expo

  • C comme Crystal Ship

    ostende,expo,art,peinture

    L'expo The Crystal Ship 2018 sera inaugurée samedi, ce qui veut dire que cette semaine on peut voir les artistes au travail. Ici c'est l'Espagnol Dourone, Aartshertoginnestraat. 

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    Si on prend le bac, on peut aller admirer l'oeuvre de l'Argentine Milu Correch, Buskruitstaat. 

    ostende,expo,art,peinture

    Jaune aussi est en plein travail, ici à l'Achturenplein, mais de lui on reparlera cool 

    Cette année, c'est la troisième édition de cet événement dont je suis toujours très, très fan!

  • B comme Beaufort

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    A Ostende, l'attraction numéro 1 de Beaufort 2018, c'est sûrement cette oeuvre de Stief De Smet, un bulot géant qui fait la joie des enfants. 

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    Pour une liste complète des oeuvres, voir ici

    art,expo,ostende,mer

  • Z comme Zóbel

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    Voilà pourquoi il faut aller voir des expos: vous y découvrez des merveilles inconnues, qui de plus ne se trouvent dans aucun musée. 

    Comme ce "Bodegón rosa" de Fernando Zóbel (1924-1984), d'un collectionneur particulier new-yorkais. Une nature morte en rose, peinte en 1968, que j'ai gardée pour la fin pour la délicatesse du dessin et des coloris. 

    Une sorte de point final dans la tradition "Still life", une évocation poétique de ce qui fait l'essence de la nature morte mais qui parle beaucoup plus de beauté et de simplicité que d'abondance et de finitude. 

    Spéciale dédicace à Isaure Chassériau 

    cool

  • 20 miracles de la nature (12)

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    Le livre d'or en fin de parcours des Natures mortes espagnoles est un recueil où on trouve de tout et voilà une phrase avec laquelle on peut tous être d'accord. 

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    C'est aussi ce qu'a dû penser cet oiseau de mer sautillant sur un moignon après avoir perdu accidentellement une de ses pattes...  

  • I comme inventio ou imitatio?

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    La hiérarchie des genres littéraires ou picturaux m'a toujours étonnée: pourquoi la grande fresque historique ou la tragédie seraient-elles des arts supérieurs? 

    Et pourquoi la nature morte serait-elle un genre mineur? La considérer comme simple "imitation" est un peu... simpliste. C'est nier tous les autres aspects de cet art, qui est beaucoup plus que purement "décoratif" 

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    Le tableau en tête du billet est un des premiers exemples de nature morte espagnole: vers 1602, Juan Sánchez Cotán (1560-1627) peint cette Nature morte avec fruits, légumes et plantes potagères (collection Abelló). Environ 450 ans plus tard, le collectif Equipo Crónica reprend divers éléments de l'histoire des natures mortes dans Le repas (1972), avec dans le coin supérieur gauche les fruits et légumes de Cotán suspendus à leur ficelle. 

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    Miguel de Pret, vers 1630-1644, utilise encore les ficelles tongue-out 

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    Antonio de Pereda, spécialiste espagnol de la nature morte selon les modèles flamands et hollandais 

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    Juan de Arellano, le peintre des fleurs, a introduit un miroir dans ce tableau, symbole de 'vanitas' 

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    L'observation attentive permet toujours de trouver les détails qui symbolisent la finitude de toute cette beauté: une mouche, une tache sur le fruit, une chenille sur la feuille, une fleur qui perd ses pétales... et sur ce tableau de Tomàs Hiepes (1654), de nombreux escargots qui se promènent sur les magnifiques grappes de raisin. 

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    Enfin, chez Joan Miró en 1937, la Nature morte avec vieille chaussure devient, comme le dit le mot explicatif affiché dans la salle, "une angoissante métaphore de l'horreur". 

    *** 

    Belle expo vue hier à Bozar où on peut l'admirer jusqu'au 27 mai 

     

  • D comme désuétude

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    Ses vastes connaissances tenaient à une passion qui occupait tous ses loisirs. Célibataire, Åke Leander habitait un petit appartement à Kungsholmen d'où il communiquait avec ses innombrables amis, qui formaient ensemble un réseau mondial de radioamateurs enthousiastes. [...] Une légende remontant à un passé lointain voulait que le Premier ministre de l'époque ait eu besoin de connaître, pour on ne sait quelle raison, l'état de la météo au mois d'octobre et de novembre sur Pitcairn Island - cette île du Pacifique où les marins du Bounty s'étaient mutinés contre le capitaine Bligh avant de mettre le feu au navire et de rester là pour toujours. Åke Leander avait pu communiquer l'information au Premier ministre dès le lendemain. 

    Henning Mankell, L'homme inquiet, Seuil policiers, 2010, Prologue (p.10) 

    Comme il est loin de nous, déjà, le temps où on avait besoin des postes CB de nos radioamateurs pour avoir ce genre de renseignement. 

    Comme il est loin de nous aussi le temps où "dès le lendemain" était jugé le summum de la rapidité... 

    *** 

    pour passer de branché à ringard,
    le chemin devient de plus en plus court... 

    photo ci-dessus prise à Ostende en janvier 2018 

    une oeuvre de l'expo The Raft/Het Vlot

  • Questions de Pascal Perrat

    amitié,les joies d'internet,jeu,vie quotidienne

    La semaine dernière, 

    combien de fois avez-vous « liké » sur les réseaux? 

    combien de vidéos avez-vous regardées sur les réseaux? 

    combien de temps avez-vous passé sur Facebook? 

    combien d’articles y avez-vous lus? 

    combien de drôleries y avez-vous envoyées ou renvoyées?  

    combien de vidéos avez-vous regardées sur YouTube et autres? 

    combien de contenus avez-vous partagés? 

    combien de tweets avez-vous publiés ou lus? 

    nous demande Pascal Perrat, pour nous confronter ensuite à cette question-ci: pendant ce même laps de temps, combien avez-vous écrit de pages concourant à nourrir votre projet d’écriture ?  

    *** 

    Toute fière, l'Adrienne peut annoncer qu'elle n'a commis qu'un seul péché, elle a regardé des tas de vidéos sur youtube, mais c'est la faute à Joe Krapov tongue-out 

    De toute façon, son seul projet d'écriture est son blog. 

    Et deux ou trois blogamis qui offrent des petits jeux cool Merci à eux!

  • X c'est l'inconnu

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    Ce qu'il y a de bien avec une expo comme Het Vlot/The Raft, c'est qu'elle permet aussi de découvrir des lieux où normalement on n'a pas accès - sauf exception. Comme le tribunal, par exemple. 

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    Ou les nombreuses salles à l'intérieur de l'hôtel de ville. 

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    Et surtout, top of the bill, les écuries de l'hippodrome Wellington. 

    *** 

    Et si en plus, comme moi, vous avez la chance que le bénévole chargé de surveiller les lieux soit invisible, vous pouvez en profiter pour pousser un peu plus loin vos investigations cool 

    expo,ostende,art

    photos prises à Ostende les 15 et 16 décembre

     

  • 22e étage

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    Les œuvres exposées à l'Europacentrum se trouvent dans un appartement du 22e étage. L'ascenseur monte (et descend) si vite, que ça fait chaque fois un petit 'clac' dans les oreilles. 

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    La jeune bénévole qui vous y accueille prend à cœur de bien vous renseigner. Elle vous ouvre même les portes-fenêtres des balcons alors que vous êtes déjà prise de vertige deux mètres avant. Pourtant c'est vrai que la vue est grandiose, côté mer et côté ville. 

    La jeune femme insiste: là, côté mer, vers la droite, ces bâtonnets blancs dans le lointain, ce sont les éoliennes installées sur un banc de sable. Vous appréciez et remerciez. 

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    Elle vous raconte qu'elle était d'abord de service à l'église du Poverello, mais qu'elle y a attrapé la crève - vous acquiescez, vous en venez, il y fait sombre et froid. Elle vous fait visiter tout l'appartement comme si vous étiez tentée de le louer. Vous le trouvez magnifique, elle trouve deux des quatre chambres trop petites. Elle ne sait évidemment pas comment vous êtes vous-même logée tongue-out 

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    Quand vous voulez prendre congé, elle vous retient: vous n'avez pas encore tout vu! Elle vous ouvre la porte de la cuisine et là vous fait admirer l'envers du tableau visible dans le séjour, et qui représente un poêle à charbon. C'est en voyant ce qu'il y a au dos de l'oeuvre que vous en comprenez le titre: 

    All about the Journey: Deciphering the Artist’s Mind, 2017 

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  • R comme Roland

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    L'Adrienne a beaucoup ri 

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    en observant ces musiciens de "heavy metal" épuisés, 

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    écroulés sur leur plateau tournant, 
    comme échoués sur un radeau.

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    Death Fucking Metal, 2014 
    Death Fucking Metal (blue) (yellow) (red), 2014


    "Un grand podium rond, de trois étages, tourne lentement. Une trentaine de stars du rock d’un certain âge sont allongées, à bout de forces, entre les instruments et les amplis. Koen Theys (1963, Bruxelles) a préparé l’installation vidéo à l’aide d’une maquette, qui est également présentée ici. C’est au cours d’un concert au vélodrome ‘t Kuipke que Koen Theys a pris trois gigantesques photos panoramiques. Il ramène le grotesque du spectacle original à un panorama plus serein." 

    texte repris du site officiel 

    photos prises le 15 décembre dans le grand hall d'entrée du Kursaal d'Ostende 

  • R comme rouge

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    "L'art se doit de perturber et de séduire", c'est Jan Fabre qui l'annonce à l'entrée de l'expo Het Vlot/The Raft. On n'est pas loin du "plaire et émouvoir" de ce cher Horace et de son élève Boileau. 

    expo,ostende,art

    De la laine rouge - beaucoup beaucoup de laine rouge - deux canots et trois vieilles clés, il n'en fallait pas plus à Chiharu Shiota pour plaire à l'Adrienne - et aussi un peu l'émouvoir, à cause des trois vieilles clés qui ressemblent étonnamment à celle "de la porte de derrière" que grand-mère Adrienne tenait bien serrée dans le creux de la main, en entrant ou en sortant de chez elle. 

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    Symbolique du parcours de vie, des lieux de vie, de la mémoire... et en plus ça ressemble à une toile d'araignée?

    Bien sûr que ça parle à l'Adrienne cool 

     photos prises à Ostende le 3 novembre dernier 

    la vidéo montre le même genre d'installation à la Biennale de Venise en 2015

  • L comme Liberty

    fiction,jeu

    Quand il a poussé la porte du Liberty fitness club, il a tendu sa carte de membre à Nadir et s'est dirigé vers les vestiaires sans remarquer la jeune fille qui l'observait. 

    - Et celui-là, demande-t-elle à Nadir, dans quelle catégorie tu le places? Half body? 

    - Attends, tu jugeras par toi-même, il sera aux appareils dans moins de cinq minutes. 

    Trois minutes plus tard, il était effectivement de retour, pectoraux moulés dans un maillot blanc, et s'est couché sur le banc aux haltères. 

    - Ça va, j'ai compris, dit-elle. 

    - Tu n'as encore rien vu, dit Nadir. 

    *** 

    suite de I comme inspiration chez les Plumes 

    consigne 2 chez Les Plumes: Votre héros a des activités, il sort et travaille. 
    Il est  dans un lieu public, au marché, chez le coiffeur, à la gare.
    Vous créez deux personnages qui le regardent et parlent de lui. De parfaits inconnus ou des personnages secondaires qui seront utiles ensuite. 

    L’illustration est une photo prise au musée d'Ostende, expo Het Vlot/The Raft - étude de Géricault pour le Radeau de la Méduse

  • I comme inspiration chez les Plumes

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    Il a quarante ans depuis deux mois mais il préfère ne pas le savoir, ce qui veut dire qu'il y pense beaucoup. Il se dit que la meilleure moitié de sa vie est passée, ce en quoi il se trompe. 

    Il a un boulot qui ne le satisfait pas et s'il n'en change pas, c'est parce qu'il se persuade que c'est pareil partout. Et par paresse. 

    Il soigne son aspect physique, fait de la musculation, met des lotions antirides, veille à ne pas prendre un gramme. Ses deux millimètres de barbe sont soigneusement entretenus. 

    Il s'habille à la mode dans une boutique "jeune" où il commence à se sentir mal à l'aise. Juste un peu, à certains regards qu'il perçoit. 

    Il n'a pas de relation stable et ne voit presque pas sa fille - aujourd'hui adolescente - qui grandit dans une autre ville. La dernière fois qu'ils ont passé quinze jours de vacances ensemble, ça a viré au drame. Il était en couple avec Amélie, qui était horriblement jalouse de la gamine. Il a dû choisir. Il ne sait pas s'il le regrette. Ça lui fait un peu peur, une fille de treize ans. Et pas seulement peur de vieillir. 

    Il a quelques copains qu'il voit au gré de ses activités sportives, quoique la plupart du temps il les pratique en solitaire. Ce n'est pas simple de trouver les bons créneaux horaires. 

    Il a encore sa mère. Ils se téléphonent beaucoup, elle va bien. Il pense qu'elle a cessé de se tracasser qu'il soit "monogame en série", comme elle dit, ce en quoi il se trompe aussi.  

    *** 

    inspiration (consignes) chez les Plumes d'ici et d'ailleurs 

    photo: tableau de Robert Devriendt (expo The Raft Ostende)

  • G comme Géricault

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    Le petit séjour de catsitting ostendais a permis de découvrir l'expo Het Vlot/The Raft qui s'est ouverte le 22 octobre et durera jusqu'au 15 avril. 

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    Tant mieux, d'ailleurs, qu'il me reste cinq mois pour tout voir, parce que des œuvres sont exposées en divers endroits de la ville - dont certains ne sont normalement pas accessibles au public - et je suis loin d'avoir tout vu en une journée. 

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    Surtout qu'une journée muséale ne commence qu'à dix heures et se termine à dix-sept heures... 

    Bref. 

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    Géricault, donc, et son célèbre tableau Le Radeau de la Méduse, voilà le point de départ. Le radeau comme métaphore de la condition humaine, le radeau dans l'actualité, le radeau comme rêve d'enfant... Beaucoup de choses touchantes, intéressantes ou amusantes. 

    Oui, j'ai même ri: je trouve Messieurs Delmotte hilarant tongue-out 

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    photo 1: Jan Fabre, Kunst is (niet) eenzaam (1985), L'art (n')est (pas) solitaire - sur son propre radeau, Jan Fabre prévoit un terrain de foot... et de nombreux ballons tongue-out 

    photo 2: Katie O'Hagan, Life Raft (2011) 

    photo 3: Oda Jaune, Sans titre (2017)

    photo 4: Fabien Mérelle, Le Radeau de Fortune (2016) 

    photo 5: Pedro Valdez Cardoso, Sans titre, d'après Géricault (2007)

  • 7 photos

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    Dans la vieille ville d'Hébron, des filets protègent les passants des ordures lancées par les colons. Les militaires israéliens y patrouillent plusieurs fois par jour. 

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    En 1994, craignant la mise en cause du processus d'Oslo, la communauté internationale a appelé Israël à renoncer à l'implantation de la colonie d'Har Homa sur la forêt palestinienne d'Abu Gnaim. Depuis, cette colonie proche de Bethléem ne cesse de s'agrandir. Photo d'avril 2017. 

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    Naplouse, le 5 avril 2005. La dernière maison détruite par l'armée israélienne comme un symbole. De jeunes hommes y viennent et mesurent les pierres récupérées pour arranger le terrain de football. 

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    Ramallah, décembre 2002. Un des bâtiments de l'Autorité palestinienne. 

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    Rafah, le 9 décembre 2002. Chez lui, il y avait une cuisine rose et une salle de bains verte. La maison a été détruite parce qu'elle se trouvait trop près du nouveau mur. 

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    Gaza, décembre 2002. Sur tous les murs du camp de Rafah, on a collé le portrait de cette écolière de 10 ans tuée le mois d'avant par l'armée israélienne. 

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    Enfin, la photo qui a servi de point de départ pour un texte de fiction le 26 octobre:  
    La fouille au check-point donnant l'accès au Caveau des Patriarches à Hébron, 2007. 

    Toutes les photos sont de Véronique Vercheval  ainsi que les légendes qui les accompagnent. 

    D'autres photos et des extraits de son livre ici.

  • D comme détournements de dentelles

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    La dentelle aux fuseaux, si vous croyiez comme moi que ça servait surtout à faire de jolies fraises et de mignons mouchoirs, 

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    des voiles de mariées et des robes de baptême, 

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    vous vous trompiez... et moi aussi tongue-out

  • Z comme zéro sugar

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    - Et ce matin, s'inquiète Madame, tu as mangé quelque chose? 

    - Oui, du pain avec du choco... Enfin, beaucoup de choco avec un peu de pain, ajoute-t-elle en riant. 

    Madame dans ces cas-là ne manque jamais de jouer à la mère d'Amélie Nothomb dans La métaphysique des tubes et de rappeler que le sucre est ce poison blanc... Bla bla bla...

    En même temps elle se dit que si la jeune fille soigne son mal-être à la pâte à tartiner, c'est moins grave que si elle se mettait à s'enivrer, à fumer des joints, à sniffer de la coke... Evidemment.

    source et infos ici 

    Photo du pyjama prise à l'expo, où malheureusement Madame n'a pas eu l'idée de photographier l'origine arabe des mots zéro et sucre, qui auraient mieux convenu à ce billet que le pyjama  

    prof,école,élève,expo,langue

    ou la guitare  tongue-out

  • Y comme Y a des fous partout...

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    Dans ma ville, on ne peut imaginer faire une expo 

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    sans y ajouter un grain de folie 

    cool 

     Y a des fous partout et ici c'est un sujet de fierté 

    ***

    (par contre ce clip n'en est pas un tongue-out

  • R comme Rik

    Rik Wouters a peint, sculpté, dessiné des centaines de fois son épouse Nel, j'en parlais le 16 avril. Il a aussi réalisé des autoportraits qui montrent bien l'évolution du jeune et solide gars de 20 ans 

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    autoportrait de 1906 

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    à l'homme de 30 ans, détruit par la guerre et la maladie 

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    Rik à la blouse bleue, 1914

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    autoportrait au chapeau vert, 1915

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    autoportrait au bandeau noir, 1915 

     *** 

    Son biographe, Eric Min, écrit que le cancer de la mâchoire dont souffrait Rik Wouters est dû au fait qu'il a travaillé avec des produits nocifs dans des endroits trop confinés. Les logements successifs du couple étaient de modestes petites maisons, Rik ne disposait pas d'un véritable atelier. 

    Comme les héros tragiques de la littérature, c'est au moment où la consécration artistique et une large reconnaissance de son talent arrivent, que la guerre éclate, qu'il est mobilisé, puis enfermé dans un camp à Zeist, et qu'il tombe malade. D'un mal qu'on ne peut guérir mais pour lequel on le fait encore longuement souffrir, par exemple en l'opérant sans anesthésie, et qui de plus lui fait perdre la vue. 

    J'ai été émue de voir qu'à Zeist, où des amis parviennent à lui procurer du papier, des pinceaux, des couleurs, il peint l'unique arbre du paysage du camp 

    art,peinture,expo,bruxelles

    Le grand sapin, vue du camp de Zeist (1915)

  • F comme Fiat 509

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    Fiat 509 peinte aux couleurs de celle de Gaston Lagaffe  

    salon de l'auto de Bruxelles en 2006 

    auteur et source de la photo 

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    Gaston, sa Fiat 509 et l'agent Longtarin 

    photos prises à Beaubourg le 5 janvier 2017 

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  • L comme Lagaffe

    C'était un grand bonus de trouver à Beaubourg, après la visite de l'expo Magritte, un espace consacré à Franquin, l'autre grand monsieur de la BD belge, et à une de ses créations que j'affectionne tout particulièrement, Gaston Lagaffe. 

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    Le voici, dans toute l'innocence de sa jeunesse, en 1957: il s'est fait tout beau pour venir se présenter à la rédaction du journal Spirou  

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    Ses mèches sont moins longues et il fume encore des cigarettes, 
    comme de nombreux autres héros de BD à l'époque. 
    Et comme Franquin lui-même. 

    Je n'ai pas compris comment faisaient les autres visiteurs pour garder leur sérieux: en relisant des planches que pourtant je connais par cœur, je ne pouvais m'empêcher de rire. 

    D'ailleurs, c'est simple, chez Gaston tout me fait rire et tout m'attendrit: ses inventions à la fois géniales et débiles, qui suscitent l'énervement et l'exaspération de ses collègues, de ses supérieurs, de l'agent Longtarin, et font rater toute tentative de signature de contrat avec monsieur De Mesmaeker...   

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    ici encore une planche des débuts, avec Fantasio comme chef de bureau 

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    à qui succédera Léon Prunelle et ses merveilleux Rogntudjuuu!!! 

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    Jidéhem (Jean De Mesmaeker), collaborateur de Franquin, trouvait que le personnage ressemblait à son père, alors on l'a appelé monsieur De Mesmaeker... Une photo de famille prise au mariage de Jidéhem est là pour témoigner de cette ressemblance physique tongue-out 

    J'allais presque oublier une autre source inépuisable de comique, en tout cas pour mon frère et moi, les combinaisons culinaires très hardies. Il me semble que tout a commencé avec une tartine de confiture restée coincée dans une machine à écrire et qu'au lieu de s'excuser pour sa maladresse ou d'expliquer pourquoi il mettait de la confiture avec des sardines, il a dit: 

    - Meuh non, c'est de la gelée de groseilles!

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     ah! génial Gaston! je ris encore en écrivant ce billet! 
    je crois que je vais vous en garder un peu pour le mois prochain cool 

    Petite expo visible jusqu'au 10 avril!

  • K comme Knocke ou Knokke

    D'abord, il y a eu ce tableau, au Petit Palais: 

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    Il est de la main de Camille Pissarro et s'intitule Le village de Knocke. 

    - Tiens, se dit l'Adrienne, Pissarro est allé à Knokke en 1894? Et sur quelle hauteur s'est-il perché pour avoir ce point de vue sur le village? Écrivait-on réellement "Knocke" avec un c à l'époque ou est-ce une erreur? 

    Bref, un tas d'interrogations devant ce joli tableau qui sent si peu la mer et les mondanités d'aujourd'hui. 

    La réponse à la première question est oui: en juillet 1894, Théo Van Rysselberghe est à Knokke et Pissarro vient l'y rejoindre. On peut lire dans sa biographie qu'une maladie des yeux l'empêchait de peindre en extérieur: c'est pourquoi, il le faisait de la fenêtre de sa chambre. 

    La troisième question a trouvé sa réponse dès le lendemain, à l'expo Hergé: 

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    Sur cette affiche publicitaire réalisée par Georges Remi entre les deux guerres on remarque la même graphie avec le c au lieu du k actuel. 

    C'est l'époque où le père de l'Adrienne, d'abord dans le ventre de sa mère, puis tout bébé et petit enfant, découvrait les plaisirs de la plage. 

    Il y a même dans les archives familiales une photo unique de la petite Ivonne dans ce genre de maillot de bain tongue-out

    De la grand-mère Adrienne aussi, d'ailleurs... 

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    Sur la plage de Knokke, entre la petite Ivonne et son mari, leur premier-né; 
    le père de l'Adrienne est encore au stade préparatif... 

     

  • J comme Jacquemart-André

    Une deuxième raison qui a incité l'Adrienne à son séjour parisien, c'est l'expo Rembrandt intime au musée Jacquemart-André. 

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    Malheureusement, les photos des chefs-d'oeuvre du grand maître hollandais étaient interdites, il faudra donc se contenter de cliquer sur le lien ci-dessus (un clic sur "galerie photos" permet de voir 7 des oeuvres exposées), la vidéo ci-dessous... ou aller les chercher sur internet tongue-out 

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  • L comme lumière

    Je disais hier dans un commentaire mon admiration pour le peintre impressionniste belge Emile Claus (1849-1924), voici les trois tableaux vus samedi dernier à Gand: 

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    Meisjes in het veld - 1892 (Petites filles au champ) 
    pastel sur papier - photo sur le site du musée 

    Elles ont enlevé leurs sabots pour marcher dans l'herbe en bord du champ prêt à être moissonné 

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    Zonnige dag - 1899 (une journée ensoleillée)
    on en profite pour faire une lessive dehors
    et vérifier la blancheur des cols de chemise cool 

    à l'ombre légère de grands arbres
    qui laissent passer des taches de soleil 

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    De ijsvogels - 1891 

    'ijsvogel' signifie 'martin-pêcheur' 
    en néerlandais cela permet le jeu de mots sur 'ijs' (glace) et 'vogel' (oiseau) pour désigner les gens qui s'amusent sur la glace avec leur petite luge 

    Les photos sur Wikipedia Commons sont bien meilleures que les miennes: 

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    Le titre en français est 'les patineurs' alors qu'ils n'ont pas de patins, ils sont en sabots, leurs deux bâtons servent à avancer plus vite avec la luge sur la surface gelée  

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     ces trois-là et des tas d'autres ici

  • K comme Khnopff

    - Les photos sans flash sont permises? demande ingénument l'Adrienne au charmant jeune homme chargé de surveiller les trois premières salles. 

    - Hélas non! dit-il. Les collectionneurs privés ne le veulent pas... 

    - C'est bien dommage! 

    Elle lui montre le tableau d'Adrien-Joseph HeymansBrugje in Houffalize (un petit pont à Houffalize), qui vient en effet d'une collection privée. 

    - Je ne l'avais encore jamais vu, celui-là. La photo, ça aide à se souvenir... 

    - C'est vrai, répond-il, mais vous pouvez la chercher sur internet. 

    Puis il se ravise: 

    - Ou acheter le catalogue! 

    Heymans.jpg

    le voilà, le petit pont, trouvé sur la page fb du musée, un comble tongue-out 

    Interdiction, donc, de sortir l'appareil photo pendant la visite des dix salles consacrées à l'exposition sur Emile Verhaeren et les artistes de son temps.  

    Interdiction de photographier ce KhnopffL'Encens, mais le jeune homme avait raison, on le trouve sans problème sur le net. 

    Khnopff_-_Wierook.JPG

    il est sur wikipedia commons... 

    Par contre, dans la riche collection permanente, on peut photographier autant qu'on veut. Là aussi, quelques Khnopff, comme cet inhabituel portrait masculin, celui qu'il a fait de son père Edmond: 

    DSCI4319.JPG

    Et dans la même salle, quel bonheur de retrouver l'ami Spilliaert, dans ce bel autoportrait tout en transparences: 

    DSCI4315.JPG

    Silhouette du peintre (1907) 

    Le prendre de côté n'a pas empêché qu'on y voie tout de même la photographe: de transparence en transparence, voilà la photo toute trouvée pour le projet du Hibou 

    semaine 50 - transparence

  • Y comme yatsuhashi

    Yatsuhashi, nous dit le conférencier, signifie 'huit ponts'. C'est un thème pictural qui trouve son origine dans un recueil de poèmes et de récits du 10e siècle, Ise monogatariun grand classique de la littérature japonaise traditionnelle. 

    Vous verrez donc de nombreuses estampes sur ce thème, dont certaines vraiment exquises, avec des iris bleus. 

    Vous les verrez, si vous allez à l'expo au Cinquantenaire tongue-out et certainement aussi en cherchant un peu dans l'immense grenier-à-fouillis qu'est la Toile. 

    Cependant, ce ne sont pas celles-là que j'ai photographiées: comme d'habitude, mon appareil photo commençait à montrer des signes de fatigue - trop d'arbres avaient attiré son attention en cours de route - et je devais opérer une sélection sévère, comme à l'époque des films à 36 photos... 

    DSCI4040.JPG

    Par contre, j'ai photographié ce pont-ci, sur une estampe qui ressemble à une planche de BD, où des gens se pressent sous la pluie. Ne me demandez pas de qui est cette oeuvre: comme je l'ai expliqué précédemment à Tania, on devait déposer nos sacs au vestiaire mais on pouvait photographier sans flash. Je ne me suis donc pas encombrée de mes habituels stylo et carnet, j'ai juste pris l'appareil photo. Inutile de dire qu'avec ma formidable mémoire - et ma merveilleuse connaissance du japonais - je n'ai retenu aucun nom. 

    DSCI4041.JPG

    merveilleux rendu d'une nuit étoilée et de lumignons dans une ville japonaise du 19e siècle 

    DSCI4043.JPG

    Et en fin de parcours, des oeuvres dans l'esprit "ukijo-e" de Dimitri Piot, auteur de BD et illustrateur. 

    C'est vraiment très beau, très poétique et en même temps un peu étrange de voir des paysages bruxellois représentés dans le style des estampes japonaises, comme ci-dessus, l'arc du Cinquantenaire sous la neige.

  • V comme voyage, voyage

    Dimanche dernier, l'Adrienne est allée au musée du Cinquantenaire pour voir l'expo sur les estampes japonaises: http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/ukiyo-e

    ukiyo-e.jpg

    c'est la célèbre vague de Hokusai (1760-1849) qui sert d'affiche à l'expo 

    mais on commence par le 18e siècle

    DSCI4030.JPG

    Suzuki Harunobu (1724-1770), le premier à imprimer plusieurs couleurs (en 1765) 

    la dame en vert a un chat sur les genoux 

    DSCI4031.JPG

    triptyque de Kubo Shunman (1757-1820)
    avec trois phases du travail des draps de laine (à gauche le foulage) 

    DSCI4037.JPG

    un de mes préférés de Hokusai 
    surtout pour le point de vue original, à hauteur du faîte, avec dans le bas la ville cachée par les nuages d'où sort un cerf-volant et bien sûr dans le fond, le pic neigeux du mont Fuji 

    DSCI4039.JPG

    et pour terminer, un aspect de Hokusai qui m'était inconnu 

    mais qui cadre bien avec Halloween qui s'approche 

    yell

     

  • P comme Paris

    Vous savez à quoi l'Adrienne a passé sa soirée de samedi, au lieu de préparer son billet du lendemain matin? 

    Non? 

    Je vais vous le dire. 

    D'abord, elle a lu qu'une expo sur Magritte allait s'ouvrir au Centre Pompidou. Elle a passé un bon bout de temps à lire tout ce qui la concernait avant de décider qu'elle voulait absolument la voir. 

    Vous devinez la suite... 

    Trouver une date dans le calendrier. 

    Trouver un hôtel pas trop cher du côté de la gare du Nord. 

    Trouver une place dans le TGV. 

    Bref, c'est réglé cool et comme disait l'autre, "Lafayette, nous voici" 

    (je parle de rue et des Galeries, bien entendu)

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  • X c'est l'inconnu

    On s'est dit: cette perspective sur le tableau n'est qu'illusion d'optique, inventons le cubisme. 

    On s'est dit: cette représentation de la réalité sur le tableau n'est qu'illusion, faisons du Pollock ou du Malévitch.

    2016-03-12 Daniel Buren (5) - kopie.JPG

    Jackson Pollock, Painting (Silver over Black and White, Yellow and Red) 1948 
    photo prise à l'expo Daniel Buren à Bozar 

    On s'est dit: ce carré blanc sur fond blanc, c'est encore de la représentation, de la peinture, de l'illusion. Rendons-la complète et faisons le tableau-miroir. 

    2016-03-12 Daniel Buren (10) - kopie.JPG

    L'illusion est complète puisqu'il suffit de se déplacer légèrement pour voir autre chose 

    2016-03-12 Daniel Buren (9) - kopie.JPG

    une autre lumière reflétée 

     Bertrand Lavier, On Reflexion, 1984 

    On s'est dit: ce cadre autour de la peinture, n'est que l'illusion d'une limite. Pourquoi l'y confiner? Faisons-le disparaître. Ou mieux encore: exploser!  

    2016-03-12 Daniel Buren (11) - kopie.JPG

    Côme Mosta-HeirtSans titre, 2015 

    L'Adrienne s'en est retournée fort songeuse. Illusion de relief en mettant d'épaisses gouttes de peinture sur la toile ou en lacérant le canevas de deux coups de couteaux... why not? 

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    Giovanni Anselmo, Oltremare

    Mais que fera-t-on après, quand on aura démonté l'ultime facette de cet art de l'illusion qu'est l'art?  

     

  • V comme voyager

    Le parcours prévu par Daniel Buren à Bozar est une sorte de voyage dans l'art contemporain et ses œuvres maîtresses: étape par étape, il nous fait découvrir celles qu'il a "étoilées". 

    2016-03-12 Daniel Buren (12) - kopie.JPG

    On est à Venise avec Claude Monet, Le Grand Canal. (1908) 

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    On est Icare avec Matisse (1947)

    2016-03-12 Daniel Buren (20) - kopie.JPG

    On est dans le train avec Sophie Calle (2007)

    Prenez soin de vous - portrait d'Alice Lenay

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 12 - voyager