europe

  • Stupeur et tremblements

    Stupeur en découvrant hier midi un des titres de l'actualité du jour: suite au Brexit, de nombreux sujets de sa majesté Elisabeth II veulent obtenir la nationalité belge. 

    Meer en meer Britten willen Belg worden 

    L'article est en néerlandais mais les chiffres sont clairs. Ils concernent les demandes d'informations sur les conditions de l'obtention et les premières ouvertures de dossiers. 

    C'est là où le bât blesse: les conditions sont assez sévères. Il y en a trois: habiter en Belgique depuis au moins cinq ans, y avoir un travail et parler une de nos langues nationales. 

    Or, l'anglais n'en fait pas partie tongue-out 

    Lyon 2016 (217).JPG

    photo prise le 17 juillet à Lyon au Musée de l'Imprimerie: 
    affiche de Pierre Di Sciullo

  • B comme Babylone

    "miért ezen az oldalon cseteltek magyarul, ez zavaró a többieknek, tartalak Benneteket annyira intelligensnek, hogy ezt máshol folytatjátok, itt franciául írjatok. ez Brigitte kérése is."

    Vous n'avez rien compris? Rassurez-vous, moi non plus.

    Je vous explique la chose...

    Avec une de mes classes, je participe à un projet eTwinning (http://www.etwinning.net/fr/pub/index.htm). Ces projets sont destinés à mettre en contact des jeunes européens. J'y ai inscrit mes élèves pour qu'ils entrent en contact avec des jeunes français, italiens, roumains, portugais et ces échanges doivent se faire en français. Of course. Et ça se passe très bien.

    Depuis peu, une prof hongroise est venue nous rejoindre. Seul problème: ses élèves et elle communiquent entre eux uniquement en hongrois, donc nous nous sentons un peu (understatement) exclus.

    Pour avoir une idée de ce qu'elle écrivait, j'ai passé le texte ci-dessus à la moulinettre traductrice de Babylon. Voici ce que ça donne:

    "Pourquoi avez-vous sur ce côté-ci cseteltek hongrois, cette ingérence les autres, toi tu si fiable que cette folytatjátok ailleurs, ici en français írjatok Mme ce à la demande."

    Ou alors cette phrase-ci: "hány feladatotok volt" qui se traduit par "Combien de feladatotok était"

    Alors j'ai écrit à cette dame, la prof de français hongroise (car elle est prof de français, elle aussi, bien sûr). Je lui ai demandé si elle avait envie de rire un bon coup et je lui ai envoyé les traductions obtenues avec Babylon. Puis je lui ai dit qu'aussi longtemps que les machines ne produiraient que des traductions de cet acabit, ses élèves auraient sûrement bien besoin d'elle.

    Je voulais lui dire un truc gentil, vous comprenez?

    Et savez-vous ce qu'elle m'a répondu?

    Je vous le donne en mille.

     

     

     

    Que ses élèves n'ont pas le droit d'utiliser ces machines.

    C'est sans doute pour ça qu'ils n'écrivent qu'en hongrois. Hahaha.

    Mieux vaut en rire, la grimace est plus belle. Comme disait mon père.