chien

  • K comme Kodiak

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    Lui, c'est mon frère Kodiak. Moi c'est Kirkouk. Parce que 2011, c'est l'année du K

    En nous voyant, tout le monde s'exclame: Oh! comme ils sont mignons! Et comme ils ont l'air de bien s'entendre! 

    L'air, oui, mais l'air ne fait pas la chanson. 

    Si les gens nous observaient un peu plus attentivement, ils verraient bien qui prend toute la place. Et qui risque de tomber à côté du coussin. Qui garde l'os sous le menton. Et qui n'a rien. Qui dort comme un bienheureux. Et qui sert d'oreiller sans réussir à fermer l’œil. Qui a le ventre rond, et qui les os saillants. 

    Oh! comme c'est trop chou! gazouillait encore la visiteuse de cet après-midi. Quel dommage de les séparer! 

    Et bien moi je vous le dis franchement: séparez-nous, ne vous gênez surtout pas! Le plus tôt sera le mieux! 

    Sinon je vais finir par faire un malheur... 

    *** 

     photo et consignes chez Lakévio

  • B comme balade en ville

    Le café et la confiture avalés, on emmène l’Homme et l’Adrienne pour une première balade en ville. Seul le chien est déjà parfaitement à l’aise avec tout le monde et tire la gamine au bout de sa laisse. 

    - On va vous montrer le marché, dit Violeta. 

    On arrive en effet à des étals surmontés d’une grande verrière. Des vitres sont cassées, la peinture écaillée, tout est sale, la rouille attaque le métal mais l’ensemble a dû être fort beau, quelques décennies plus tôt. 

    La verrière est complètement vide, à l’exception d’une vieille femme avec un fichu sur la tête, assise sur le sol devant une cagette contenant une carotte et un oignon. 

    Une carotte et un oignon. 

    L’Adrienne n’a pas osé prendre de photo mais ça ne fait rien : l’image est gravée en elle. 

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    13 juillet 1990

  • X c'est l'inconnu

    Qu’il soit permis à l’Adrienne de rappeler à la jeunesse une autre réalité de l’époque : dès qu’on avait quitté la maison, on y laissait en même temps la possibilité d’être joint au téléphone, les seuls appareils étant fixes. 

    Début juillet, l’Homme, l’Adrienne et le Chien Parfait ont donc quitté leur verte campagne, traversé la Belgique et l’Allemagne, passé deux jours en Autriche, traversé la Hongrie, passé encore un jour à Eger et une nuit à Tiszafüred avant d’entrer en territoire roumain. 

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    au camping de Tiszafüred 
    chien parfait posant comme on le lui a ordonné 

    kiss 

    (ici la narratrice fait une pause, l’émotion est trop forte, les souvenirs affluent, les images sont encore si vivaces et pourtant il n’y a dans l’album qu’elle est allée chercher au grenier aucune photo de tout ce trajet entre la frontière hongroise et le sud de la Roumanie : 374 mémorables kilomètres sur des routes plus ou moins asphaltées, où passent aussi des charrettes tirées par des mulets, des charrettes à bras, des troupeaux de canards, des oies, des chèvres, des moutons, des chiens vagabonds... et où jouent des enfants

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    route menant au village où Violeta enseignait à l'époque 

    Tout ça pour vous dire que sans téléphone portable, sans GPS, sans rien, il a fallu trouver la bonne rue dans une ville de 300 000 habitants, trouver le bloc H3 parmi des dizaines d’autres blocs, tous semblables, trouver l’escalier C, et enfin la porte de l’appartement de Violeta. 

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    bloc H3 escalier C 

    L’Adrienne sonne. Une gamine vient ouvrir. Referme aussitôt la porte. On l’entend courir et crier dans le couloir.

    L’Adrienne et l’Homme se regardent : se seraient-ils trompés d'appartement ? Aucun nom n’est indiqué sur la sonnette. Puis la porte s’ouvre de nouveau et malgré la mauvaise qualité de la photo qu’elle a envoyée dans un de ses courriers, on reconnaît Violeta :

    - C’est vous ? dit-elle. C’est vraiment vous ? Vous êtes vraiment venus de si loin pour nous voir ?

  • O comme oral

    - En deuxième partie de l'entretien, avait annoncé Madame quelques semaines avant les examens, il s'agit de me montrer votre capacité à avoir une conversation. C'est vous qui en choisirez le sujet. 

    Voilà une des choses que Madame adore dans ce métier: qu'ils parlent d'eux, de ce qu'ils aiment, de ce qui les rend fiers ou heureux. 

    C'est ainsi qu'hier Madame ne s'est pas ennuyée une minute, à bavarder avec tout ce gentil monde.
    Celui qui lui a vanté les beautés du pays de ses grands-parents, la Tunisie.
    Celle qui fera dès la semaine prochaine son premier "job d'étudiante", pour lequel elle devra se lever très tôt parce que c'est dans une boulangerie. 
    Celui qui rêve de Broadway. 
    Celle qui a besoin de ses deux mains pour expliquer comment l'accident de voiture est arrivé et quelles en ont été les conséquences pour la carrosserie. 
    Ceux qui ont tout arrêté, le dessin, la musique, le sport, à cause de "tout ce travail pour l'école". 
    Celle qui fait de la danse contemporaine et du chant classique et est toute fière de dire que pour ces deux cours, elle a choisi un prof francophone. 
    Celle qui voulait parler de son border colleye parce que son chien "est son ami le plus fidèle". 
    Celle qui a apporté l'album photo de son voyage de rêve, en Thaïlande. 
    Ceux qui découvrent in extremis le sens d'un mot, d'une phrase, d'un texte, parce qu'on les y aide et qui s'écrient "aaahhh" en ouvrant de grands yeux devant cette révélation qui leur est enfin faite. 

    - Aaahhh!!! c'est lui l'auteur? 
    - Aaahhh!!! c'est pour ça que ça s'appelle une autobiographie! 
    - Aaahhh!!! maintenant je comprends! 

    N'est-ce pas magnifique cool 

    Et puis il y a celle qui dit tout le temps "excusez-moi": 

    - Tu peux t'asseoir ici... 
    - Excusez-moi! 
    - Les questions sont sur ces petits billets, tu peux en choisir un... 
    - Excusez-moi! 
    - Tu commences quand tu veux... 
    - Excusez-moi! 

    Comment fait-on pour ne pas les aimer? 

    Cette année, une fois de plus, ils sont trop choux kiss 

    prof,école,élèves,chien,voyage

     

  • D comme detecting dogs

    Devant la maison de tante Fé passent tous les malheurs du monde - et les bonheurs aussi, peut-on espérer. 

    Parfois, dans le soir qui tombe, le bureau se trouve tout à coup baigné de lumière bleue, quand passe une voiture de police. De lumière orange, quand passe une ambulance. 

    Parfois une visiteuse sursaute et s'effraye en entendant les sirènes. 

    - Ce n'est rien, dit l'Adrienne. Nous sommes sur la route de la clinique. 

    Ce sont des choses auxquelles on s'habitue, même si on ne peut s'empêcher de penser à ceux qui sont dans cette ambulance et de se demander si un jour ils rentreront chez eux. On ne peut s'empêcher de penser à cette ambulance qui, un soir de novembre, il y aura bientôt huit ans, a fait un aller simple avec un père qu'on aimait. 

    - On s'habitue! dit la voisine d'en face. Mais ça nous a tout de même pris huit ans. 

    Puis un jour on aperçoit une "nouveauté": une fourgonnette blanche est stationnée devant une maison. Sur ses flancs, on lit en grosses lettres noires "Detecting dogs unit". 

    Et on se demande ce qu'il y a à détecter. 

    Le lendemain, le surlendemain, la fourgonnette est toujours là. On finit même par apercevoir le "detecting dog": un beau berger malinois se frotte câlinement contre la jambe de son accompagnateur qui se penche pour lui caresser la tête et lui gratter le cou. 

    - Tout va bien, se dit l'Adrienne. Il l'aime, son "detecting dog". 

    Car ce qu'elle désire par-dessus tout, c'est que règne l'harmonie smile

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    source de la photo et info ici

     

     

  • E comme expérience nouvelle

    Pour la toute première fois, j'ai eu l'impression qu'il pouvait exister quelque part un chien aussi bon, aussi intelligent, aussi unique et irremplaçable que le mien, qui est mort depuis longtemps et jamais remplacé. 

    C'est un chien de papier, il s'appelle Jules et sort de l'imagination de Didier van Cauwelaert. 

    En cliquant sur ce lien, vous aurez la possibilité d'écouter un extrait, lu par l'auteur. Il s'agit de l'incipit et dure 10 minutes: vous saurez tout de suite si ce livre est fait pour vous. En tout cas, moi j'ai su qu'il l'était: des personnages principaux intéressants et attachants, un chien d'aveugle, quelques péripéties... et on sent tout de suite que ça finira dans le meilleur des mondes. 

    Expérience nouvelle aussi que cette "lecture" audio, grâce à une offre d'Audible (merci!). Cette lecture faite par Didier van Cauwelaert lui-même, qui met le ton et "joue" le jeu, tombait à pic: mes visiteuses ostendaises m'avaient ramené un gros sac de crevettes à éplucher, j'y ai passé deux bonnes heures, soit la moitié du temps d'écoute, et ça m'a permis de terminer ce fastidieux travail sans devenir zinzin. 

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    source de l'image et info sur Audible 

    Jules par Didier Van Cauwelaert 

    Jules 

    Jules 

    Didier van Cauwelaert

  • Les premiers

    Les premiers à sortir le matin 

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    Les derniers à faire un tour le soir 

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    Le chien et son maître...

    ***

    Bonne année à tous!

     

  • F comme Francis, coiffeur-philosophe

    Surprise de l'Adrienne, en passant dans la petite rue de son Francis préféré: une double pancarte accolée à la vitrine annonce en lettres noires sur fond bleu et blanc que le commerce et la maison sont à vendre.

    Où donc l'Adrienne trouvera-t-elle quelqu'un qui, pour vingt euro, sera prêt à lui donner quelques regards de commisération sur ses cheveux qui rebiquent aux mauvais endroits, quelques réflexions bien profondes sur le temps qui passe, les choix de vie, le triste sort réservé aux greyhounds en Espagne (http://www.greyhoundsinnood.be/nieuws/spanje-update)... et à manier les ciseaux entre deux phrases?  

    coiffeur,vie quotidienne,espagne,chien

    Gustave Courbet - Les Greyhounds du Comte de Choiseul 
    Saint Louis Art Museum official site. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons
    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gustave_Courbet_-_The_Greyhounds_of_the_Comte_de_Choiseul.jpg#/media/File:Gustave_Courbet_-_The_Greyhounds_of_the_Comte_de_Choiseul.jpg

  • B comme balade dans ma ville

    Une vieille dame tient une canne à la main droite et une laisse de chien à la main gauche. Elle a l'air désemparée, seule au milieu du parc.

    - Arthuuuuur! Kom hier! crie-t-elle à plusieurs reprises.

    Là-bas, sur le trottoir près du rond-point, un grand chien à l'épaisse fourrure blanche s'éloigne encore en faisant la sourde oreille. Elle finit par arrêter de crier. Il est clair qu'Arthur ne viendra que s'il en a envie.

    Au milieu de la route qui mène à la grand-place, deux petites filles tentent de "sauver" trois canards qui veulent traverser. On voit qu'ils ont l'habitude de se promener. Ils ont de la chance qu'à cet endroit, la limitation de vitesse est assez bien respectée. On ne déplore pas de victimes. Mais ça, les petites filles ne le savent pas et sont très satisfaites quand les promeneuses ont enfin retrouvé leur étang.

    A la fenêtre du numéro 18, une affichette "neen aan hondenpoep". 

     hondenpoep.gif

    Sur le trottoir, deux gamelles: des croquettes et de l'eau. Un chat d'un blanc sale se restaure. Je le reconnais. C'est celui qui a les yeux vairons. Il est venu jusque dans ma cuisine, l'été dernier, me voler ma tartine au jambon Criant

    Comme chacun sait, un chat ne fait pas de "hondenpoep".

    Il laisse juste quelques crottes sur votre pelouse ou gratte la terre meuble de votre potager Langue tirée

  • Z comme Zorro, Zulma et Zwarte Juul

    A l'étage, trois chambres. La dernière sert à faire sécher le linge et à repasser.

    Elle contient une armoire en contreplaqué blanc. Elle ballotte un peu. Normal, vu son grand âge. C'est une des choses que les propriétaires précédents avaient laissées sur place, il y a trente ans et nous l'avons déménagée deux fois. Le contreplaqué n'aime pas trop ça et elle était déjà branlante quand nous l'avons trouvée.

    Il faut la vider. Elle ne vaut pas un sou, mais elle me fera encore de l'usage dans ma future salle de bains. A droite, une grande porte, à gauche deux plus petites qui entourent deux minuscules tiroirs. Dans celui du bas, les carnets de vaccination des chats et des chiens.

    Des chats et des chiens, vu que de nombreux chats se sont succédé ici et aussi deux chiens, le premier s'est fait assez rapidement zigouiller par des chasseurs, un jour d'ouverture de la chasse, et quelques années après est arrivé le second, mon super-chien irremplaçable.

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    Mener un chaton une première fois chez le vétérinaire, c'est s'exposer à la question du nom à mettre sur le carnet. Généralement, nous n'en avions pas encore un. Ou alors nous en avions un, mais nous l'avons changé par la suite. J'ai ainsi un tout vieux carnet, de notre première chatte, une ravissante et toute douce petite tigresse grise, l'aïeule de tous ceux que nous avons eus après. 

    - Et comment s'appelle-t-elle? a demandé la vétérinaire.
    - Zulma!

    Mais nous n'avons jamais utilisé ce nom. Zulma, ça ne lui allait pas. 

    chat,chien

    Zeta Jones, la dernière petite tigresse grise 

    A certains moments, nous avions de nombreux chats. Quand il fallait leur donner un vermifuge ou un autre remède, c'était toute une comptabilité. J'ai ainsi retrouvé parmi les carnets de vaccination un petit schéma datant de novembre 1993. On peut y lire que la cure a commencé le mercredi 24 pour le chien (un comprimé entier deux fois par jour) et cinq chats (un demi-comprimé), Zorro, Zwarte Juul, Wittebolle, Janet et Kwiek.

    Zorro, à cause de son masque noir, Zwarte Juul, comme chaque chat noir que nous avons eu, Wittebolle parce qu'il était le plus gros et le plus blanc, Janet, la seule fille et Kwiek, parce qu'il était le plus vif, le plus rapide, le plus aventureux.

    On peut voir à ce schéma que Juul et Janet ont manqué à l'appel le vendredi matin (la cure durait cinq jours) mais le plus insaisissable était Kwiek: trois petites colonnes sont restées vides. Alors en compensation il recevait un comprimé entier dès qu'il réapparaissait.

    Je ne sais pas si c'est très réglementaire mais de toute façon, c'est lui qui a vécu le plus longtemps. Il portait vraiment bien son nom.

    Kwiek veut dire alerte, leste, ingambe, gaillard, vert...

    ***

    Bon c'est bien joli tous ces petits souvenirs
    mais maintenant il faut JETER
    Incertain
    allez, hop! 

  • Z comme Ze Plomb'

    Jed Martin a des problèmes de chauffage et d'autres, tout à fait existentiels. Il n'en fallait pas tant pour me le rendre sympathique.

    Au début de l'histoire, il essaie "en vain, une dizaine de fois, de joindre Ze Plomb' " (p.13) mais ça ne lui apporte que "Skyrock comme musique de mise en attente". (1) Et ses efforts pour terminer son ultime tableau, "Damien Hirst et Jeff Koons se partageant le marché de l'art", ne le satisfont pas.

    J'ai aimé lire ce parcours d'artiste et cette vie d'un homme qui m'a un peu fait penser à l'Etranger de Camus. Il semble n'avoir aucune prise sur les événements, n'avoir pas de véritable volonté propre (2) et être incapable d'entretenir des relations amicales ou amoureuses. Il est seul, s'en rend compte, n'en souffre pas et pourtant il n'est pas misanthrope.

    Je n'avais encore lu aucun livre de cet auteur parce que j'évite en général tout ce qui est hypermédiatisé, mais j'ai trouvé ici de belles pages sur les rapports entre le personnage principal et son père, ou entre Houellebecq et son chien.

    Car l'auteur s'est mis lui-même dans le livre. Son nom apparaît déjà à la page 23: on va demander à Houellebecq d'écrire le catalogue pour l'exposition de Jed Martin. (3). Bon, je n'aime pas trop ça, tout comme je ne l'appréciais pas chez Jacqueline Harpmann qu'elle apparaisse à un moment donné dans à peu près tous ses livres.

    Que dire encore sur ce roman, sans en dévoiler tout le contenu et sans retomber dans ce que tout le monde aura déjà lu ou entendu dans la presse? Comme cette accusation de plagiat, par exemple. Je ne vais pas vérifier dans quelle mesure certains passages seraient pompés de wikipedia ou d'ailleurs (4). Par contre, quand j'ai un effet de "déjà lu" je me demande toujours s'il est fortuit ou non.

    Ainsi par exemple, l'établissement et la firme Dignitas m'ont tout de suite fait penser au Thanatos Palace Hôtel d'André Maurois, vu qu'il s'agit d'exactement la même idée: si tu en as assez de ta vie, pour une raison ou une autre, tu les contactes et ils t'arrangent à prix d'or une "belle mort" par euthanasie.

    Pour le reste, il y a une divagation sur la beauté des seins siliconés et des vacheries à l'égard de vedettes françaises (m'en f..., je vis sans télé, alors je ne les connais même pas Langue tirée) mais je suppose que c'est la marque de fabrique de l'auteur?

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    image prise chez l'éditeur A vue d'oeil
    http://www.avuedoeil.fr/avo3/livres/livre.php?item=27456&cat=litterature&url=418&rg=87

     ***

    (1) Il se retrouve donc avec 3° dans son appartement, exactement comme dans ma chambre et ma salle de bains, à l'époque de ma lecture. Inutile de préciser que cela crée un lien Langue tirée

    (2) un peu comme Meursault qui dit qu'on ne change jamais de vie, alors que son patron lui propose une situation à Paris.

    (3) "C'est un bon auteur, il me semble. C'est agréable à lire, et il a une vision assez juste de la société." dit le père de Jed Martin (p.23)

    (4) l'auteur s'en explique ici et prend Perec comme références, alors...  Cool
    http://www.dailymotion.com/video/xepkd8_houellebecq-repond-aux-accusations_creation#.UXKFyUrXr_g

  • U comme Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...

    Si vous cueillez des haricots ou des pois gourmands, Tobie-chien vient vous en prendre, un à un, précieusement et du bout des dents, en toute discrétion.

    Puis vous l'entendez croquer le légume, et revenir à petits pas se servir du suivant.

    Si vous déposez quatre concombres par terre, le temps de refermer la porte de la serre derrière vous, vous n'en trouvez plus que trois: Tobie-chien est déjà là-bas, de l'autre côté du potager, en train de déguster le quatrième.

    Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, telle est sa devise.

    ***

    Alors si vous ouvrez un pot de peinture et le posez par terre, ...

    vous avez deviné la suite?

    Langue tirée

    Tobie-chien a profité d'un moment d'inadvertance pour en prendre une bonne lampée...

    ce qui fait qu'aujourd'hui, il a quelques poils blancs de plus au menton Rigolant

    Brussel aug 2011 001 - kopie (2).JPG

    la photo date d'avant le délit

     

  • D comme désolée

    Hier, au lieu de vous préparer un billet, j'ai passé la journée avec les amis G&J et leur chien Tobie.

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    voici Tobie

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    et le voici attendant G&J
    (la casquette sert à se protéger du soleil mais moi je préfère ça: Cool)

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    n'est-ce pas que ça en valait la peine?
    Clin d'œil
    à demain!

  • U comme unique

     

    Adrienne a connu Einstein

    Il nous avait été présenté par des amis qui nous avaient longuement vanté ses qualités. Bien sûr, nous avons cru qu’ils exagéraient un peu : nous savions qu’il logeait chez eux mais qu’ils cherchaient à trouver un moyen de lui faire quitter les lieux. Parfois un logeur peut devenir encombrant.

    Cependant, il était vrai qu’il avait du charme : il était jeune, très jeune, enthousiaste, débordant de vitalité et ne tenait pas en place. En même temps, il avait quelque chose de doux et d’affable, avec sa petite barbiche et ses grands yeux bruns. Nous lui avons donc offert l’hospitalité.

    C’est ainsi que nous avons pu nous rendre compte qu’en plus de ses nombreuses autres qualités, il possédait une intelligence exceptionnelle. Il avait une véritable compréhension du monde et des gens mais n’en faisait pas étalage. Il a toujours gardé une grande humilité.

    Il finit par rester chez nous treize ans, jusqu’au cancer qui l’emporta. Mais jusqu’à la fin, il nous faisait rire, avec sa frange qui lui cachait presque entièrement les yeux et ses initiatives un peu folles. Par exemple, il adorait se rouler dans la neige…

    Et jusqu’au bout, il n’a cessé de nous étonner par la vivacité de son intelligence.

    Il était unique.

    Jamais plus je n’ai voulu un autre chien dans la maison.

    ***

    Texte écrit pour les Impromptus littéraires. La consigne disait: "votre âme généreuse vous pousse à accueillir les mal lotis, les cabossés de la vie. Mais cette fois, vous vous rendez compte que vous abritez un être d'exception, un génie absolu ... Vous pensez effaré : "Einstein habite chez moi" !

    Racontez-nous comment vous avez compris que votre invité occasionnel était un personnage brillant susceptible de changer la face du monde. Dites-nous quelles ont été vos réactions et quelles furent les conséquences de cette incroyable découverte."

     

  • Liste de 7

    En parlant de liste, hier, je repensais - je ne sais pourquoi - à mon séjour chez I à Malaga. Et je me disais que les animaux familiers d'I figureraient au top de la liste de nos amies les bêtes les plus heureuses de la terre.

    Voici d'abord les deux chiens, Pelayo et Coco, dans les fauteuils du salon:

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    puis Claudio, le coq, et ses poules, qui ont toute liberté:

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    enfin, les quatre chats, qui ont chacun leur espace préféré:

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    comme Mañam, belle espagnole bien à l'abri derrière sa claustra

    ***

    N'en parlez pas à mon Pipo et mama Moussa, ils sont déjà bien assez exigeants, surtout depuis qu'il fait froid et qu'ils veulent que je les enferme au garage pendant mon absenceLangue tirée

     

     

  • C comme chien

    J'aime les chiens. Les chiens m'aiment. Je n'ai qu'à leur tendre la main.

    Il s'en trouve généralement un qui s'offre pour m'accompagner dans ma promenade.

    Celui-ci, par exemple, une bonne grosse bête genre Belle et Sébastien (1):

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    La seule chose qui me gêne, c'est que certains me regardent de travers, croyant que c'est mon chien et que je ne le tiens pas en laisse. C'est incroyable le nombre de gens qui ont peur des chiens! Ou ceux qui froncent les sourcils parce que je lui permets de lever la patte où il veut et de prendre la température des passants.

    Mon chien à moi, je le tenais en laisse. Ou je le rappelais à l'ordre. Ceux qui accompagnent ma promenade, je ne sais même pas comment ils s'appellent.

    Mais ça ne fait rien. J'aime les chiens. J'aime la façon qu'ils ont de regarder un humain et d'attendre tout de lui. Comme l'occasion d'une petite balade, par exemple.

     

    (1) c'était en 1965

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  • C comme chien et chat

    Les chats d'Istanbul sont à tout le monde: près de nombreux seuils de maisons ou de petits commerces, on voit de petites gamelles prévues pour eux. Murets, marches d'escaliers, toit d'un appentis, les chats d'Istanbul sont partout pour qui sait les voir.
    Ces deux-là en observent un troisième qui les surveille depuis son appui de fenêtre:

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    Les chiens d'Istanbul ne sont à personne. Place Taksim, ils dorment toute la journée. Certains à l'ombre sous les quelques arbres, d'autres étalés sur le pavé en plein soleil. Les chiens d'Istanbul ne sont à personne, mais ils portent tous dans l'oreille un gros "chip" rouge qui leur donne probablement le droit d'être là.

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    Image de la liberté... surveillée?

  • K comme Khatchatourian

    Laurence a un chien. Khatchatourian. En l'honneur du compositeur mort il y a 30 ans.

    Khatchatourian

     

     

     

     

     

     

    J'attends la photo du chien pour voir s'il y a une ressemblance.

  • C comme chien

    Les voisins avaient un chien. Ou plutôt une chienne. Jeune, fofolle, attachante, très douce de caractère. Idéale pour les enfants. Pas une once d'agressivité. De la vraie bonne graine de bon chien qui ne demande qu'à être éduqué.

    Et voilà justement où le bât blesse...

    La jeune fofolle attachante s'attachait en effet. A tout le monde ou presque.

    A moi, par exemple... des amis en visite me disaient: "Tiens, tu as un chien?" ou "Ah! il y a un chien là, sur la terrasse". Mademoiselle batifolait dans mon jardin et faisait connaissance avec mes chats. Je peux même dire qu'à ma grande surprise, ça ne se passait pas trop mal entre eux...

    Elle suivait aussi les promeneurs qu'elle trouvait sympathiques. Faisait avec eux la balade dans le bois et les alentours. Comme un fidèle toutou.

    Les voisins avaient donc un chien. Ils l'ont gardé presque un an. Mais ne se sont pas occupés de l'éduquer. Ont-ils pensé que ça s'éduquait tout seul? Qu'il suffisait de lui crier dessus? De l'attacher à une chaîne?

    Aujourd'hui les voisins se sont débarrassés de leur chien. Retour à l'expéditeur, comme une marchandise à laquelle on aurait trouvé un défaut de fabrication.