afrique

  • 7 réponses

    On écrit parce que "quelque chose ne tourne pas rond"

    On écrit parce qu'on voudrait déplacer les montagnes

    ou faire passer un éléphant dans le chas d'une aiguille.

    Alain Mabanckou, Le sanglot de l'homme noir, Points, 2013, page 132

    "L'écrivain devrait vivre dans une ville qu'il n'aime pas." Je comprends cette formule comme une invitation à la prise de distance, comme une réinvention permanente de ce paradis perdu, égaré dans ce qui nous reste de souvenirs d'enfance. 

    J'aime toutes les villes que je traverse, je suis émerveillé par tous les lieux qui ne ressemblent pas à ceux de mon enfance. J'y arrive le coeur léger, la tête vide de toute pensée.

    C'est parce que l'endroit dans lequel nous vivons est tellement opposé à notre "milieu naturel" que resurgissent soudain les images de notre propre enfance (...)

    Alain Mabanckou, Le sanglot de l'homme noir, Points, 2013, page 133

    Et aux pages 158-159, une dernière réponse, formulée comme une question:

    Dans la mesure où le lecteur des littératures africaines est généralement européen - notamment à cause du coût du livre et de la diffusion - , comment créer en toute indépendance, sans obéir à la demande, aux fantasmes de ce "lectorat de raison"? 

     

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