bruxelles

  • L comme langue et liens

    québécois.jpg

    La Canadienne Québécoise (et inversement) Iris Boudreau est à Bruxelles où elle a déjà finement observé mes compatriotes cool  

    Dessin et vidéo sur son blog

  • X c'est l'inconnu

    Combien d'heures de travail?
    Combien de câbles, de grues, de fils de fer?
    Combien de travailleurs-cascadeurs-équilibristes? 

    Combien de fleurs d'hortensia? 

    Combien de jours de beauté sous le soleil de mai? 

    Heureusement, il y a la vidéo cool 

    (et non, je ne demande pas combien ça a coûté tongue-out)

  • O comme Oakoak

    L'artiste de street art Oakoak a eu "carte blanche" pour s'amuser autour de la place Sainte-Catherine et comme j'aime énormément ce genre d'humour pictural, je me dis qu'il faudra retourner à Bruxelles, un de ces jours... cool 

    oakoak.jpg

    source de la photo et article ici avec un diaporama de nombreuses autres photos
    (Photos : EdA Mathieu Golinvaux)

  • Z comme Zigzags (2)

    Pour terminer le mois belge, voyons ce que dit Théophile Gautier à propos de son voyage dans notre pays: 

    Belgique.png

    extrait 1: Mons 

    "Mons est une vraie ville flamande. Les rues y sont plus propres que les parquets en France ; on les dirait cirées et mises en couleur. Les maisons sont peintes, sans exceptions, du haut en bas, et de teintes fabuleuses. Il y en a de blanches, de bleu cendré, de ventre de biche, de roses, de vert pomme, de gris de souris effarouchée, et de toutes sortes de nuances égayées, inconnues dans ce pays-ci. Le pignon découpé en forme d’escalier s’y montre assez fréquemment. La toiture de l’Ambigu-Comique peut donner aux Parisiens, qui ne sont pas très-cosmopolites en général, une idée assez nette de ce genre de construction : cela produit un effet d’une bizarrerie assez agréable." (p.60) 

    Madonna.jpg

    extrait 2: la "catholicité" dans le paysage traversé 

    "Plus on avance, plus on sent dans l’air un vague parfum de catholicité totalement inconnu en France ; presque à chaque maison il y a une vierge ou un saint dans une niche, et non point un saint ou une vierge avec des nez cassés et des doigts de moins comme ici, mais jouissant de tout leur nez et très-peu manchots. Dans beaucoup de villages les vierges sont habillées en robe de soie et ornées de couronnes, d’oripeaux et de moelle de sureau ; elles ont une lampe devant elles comme en Espagne ou en Italie ; les églises sont aussi parées avec une recherche et une coquetterie amoureuse tout à fait méridionales." (p.66) 

    jour 1 Bruxelles (1) - Copie.JPG

    extrait 3: Bruxelles 

    "Après avoir traversé une infinité de rues bordées de maisons avec des toits en escaliers, nous débouchâmes tout d’un coup sur la place de l’Hôtel de Ville, c’est la plus vive surprise que j’aie éprouvée dans tout mon voyage.

    Il me sembla que j’entrais dans une autre époque, et que le fantôme du moyen âge se dressait subitement devant moi ; je croyais que de pareils effets n’existaient plus qu’au Diorama et dans les gravures anglaises.

    Qu’on se figure une grande place dont tout un côté est occupé par l’Hôtel de Ville, un édifice miraculeux avec un rang d’arcades, comme le palais ducal à Venise, des clochetons entourés de petits balcons à rampes découpées, un grand toit rempli de lucarnes historiées, et puis un beffroi de la hauteur et de la ténuité la plus audacieuse, tailladé à jour, si frêle que le vent semble l’incliner, et tout en haut, un archange doré, les ailes ouvertes et l’épée à la main.

    À droite, en regardant l’Hôtel de Ville, une suite de maisons qui sont de véritables bijoux, des joyaux de pierre ciselés par les mains merveilleuses de la Renaissance. On ne saurait rien voir de plus amoureusement joli ; ce sont de petites colonnettes torses, des étages qui surplombent, des balcons soutenus par des femmes à gorge aiguë, terminées en feuillages ou en queues de serpent, des médaillons aux cadres fouillés et touffus, des bas-reliefs mythologiques, des allégories soutenant des écussons armoriés, et tout ce que la coquetterie architecturale de ce temps-là peut imaginer de plus séduisant et de plus amusant à l’œil. Toutes ces maisons sont admirablement conservées, il n’y manque pas une pierre ; la triple chemise de couleur dont elles sont couvertes les conserve comme dans un étui." (p.78-80) 

    Zigzags a paru en 1845

     

     

  • R comme Rik

    Rik Wouters a peint, sculpté, dessiné des centaines de fois son épouse Nel, j'en parlais le 16 avril. Il a aussi réalisé des autoportraits qui montrent bien l'évolution du jeune et solide gars de 20 ans 

    rik-wouters-zelfportret1906.jpg

    autoportrait de 1906 

    rik wouters autoportrait.jpg

    à l'homme de 30 ans, détruit par la guerre et la maladie 

    Brussel 2017-03 (20).JPG

    Rik à la blouse bleue, 1914

    Brussel 2017-03 (36).JPG

    autoportrait au chapeau vert, 1915

    Brussel 2017-03 (45).JPG

    autoportrait au bandeau noir, 1915 

     *** 

    Son biographe, Eric Min, écrit que le cancer de la mâchoire dont souffrait Rik Wouters est dû au fait qu'il a travaillé avec des produits nocifs dans des endroits trop confinés. Les logements successifs du couple étaient de modestes petites maisons, Rik ne disposait pas d'un véritable atelier. 

    Comme les héros tragiques de la littérature, c'est au moment où la consécration artistique et une large reconnaissance de son talent arrivent, que la guerre éclate, qu'il est mobilisé, puis enfermé dans un camp à Zeist, et qu'il tombe malade. D'un mal qu'on ne peut guérir mais pour lequel on le fait encore longuement souffrir, par exemple en l'opérant sans anesthésie, et qui de plus lui fait perdre la vue. 

    J'ai été émue de voir qu'à Zeist, où des amis parviennent à lui procurer du papier, des pinceaux, des couleurs, il peint l'unique arbre du paysage du camp 

    art,peinture,expo,bruxelles

    Le grand sapin, vue du camp de Zeist (1915)

  • P comme petite promenade pascale

    C'est grâce à une petite promenade printanière, le dimanche de Pâques, que j'ai pour la première fois vu "en vrai" une plante que je ne connaissais que "sur papier". Son nom en néerlandais est "eenbes", ce qui veut dire "une baie" ou "baie unique", pour des raisons évidentes, voyez plutôt: 

    Walrus Pasen 2017 (8).JPG

    J'ai dû attendre d'être rentrée chez moi pour rechercher son nom en français, il s'agit de la parisette (je ne sais pas si ça dit quelque chose à quelqu'un, en tout cas il n'y a qu'à cliquer sur le lien pour en apprendre davantage cool

    Me voici donc toute contente d'avoir enfin vu cette plante sur le sol belge laughing 

    Walrus Pasen 2017 (15).JPG

    à part ça, il y avait aussi l'ail des ours en abondance, des anémones, des jacinthes, cette année tout a fleuri en même temps 

    Walrus Pasen 2017 (18).JPG

    Walrus Pasen 2017 (12).JPG

    une belle découverte!

  • N comme Nel

    Brussel 2017-03 (13).JPG

    Quand il la voit pour la première fois, il a vingt ans. C'est un grand Flamand blond aux yeux bleus, un solide gaillard, à peine sorti de l'atelier de menuiserie de son père pour perfectionner son art à Bruxelles. 

    Elle est une petite brune de 16 ans, une francophone de Schaarbeek. Hélène, qu'il appellera Nel et qui sera la femme de sa vie. Ils se marient trois ans plus tard, en 1905, et seule la guerre les séparera. La guerre, puis la mort de Rik, en 1916. 

    Ils ont donc droit à une dizaine d'années ensemble, comme mon grand-père et la petite Yvonne. Pour Rik et Nel, ce sont dix intenses années de production artistique et de vie de couple fusionnelle. 

    C'est Nel qu'il peint, dessine, sculpte. Nel avec sa "plus jolie robe" - celle qui est à rayures rouges et blanches - ou Nel nue. Nel en pleine activité ménagère - à son repassage, par exemple - ou au repos, lisant le journal. Nel en souriante santé ou alitée et malade. 

    Brussel 2017-03 (12).JPG

    Brussel 2017-03 (18).JPG

    fusain de 1912, Nu au fauteuil d'osier 

    Brussel 2017-03 (39).JPG

    aquarelle et encre de Chine, 1915, Le mouillage du linge 

    Brussel 2017-03 (16).JPG

    Nel au chapeau rouge (1909)  

    Brussel 2017-03 (28).JPG

    Nel en blouse blanche (La femme en blanc) 

    Brussel 2017-03 (30).JPG

    Femme en noir lisant le journal (1912) 

    Brussel 2017-03 (32).JPG

    La malade au châle blanc (1912) 

    Brussel 2017-03 (41).JPG

    Malade au lit (aquarelle sans date) 

    Brussel 2017-03 (38).JPG

    trois fois Nel en sculpture 

    vous avez jusqu'au 2 juillet pour y aller cool

     

  • Adrienne aime Bruxelles

    Place de la Liberté, les bourgeons sont pleins de promesses 

    bruxelles,printemps

    les parterres devant la cathédrale sont pleins de jonquilles 

    bruxelles,printemps

    rue de l’Écuyer, Gaston est plein de facéties 

    bruxelles,printemps

    la terrasse du musée des Beaux-Arts est pleine de soleil 

    bruxelles,printemps

    le MIM est plein de musique 

    bruxelles,printemps

    les chocolatiers sont pleins d'ambiance pascale 

    bruxelles,printemps

    et la Grand-Place était pleine de supporters grecs 

    bruxelles,printemps

    photos prises à Bruxelles le 25 mars 2017

     

  • X c'est l'inconnu

    Brussel 2017-03 (54).JPG

    Samedi dernier 

    près de la Bourse 

    (était-ce la rue Orts? je ne sais plus) 

    un graffeur était au travail: 

    après avoir passé une couche de peinture blanche sur les tags qui ornaient la palissade, il était en train d'esquisser les grandes lignes de son dessin. 

    Dans la main gauche, son smartphone sur lequel se trouvait le modèle à suivre, en mini-miniature, et dans la main droite, la bombe de peinture grise pour donner le modelé du dessin. 

    Je lui retire mon petit chapeau et je repasserai sûrement pour admirer le résultat final cool 

    Brussel 2017-03 (53).JPG

    C'est seulement parce que je me suis arrêtée pour voir le graffeur, que j'ai remarqué les étages supérieurs du bâtiment d'à côté, entièrement recouverts de faïences en rapport avec la destination originale des lieux. 

    Si on ne lève pas la tête, on ne voit que le rez-de-chaussée et ses panneaux noirs invitant à aller jouer à des jeux de hasard. 

  • V comme voyage

    C'est un hôtel qui ne paie pas de mine dans un quartier qui lui ressemble. Mais les gens y sont gentils et le rapport qualité-prix absolument imbattable. 

    Devant la machine à café, dans l'attente d'un cappuccino, un homme demande à l'Adrienne d'où elle vient. Il semble trouver amusant qu'elle lui réponde "From Belgium!" mais il est vrai qu'elle en riait la première. 

    - We are from Greece, dit-il en désignant son groupe de mecs attablés autour d'une montagne de croissants et de petits pains. 

    Il précise qu'ils sont là pour le match du soir. L'Adrienne a failli demander si c'était pour le Panathinaikos - la seule équipe grecque qu'elle connaisse de nom - heureusement elle s'est retenue et a appris que c'était pour leur équipe nationale contre les Diables Rouges. 

    Elle s'est demandé à quoi ils allaient remplir leur journée en attendant 20.45 h. et surtout dans quel état ils allaient rentrer à l'hôtel... 

    A l'heure où vous lirez ce billet, la réponse à cette question sera connue, ainsi que le résultat du match: https://www.rtbf.be/sport/football/diablesrouges/detail_le-calendrier-des-diables-rouges-en-route-pour-le-mondial-2018?id=9415791 

    diables.jpg

  • B comme Bruxelles ma belle

    Quelle chance que Monsieur Neveu ait exprimé le désir d'aller au musée Magritte, ça nous a permis de nous promener dans notre capitale bien-aimée tongue-out 

    Détour par la grand-place, Albertine, parc de Bruxelles, palais royal, partout Monsieur Neveu tenait à être immortalisé. Il fait du théâtre aussi dans la vie courante cool  

     

    jour 1 Bruxelles (2).JPG

    Ne regarde pas l'appareil, dit-il à ma mère, regarde vers le haut. 

    Alors tous les deux regardent le ciel de Bruxelles tongue-out

  • W comme wagon de train

    Maintenant que son prof de théâtre lui a parlé de Magritte, il est urgent pour monsieur Neveu de se rendre à Bruxelles. On lui avait proposé la visite du musée Magritte lors de son dernier séjour en Belgique, mais il avait poliment décliné. Cette fois, c'est la première chose qu'on fera tongue-out 

    Il ne faut jamais contrarier les vocations, disait mon père.

    DSCI4635.JPG

    et on en a profité pour lui transmettre le goût du cappuccino cool

  • F comme Fiat 509

    fiat 509.jpg

    Fiat 509 peinte aux couleurs de celle de Gaston Lagaffe  

    salon de l'auto de Bruxelles en 2006 

    auteur et source de la photo 

    2017-01-05 (87).JPG

    Gaston, sa Fiat 509 et l'agent Longtarin 

    photos prises à Beaubourg le 5 janvier 2017 

    2017-01-05 (88).JPG

     

  • B comme balade bruxelloise

    Sur le chemin du retour, entre le Cinquantenaire et la gare du Nord: 

    2016-22-10 (6).JPG

    La maison de Paul et Caroline Cauchie, architecte et décorateurs, rue des Francs 

    2016-22-10 (7).JPG

    Paul Cauchie est le grand spécialiste des sgraffites

    2016-22-10 (10).JPG

    La maison du peintre Georges Saint-Cyr, conçue par l'architecte Gustave Strauven, square Ambiorix,  

    2016-22-10 (11).JPG

    fait à peine 4 mètres de large 

    (un bijou de ferronnerie d'art devant lequel cette personne tenait à rester tongue-out)

    2016-22-10 (12).JPG

    L'hôtel Van Eetvelde, oeuvre de Victor Horta, avenue Palmerston 

    *** 

    Pour ceux qui voudraient tout voir, la liste complète est des bâtiments bruxellois art nouveau est ici et cinq belles balades (une par quartier concerné) sont proposées ici 

    Je me demande bien pourquoi les photos sont interdites à la maison Cauchie, on les trouve par centaines sur internet... 

    *** 

    Merci à Tania, grâce à qui j'ai découvert la maison Cauchie!

  • Adrienne aime les arbres

    C'est tout de même incroyable, se dit l'Adrienne, 

    DSCI4012.JPG

    de se promener en plein Bruxelles 

    DSCI4013.JPG

    et de ne voir que des arbres! 

    DSCI4014.JPG

    Bien verts encore, fin octobre 

    DSCI4018.JPG

    et sur tout ce long parcours, du centre ville jusqu'au Cinquantenaire,  

    DSCI4022.JPG

    épuiser sa batterie à ne photographier que des arbres 

    DSCI4023.JPG

    avec des jets d'eau 

    DSCI4024.JPG

    et avec quelques "vieilles pierres" 

    DSCI4025.JPG

    et pour terminer, un clin d’œil à Walrus: 
    le promeneur-du-petit-matin-avec-son-chien 
    (le chien est petit, on ne le voit pas sur la photo)

    cool

  • Y comme yatsuhashi

    Yatsuhashi, nous dit le conférencier, signifie 'huit ponts'. C'est un thème pictural qui trouve son origine dans un recueil de poèmes et de récits du 10e siècle, Ise monogatariun grand classique de la littérature japonaise traditionnelle. 

    Vous verrez donc de nombreuses estampes sur ce thème, dont certaines vraiment exquises, avec des iris bleus. 

    Vous les verrez, si vous allez à l'expo au Cinquantenaire tongue-out et certainement aussi en cherchant un peu dans l'immense grenier-à-fouillis qu'est la Toile. 

    Cependant, ce ne sont pas celles-là que j'ai photographiées: comme d'habitude, mon appareil photo commençait à montrer des signes de fatigue - trop d'arbres avaient attiré son attention en cours de route - et je devais opérer une sélection sévère, comme à l'époque des films à 36 photos... 

    DSCI4040.JPG

    Par contre, j'ai photographié ce pont-ci, sur une estampe qui ressemble à une planche de BD, où des gens se pressent sous la pluie. Ne me demandez pas de qui est cette oeuvre: comme je l'ai expliqué précédemment à Tania, on devait déposer nos sacs au vestiaire mais on pouvait photographier sans flash. Je ne me suis donc pas encombrée de mes habituels stylo et carnet, j'ai juste pris l'appareil photo. Inutile de dire qu'avec ma formidable mémoire - et ma merveilleuse connaissance du japonais - je n'ai retenu aucun nom. 

    DSCI4041.JPG

    merveilleux rendu d'une nuit étoilée et de lumignons dans une ville japonaise du 19e siècle 

    DSCI4043.JPG

    Et en fin de parcours, des oeuvres dans l'esprit "ukijo-e" de Dimitri Piot, auteur de BD et illustrateur. 

    C'est vraiment très beau, très poétique et en même temps un peu étrange de voir des paysages bruxellois représentés dans le style des estampes japonaises, comme ci-dessus, l'arc du Cinquantenaire sous la neige.

  • V comme voyage, voyage

    Dimanche dernier, l'Adrienne est allée au musée du Cinquantenaire pour voir l'expo sur les estampes japonaises: http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/ukiyo-e

    ukiyo-e.jpg

    c'est la célèbre vague de Hokusai (1760-1849) qui sert d'affiche à l'expo 

    mais on commence par le 18e siècle

    DSCI4030.JPG

    Suzuki Harunobu (1724-1770), le premier à imprimer plusieurs couleurs (en 1765) 

    la dame en vert a un chat sur les genoux 

    DSCI4031.JPG

    triptyque de Kubo Shunman (1757-1820)
    avec trois phases du travail des draps de laine (à gauche le foulage) 

    DSCI4037.JPG

    un de mes préférés de Hokusai 
    surtout pour le point de vue original, à hauteur du faîte, avec dans le bas la ville cachée par les nuages d'où sort un cerf-volant et bien sûr dans le fond, le pic neigeux du mont Fuji 

    DSCI4039.JPG

    et pour terminer, un aspect de Hokusai qui m'était inconnu 

    mais qui cadre bien avec Halloween qui s'approche 

    yell

     

  • X c'est l'inconnu

    DSCI3226.JPG

    Voilà ce qui arrive quand on se promène dans Bruxelles

    et qu'on lève le nez

    DSCI3227.JPG

    On voit des orangers, des bananiers

    On prend quelques photos

    DSCI3225.JPG

    Puis on poursuit sa route

    sous le soleil d'avril  

    et on oublie de noter

    le nom de ce bijou...

    ***

    pour le projet du Hibou

    semaine 26 - bijou

  • O comme obsession

    "Il y a deux grands clubs d'écrivains: le club Stendhal et le club Perec. Le club Stendhal ne fait pas de plan, c'est mon cas à moi. Stendhal est mon saint patron. Il ne sait pas finir ses romans et tue tout le monde.

    Après, il y a le club Georges Perec, qui fait un cahier des charges. Alors c'est complètement différent: Stendhal, c'est les hystériques, et Perec, c'est les obsessionnels."

    Marie Darieussecq en conversation avec Valérie Moeneclaey, Passa Porta, le 14 mars 2014, in Les présents de l'écriture, éd. Passa Porta Les impressions nouvelles, 2015

    Passa Porta.jpg

    source de l'illustration

     

  • 7 boules

    Sept boules, et elles ne sont pas de cristal. 

    Elles sont d'acier inoxydable... 

    006 (2).JPG

    Sept boules visibles ici sur les neuf 

    dont six qu'on peut visiter 

    ***

    pour le projet 52 du Hibou 

    semaine 23: sphère 

    ***

    et le week-end prochain 

    Adrienne revoit Bruxelles la belle 

    cool

     

  • X c'est l'inconnu

    Tout à coup, je me suis trouvée face à ce mur de BD 

    2016-04-23 (16) - kopie.JPG

    qui présente les personnages de Marc Sleen

    Je me demande dans quelle mesure ses BD ont été traduites et je crains fort qu'elles soient très mal connues d'un public autre que néerlandophone... 

    2016-04-23 (17) - kopie.JPG

    en bas, à gauche, Petoetje et Petatje, 
    couché dans l'herbe avec sa loupe, le détective Van Zwam, 
    aux pieds de Jan Spier, le génial petit Adhémar, 
    portés à bout de bras par Jan Spier, monsieur et madame Pheip, 
    Nero qui tend la main aux oiseaux 
    et enfin, dans les feuillages, Abraham Tuizentfloot... 

    *** 

    Tout ça fait un bien joli mur 
    que j'ai eu du plaisir à voir 

    cool

  • W comme wablieft?

    Je suppose que c'est volontaire,  

    2016-04-23 (4) - kopie.JPG

    ces orthographes fantaisistes,  

    2016-04-23 (5) - kopie.JPG

    mais je n'en ai pas saisi le but...

    ***

    la bourse = beurs

    théâtre = schouwburg 

    théâtre de la Bourse = Beursschouwburg

    ***

    c'est sans doute de l'humour bruxellois flamand

    tongue-out 

     

  • U comme una giornata particolare

    Samedi, huit heures du matin 

    2016-04-23 (2) - kopie.JPG

    sans que je m'en rende bien compte, 
    sans que ce soit prémédité 

    2016-04-23 (3) - kopie.JPG

    mes pas me portent vers la Bourse,
    où normalement je ne vais jamais. 

    2016-04-23 (7) - kopie.JPG

    C'est à peine si j'ose photographier,
    comme si c'était impudique,  
    comme un manque de respect. 

    2016-04-23 (11) - kopie.JPG

    Ici une réponse à un certain jambon 

    et sur tous les murs, des marques d'espoir. 

    2016-04-23 (10) - kopie.JPG

     Bruxelles m'a émue.

    2016-04-23 (12) - kopie.JPG

  • R comme retour à Bruxelles

    Demain soir, je serai de retour à Bruxelles ma belle, où je n'ai plus été depuis le 12 mars. 

    2016-03-12 Daniel Buren (23) - kopie.JPG

    Je n'irai pas dans des endroits dangereux, 

    ai-je dit à ma mère. 

    Comme si ça existait, 

    des endroits dangereux et pas dangereux...  

     
    Paul Jorion répond aux questions de Patrick Cohen par franceinter

  • X c'est l'inconnu

    On s'est dit: cette perspective sur le tableau n'est qu'illusion d'optique, inventons le cubisme. 

    On s'est dit: cette représentation de la réalité sur le tableau n'est qu'illusion, faisons du Pollock ou du Malévitch.

    2016-03-12 Daniel Buren (5) - kopie.JPG

    Jackson Pollock, Painting (Silver over Black and White, Yellow and Red) 1948 
    photo prise à l'expo Daniel Buren à Bozar 

    On s'est dit: ce carré blanc sur fond blanc, c'est encore de la représentation, de la peinture, de l'illusion. Rendons-la complète et faisons le tableau-miroir. 

    2016-03-12 Daniel Buren (10) - kopie.JPG

    L'illusion est complète puisqu'il suffit de se déplacer légèrement pour voir autre chose 

    2016-03-12 Daniel Buren (9) - kopie.JPG

    une autre lumière reflétée 

     Bertrand Lavier, On Reflexion, 1984 

    On s'est dit: ce cadre autour de la peinture, n'est que l'illusion d'une limite. Pourquoi l'y confiner? Faisons-le disparaître. Ou mieux encore: exploser!  

    2016-03-12 Daniel Buren (11) - kopie.JPG

    Côme Mosta-HeirtSans titre, 2015 

    L'Adrienne s'en est retournée fort songeuse. Illusion de relief en mettant d'épaisses gouttes de peinture sur la toile ou en lacérant le canevas de deux coups de couteaux... why not? 

    art,expo,bruxelles,peinture

    Giovanni Anselmo, Oltremare

    Mais que fera-t-on après, quand on aura démonté l'ultime facette de cet art de l'illusion qu'est l'art?  

     

  • V comme voyager

    Le parcours prévu par Daniel Buren à Bozar est une sorte de voyage dans l'art contemporain et ses œuvres maîtresses: étape par étape, il nous fait découvrir celles qu'il a "étoilées". 

    2016-03-12 Daniel Buren (12) - kopie.JPG

    On est à Venise avec Claude Monet, Le Grand Canal. (1908) 

    2016-03-12 Daniel Buren (8) - kopie.JPG

    On est Icare avec Matisse (1947)

    2016-03-12 Daniel Buren (20) - kopie.JPG

    On est dans le train avec Sophie Calle (2007)

    Prenez soin de vous - portrait d'Alice Lenay

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 12 - voyager 

  • U comme un jour

    Le message d'un enfant réfugié a suscité de belles réponses 

    brussels1.jpg

    Sur fb et tw*tt*r, des Bruxellois ont offert une chambre, un repas, à des inconnus bloqués dans la ville.  

    Des automobilistes ont proposé les places libres de leur véhicule pour ramener chez eux les travailleurs après la fermeture des gares.  

    Les hôpitaux ont dû renvoyer chez eux les donneurs de sang, tellement il y en avait. 

    brussels4.jpg

    Du rarement vu: des messages de remerciements non seulement pour le personnel soignant et les pompiers, mais aussi pour la police et l'armée. 

    brussels3.jpg

    Les enfants de six ans ont posé les bonnes questions: "Waarom?" Pourquoi? 

    Et puis il y a l'humour belge, comme celui de Gui-Home, que mes élèves néerlandophones ont découvert avant moi... 

    Moi je leur montre Brel.  

    Tout ça, on l'a fait quand on s'est réveillés le 23 

  • T comme traître

    L'Oncle de Bruxelles et son neveu chti-breton ont quelques points communs, comme par exemple celui d'être de foisonnantes mines de renseignements. 

    C'est ainsi que grâce à l'Oncle j'ai découvert James Hadley Chase et grâce au neveu Les Douze Chaises, dont voici l'incipit: 

       Dans la ville provinciale de N étaient si nombreux établissements de coiffure et bureau de funérailles, semblait-il, les résidents sont nés seulement de se raser, de se raser, se rafraîchir la tête de vezhetalem et immédiatement mourir. Et en fait dans la ville provinciale de N personnes sont nés, morts et rasé assez rare. La vie de la ville était le plus silencieux. soirées de printemps étaient charmants, la saleté sous la lune brillait comme l'anthracite, et tous les jeunes gens de la ville à un tel degré était en amour avec le secrétaire du comité local Kommunalnik il a été tout simplement l'empêcher de percevoir les droits d'adhésion.  

    Les questions de l' amour et la mort ne sont pas inquiets Ippolit Matveïevitch Vorobyaninov, bien que ces questions, en vertu de son service, il était en frais auprès de 9 heures du matin à 5 h tous lesjours, avec pause d'une demi-heure pour le déjeuner. 

    Ce joli travail de traduction du russe vers le français est l'oeuvre d'une machine intelligente, mais pas encore de même niveau que celle qui a battu dernièrement le champion mondial au jeu de go ni de cette autre qui a eu raison de maîtres aux échecs. 

    Ou alors ça veut dire que la traduction est un jeu cérébral de plus haut vol tongue-out

    Sinon, on peut aussi continuer à évoluer vers une seule langue universelle - et je veux bien, à condition que ce soit celle de l'amour...

    One World from Poolhert Productions on Vimeo.

  • L comme lignes

    2016-03-12 Daniel Buren (21) - kopie.JPG

    Samedi dernier, j'ai eu l'occasion de visiter l'expo de Daniel Buren, accompagnée des commentaires (plus que nécessaires) d'une charmante guide. 

    2016-03-12 Daniel Buren (22) - kopie.JPG

    Comme vous pouvez le voir, la "touche" Buren est bien présente dès le hall d'entrée. 

    2016-03-12 Daniel Buren (1) - kopie.JPG

    Après, c'est "le parcours du combattant" ou le "jeu de piste" ou le puzzle géant ou la carte qui vous guide vers diverses îles aux trésors: chaque salle comporte des œuvres d'artistes - principalement des 20e et 21e siècles - qui ont eu une influence sur son propre travail ou sur son parcours de vie. 

    2016-03-12 Daniel Buren (2) - kopie.JPG

    J'y ai passé plus de deux heures debout à écouter notre guide, ça m'a cassé le dos, mais je suis tout de même bien contente de l'avoir vue pour ce que ça m'a appris sur une part importante de l'art dit "moderne". 

    J'en reparlerai probablement... on avait le droit de prendre des photos cool 

    Toute l'info sur cette expo

    Daniel Buren à Bozar

  • U comme ὕδωρ

    ὕδωρ = eau

    2016-02-12 (9) - kopie.JPG

    celle de la mer

    2016-02-21 (14) - kopie.JPG

    celle qui tombait sous forme de crachin
    dimanche dernier à Bruxelles

    Arthur à Bruxelles 006 - kopie (2).JPG

    celle qu'on boit sous forme de "murmure d’écume"
    et de "perles d’air bondissantes"
    comme le dit si joliment Gabrielle Colette
    dans "Prisons et paradis" (1932)

    ***

    J'aime les trois

    cool

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 8 - eau