chanson francaise

  • Le bilan du 20 août

    Madame est contente. 

    Madame est même très contente. 

    Sur la vingtaine d'élèves qui avaient un ou plusieurs examens de deuxième session, un seul n'a pas réussi... parce qu'il n'est tout simplement pas venu se présenter. Il préfère redoubler et connaître une seconde fois les joies inhérentes à la sixième année. 

    Tous les autres sont venus et ont vaincu: Youssef en économie, Jonas en maths, Patricia en néerlandais, Kevin en électricité, Amalia en physique, Alessandro en anglais, Emma en biologie... 

    Madame leur souhaite tout le bonheur du monde 

  • En parler? Et comment?

    Lundi première heure. On fera comme si de rien n'était? On en parlera? Et si oui, comment? 

    Etre prof, c'est comme être papa ou maman: on sait qu'on peut s'attendre à des questions. On devra donner des réponses.

    On se dit qu'on attendra: on verra s'ils sont demandeurs. Peut-être qu'après un week-end passé à voir des images d'horreur, ils auront envie de "business as usual".

    On prévoit deux ou trois choses parmi lesquelles on pourra choisir au moment voulu. Heureusement, on est prof de langues. Ce qui veut dire qu'on trouve toujours un beau texte, un bon article, une belle chanson, un poème appropriés à la circonstance.

    Cette fois-ci - car oui, il y a eu d'autres fois - on opte pour un poème d'Eluard, La victoire de Guernica, et pour une chanson de l'ami Renaud, qui chantait en 1985 Morts les enfants.

    Ils ont voulu entendre Renaud.


    Renaud Morts les enfants par gerald_w-a

    La victoire de Guernica

    I

    Beau monde des masures
    De la nuit et des champs

    II

    Visages bons au feu visages bons au fond
    Aux refus à la nuit aux injures aux coups

    III

    Visages bons à tout
    Voici le vide qui vous fixe
    Votre mort va servir d'exemple

    IV

    La mort coeur renversé

    V

    Ils vous ont fait payer le pain
    Le ciel la terre l'eau le sommeil
    Et la misère
    De votre vie

    VI

    Ils disaient désirer la bonne intelligence
    Ils rationnaient les forts jugeaient les fous
    Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux
    Ils saluaient les cadavres
    Ils s'accablaient de politesses

    VII

    Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

    VIII

    Les femmes les enfants ont le même trésor
    De feuilles vertes de printemps et de lait pur
    Et de durée
    Dans leurs yeux purs

    IX

    Les femmes les enfants ont le même trésor
    Dans les yeux
    Les hommes le défendent comme ils peuvent

    X

    Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges
    Dans les yeux
    Chacun montre son sang

    XI

    La peur et le courage de vivre et de mourir
    La mort si difficile et si facile

    XII

    Hommes pour qui ce trésor fut chanté
    Hommes pour qui ce trésor fut gâché

    XIII

    Hommes réels pour qui le désespoir
    Alimente le feu dévorant de l'espoir
    Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

    XIV

    Parias la mort la terre et la hideur
    De nos ennemis ont la couleur
    Monotone de notre nuit
    Nous en aurons raison.

    Paul Eluard, Cours naturel, 1938
  • Adrienne s'amuse

    bricabook156.jpg

    © Leiloona

    http://www.bricabook.fr/2015/02/une-photo-quelques-mots-156e-atelier-decriture/

    Madame s'en va-t-en mer
    Mironton mironton mirontaine
    Madame s'en va-t-en mer
    Ne sait quand reviendra (3X)

    Elle reviendra z'à Pâques
    Mironton mironton mirontaine
    Elle reviendra z'à Pâques
    Ou à la Trinité (3X)

    La Trinité se passe
    Mironton mironton mirontaine
    La Trinité se passe
    Madame ne revient pas (3X)

    Monsieur à sa tour monte
    Mironton mironton mirontaine
    Monsieur à sa tour monte
    Si haut qu'il peut monter (3X)

    Il voit venir trois Mages,
    Mironton mironton mirontaine
    Il voit venir trois Mages
    Tout de noir habillés (3X)

    Beaux Mages, oh savants Mages
    Mironton mironton mirontaine
    Beaux Mages, oh savants Mages
    Quelles nouvelles apportez ? (3X)

    Nous portons des nouvelles
    Mironton mironton mirontaine
    Nous portons des nouvelles
    Jamais vous ne les croirez (3X)

    Elle revient à la nage
    Mironton mironton mirontaine
    Elle revient à la nage
    Avec un Nord-Côtier (3X)

    ***

    vous êtes libres d'y ajouter un couplet de votre fantaisie

    Clin d'œil

    merci Leiloona

    et à lundi prochain!

     

     

  • I comme illuminations

    014 - kopie.JPG

    - Ah! tu as oublié d'enlever ta guirlande lumineuse! me dit ma Tantine.

    On était à la mi-janvier et cela suppose que la déco de Noël ait disparu de la maison.

    - Euh..., dis-je, en fait je comptais la laisser encore tout le mois, j'aime cette lumière douce, je l'allume tous les matins...

    Elle n'a pas insisté, pas commenté, mais il y a des silences qui en disent long Langue tirée

    ***

    Bientôt nous serons la mi-février. Et vous savez quoi?

    Ma guirlande lumineuse est toujours là.

    Je l'enlèverai za Pâques... ou za la Trinité!

    https://www.youtube.com/watch?v=5Bi_V9z6H7Y

  • M comme Moustaki

    Hier un titre de l'Express a attiré mon attention parce qu'il comportait le nom de Georges Moustaki, quelqu'un dont j'avais tellement aimé les chansons et le look déjà grisonnant à l'époque où j'avais entre 14 et 16 ans...

    Ce titre disait de lui qu'il "était définitivement incapable de chanter". En soi, ça ne devrait pas être si étonnant: rares sont ceux dont la voix et les capacités physiques sont encore suffisamment au top à 77 ans pour se produire sur scène. J'en connais même quelques-uns qui auraient mieux fait de s'arrêter de chanter bien avant d'avoir atteint cet âge-là!

    J'ai donc lu l'article avec intérêt. Il m'a laissée sur ma faim mais présentait un lien vers celui-ci, qui est à sa source et donne l'interview la plus récente du chanteur: http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Musique/Georges-Moustaki-La-maladie-a-fait-naitre-de-nouvelles-nostalgies-_NG_-2011-10-13-722781

    Je l'ai trouvé touchant.

    ***

    "Quelle chanson de Moustaki retiendrez-vous?", demande l'Express en fin d'article...

    Sans aucune originalité, pour moi ce sera le Métèque. Pour ceux qui veulent chanter en choeur avec moi le pâtre grec, c'est ici: http://www.youtube.com/watch?v=F108veDL4i0


    Cool

    Je n'avais que peu d'argent de poche et n'ai acheté que peu de disques, mais parmi les trois ou quatre que je me suis offerts il y a un 33 tours de Georges Moustaki. Faudra que je le sorte de sa boîte au grenier et que je vérifie si le tourne-disques fonctionne encore Langue tirée



  • O comme obiit

    Depuis l'été de 1970 jusqu'à tout récemment, mes parents ont passé toutes leurs vacances en Ardèche. J'en ai déjà parlé ici à certaines occasions.

    Ils sont donc allés aussi à Antraigues. Plusieurs fois. Pas dans l'espoir d'y voir Jean Ferrat, ils ne savaient même pas que c'était là qu'il habitait.

    Pourtant, un jour, ils l'y ont vu. Mon père n'en croyait pas ses yeux. Jean Ferrat! un chanteur qu'il appréciait énormément, se trouvait là à quelques mètres de lui... Bien sûr, il n'a pas osé approcher la vedette. Il n'a même pas osé le regarder avec trop d'insistance.

    Une autre année qu'ils y sont retournés, ils ne l'ont pas vu. Puis quelqu'un a lancé au patron du bar:

    - Et Jean, il est où?
    - Jean? Il est à la Montagne!

    Parce que, disait mon père, l'auberge du patelin s'appelait La Montagne! Et ça le faisait bien rigoler Sourire

    ***

    Le 13 mars dernier, il y a eu un an que Jean Ferrat est mort.

    Nuit et brouillard http://www.youtube.com/watch?v=dey3HRTJKEM

    La Montagne http://www.youtube.com/watch?v=vBh9BNGzROM&feature=related

    le blog de l'auberge la Montagne http://lamontagneantraigues.blogspot.com/

  • Une primeur pour le premier

    Hier lundi, cette nouvelle sur le site de l'Express:

    40 inédits de Brassens révélés

    La quarantaine de textes, sans musique, sera dévoilée au public en mars à la Cité de la Musique pour l'exposition "Brassens ou la liberté".

     

    Trente ans après sa mort, environ quarante inédits de Georges Brassens ont été mis au jour. Il s'agit de titres de jeunesse, pour la plupart sans partition musicale datant de la période 1938-1952, avant l'enregistrement de ces disques, détaille Le Parisien ce lundi.  

    A l'origine de la découverte, la journaliste Clémentine Deroudille qui est, avec le dessinateur Joann Sfar, la commissaire de l'exposition "Brassens ou la liberté" que la Cité de la Musique organise à partir du 15 mars à Paris. "Il a fallu un an pour les réunir. Il y en avait dans les tiroirs, des classeurs, des carnets de tournée" raconte Clémentine Deroudille. L'accord des ayant-droits du chanteur a été nécessaire pour que le tout soit rendu public.  

    Ces chansons de jeunesse s'intitulent "Quand j'ai rencontré celle que j'aime", "Le passé m'échappe", ou encore "Pensez à moi". Le compositeur Olivier Daviaud, connu pour ses collaborations avec Jacques Higelin ou Olivia Ruiz, a déjà entrepris de mettre en musique ces inédits. Les visiteurs de l'exposition pourront entendre ces chansons. Mais la sortie d'un premier CD est d'ores et déjà prévue.  

    http://www.lexpress.fr/culture/musique/40-inedits-de-brassens-reveles_957166.html?xtor=EPR-618

    Ce que je me demande, c'est pourquoi Brassens n'a pas utilisé ces textes lui-même: sans doute parce qu'il ne les trouvait pas assez bons? Serait-il heureux qu'on les déterre aujourd'hui? Pourquoi juste quarante? A-t-on fait un tri? En a-t-on gardé encore quelques-uns derrière les fagots pour se refaire du beurre dans dix ans?

    Donnez-moi plutôt la cane de Jeanne ou le singe en rut Rigolant

  • W comme wagon de train pour Paris

    Il faudrait que je trouve un moment pour me rendre à Paris, où un nouveau musée s'est ouvert au boulevard Saint-Germain, un de ces musées faits pour moi, le Musée des Lettres et des Manuscrits. Le site est ici: http://www.museedeslettres.fr/public/index.php

    Sa toute première expo est consacrée à Proust et se termine après-demain. Toutes les infos pour ceux qui voudraient encore y courir avant la fin du mois http://www.museedeslettres.fr/public/exposition/proust-du-temps-perdu-au-temps-retrouve/46

    Ou alors vous attendez le 16 septembre, pour l'ouverture de l'expo sur l'Académie française http://www.museedeslettres.fr/public/exposition/l-academie-francaise-au-fil-des-lettres-de-1635-a-nos-jours/62

    Mais à mon avis, la collection permanente vaut le détour à elle seule. En tout cas pour des gens qui, comme moi, se sentent fondre devant une feuille de papier, pourvu qu'elle contienne quelques jolis mots... que ce soit une lettre de Descartes à Huyghens, de Sade à sa femme, de George Sand à Flaubert, un manuscrit de Rimbaud ou de Verlaine.

    Mais ce qui me ferait sauter dans le train sans plus attendre, c'est un cahier à spirale.

     

    Jacques BREL
    Schaerbeek, 1929 - Bobigny, 1978

    Cahier à spirale vert comportant de nombreuses chansons autographes, [1964].

    Ce cahier de cinquante-neuf pages, écrites par le compositeur et chanteur belge, contient notamment quatre couplets, avec variantes, ratures, ajouts et corrections, de la mythique chanson Amsterdam. Lorsque Brel la compose, il imagine une chanson de marin ressemblant à un tableau de Bruegel, avec une note classique d’accordéon en sourdine. De l’ébauche à la version définitive, tous les mots d’Amsterdam sont couchés sur ce cahier. Brel interprète cette chanson pour la première fois, en ouverture, lors d’un concert à Versailles, en 1964. Le public n’est alors pas enthousiaste. Au fil des pages, on trouve aussi les quatre couplets, avec variantes, des Timides, des strophes de La chanson de Jacky, de Cheval, des ébauches pour l’Âge idiot, ainsi que diverses notes pour les chansons Grand-mère, La ville s’endormait, Je m’en remets à toi, etc.

     

    On peut réécouter la chanson Amsterdam ici et voir Brel en "live": http://www.dailymotion.com/video/x2cmrs_jacques-brel-amsterdam_music

  • Dernier défi de juillet

    Adrienne se laisse complètement aller

    Le défi 12 (25 mai 2008) devait être un défi au fromage: un récit, un poème, un souvenir, une recette, une tranche de vie, une parodie, un dialogue, tout ce que la littérature compte comme genres mais... au fromage ! Avec comme contrainte supplémentaire d’insérer un titre d’une chanson de Joe Dassin. Et puis, interdiction de commencer une seule phrase par une consonne. Je me suis permis d’y ajouter quelques allusions à des chansons d’autres chanteurs…

     

     

     +++

    Avec Annie, J'ai craqué comme du fromage de Mongolie!

    A la folie, se disait-elle, je l’ai aimé à la folie, Comme la lune a besoin du soleil pour exister sur cette terre, ou comme Quand on a seize ans, quoi, et qu’on pète les plombs de l’extase amoureuse dès qu’il vous dit ‘Fais-moi de l'électricité’...

    Allons danser Valérie, lui avait-il intimé ce premier soir de La fête du fromage au Château d’Harzé (http://fdf.ourthe-ambleve.be/pages/programme.htm). Et elle l’avait suivi. Il faut dire qu’il était beau avec Le costume blanc crème et La fleur aux dents! Un costume blanc crème, Le café des trois colombes n’avait jamais vu ça ! Il avait La beauté du diable...

    Après la fête, après Le dernier slow, ils avaient longuement marché, beaucoup parlé, ils s’étaient raconté leur courte vie, leurs rêves, leurs désirs. Un dimanche, Au bout des rails du tram 33 (pour aller manger des frites chez Eugène), il l’avait longuement embrassée Dans la brume du matin. Elle était oh…! Au septième ciel, si heureuse, transportée, véritablement! Entre deux adieux, ils s’embrassaient encore et encore. Il était si difficile de se quitter, même pour quelques heures. On était bien loin du ‘ Laisse-moi dormir ‘ de ces derniers mois…

    Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ?’, lui disait-il autrefois, lui qui n’était pourtant Pas sentimental pour deux sous (Oh ! C'est du mélo, tout ça, se plaisait-il à affirmer quand Le chanteur des rues bramait ‘C'est bon l'amour’ ou exhalait une Chanson triste et qu’elle versait une larme) .

    On s'en va’, lui avait-il annoncé dès le premier soir,’ je te ferai voir Les Champs-Élysées, Le jardin du Luxembourg, les vaches rousses blanches et noires made in Normandy et même L'Amérique, si tu veux. Il paraît que L'été indien est si beau, là-bas, à Kansas City ou en Louisiana…’

    Après Le service militaire, ils s’étaient mariés.  Il a plu, ce jour-là, ‘mariage pluvieux, mariage heureux’, avait décrété ce Pauvre Pierrot, paix à son âme. On sait ce que valent ces dictons, mais on a beau dire, Ca va pas changer le monde

    A mon fils’, avait dit Petite mama en portant un toast aux nouveaux époux, entre la poire et le fromage, ‘et ne suivez pas Le chemin de papa, Le tricheur qui m’envoyait Siffler sur la colline à tourner chèvre pendant que lui, il allait cueillir  La violette africaine après Le marché aux puces, du côté de La rue Marie-Laurence! Allez, mon grand, Fais la bise à ta maman, et sache que Si tu viens au monde, c’est pas pour attendre tranquillement  La dernière page de ta vie! Et maintenant, buvons tous, C'est ma tournée! Allez roulez et Vive moi!!

    Elle avait déjà Tellement bu, tellement fumé, la pauvre femme, qu’elle ne savait plus ce qu’elle disait.

    Et l'amour s'en va : Ce n'est rien que du ventAh ! où est-il, ce temps des ‘Je t'aime, je t'aime’, des ‘Plus je te vois, plus je te veux’, Le temps des œufs au plat avec du gruyère râpé, Le petit pain au chocolat , Les joies de la cuisine savoyarde quand ils allaient au ski et le temps de L'amour etc.

    A toi, se dit-elle, à toi j’ai tout donné. Alors qu'est-ce que c'est? Oui, qu’est-ce qui n’a pas marché? On se connaît par cœur, bien sûr, après un certain temps. Est-ce pour cette raison-là ou Pour le plaisir de partir brouter l’herbe du pré d’à côté?

    Oh là là,  Les plus belles années de ma vie, je les lui ai données, mais la vie Tourne tourne tourne comme la baratte au beurre et Joe macho était allé voir ailleurs. Oui, Depuis l'année dernière, en fait, l’année dernière à Marienbad… Un lord anglais lui avait susurré qu’elle était La femme idéale, mais elle était restée fidèle à son Joli Minou qui pendant ce temps-là allait lécher la soucoupe de La nana du Piano mécanique Annie !

     Annie de l'année dernière, mais avant elle, il y avait aussi eu Carolina, Cécilia, Marie-Ange, Marie-Jeanne, Marie-Madeleine, Martine, Sylvie elles finiraient par être aussi nombreuses que les fromages belges (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fromages_belges)  

    Elle était sûre de n’en oublier aucune, elle les avait classées par ordre alphabétique. Elle n’allait tout de même pas attendre qu’il en arrive au Z comme Zoé, non ?

    Au début, elle n’avait pas voulu en faire un fromage, les hommes, ‘Les aventuriers’, comme il disait en bombant le torse, étaient sans doute tous les mêmes. On pleure un peu, Mais la mer est toujours bleue et le camembert toujours aussi coulant quand il est à point.  Un petit air de musique pour lui murmurer ‘tu es La première femme de ma vie’ et elle fondait comme le reblochon de la tartiflette et lui disait  Je te crois’.

     

    ***

     

    Alors un jour, Moi j'ai dit non, ça suffit, Je vais mon chemin, j’irai porter mes petits petons ailleurs, Comme disait Valentine. Au revoir et Salut , d’autres ont fait ce pas, Pourquoi pas moi? Un peu de paradis m’attend peut-être encore dans Mon village du bout du monde, mais certainement plus de Ton côté du lit! Un baby bébé babybel sur les bras (je ne te le laisserai pas, il est bien entendu que Tout bébé a besoin d'une maman) et Dédé le Kid à la main, notre petit Désiré, Pauvre Doudou qui n’arrête pas de demander pourquoi  C'est fini entre nous, mais honnêtement, Dis-moi dis-lui ce qu’il faut répondre à un enfant de six ans!

    Il est Un peu comme toi, notre Dédé, Le château de sable qu’il construit, il aime le démolir lui-même…

    Il me faudra Combien de temps pour t'oublier?

    ***

    Avis aux amateurs : Il reste encore une centaine de titres de Joe Dassin et probablement un millier de fromages J

     

     

     

  • Z comme zut et flûte

    Grand besoin d'harmonie dans notre belle gigue, et qu'on accorde nos violons...

    Où es-tu, André Bialek? ici: http://www.youtube.com/watch?v=XlaPoiyR-Dc

    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Dans le royaume de Belgique
    Y'a du temps qu'on a plus dansé
    Dans le royaume de Belgique
    Y'a du temps qu'on a plus dansé
    Est-ce à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées ?
    Est-ce à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées ?

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Si c'est pas à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées
    Si c'est pas à cause de la drache
    Qu'on a les quilles toutes rouillées
    C'est qu'on n'sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    C'est qu'on n'sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourrait danser
    Si les vieilles digues, digues
    Diguedon les faisait tomber

    Si on ne sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    Si on ne sait plus sur quel pied
    On pourrait se mettre à danser
    C'est cause aux vieilles querelles
    Entre Wallons et Flamands
    C'est cause aux vieilles querelles
    Entre Wallons et Flamands

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourra danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue que l'on pourra danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber

    Entre Wallons et Flamands
    Entre Flamands et Wallons
    Y'a les Bourgeois les Fransquillons
    Y'a les Bourgeois les Fransquillons
    Pendant qu'on se tire les deux langues
    Qui nous étreignent et nous étranglent
    Pendant qu'on se tire les deux langues
    Qui nous étreignent et nous étranglent

    Mais la belle gigue, gigue
    Gigue qu'on leur fera danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber
    Ah, la belle gigue, gigue
    Gigue qu'on leur fera danser
    Quand les vieilles digues, digues
    Diguedon les fera tomber

    ...

    Si c'est possible ...

  • U comme universelle panacée

    La musique adoucit les moeurs, ont dû penser les têtes pensantes et responsables de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique et par conséquent ils ont sorti deux CD.

    Qu'ils nous présentent ici: http://www.lamediatheque.be/mag/taz/chanson/fevrier_2010/des_plumes_et_des_voix.php?reset=1&secured

    Toutes les chansons ont pour thème la maladie, au sens (très) large: handicap, SIDA, préservatif, accro aux jeux vidéo sur Internet, anorexie, euthanasie, alcoolisme, ...

    Moi qui n'ai plus écouté véritablement de programmes de chansons depuis les Disques demandés (Radio Hainaut années 70), il faudra que je remette ma montre à l'heure: je ne connais absolument aucun des noms ci-dessous:

    01. Ali hoor – Sillonnant la route
    02. Alexonor - Marianne
    03. Z - Maman, finis ton verre !
    04. Geneviève Laloy - Zoé
    05. Raspoutitsa - Entièrement automatique
    06. Thibor - Eva
    07. André Borbé - L’automne l’étonne
    08. Samir Barris - Le fossé
    09. Tar One - Télé part. 2
    10. Dada Pâte - Princesse de poche
    11. Guillaume Ledent - Anna
    12. Atomique DeLuxe - Latex
    13. Marie-Noire - Enfants de la nuit (Adrien)
    14. Farida Zouj - Mais, dites-moi !
    15. Bernod - Une telle place
    16. Gaëtan Vassart - La touche étoile
    17. Skarbone 14 - Counter Strike
    18. Oxymore - Convenablifaut

    Mais n'empêche, il y a de jolies voix, de beaux textes, et toutes sortes de musiques... allez donc les écouter sur le site! Le projet s'appelle "Des plumes et des voix... pour réchauffer les maux" et participera au festival "Mars en chansons" (renseignements ici: http://gullygurdy.wordpress.com/)

  • O comme Ouadagoudou Himalaya

    Qui me dira comment fonctionne mon cerveau? et ce qui déclenche ma mémoire?

    En me dirigeant l'autre jour vers la cuisine pour y réchauffer une souris d'agneau au micro-ondes (avec des haricots Borlotti et des carottes miam) voilà que je me mets à chanter à tue-tête "Ouagadougou Himalaya olé ola! Quasimodo Caligula olé ola!"

    Si ça ne vous dit rien, c'est sans doute que vous êtes très jeune. Si ça vous dit, c'est que peut-être comme moi vous écoutiez "les disques demandés" sur Radio-Hainaut dans les années 70.

    Bizarrement, je ne me souviens plus très bien des deux premiers couplets, par contre je peux encore chanter les derniers:

    Au PMU, Monsieur Tom gagne à tous les coups
    Ouadagoudou Himalaya olé ola
    Il ne sait plus où il va cacher tous ses sous
    Quasimodo Caligula olé ola

    et puis

    Depuis ce temps-là dans les hippodromes olé ola
    Plus personne ne voit jouer Monsieur Tom olé ola
    Depuis qu’il est riche, la femme de son cœur olé ola
    Préfère aux pouliches, les chevaux-vapeur

    Voilà donc le genre de textes que ma mémoire peut encore restituer avec presque quarante ans d'écart, comme ça, out of the blue... et j'aimerais bien savoir pourquoi.

    Acapulco Bérézina!

  • N comme Noureddine

    Il me faut commencer par un aveu: je suis branchée "musique classique" jour et nuit, ce qui fait que mes connaissances en chanson se limitent à l'émission "les disques demandés" qu'on écoutait sur radio Hainaut dans les années 70 ;-) 

    I m'a fait découvrir la chanteuse Juliette Noureddine. J'ai ainsi pu savourer plusieurs chansons de son (dernier?) album, Bijoux et babioles. Bijoux, oui, surtout les textes.

    Celui qui m'a le plus fait rire, car c'est du vécu (hahaha), c'est celui-ci: Tu ronfles!

    Un léger bruit m'éveille
    Tandis que le sommeil
    Me fuit sans un remords
    Tu dors
    C'est un demi-soupir
    Qui ment comme il respire
    Rien qu'un souffle incertain
    Lointain
    Comme un marin perdu
    Sentant gronder les nues
    Devine le présent
    D'orage
    J'entends grincer les voiles
    Les gréements et la toile
    Qu'une bourrasque gonfle
    Tu ronfles

    Pendant que je somnole
    A jouer les rossignols
    Sifflotant mes refrains
    Pour rien
    Toi tu fais des flons flons
    L'éléphant et le lion
    La grande parade comme
    Barnum
    Après toute une clique
    De cuivres asthmatiques
    Tu t'arrêtes soudain
    Enfin !
    Fausse alerte j'entends
    La fête qui reprend
    Le ballon qu'on regonfle
    Tu ronfles !

    J'aime comme tu imites
    la grêle qui crépite
    le mistral et le vent
    D'autan
    Et le tigre feulant
    Dans les bambous bruissants
    Le brame qui résonne
    l'automne
    Le sable sur la dune
    Et le loup à la lune
    Le grondement joyeux
    Du feu
    Et la note confuse
    Que font les cornemuses
    Quand elles se dégonflent
    Tu ronfles

    Et puis tu es parti
    Poser dans d'autres lits
    Ta peau et ton odeur
    Ton coeur
    Moi je ne dors pas plus
    Sans ton charmant chahut
    Le silence à ta place
    m'angoisse
    et si je m'interdis
    de quelques jalousies
    l'inutile tourment
    Pourtant
    J'espère qu'elle te nuit
    Celle qui a tes nuits
    J'espère qu'elle te gonfle
    Qu'elle ronfle

    Vous avez lu jusqu'au bout? Car c'est la chute qui m'a le plus fait rire, c'est là qu'est l'idée géniale ;-)

    Moi j'espérais tout bêtement que sa nouvelle femme serait aussi incommodée que moi par sa parade de barnum, son mistral et sa cornemuse, mais je me trompais: "J'espère qu'elle te gonfle, qu'elle ronfle" et que cette fois c'est l'homme qui joue les rossignols!

     

  • N comme no no Letta

    Les langues étrangères, j'ai toujours trouvé ça fascinant. Quand nous étions enfants, mon frère et moi ne rations jamais le coucours Eurovision de la chanson, que nous regardions en famille, chez mes grands-parents. A cette époque, il y avait encore des pays qui osaient chanter dans leur langue nationale... et ça ne les empêchait pas de gagner ;-)

    Gigliola Cinquetti, par exemple. On ne l'a pas vue l'année de sa victoire (1964) parce qu'on était trop petits, mais sa chanson gagnante a été un tube à la radio au début des années 70 et nous chantions à pleins poumons avec elle "No no Letta", pensant que Gigliola se défendait contre une prénommée Letta qui lui disputait son "amore romantico".

    Gigliola Cinquetti - Non ho l'età
    http://www.youtube.com/watch?v=PtbW7zYmYfM

    Avec les chansons que mon frère apprenait chez les scouts, ce n'était guère plus brillant! C'était du français pourtant, mais il semble que mon frère ne le savait pas: les grands braillaient et lui, le petit, apprenait "sur le tas" sans comprendre ;-) Je ne vous dirai pas ce que nous faisions de ceci, par exemple:

    C'est un fameux trois mâts fin comme un oiseau,
    Hissez haut Santiano,
    Dix-huit noeuds quatre cents tonneaux,
    Je suis fier d'y être matelot.

    Tiens bon la vague et tiens bon le vent,
    Hissez haut Santiano,
    Si dieu veut toujours droit devant,
    Nous irons jusqu'à San Francisco.

    J'ai mis en gras les deux seuls vers que nous prononcions correctement. Le reste était chanté "en espagnol"

    Hugues Aufray - Santiano (1961)
    http://video.yandex.ru/users/france-chanson/view/67/

     

  • O comme Ottawan

    Je suis toujours heureuse d'avoir des nouvelles de mes anciens élèves.

    Je suis toujours très heureuse quand ils se donnent la peine de dire ou d'écrire quelque chose en français.

    Mais si une ancienne élève a découvert ceci sur Youtube et me promet de le chanter à tue-tête la prochaine fois qu'elle a un bout de route à faire avec des copains... http://www.youtube.com/watch?v=eEVHZYPEXAw ... dois-je être folle de joie?

    LOL

  • Les premiers jours d'octobre

    Le premier octobre marque beaucoup plus le début de l'automne, à mon sens, que la date du 21 septembre. Cette année d'autant plus que nous avons joui d'un été qui a duré encore tout le mois de septembre, ou peu s'en faut. Soleil et temps sec, en tout cas chez moi. Très sec, même.

    Mais maintenant l'automne est bien là, avec ses activités propres, balayer les feuilles mortes, nettoyer la corniche, ramasser des noix. Le soleil est de plus en plus bas, les nuits plus longues et plus fraîches. On pense à rentrer des bûches et à faire mijoter sur le poêle un de ces plats roboratifs auxquels on se remet à aspirer après les salades estivales.

    Allons, je ressors les petites laines et les grosses chaussettes. Le bois m'attend dans toute sa splendeur. 

    Et si le coeur vous en dit, écoutez Francis Cabrel: http://www.youtube.com/watch?v=XHNrIiuTbiM

    Le vent fera craquer les branches
    La brume viendra dans sa robe blanche
    Y aura des feuilles partout
    Couchées sur les cailloux
    Octobre tiendra sa revanche
    Le soleil sortira à peine
    Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
    Perdue dans tes foulards
    Tu croiseras le soir
    Octobre endormi aux fontaines
    Il y aura certainement,
    Sur les tables en fer blanc
    Quelques vases vides et qui traînent
    Et des nuages pris aux antennes
    Je t'offrirai des fleurs
    Et des nappes en couleurs
    Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
    On ira tout en haut des collines
    Regarder tout ce qu'Octobre illumine
    Mes mains sur tes cheveux
    Des écharpes pour deux
    Devant le monde qui s'incline
    Certainement appuyés sur des bancs
    Il y aura quelques hommes qui se souviennent
    Et des nuages pris sur les antennes
    Je t'offrirai des fleurs
    Et des nappes en couleurs
    Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
    Et sans doute on verra apparaître
    Quelques dessins sur la buée des fenêtres
    Vous, vous jouerez dehors
    Comme les enfants du Nord
    Octobre restera peut-être.
    Vous, vous jouerez dehors
    Comme les enfants du Nord
    Octobre restera peut-être.
  • U comme Ulysse

    Un grand merci à Ridan pour sa chanson et son clip Ulysse car il reprend le texte du fameux sonnet de Du Bellay et est un vritable cadeau pour le cours de français!

    Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

    Jugez vous-même si vous ne le connaissez pas encore, il est là : http://www.dailymotion.com/video/x2camj_ulysse-ridan_music

    Et si on est prof de français langue étrangère, on peut même avoir le clip avec le texte en sous-titre: http://www.dailymotion.com/video/x2wzsq_ulysse-ridan-soustitres_music

    Fabuleux, non ;-) ? Qu'en penses-tu, Joachim?

    JoachimDuBellay

  • T comme Tout le monde il est beau

    C'était en 1972, nous étions enfants, mon frère et moi, et chantions cette chanson sans tout comprendre, mais on en saisissait tout de même l'essentiel. Et ça avait une douce saveur contestataire, on riait de voir notre mère mi-inquiète, mi-choquée par ces paroles. Je crois bien qu'elle ne comprenait pas tout non plus;-)

    C'était l'époque où il y avait encore une vraie salle de cinéma à l'ancienne dans notre petite ville de province. On a tout de même eu l'autorisation d'aller voir le film.

    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

    Quand les pavés volent, comme de grands oiseaux gris,
    en plein dans la gueule des flics au regard surpris.
    Quand ça Gay-Lussac, lorsque partout l'on entend
    le bruit des matraques sur les crânes intelligents.

    Dans la douceur de la nuit, le ciel m'offre son abri,
    et je pense à Jésus-Christ, celui qu'a dit :
    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

    Le monde est beau, tout le monde il est gentil (4x)

    Quand dans le ciel calme, l'avion par-dessus les toits,
    verse son napalm sur le peuple indochinois.
    Quand c'est la fringale, lorsqu'en place d'aliments,
    les feux du Bengale cuisent les petits enfants.

    Dans la tiédeur de la nuit, la prière est mon appui,
    car je pense à Jésus-Christ, celui qu'a dit :
    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

    Le monde est beau, tout le monde il est gentil (4x)

    Quand ça jordanise, quand le pauvre fedayin
    copie par bêtise la prose à monsieur Jourdain.
    Quand le mercenaire ne songe qu'à vivre en paix
    et se désaltère avec un demi Biafrais.

    Dans la fraîcheur de la nuit, je me sens tout attendri
    en pensant à Jésus-Christ, celui qu'a dit :
    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

    Le monde est beau, tout le monde il est gentil (7x)

    toutlemondeilestbeau

  • G comme Gare au loup

    Si vous voulez retrouver un moment votre âme d'enfant, allez donc écouter la version chantée, c'est ici: http://doumdoumdoum.free.fr/index.php?page=chant&id=65

    Gare au loup !

    Je suis le petit chaperon
    Qui rentre tard à la maison,
    J’habit’ un grand appartement
    Toute seul’ avec ma mèr’ grand

    Gare au loup, gare au loup,
    Gare au méchant loup (x4)

    Je suis montée dans l’autobus,
    Le loup, lui, a pris le métro.
    Mon Dieu, mais c’est le terminus
    Pourvu que j’arrive assez tôt !

    Gare au loup, gare au loup,
    Gare au méchant loup (x4)

    Et l’ascenseur qui est en panne :
    Dix-sept étag’s à faire à pieds…
    Si j’avais un aéroplane,
    J’y serais plus vit’ arrivée.

    Gare au loup, gare au loup,
    Gare au méchant loup (x4)

    Voilà j’y suis mais c’est trop tard,
    Le loup a percé la cloison,
    Mais mémé avec son pétard,
    L’a transformé en paillasson.

    Y’a plus d’loup, y’a plus d’loup,
    Y’a plus d’méchant loup (X3)
    Y’a plus d’loup, y’a plus d’loup,
    Y’a plus d’loup du tout !

  • T comme tout va très bien

    Puisqu'on n'a pas le droit de se lamenter, remettons cette petite musique et chantons en choeur avec Ray Ventura et ses Collégiens
    http://fr.youtube.com/watch?v=EHRPwipKJA4&feature=related
    Tout va très bien, madame la Marquise!
    - Allô, allô, James, quelles nouvelles?
    Absente depuis quinze jours,
    Au bout du fil je vous appelle:
    Que trouverai-je à mon retour ?

    - Tout va très bien, madame la Marquise!
    Tout va très bien, tout va très bien!
    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise
    On déplore un tout petit rien...
    Un incident, une bêtise,
    La mort de votre jument grise
    Mais à part ça, Madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien!
    - Allô, allô, Martin, quelles nouvelles?
    Ma jument grise, morte aujourd'hui?
    Expliquez-moi, cocher fidèle,
    Comment cela s'est-il produit ?
    - Cela n'est rien, madame la Marquise!
    Cela n'est rien, tout va très bien! 
    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise
    On déplore un tout petit rien...
    Elle a péri dans l'incendie
    Qui détruisit vos écuries
    Mais à part ça, madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien !
    - Allô, allô, Pascal, quelles nouvelles?
    Mes écuries ont donc brûlé?
    Expliquez-moi, mon chef modèle,
    Comment cela s'est-il passé?

    - Cela n'est rien, madame la Marquise,
    Cela n'est rien, tout va très bien!
    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise
    On déplore un tout petit rien...
    Si l'écurie brûla Madame,
    C'est qu'le château était en flamme,
    Mais à part ça, madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien!
    - Allô, allô, Lucas, quelles nouvelles?
    Notre château est donc détruit?
    Expliquez-moi car je chancelle !
    Comment cela s'est-il produit ?

    - Eh! bien voilà, madame la Marquise,
    Apprenant qu'il était ruiné
    A peine fut-il rev'nu de sa surprise
    Que Monsieur l'Marquis s'est suicidé!
    Et c'est en ramassant la pelle
    Qu'il renversa toutes les chandelles
    Mettant le feu à tout l'château
    Qui s'consuma de bas en haut
    Le vent soufflant sur l'incendie,
    Le propagea sur l'écurie
    Et c'est ainsi qu'en un moment
    On vit périr votre jument
    Mais à part ça, madame la Marquise,
    Tout va très bien, tout va très bien !
  • B comme Bruxelles ma Belle

    J'étais à Bruxelles hier, Bruxelles ma belle, comme le chantait Dick Annegarn vers 1974:

    "Bruxelles, ma belle, je te rejoins bientôt (...)

    Bruxelles, attends-moi, j'arrive

    Bientôt je prends la dérive

    Michèle, te rappelles-tu la détresse

    De la kermesse de la gare du Midi? (...)

    Les néons, les Léons, les noms des gares

    Sublime décadence, la danse des panses

    Ministère de la bière, artère vers l'enfer

    Place de Brouckère

    Bruxelles, attends-moi, j'arrive

    Bientôt je prends la dérive

    Cruel duel, celui qui oppose

    Paris névrose et Bruxelles (...)"

    Moi j'aime Bruxelles, mais ça, je l'ai déjà dit ;-)

  • L comme lunettes

    Pourquoi ai-je acheté des montures hypra-solides? Pourquoi j'en prends tellement soin depuis plus de douze ans? Pourquoi je ne réussis pas à jeter ces reliques? C'est selon, c'est pas sûr.
    C'est pas à cent pour cent.
    On le dit,
    Mais quand même, enfin bon, ça dépend.
    Il faut voir les montures.

    Femmes à lunettes,
    Pas forcément roulures
    Les faibles en mirettes.

    Pas si vite,
    Pas toujours, mais souvent, c'est très net,
    C'est la folle aventure.

    Femmes à lunettes,
    Légère fixette
    Sur les noisettes.
    Femmes à lunettes, Richard Gotainer (paroles de Richard Gotainer, musique de Claude Engel)