couleurs

  • Question pas existentielle

    Jaune ou rouge? demande Ma' pour son Projet 52.

    Je réponds rouge, sans hésiter!

    Rouge comme cette peinture d'Isabel

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    Rouge comme les portes des trains

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    Rouge comme les rideaux à la Monnaie

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    reste à voir à quoi ils ressembleront après les travaux de restauration!

    Rouge comme les tenues préférées de l'Adrienne

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    la robe achetée en 1986, qu'elle considère toujours comme "sa plus belle" et qui a été de toutes les fêtes, depuis le mariage du frère jusqu'aux noces d'or des beaux-parents et quelques proclamations de fin d'année...

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    le manteau rouge grâce auquel tous ses anciens élèves la reconnaissent tout de suite
    (il sera bientôt plus vieux que certains d'entre eux Langue tirée)
    Remarquez aussi le joli foulard assorti!

    bottillons (2).JPG

    les fameux bottillons déjà montrés ici quand ils étaient neufs
    et qui ont toujours le même aspect
    vu qu'ils ne servent qu'à parader à l'école
    et que les trajets à pied se font en baskets
    Cool

    pour le projet 52 de Ma' - thème: jaune ou rouge

     http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

    Définitivement ROUGE, la question ne se pose même pas!

  • 7 couleurs et 7 sentiments

    Ma première participation au défi du samedi, c'était pour le samedi 20 février. Il fallait écrire un texte dans lequel il serait question de sept couleurs et de sept sentiments s'accordant avec ces couleurs. La consigne me branchait, voilà ce que ça a donné:

    A noir comme les cheveux d’Adrienne.
    Passé soixante ans, l’aile de corbeau sortait d’un petit pot couleur d’encre.
    Mais – disait-elle avec fierté – je n’en ai que quelques gris à camoufler à hauteur des tempes.

    E blanc comme la peau d’Adrienne.
    D’une époque où l’on se baignait tout habillé.
    Blanc laiteux de sa gorge, blanc moelleux où j’enfouissais le nez.
    Tiédeur et odeur du bien-être de ma petite enfance.

    I rouge baiser comme les lèvres d’Adrienne.
    Pour sortir le dimanche après-midi.
    Même après quarante ans de mariage, Adrienne se faisait belle pour son mari. Et le surveillait du coin de l’œil. Mais une fois le rouge baiser savamment posé sur les lèvres, on ne peut plus embrasser sa petite-fille. Déchirement du « Tu reviens quand ? »

    U vert comme les yeux d’Adrienne.
    Vert douceur des prés et de la mousse en automne. Vert poire, vert pomme, plaisir des papilles.
    Tout est bon dans la cuisine d’Adrienne. Le sucré, le salé et le café au lait qu’on boit le mardi après-midi au coin du feu avec les voisines et les cousines.

    O bleu comme les rêves d’Adrienne.
    Rêves de bonheur tranquille et familier.
    Ne rêver que l’accessible, pour ne pas être déçu.
    Et ajouter un « s’il plaît à Dieu » pour conjurer le mauvais sort.

    Ainsi allait la vie d’Adrienne.
    Entre le gris du cimetière et le rose de la layette.
    Peut-être trop de gris et pas assez de rose… mais Adrienne, sans avoir jamais suivi de cours de philosophie, savait bien que telle était la condition humaine et qu’il fallait mettre soi-même un peu de couleurs dans sa vie. Un peu de noir et un peu de rouge pour garder un mari. Un peu de blanc et un peu de vert pour le bonheur d’une petite-fille.