Bref, s'il n'en reste que deux à s'énerver très fort sur ce qui se passe là-bas, ce sera Lucette Desvignes et moi. 

    Sauf qu'elle le fait avec infiniment plus de talent. 

    Je vous en donne un autre exemple icicool

  • 7 fois 7

    C'est finalement une tout autre cafetière italienne que l'Adrienne s'est offerte fin mai dernier, à l’occasion de son anniversaire. 

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    Remarquez l'embout à gauche: la vapeur qu'il produit doit métamorphoser le lait en une mousse légère pour le cappuccino. Voilà ce qui a définitivement fait pencher la balance en faveur de cet article-ci, à peine plus cher que la Bialetti dont on parlait hier et pour lequel le choix du format, du modèle, de la couleur... ne se posait pas. 

    ***

    Contrairement à ses habitudes, l'Adrienne s'est astreinte à lire de bout en bout le mode d'emploi - qui heureusement n'est pas très épais - puis à suivre scrupuleusement toutes les étapes de la fabrication de la mousse de lait: la notice recommande le lait demi-écrémé bien froid, on dose la bonne quantité (100 ml), on attend que les lampes rouge et verte s'allument, on évacue un premier jet de vapeur jusqu'à ce qu'il n'en sorte plus d'eau, on introduit l'embout dans le lait etc. etc.

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    Hélas, ça foire à tous les coups. 

    D'abord on ne comprend pas pourquoi le lait ne se change pas en mousse. Au contraire, il se met à bouillir et à gicler sur la nouvelle machine, les murs et tout le reste, y compris sur l'Adrienne. 

    *** 

    Puis on finit par résoudre le mystère: les 100 ml de départ ont doublé de volume tout en restant liquides, d'où on peut conclure que de cet embout, il ne sort pas que de la vapeur, mais aussi de l'eau. 

    Bref, ce n'est pas demain que l'Adrienne pourra offrir un cappuccino à sa mère, à qui elle avait annoncé toute fière: 

    - Dès que je réussis à faire un vrai cappuccino, je t'invite! 

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    Sur les sept fois sept tentatives, voici le seul qui donne un peu l'illusion de ressembler à un cappuccino, mais c'est surtout grâce à son cacao tongue-out

     

     

  • E comme expert

    Certains se souviendront peut-être en quels termes dithyrambiques l'Adrienne avait décidé que la cafetière italienne était l'ustensile qu'il lui fallait en remplacement de son percolateur? 

    cafetière.jpg

    dessin de Guillaume Long sur son blog

    Elle s'est donc rendue à Bruxelles dans un magasin spécialisé avec la ferme intention d'en rapporter un précieux exemplaire à la maison. 

    Malheureusement, ces cafetières étaient présentées en divers modèles (du plus classique au plus design), en plusieurs coloris (tons neutres, tons vifs, tons pastels) et bien sûr en différents formats, de sorte que l'Adrienne, après avoir passé une grosse demi-heure à comparer tailles, prix, modèles et couleurs... est ressortie du magasin sans avoir pu se décider. 

    Elle comprend bien, à présent, ce qu'ont dû ressentir ses amis roumains la première fois qu'ils étaient en Belgique, juste après la chute de leur Conducator, et qu'ils ont été confrontés à des hypermarchés où le choix d'un simple yaourt demande l'examen d'un rayonnage de plusieurs mètres sur quatre étages. 

     

  • Pourquoi va-t-on à un atelier d'écriture?

    Pourquoi va-t-on dans un atelier d'écriture? s'énerve-t-elle déjà alors qu'il doit encore commencer. 

    Il est dix heures: en principe, l'atelier devrait débuter. Sur les dix personnes inscrites, cinq seulement sont arrivées. Je propose qu'on attende encore un peu, dit l'animatrice. Un peu, qu'est-ce que ça veut dire, un peu? Cinq minutes? un quart d'heure? Bref, on attend dans un silence qui perdure, en essayant de ne pas se dévisager. L'animatrice joue avec son smartphone et les cinq participantes - car oui, il n'y a que des femmes - sont prêtes, papier et stylo posés sur la table, regard dans le vague. 

    Dix heures et quart. Il manque toujours trois personnes. L'animatrice suggère qu'on commence, ce qui signifie l'inévitable et détestable tour de table des présentations. Si c'est pour apprendre nos prénoms, c'est inutile: pendant les deux jours d'atelier, chacune recevra au moins trois fois la question "c'était comment, votre prénom?". Si c'est pour coller des étiquettes hâtives selon le lieu d'origine, le métier, la situation sociale, c'est réussi. 

    On finit par recevoir une première consigne: notez dix mots sur une feuille. Des substantifs concrets, précise l'animatrice. C'est quoi, un substantif? demande quelqu'un. Presque personne n'a compris "concret". On recommence. Certaines ont besoin de dix minutes pour réussir à noter dix mots désignant un objet. 

    Il faut écrire un petit texte avec les dix mots notés par la voisine de table. Après, annonce l'animatrice, chacune lira tout haut ce qu'elle a écrit: c'est la règle, dans les ateliers d'écriture. 

    Du temps passe. Beaucoup de temps. Le temps d'écrire trois textes au lieu d'un seul. Vient enfin le moment de la lecture. Qui veut commencer? Deux doigts se lèvent. X est désignée. 

    - C'est à moi? 
    - Oui, c'est à vous. 
    - Alors je lis? 
    - Allez-y! 

    X met ses lunettes, enlève ses lunettes, remet ses lunettes, se redresse sur son siège, range une boucle de cheveux déjà rangée trois fois derrière l'oreille, se racle la gorge: 

    - Vous savez, je ne suis pas très contente de mon texte... 
    - Ce n'est pas grave, allez-y... 
    - Bon, alors j'y vais... 

    ça se passe comme ça, écrire

    question subsidiaire: 
    quel est le rapport entre l'atelier d'écriture et l'aquarium? 

    (photo prise en juin 2012)

     

     

  • M comme Mateiu

    Le temps des vacances, on se sent toujours obligée de faire un peu de rangement mais cette année-ci une sorte de miracle a eu lieu: on s'est attaquée à trois grandes boites de "souvenirs" qui traînaient depuis trois ans dans le salon et on a réussi à en jeter la majeure partie. 

    Evidemment, on est de nouveau tombée sur quelques trucs qu'on ne peut ni jeter, ni donner, comme cet énorme livre de Mateiu Caragiale

    mateiu caragiale.JPG

    Il s'agit d'une édition bilingue roumain-français de poèmes de Mateiu Caragiale, reçue en cadeau de mes amis roumains lors de notre première rencontre, l'été qui a suivi la chute du conducator. 
    Comme cet épais bouquin fait 34 cm sur 24, il n'entre dans aucune des boîtes de la bibliothèque... 

    ***

    Bref, les trois grandes boîtes se trouvent réduites à un demi-carton, c'est une véritable prouesse, du jamais vu sur la planète Adrienne.

     

  • Dernière fois!

    C'est bien la dernière fois, se dit l'Adrienne à la fin d'une journée particulièrement tendue, que j'emmène ma mère en vacances!

    Le lendemain, avec la suite dans les idées qu'on lui connaît, elle proposait déjà une destination pour l'été suivant.

    - Oh mais! a dit sa mère, on ne doit pas attendre jusqu'à l'an prochain! On peut y aller au mois d'août!

    vive la famille, voyage, ça se passe comme ça

    l'infatigable mère de l'Adrienne dans les traboules

    vive la famille, voyage, ça se passe comme ça

    entre le musée des Tissus et celui des Arts décoratifs

    vive la famille, voyage, ça se passe comme ça

    lisant scrupuleusement chaque écriteau
    (ici au musée gallo-romain de Fourvière)

    vive la famille, voyage, ça se passe comme ça

    montant et descendant des tas d'escaliers
    (ici en revenant d'une visite à la Croix-Rousse)

  • K comme Klarafy

    Elle s'appelle Klara, ce qui est à la fois un prénom féminin et l'abréviation de 'klassieke radio': la chaîne de radio flamande spécialisée en musique dite 'classique'.

    Dans le but de trouver toujours de nouveaux publics et de toucher les jeunes adultes (je suppose), Klara a inventé Klarafy, un programme en ligne qui vous permet de trouver des morceaux 'classiques' correspondant à vos goûts.

    J'ai testé.

    D'abord, j'ai dû ouvrir un compte spotify.

    Puis j'ai eu accès à Klarafy... qui me propose de sélectionner mes goûts musicaux en fonction des diverses chaînes de radios flamandes, dont bien sûr je n'écoute aucune, puisque je n'écoute que Klara tongue-out.

    J'en ai testé deux ou trois, c'est bien fait et on peut affiner sa sélection - vous voulez plus happy ou sad? relaxing ou cheerful? etc.

    Enfin, vous téléchargez et Klara vous offre quelques minutes d'une dizaine de morceaux allant du baroque au moderne.

    Evidemment, et ceux qui connaissent spotify se moqueront bien de moi, si vous ne prenez que la version gratuite, vous n'échapperez pas aux pub qui viennent s'intercaler entre votre dégustation de la Toccata de l'Orfeo de Monteverdi et Skulkalsbrura de Grieg.

    Il faut que le commerce marche, disait mon père.

     

    ici avec Jordi Savall

  • T comme traduction

    Er woonde op de aarde      Il y avait sur terre

    Er woonde op de aarde      Il y avait sur terre 
    een vrouw van honderd jaar      Une vraie centenaire 
    die veel te veel bewaarde,      Qui conservait de tout 
    ik weet alleen niet waar.      Mais je ne sais pas où

    Wat iemand had vergeten,     Ce qu'on avait oublié,
    wat iemand niet meer zag,     Ce qu'on ne voyait plus,
    wat bijna was versleten,     Ce qui était usé,
    wat in een laatje lag.     Dans un tiroir perdu.

    Wat in antieke kasten      Dans de vieilles armoires
    en diepe putten bleef,      Ou dans de grands trous noirs,
    wat nergens meer in paste,      Ce qui ne marchait plus,
    wat schonkig was en scheef.     Etait laid ou tordu.

    En niet als in de dromen      Et mieux que dans les rêves 
    en elke dag te moe,      Et chaque jour sans trêve
    ze heeft het meegenomen,       Elle l'a emporté
    ik weet niet waar naartoe.      Je ne sais pas où c'est.

    “Er woonde op de aarde” - Joke van Leeuwen
    In: Ozo heppiejer, Versjes van Joke van Leeuwen (Querido, 2012)

    Traduction de l'Adrienne, la plus littérale possible

    juli 2013 (2) - kopie.JPG

    que prouve cette photo?

    1.que l'Adrienne, au moins une fois dans sa vie, est allée au parc à conteneurs

    2.que la chose est si exceptionnelle qu'elle en a fait une photo

    3.qu'elle aurait mieux fait d'attendre: les plaques de gyproc étaient intactes et par après il a fallu en racheter pour le faux plafond des toilettes et du kot" à chauffage

    tongue-out

  • K comme krak

    L'Adrienne était tranquillement occupée à son bureau

    quand tout à coup

    krak.jpg

    Krak! Dzinng!

     

    La corde qui retenait

    le cadre des ancêtres

    accroché à son clou

    venait de céder

    dans la pièce d'à côté...

    famille 001 (2).JPG

    La famille tout entière

    s'est retrouvée par terre

    dans mille bris de verre...

    ***

    Comme l'Adrienne n'est pas superstitieuse, elle ne croit pas que cela aura des conséquences négatives pour les deux personnes encore vivantes figurant sur la photo parmi les arrière-grands-parents, les grands-oncles et les petits-cousins cool

     

  • J comme (in)justice

    "Un homme, un Monégasque, pas un de ces étrangers errants qu'on rencontre par légions sur ces côtes, un mari, dans un moment de colère, tua sa femme." 

    Ainsi commence la nouvelle de Maupassant, Le condamné à mort.

    "Un homme, un brave père de famille de ma ville, époux soumis et employé modèle, dans un moment de désespoir, tua sa femme."

    Ainsi pourrait commencer la chronique judiciaire du procès dont je parlais hier.

    Dix ans après, les questions restent.

    Dans quelle mesure cet homme était-il coupable et dans quelle mesure était-il victime? Jusqu'à quel point peut-on tenir compte des circonstances qui ont mené au crime? Faut-il prendre en compte le fait qu'il n'y avait aucun risque de récidive, qu'il ne représentait pas de danger pour la société? S'est-on laissé attendrir par sa honte, ses regrets, ses aveux... et ses larmes pendant le témoignage de ses filles?

    Lors du procès, j'ai été pleinement satisfaite de l'heureuse issue - pour lui, pour ses filles. Issue pour laquelle j'avais mis tout mon poids dans la balance.

    Ensuite, en le rencontrant par hasard en ville faisant son marché, j'ai chaque fois eu comme un choc. Une gêne.

    Cet homme, finalement, avait tout de même tué.

  • I comme (in)justice

    Il y aura bientôt dix ans que l'Adrienne a été appelée à siéger dans un jury d'assises.

    Comme le meurtrier était un homme de "sa" ville, vous devinez la suite: elle avait eu sa plus jeune fille en classe.

    L'Adrienne comptait bien sur cet argument pour être dispensée de corvée: comment juger avec équité si on connait de si près une des personnes intéressées? Voilà l'argument qu'elle a utilisé face aux juges et aux avocats.

    Mais c'est le contraire qui a eu lieu: ayant apprécié sa franchise et ses scrupules, c'est précisément elle que le "comité de sélection" voulait voir figurer parmi les membres du jury.

    L'Adrienne a donc dû sécher les cours pendant une semaine et décider si cet homme qui avait tué sa femme était coupable d'avoir agi avec préméditation.

    Aujourd'hui encore elle se demande si elle a bien fait...

    ***

    Dernièrement, ses deux filles ont mis une petite annonce dans le journal pour annoncer le décès de celui qui a tué leur mère.

    Comment vit-on après un tel drame?

  • G comme glace

    Dehors, il fait une chaleur moite. On espère trouver un peu de fraîcheur dans la pénombre du salon, mais c'est tout le contraire. Il y fait étouffant.

    L'Adrienne est un peu en avance, comme d'habitude. Elle a largement le temps d'admirer la vitrine abondamment ornée de tous les attributs rouge-jaune-noir des supporters des Diables rouges.

    La coiffeuse termine le brushing d'une dame et son collègue vient d'accueillir un homme dans la trentaine florissante. Toute leur conversation roulera sur ce qu'on appelle chez nous "l'enterrement de sa vie de garçon".

    Les trois femmes du salon se taisent. Le coiffeur fait subir à son client un véritable interrogatoire pour connaître tous les détails de l'événement. Puis ces messieurs évoquent les "bachelor party" auxquelles ils ont assisté ou, plus fort encore, dont ils ont entendu parler. Par moments le sèche-cheveux fait tant de bruit qu'un détail échappe à l'auditoire féminin. On ne sait pas s'il faut s'en réjouir ou le regretter.

    Heureusement, au moment où entre une jeune femme avec sa petite fille qui n'a pas trois ans, ces messieurs sont juste passés au sujet suivant.

    - Vous allez faire couper ces jolies bouclettes? demande l'Adrienne à la maman, au moment de passer à la caisse.

    - Oh non! juste un peu raccourcir! on veut des cheveux longs!

    Parce que même si on n'a pas trois ans, on se doit d'être belle et féminine.

    DSCI3265 - Copie.JPG

    voilà pour gballand
    à défaut d'un avant/après
    une vue sur un des miroirs du salon
    où cette fois-ci on a délaissé la philosophie...

  • D comme débile

    Le chocolat, tous les aficionados vous le diront, est excellent pour la mémoire. 

    Aussi, l'Adrienne ne manque pas de s'en offrir une plaquette, de temps en temps. Du noir sucré à la stévia, pour mettre toutes les chances de son côté. 

    Comme on en vend dans son supermarché préféré, il n'y a rien de plus facile: la plaquette passe du rayon dans le caddie et de la caisse au sac à provisions.  

    Dans le fond duquel l'Adrienne l'oublie.

    stevia.jpg

    source image 

    écrit pour le défi du samedi: j'ai la mémoire qui flanche

  • W comme what a relief!

    Le train de l'Adrienne - tout comme celui de Madame - était sur le point de dérailler.

    Avoir les batteries à plat à cinq heures du soir, parfois même déjà à la pause de midi, avoir besoin de dormir le samedi - alors qu'il faudrait faire le ménage, le jardin, les courses, la lessive, l'administration - et stresser tout le dimanche parce que le lendemain, c'est solfège et piano, et qu'on n'a pas trouvé dix minutes pour s'exercer... il y a un moment où il faut admettre que ce n'est pas normal.

    Alors avant que la locomotive rende l'âme et soit juste bonne au rebut, des mesures s'imposaient.

    Taillant dans le vif, l'Adrienne a décidé d'arrêter le piano et Madame, ne voulant pas être en reste, va passer en mode mi-temps.

    On ne verra donc jamais d'oranger sur le sol irlandais ni démolir Pachelbel en "versión muy fácil y corta" tongue-out  

     

  • Y comme yamamoto kadératé

    Mardi soir, je voyageais paisiblement avec mon fidèle destrier, quand il a exhalé un long soupir.

    Celui qu'on appelle le dernier.

    J'ai tenté de le réanimer.
    Rien n'y a fait.
    Il fallait se rendre à l'évidence.

    C'était devenu un corps sans vie.

     okt 2013 (7a) (2).JPG

    le voici, en des jours meilleurs...

    ***

    J'ai donc sorti de l'écurie 
    un animal plus jeune 

    que je tenais en réserve pour le jour où... 

    - car l'ancien avait déjà montré quelques signes de grosse fatigue - 

    malheureusement il manque de nerf 
    et de souplesse 

    et de bonne volonté. 

    En un mot: il m'énerve. 

    ***

    Le comble, c'est que contrairement aux avis que je donne moi-même - et que j'ai donnés encore tout récemment à Godelieve - j'ai cru améliorer ses performances en téléchargeant Windows 10 (1)...

    ça va prendre une heure et demie de temps, me dit-on par écran interposé. 

    Trois heures plus tard, 18% de cet "upgrade" avait été réalisé. 
    Je l'ai laissé travailler seul et suis allée dormir... 

    ***

    Le lendemain matin, j'ai tout de suite éliminé un tas d'applications inutiles, pensant rendre son fardeau plus léger. 

    Peine perdue. 

    Une heure plus tard: 

    "Alles is bijna gereed" (2) me dit-il, 
    "zet uw PC niet uit" 

    ***

    Je crois que je vais le remettre à l'écurie 
    et m'en acheter un plus fringant
    qui m'obéira au doigt et à l'oeil. 

    smile

    ***

    (1) dans les commentaires, de nombreuses personnes en semblaient satisfaites...

    (2) tout est presque fini, n'éteignez pas votre ordi

     

  • Stupeur et tremblements

    Stupeur de l'Adrienne, il y a une quinzaine de jours, en lisant que les fabricants de crayons de couleur sont en rupture de stock. 

    Et vous savez pourquoi? 

    Parce que les adultes ont la rage du coloriage. 

    C'est un article de The Independent qui est à l'origine de nombreux autres dans la presse néerlandophone et francophone (par exemple Libération ou De Volkskrant). 

    De plus, les adultes ne se satisfont pas de "seulement" 36 couleurs, ils préfèrent les boîtes de 72 ou même 120 crayons. Et ils s'offrent la meilleure qualité, celle des crayons pour "artistes". 

    Ainsi, une boîte de 108 crayons Faber Castell à 250 €, ou encore 100 € de plus pour une belle boîte en bois chez Caran d'Ache. 

    Stupeur devant ces adultes qui font des activités enfantines mais avec des investissements "adultes". 

    Et tremblements pour notre planète aux ressources malheureusement pas inépuisables. 

    En bois de cèdre, par exemple. 

    Parce qu'en plus, si on s'achète une boîte de 120 couleurs, on n'en "use" finalement que quelques-unes... et il faut racheter une nouvelle boîte. 

    faber.jpg

    330 € pour cette boîte de 120 Faber-Castell

     

  • F comme Francis, coiffeur-philosophe

    Il y a de ces moments où il faut se résigner à utiliser un téléphone: trois ou quatre fois par an, pour fixer un rendez-vous avec les successeurs de Francis, coiffeur-philosophe. 

    - Vous savez, précise l'Adrienne après avoir donné son nom, celle qui vous demande de lui couper les cheveux à sec. 

    Ah! oui, elle voit. 

    Il n'y a personne dans la boutique en ce mardi matin et la coiffeuse s'affaire autour de la tête de l'Adrienne. Dans le miroir, on la voit se bagarrer avec les mêmes épis qui énervaient tellement Francis. Elle s'arrête de couper, perplexe. Ça fait beaucoup rire l'Adrienne: 

    - Vous avez un problème avec mes "corniches"? 

    Car c'est ainsi que dans la famille du père on désignait les mèches qui rebiquent à hauteur des oreilles. 

    Cette coiffeuse-ci appartient à une autre école philosophique: elle croit qu'il ne faut pas contrarier la nature et laisse à l'Adrienne ses ponts d'Avignon. 

    On papote. Ou plutôt elle papote. Elle raconte qu'elle est allée visiter la mosquée de la ville. Qu'elle y a été très bien reçue. Que parfois au salon vient une maman voilée avec sa petite fille et que ça lui a valu le commentaire d'une vieille dame, que "ce n'est pas bon pour le commerce". 

    Le téléphone sonne. La coiffeuse décroche, lève les yeux au ciel, essaie un inutile "je te rappellerai, là je suis au travail". Peu après, elle reprend ses ciseaux. 

    - C'était ma mère, dit-elle.

    Ça, on l'avait deviné. Elle a perdu tout son entrain. 

    - Elle me dit: il y a ta photo dans le journal. De la visite de la mosquée. Elle me dit: Et ça, c'est mauvais pour le commerce! 

    ***

    Alors vous savez quoi? 

    L'Adrienne a décidé de l'aimer doublement, sa nouvelle coiffeuse. 

    Pour preuve de son estime, elle l'appellera désormais 

    Francine, coiffeuse-philosophe.

    002 - kopie (2).jpg

    été 1927 
    l'oncle n'a que deux ans et pas encore de "corniches"

     

  • Stupeur et tremblements

    La table et les meubles de ma grand-mère étaient assortis de six chaises comme celle-ci: 

    les chaises (5) - kopie.JPG

    J'ai gardé les meubles, donné la table et quatre chaises. 

    Inutile d'être expert en calcul mental pour faire la soustraction 

    6 - 4 = 2 

    Or, qu'est-ce que j'ai constaté le jour du déménagement? 

    Des deux chaises que je m'étais gardées, il n'en restait qu'une... 

    *** 

    Jamais je ne saurai ce qu'est devenue l'autre. 

    Si ça vous inspire une idée de roman, ne vous gênez pas! 

    cool 

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 12 - chaise

  • Dernière trouvaille

    Combiner le shopping et la bienfaisance, vous connaissiez sans doute déjà sous forme de piécette dans la sébile posée devant une femme agenouillée, avec ou sans bébé, un homme enroulé dans des couvertures, avec ou sans chien, un jeune ou un vieux mendiant, avec ou sans moignons. 

    Et puis il y a TOMS. Qui vous promet de fournir des chaussures à ceux qui n'en ont pas, en échange de celles que vous leur achèterez. D'offrir des soins oculaires pour votre achat de lunettes. D'offrir de l'aide à l'accouchement en échange de l'achat d'un sac. 

    Une sorte de troc, donc.

    On ne peut qu'espérer que Toms tienne ses promesses... car on s'y est laissé prendre smile 

    toms.jpg

    et on s'est offert de jolies pantoufles 

    en espérant que là-bas, quelque part, 

    ça aiderait un enfant 

    http://www.toms.fr/

    http://www.toms.fr/ce-que-nous-donnons-chaussures

    http://www.toms.fr/partenaires-chaussures

  • X c'est l'inconnu

    Une fois par quinzaine, dans le quartier de tante Fé, on a le droit de déposer devant la porte trois sortes de choses: les paquets de papier et carton, le léger sac PMD strictement trié (1) et la poubelle vert bouteille contenant ce qui n'est ni dangereux ni recyclable.

    Une fois par quinzaine, au milieu de la nuit, deux sacs PMD apparaissent mystérieusement à la grille de l'Adrienne. Ils ne contiennent qu'une seule chose: un énorme tas de canettes de bière d'une marque bon marché.

    Deux énormes tas de canettes vides. Depuis deux ans que l'Adrienne habite cette maison. Chaque quinzaine.

    Alors l'autre jour, quand charmante voisine numéro deux était si bien disposée à bavarder un moment, l'Adrienne s'est enhardie à lui dire son souci:

    - J'aimerais bien savoir qui vient déposer ses sacs de canettes de bière devant ma porte! Vous n'auriez pas une idée?

    - Oh! ça fait des années! s'écrie-t-elle. Des années! Et ce n'est sûrement pas quelqu'un du voisinage!

    Des années et des années que quelqu'un a honte de mettre ses canettes vides devant sa propre porte et qu'il vient les déposer devant la maison de tante Fé. 

    Depuis deux ans, c'est l'Adrienne qui a la honte.

    maison,ca se passe comme ca,vie quotidienne

    là, côté jardin, près de la clématite

    ***

    (1) je vois qu'en français il s'appelle PMC https://www.fostplus.be/fr/trier-recycler/tout-sur-le-tri/regles-de-tri-pmc

  • E comme experte

    L'autre samedi, en passant devant la pâtisserie, l'Adrienne a eu une idée de génie. Bien que chargée de deux gros sacs de courses, elle est entrée d'un pas ferme et a déclaré:

    - Je voudrais deux petits gâteaux à la mousse au chocolat.

    Car elle se dit qu'elle fait une bonne action en choisissant, dans le vaste étalage, ces quelques pâtisseries qui sont l'oeuvre du fils. Le père, quant à lui, s'occupe de la tradition: tartes au riz, aux pommes, à la frangipane, à la confiture.

    Double bonne action même, puisqu'elle téléphonera à sa mère dès qu'elle sera rentrée, pour l'inviter à déguster ensemble ces délices.

    - ça ira, comme ça? demande le jeune homme, qui a soigneusement déposé ses deux petits chefs-d'oeuvre dans une boite en carton.

    - Oui, oui, sourit l'Adrienne, qui repart en les tenant bien haut, comme le Saint-Sacrement, après avoir chargé un gros sac de courses sur son épaule gauche et un autre sur son épaule droite. Il lui reste même une main pour ouvrir et fermer la porte.

    La rue monte, les sacs sont lourds, mais la récompense est au bout. Devant sa porte, l'Adrienne pose délicatement la boite de pâtisserie sur le bord de la fenêtre - elle est en pente - trouve ses clés, rentre, dépose ses sacs, dépose la précieuse boite.

    - Ouf, se dit-elle. Mission accomplie.

    Et à ce moment-là, la boite décide de tomber par terre.

    En se renversant, bien entendu.

     okt  (1) - kopie.JPG

    Heureusement, l'Adrienne n'avait pas encore téléphoné à sa mère.

    Langue tirée

     

     

  • le bilan du 20

    L'armoire à pharmacie est toujours à terre.

    L'étagère aussi.

    Toutes les lampes ne sont pas encore accrochées.

    Les armoires de cuisine ne sont pas encore commandées.

    039 - kopie.JPG

    "trou" numéro 1

    Le chauffagiste n'est pas encore venu.

    La vaisselle n'est pas faite.

    La haie n'est pas tondue...

    ... Bref, tout se poursuit normalement Langue tirée

    040 - kopie.JPG

    "trou" numéro 2

  • C comme coupable

    Le voilà, le coupable:

    herfst (vervolg) (5) - kopie.JPG

    celui qui a accueilli les amours débutantes

    de l'Adrienne et de l'homme-de-sa-vie...

    Il en rougit, le traître (1)

    Langue tirée

     

    (1) Il était vert, autrefois.
    "Le voilà donc le banc qui de la vie d'Adrienne a détruit l'harmonie..."
    Un jour peut-être j'en ferai une tirade bergeracoise, La tirade du banc.
    Vu l'immense succès de ma "tirade du pied" auprès des potaches de France, c'est gagné d'avance (en ce moment ça télécharge dur, ma tirade du pied... je me demande d'ailleurs comment ces gamin(e)s sont évalué(e)s LOL)

    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2012/10/22/22-ou-la-tirade-du-pied.html