bruxelles

  • Z comme Zóbel

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    Voilà pourquoi il faut aller voir des expos: vous y découvrez des merveilles inconnues, qui de plus ne se trouvent dans aucun musée. 

    Comme ce "Bodegón rosa" de Fernando Zóbel (1924-1984), d'un collectionneur particulier new-yorkais. Une nature morte en rose, peinte en 1968, que j'ai gardée pour la fin pour la délicatesse du dessin et des coloris. 

    Une sorte de point final dans la tradition "Still life", une évocation poétique de ce qui fait l'essence de la nature morte mais qui parle beaucoup plus de beauté et de simplicité que d'abondance et de finitude. 

    Spéciale dédicace à Isaure Chassériau 

    cool

  • Wagon de train

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    Le jeudi 27 mars 2008 
    des gens sont morts, des gens sont nés, 

    en France les lycéens et les profs manifestaient contre les suppressions de postes 

    tongue-out déjà? ô ironie tongue-out 

    et un premier train est parti de chez l'Adrienne. 

    Elle ne savait pas grand-chose: 

    qui la lirait - combien de billets elle écrirait - de quoi elle parlerait 

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    3535 billets plus tard 

    - hé non, elle n'a pas réussi à en faire un par jour - 

    voici le 116e wagon de train  

    pour vous dire

    un grand merci à vous tous! 

    *** 

    photo 1, Bruxelles, gare du Nord, mars 2018 

    photo 2, les mains de notre bien-aimé chef de chœur, février 2018

  • T comme tirer sur la corde

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    Si tu tires trop sur la corde, elle se rompt. Tout est affaire de mesure, d’équilibre, ni trop ni trop peu. 

    C'est sans doute pour ça que le cappuccino a été inventé - tout son secret réside dans le bon dosage - et les bancs pour se reposer. 

    A ce moment-là sur le quai désert apparaît un homme. Il est jeune, très grand, très maigre. Et très noir. 

    - Vous n'auriez pas un euro pour manger? 

    L'Adrienne a envie de le chasser comme une mouche importune. Un euro pour manger? Ça se mange, les euros? 

    On croit être maître de ses pensées, or on ne l'est pas. Dans la tête de l'Adrienne passent en une fraction de secondes des images d'Afrique - où elle n'a jamais mis les pieds - de mère et de grand-mère là-bas qui espèrent que le gamin a traversé la mer sain et sauf et qu'il est arrivé au pays où coule le miel. 

    - C'est vrai ce que vous dites, un euro pour manger? dit-elle à ce jeune homme, question plus idiote et plus maladroitement formulée encore, et sans aucune excuse de langue ou d'origine. 

    Alors pour ce funambule coincé dans cette gare entre un avant et un après tout aussi incertains l'un que l'autre, elle vide son porte-monnaie. 

    Ne lui faites pas compliment de sa générosité: il ne contenait presque rien. 

    *** 

    texte en retard pour le Défi du samedi

     

     

  • 20 miracles de la nature (12)

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    Le livre d'or en fin de parcours des Natures mortes espagnoles est un recueil où on trouve de tout et voilà une phrase avec laquelle on peut tous être d'accord. 

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    C'est aussi ce qu'a dû penser cet oiseau de mer sautillant sur un moignon après avoir perdu accidentellement une de ses pattes...  

  • P comme pipe, porte et poignée

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    La Communauté flamande de Bruxelles a une magnifique bibliothèque, juste à côté de la Monnaie, ainsi qu'un café-bar-brasserie avec une grande porte de verre 

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    pour laquelle les visiteurs ont besoin d'un mot explicatif: 

    ceci est une porte 

    en dit is de hendel = et ceci est la poignée 

    J'aime Bruxelles cool 

     

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    René Magritte, L'art de la conversation, 1950 

    photo prise à l'expo parisienne en janvier 2017

     

  • N comme non non rien n'a changé

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    Le troisième volet d'une journée à Bruxelles, c'est évidemment une petite visite à la si belle librairie Tropismes. Oh! juste une visite de courtoisie, pour prendre en main et feuilleter quelques livres - c'est ce qu'on se promet au moment d'y pénétrer - mais comment résister à ce Folio qui rassemble les discours et conférences d'Albert Camus? 

    Je sens que vous comprenez cool 

    Ouvrez ce livre au hasard, chaque fois vous y lirez quelque chose de juste, de bien dit et de parfaitement actuel. 

    Par exemple ceci, p.147, écrit en 1949: 

    "Pour guérir l'Europe, pour servir l'avenir du monde, c'est cette morale du dialogue que nous avons provisoirement à opposer à la morale du meurtre. Nous devons lutter contre l'injustice, contre la servitude et la terreur, parce que ces trois fléaux sont ceux qui font régner le silence entre les hommes, qui élèvent des barrières entre eux, qui les obscurcissent l'un à l'autre et qui les empêchent de se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver de ce monde désespérant: la longue fraternité des hommes en lutte contre leur destin." 

    Quand vous serez arrivé - trop tôt! - au bout de la 376e page, vous aurez constaté que pas une seule fois cet homme n'aura cité une de ses oeuvres, ni un de ses personnages, ni aucun passage d'un de ses livres. 

    Admirable Camus.  

    *** 

    photo et infos sur le site de Gallimard - Folio 

    premières pages offertes en lecture ici

  • M comme Madame le Juge

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    Profitant de ma journée à Bruxelles, en plus de l'expo sur les natures mortes espagnoles je suis allée voir "Ni juge, ni soumise", une sorte de film documentaire qui suit une juge d'instruction. 

    Le sujet peut prêter à controverse mais une chose est sûre: on ne s'ennuie pas une seconde pendant toute la durée du film et on en sort avec une longue liste de sujets de réflexion... 

    La photo ci-dessus est celle d'une des pages du journal Le Soir du week-end dernier, avec l'interview de Madame le juge d'instruction. 

    le plus étrange dans cette affaire étant pour moi que tous ces gens - des prévenus pour la plupart - ont signé un papier disant qu'ils étaient d'accord qu'on les filme pendant leur entretien avec Madame...

     

  • I comme inventio ou imitatio?

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    La hiérarchie des genres littéraires ou picturaux m'a toujours étonnée: pourquoi la grande fresque historique ou la tragédie seraient-elles des arts supérieurs? 

    Et pourquoi la nature morte serait-elle un genre mineur? La considérer comme simple "imitation" est un peu... simpliste. C'est nier tous les autres aspects de cet art, qui est beaucoup plus que purement "décoratif" 

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    Le tableau en tête du billet est un des premiers exemples de nature morte espagnole: vers 1602, Juan Sánchez Cotán (1560-1627) peint cette Nature morte avec fruits, légumes et plantes potagères (collection Abelló). Environ 450 ans plus tard, le collectif Equipo Crónica reprend divers éléments de l'histoire des natures mortes dans Le repas (1972), avec dans le coin supérieur gauche les fruits et légumes de Cotán suspendus à leur ficelle. 

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    Miguel de Pret, vers 1630-1644, utilise encore les ficelles tongue-out 

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    Antonio de Pereda, spécialiste espagnol de la nature morte selon les modèles flamands et hollandais 

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    Juan de Arellano, le peintre des fleurs, a introduit un miroir dans ce tableau, symbole de 'vanitas' 

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    L'observation attentive permet toujours de trouver les détails qui symbolisent la finitude de toute cette beauté: une mouche, une tache sur le fruit, une chenille sur la feuille, une fleur qui perd ses pétales... et sur ce tableau de Tomàs Hiepes (1654), de nombreux escargots qui se promènent sur les magnifiques grappes de raisin. 

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    Enfin, chez Joan Miró en 1937, la Nature morte avec vieille chaussure devient, comme le dit le mot explicatif affiché dans la salle, "une angoissante métaphore de l'horreur". 

    *** 

    Belle expo vue hier à Bozar où on peut l'admirer jusqu'au 27 mai 

     

  • B comme Bruxelles ma belle

    Il paraît qu'il ne faisait que 2° cette nuit-là, entre une heure et trois heures du matin, pendant l'enregistrement de la chanson et le tournage de la vidéo ci-dessus. 

    Mais c'est bien joli, la gare Centrale la nuit... 

    et sur le site Bruxelles ma belle vous pourrez voir quantité d'autres artistes qui ont investi autant de lieux bruxellois différents.

  • L comme langue et liens

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    La Canadienne Québécoise (et inversement) Iris Boudreau est à Bruxelles où elle a déjà finement observé mes compatriotes cool  

    Dessin et vidéo sur son blog

  • X c'est l'inconnu

    Combien d'heures de travail?
    Combien de câbles, de grues, de fils de fer?
    Combien de travailleurs-cascadeurs-équilibristes? 

    Combien de fleurs d'hortensia? 

    Combien de jours de beauté sous le soleil de mai? 

    Heureusement, il y a la vidéo cool 

    (et non, je ne demande pas combien ça a coûté tongue-out)

  • O comme Oakoak

    L'artiste de street art Oakoak a eu "carte blanche" pour s'amuser autour de la place Sainte-Catherine et comme j'aime énormément ce genre d'humour pictural, je me dis qu'il faudra retourner à Bruxelles, un de ces jours... cool 

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    source de la photo et article ici avec un diaporama de nombreuses autres photos
    (Photos : EdA Mathieu Golinvaux)

  • Z comme Zigzags (2)

    Pour terminer le mois belge, voyons ce que dit Théophile Gautier à propos de son voyage dans notre pays: 

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    extrait 1: Mons 

    "Mons est une vraie ville flamande. Les rues y sont plus propres que les parquets en France ; on les dirait cirées et mises en couleur. Les maisons sont peintes, sans exceptions, du haut en bas, et de teintes fabuleuses. Il y en a de blanches, de bleu cendré, de ventre de biche, de roses, de vert pomme, de gris de souris effarouchée, et de toutes sortes de nuances égayées, inconnues dans ce pays-ci. Le pignon découpé en forme d’escalier s’y montre assez fréquemment. La toiture de l’Ambigu-Comique peut donner aux Parisiens, qui ne sont pas très-cosmopolites en général, une idée assez nette de ce genre de construction : cela produit un effet d’une bizarrerie assez agréable." (p.60) 

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    extrait 2: la "catholicité" dans le paysage traversé 

    "Plus on avance, plus on sent dans l’air un vague parfum de catholicité totalement inconnu en France ; presque à chaque maison il y a une vierge ou un saint dans une niche, et non point un saint ou une vierge avec des nez cassés et des doigts de moins comme ici, mais jouissant de tout leur nez et très-peu manchots. Dans beaucoup de villages les vierges sont habillées en robe de soie et ornées de couronnes, d’oripeaux et de moelle de sureau ; elles ont une lampe devant elles comme en Espagne ou en Italie ; les églises sont aussi parées avec une recherche et une coquetterie amoureuse tout à fait méridionales." (p.66) 

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    extrait 3: Bruxelles 

    "Après avoir traversé une infinité de rues bordées de maisons avec des toits en escaliers, nous débouchâmes tout d’un coup sur la place de l’Hôtel de Ville, c’est la plus vive surprise que j’aie éprouvée dans tout mon voyage.

    Il me sembla que j’entrais dans une autre époque, et que le fantôme du moyen âge se dressait subitement devant moi ; je croyais que de pareils effets n’existaient plus qu’au Diorama et dans les gravures anglaises.

    Qu’on se figure une grande place dont tout un côté est occupé par l’Hôtel de Ville, un édifice miraculeux avec un rang d’arcades, comme le palais ducal à Venise, des clochetons entourés de petits balcons à rampes découpées, un grand toit rempli de lucarnes historiées, et puis un beffroi de la hauteur et de la ténuité la plus audacieuse, tailladé à jour, si frêle que le vent semble l’incliner, et tout en haut, un archange doré, les ailes ouvertes et l’épée à la main.

    À droite, en regardant l’Hôtel de Ville, une suite de maisons qui sont de véritables bijoux, des joyaux de pierre ciselés par les mains merveilleuses de la Renaissance. On ne saurait rien voir de plus amoureusement joli ; ce sont de petites colonnettes torses, des étages qui surplombent, des balcons soutenus par des femmes à gorge aiguë, terminées en feuillages ou en queues de serpent, des médaillons aux cadres fouillés et touffus, des bas-reliefs mythologiques, des allégories soutenant des écussons armoriés, et tout ce que la coquetterie architecturale de ce temps-là peut imaginer de plus séduisant et de plus amusant à l’œil. Toutes ces maisons sont admirablement conservées, il n’y manque pas une pierre ; la triple chemise de couleur dont elles sont couvertes les conserve comme dans un étui." (p.78-80) 

    Zigzags a paru en 1845

     

     

  • R comme Rik

    Rik Wouters a peint, sculpté, dessiné des centaines de fois son épouse Nel, j'en parlais le 16 avril. Il a aussi réalisé des autoportraits qui montrent bien l'évolution du jeune et solide gars de 20 ans 

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    autoportrait de 1906 

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    à l'homme de 30 ans, détruit par la guerre et la maladie 

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    Rik à la blouse bleue, 1914

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    autoportrait au chapeau vert, 1915

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    autoportrait au bandeau noir, 1915 

     *** 

    Son biographe, Eric Min, écrit que le cancer de la mâchoire dont souffrait Rik Wouters est dû au fait qu'il a travaillé avec des produits nocifs dans des endroits trop confinés. Les logements successifs du couple étaient de modestes petites maisons, Rik ne disposait pas d'un véritable atelier. 

    Comme les héros tragiques de la littérature, c'est au moment où la consécration artistique et une large reconnaissance de son talent arrivent, que la guerre éclate, qu'il est mobilisé, puis enfermé dans un camp à Zeist, et qu'il tombe malade. D'un mal qu'on ne peut guérir mais pour lequel on le fait encore longuement souffrir, par exemple en l'opérant sans anesthésie, et qui de plus lui fait perdre la vue. 

    J'ai été émue de voir qu'à Zeist, où des amis parviennent à lui procurer du papier, des pinceaux, des couleurs, il peint l'unique arbre du paysage du camp 

    art,peinture,expo,bruxelles

    Le grand sapin, vue du camp de Zeist (1915)

  • P comme petite promenade pascale

    C'est grâce à une petite promenade printanière, le dimanche de Pâques, que j'ai pour la première fois vu "en vrai" une plante que je ne connaissais que "sur papier". Son nom en néerlandais est "eenbes", ce qui veut dire "une baie" ou "baie unique", pour des raisons évidentes, voyez plutôt: 

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    J'ai dû attendre d'être rentrée chez moi pour rechercher son nom en français, il s'agit de la parisette (je ne sais pas si ça dit quelque chose à quelqu'un, en tout cas il n'y a qu'à cliquer sur le lien pour en apprendre davantage cool

    Me voici donc toute contente d'avoir enfin vu cette plante sur le sol belge laughing 

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    à part ça, il y avait aussi l'ail des ours en abondance, des anémones, des jacinthes, cette année tout a fleuri en même temps 

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    une belle découverte!

  • N comme Nel

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    Quand il la voit pour la première fois, il a vingt ans. C'est un grand Flamand blond aux yeux bleus, un solide gaillard, à peine sorti de l'atelier de menuiserie de son père pour perfectionner son art à Bruxelles. 

    Elle est une petite brune de 16 ans, une francophone de Schaarbeek. Hélène, qu'il appellera Nel et qui sera la femme de sa vie. Ils se marient trois ans plus tard, en 1905, et seule la guerre les séparera. La guerre, puis la mort de Rik, en 1916. 

    Ils ont donc droit à une dizaine d'années ensemble, comme mon grand-père et la petite Yvonne. Pour Rik et Nel, ce sont dix intenses années de production artistique et de vie de couple fusionnelle. 

    C'est Nel qu'il peint, dessine, sculpte. Nel avec sa "plus jolie robe" - celle qui est à rayures rouges et blanches - ou Nel nue. Nel en pleine activité ménagère - à son repassage, par exemple - ou au repos, lisant le journal. Nel en souriante santé ou alitée et malade. 

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    fusain de 1912, Nu au fauteuil d'osier 

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    aquarelle et encre de Chine, 1915, Le mouillage du linge 

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    Nel au chapeau rouge (1909)  

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    Nel en blouse blanche (La femme en blanc) 

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    Femme en noir lisant le journal (1912) 

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    La malade au châle blanc (1912) 

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    Malade au lit (aquarelle sans date) 

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    trois fois Nel en sculpture 

    vous avez jusqu'au 2 juillet pour y aller cool

     

  • Adrienne aime Bruxelles

    Place de la Liberté, les bourgeons sont pleins de promesses 

    bruxelles,printemps

    les parterres devant la cathédrale sont pleins de jonquilles 

    bruxelles,printemps

    rue de l’Écuyer, Gaston est plein de facéties 

    bruxelles,printemps

    la terrasse du musée des Beaux-Arts est pleine de soleil 

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    le MIM est plein de musique 

    bruxelles,printemps

    les chocolatiers sont pleins d'ambiance pascale 

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    et la Grand-Place était pleine de supporters grecs 

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    photos prises à Bruxelles le 25 mars 2017

     

  • X c'est l'inconnu

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    Samedi dernier 

    près de la Bourse 

    (était-ce la rue Orts? je ne sais plus) 

    un graffeur était au travail: 

    après avoir passé une couche de peinture blanche sur les tags qui ornaient la palissade, il était en train d'esquisser les grandes lignes de son dessin. 

    Dans la main gauche, son smartphone sur lequel se trouvait le modèle à suivre, en mini-miniature, et dans la main droite, la bombe de peinture grise pour donner le modelé du dessin. 

    Je lui retire mon petit chapeau et je repasserai sûrement pour admirer le résultat final cool 

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    C'est seulement parce que je me suis arrêtée pour voir le graffeur, que j'ai remarqué les étages supérieurs du bâtiment d'à côté, entièrement recouverts de faïences en rapport avec la destination originale des lieux. 

    Si on ne lève pas la tête, on ne voit que le rez-de-chaussée et ses panneaux noirs invitant à aller jouer à des jeux de hasard. 

  • V comme voyage

    C'est un hôtel qui ne paie pas de mine dans un quartier qui lui ressemble. Mais les gens y sont gentils et le rapport qualité-prix absolument imbattable. 

    Devant la machine à café, dans l'attente d'un cappuccino, un homme demande à l'Adrienne d'où elle vient. Il semble trouver amusant qu'elle lui réponde "From Belgium!" mais il est vrai qu'elle en riait la première. 

    - We are from Greece, dit-il en désignant son groupe de mecs attablés autour d'une montagne de croissants et de petits pains. 

    Il précise qu'ils sont là pour le match du soir. L'Adrienne a failli demander si c'était pour le Panathinaikos - la seule équipe grecque qu'elle connaisse de nom - heureusement elle s'est retenue et a appris que c'était pour leur équipe nationale contre les Diables Rouges. 

    Elle s'est demandé à quoi ils allaient remplir leur journée en attendant 20.45 h. et surtout dans quel état ils allaient rentrer à l'hôtel... 

    A l'heure où vous lirez ce billet, la réponse à cette question sera connue, ainsi que le résultat du match: https://www.rtbf.be/sport/football/diablesrouges/detail_le-calendrier-des-diables-rouges-en-route-pour-le-mondial-2018?id=9415791 

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  • B comme Bruxelles ma belle

    Quelle chance que Monsieur Neveu ait exprimé le désir d'aller au musée Magritte, ça nous a permis de nous promener dans notre capitale bien-aimée tongue-out 

    Détour par la grand-place, Albertine, parc de Bruxelles, palais royal, partout Monsieur Neveu tenait à être immortalisé. Il fait du théâtre aussi dans la vie courante cool  

     

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    Ne regarde pas l'appareil, dit-il à ma mère, regarde vers le haut. 

    Alors tous les deux regardent le ciel de Bruxelles tongue-out

  • W comme wagon de train

    Maintenant que son prof de théâtre lui a parlé de Magritte, il est urgent pour monsieur Neveu de se rendre à Bruxelles. On lui avait proposé la visite du musée Magritte lors de son dernier séjour en Belgique, mais il avait poliment décliné. Cette fois, c'est la première chose qu'on fera tongue-out 

    Il ne faut jamais contrarier les vocations, disait mon père.

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    et on en a profité pour lui transmettre le goût du cappuccino cool

  • F comme Fiat 509

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    Fiat 509 peinte aux couleurs de celle de Gaston Lagaffe  

    salon de l'auto de Bruxelles en 2006 

    auteur et source de la photo 

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    Gaston, sa Fiat 509 et l'agent Longtarin 

    photos prises à Beaubourg le 5 janvier 2017 

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  • B comme balade bruxelloise

    Sur le chemin du retour, entre le Cinquantenaire et la gare du Nord: 

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    La maison de Paul et Caroline Cauchie, architecte et décorateurs, rue des Francs 

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    Paul Cauchie est le grand spécialiste des sgraffites

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    La maison du peintre Georges Saint-Cyr, conçue par l'architecte Gustave Strauven, square Ambiorix,  

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    fait à peine 4 mètres de large 

    (un bijou de ferronnerie d'art devant lequel cette personne tenait à rester tongue-out)

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    L'hôtel Van Eetvelde, oeuvre de Victor Horta, avenue Palmerston 

    *** 

    Pour ceux qui voudraient tout voir, la liste complète est des bâtiments bruxellois art nouveau est ici et cinq belles balades (une par quartier concerné) sont proposées ici 

    Je me demande bien pourquoi les photos sont interdites à la maison Cauchie, on les trouve par centaines sur internet... 

    *** 

    Merci à Tania, grâce à qui j'ai découvert la maison Cauchie!

  • Adrienne aime les arbres

    C'est tout de même incroyable, se dit l'Adrienne, 

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    de se promener en plein Bruxelles 

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    et de ne voir que des arbres! 

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    Bien verts encore, fin octobre 

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    et sur tout ce long parcours, du centre ville jusqu'au Cinquantenaire,  

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    épuiser sa batterie à ne photographier que des arbres 

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    avec des jets d'eau 

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    et avec quelques "vieilles pierres" 

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    et pour terminer, un clin d’œil à Walrus: 
    le promeneur-du-petit-matin-avec-son-chien 
    (le chien est petit, on ne le voit pas sur la photo)

    cool

  • Y comme yatsuhashi

    Yatsuhashi, nous dit le conférencier, signifie 'huit ponts'. C'est un thème pictural qui trouve son origine dans un recueil de poèmes et de récits du 10e siècle, Ise monogatariun grand classique de la littérature japonaise traditionnelle. 

    Vous verrez donc de nombreuses estampes sur ce thème, dont certaines vraiment exquises, avec des iris bleus. 

    Vous les verrez, si vous allez à l'expo au Cinquantenaire tongue-out et certainement aussi en cherchant un peu dans l'immense grenier-à-fouillis qu'est la Toile. 

    Cependant, ce ne sont pas celles-là que j'ai photographiées: comme d'habitude, mon appareil photo commençait à montrer des signes de fatigue - trop d'arbres avaient attiré son attention en cours de route - et je devais opérer une sélection sévère, comme à l'époque des films à 36 photos... 

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    Par contre, j'ai photographié ce pont-ci, sur une estampe qui ressemble à une planche de BD, où des gens se pressent sous la pluie. Ne me demandez pas de qui est cette oeuvre: comme je l'ai expliqué précédemment à Tania, on devait déposer nos sacs au vestiaire mais on pouvait photographier sans flash. Je ne me suis donc pas encombrée de mes habituels stylo et carnet, j'ai juste pris l'appareil photo. Inutile de dire qu'avec ma formidable mémoire - et ma merveilleuse connaissance du japonais - je n'ai retenu aucun nom. 

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    merveilleux rendu d'une nuit étoilée et de lumignons dans une ville japonaise du 19e siècle 

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    Et en fin de parcours, des oeuvres dans l'esprit "ukijo-e" de Dimitri Piot, auteur de BD et illustrateur. 

    C'est vraiment très beau, très poétique et en même temps un peu étrange de voir des paysages bruxellois représentés dans le style des estampes japonaises, comme ci-dessus, l'arc du Cinquantenaire sous la neige.

  • V comme voyage, voyage

    Dimanche dernier, l'Adrienne est allée au musée du Cinquantenaire pour voir l'expo sur les estampes japonaises: http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/ukiyo-e

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    c'est la célèbre vague de Hokusai (1760-1849) qui sert d'affiche à l'expo 

    mais on commence par le 18e siècle

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    Suzuki Harunobu (1724-1770), le premier à imprimer plusieurs couleurs (en 1765) 

    la dame en vert a un chat sur les genoux 

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    triptyque de Kubo Shunman (1757-1820)
    avec trois phases du travail des draps de laine (à gauche le foulage) 

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    un de mes préférés de Hokusai 
    surtout pour le point de vue original, à hauteur du faîte, avec dans le bas la ville cachée par les nuages d'où sort un cerf-volant et bien sûr dans le fond, le pic neigeux du mont Fuji 

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    et pour terminer, un aspect de Hokusai qui m'était inconnu 

    mais qui cadre bien avec Halloween qui s'approche 

    yell

     

  • X c'est l'inconnu

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    Voilà ce qui arrive quand on se promène dans Bruxelles

    et qu'on lève le nez

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    On voit des orangers, des bananiers

    On prend quelques photos

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    Puis on poursuit sa route

    sous le soleil d'avril  

    et on oublie de noter

    le nom de ce bijou...

    ***

    pour le projet du Hibou

    semaine 26 - bijou

  • O comme obsession

    "Il y a deux grands clubs d'écrivains: le club Stendhal et le club Perec. Le club Stendhal ne fait pas de plan, c'est mon cas à moi. Stendhal est mon saint patron. Il ne sait pas finir ses romans et tue tout le monde.

    Après, il y a le club Georges Perec, qui fait un cahier des charges. Alors c'est complètement différent: Stendhal, c'est les hystériques, et Perec, c'est les obsessionnels."

    Marie Darieussecq en conversation avec Valérie Moeneclaey, Passa Porta, le 14 mars 2014, in Les présents de l'écriture, éd. Passa Porta Les impressions nouvelles, 2015

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    source de l'illustration

     

  • 7 boules

    Sept boules, et elles ne sont pas de cristal. 

    Elles sont d'acier inoxydable... 

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    Sept boules visibles ici sur les neuf 

    dont six qu'on peut visiter 

    ***

    pour le projet 52 du Hibou 

    semaine 23: sphère 

    ***

    et le week-end prochain 

    Adrienne revoit Bruxelles la belle 

    cool

     

  • X c'est l'inconnu

    Tout à coup, je me suis trouvée face à ce mur de BD 

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    qui présente les personnages de Marc Sleen

    Je me demande dans quelle mesure ses BD ont été traduites et je crains fort qu'elles soient très mal connues d'un public autre que néerlandophone... 

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    en bas, à gauche, Petoetje et Petatje, 
    couché dans l'herbe avec sa loupe, le détective Van Zwam, 
    aux pieds de Jan Spier, le génial petit Adhémar, 
    portés à bout de bras par Jan Spier, monsieur et madame Pheip, 
    Nero qui tend la main aux oiseaux 
    et enfin, dans les feuillages, Abraham Tuizentfloot... 

    *** 

    Tout ça fait un bien joli mur 
    que j'ai eu du plaisir à voir 

    cool