expo

  • R comme Rik

    Rik Wouters a peint, sculpté, dessiné des centaines de fois son épouse Nel, j'en parlais le 16 avril. Il a aussi réalisé des autoportraits qui montrent bien l'évolution du jeune et solide gars de 20 ans 

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    autoportrait de 1906 

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    à l'homme de 30 ans, détruit par la guerre et la maladie 

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    Rik à la blouse bleue, 1914

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    autoportrait au chapeau vert, 1915

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    autoportrait au bandeau noir, 1915 

     *** 

    Son biographe, Eric Min, écrit que le cancer de la mâchoire dont souffrait Rik Wouters est dû au fait qu'il a travaillé avec des produits nocifs dans des endroits trop confinés. Les logements successifs du couple étaient de modestes petites maisons, Rik ne disposait pas d'un véritable atelier. 

    Comme les héros tragiques de la littérature, c'est au moment où la consécration artistique et une large reconnaissance de son talent arrivent, que la guerre éclate, qu'il est mobilisé, puis enfermé dans un camp à Zeist, et qu'il tombe malade. D'un mal qu'on ne peut guérir mais pour lequel on le fait encore longuement souffrir, par exemple en l'opérant sans anesthésie, et qui de plus lui fait perdre la vue. 

    J'ai été émue de voir qu'à Zeist, où des amis parviennent à lui procurer du papier, des pinceaux, des couleurs, il peint l'unique arbre du paysage du camp 

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    Le grand sapin, vue du camp de Zeist (1915)

  • F comme Fiat 509

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    Fiat 509 peinte aux couleurs de celle de Gaston Lagaffe  

    salon de l'auto de Bruxelles en 2006 

    auteur et source de la photo 

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    Gaston, sa Fiat 509 et l'agent Longtarin 

    photos prises à Beaubourg le 5 janvier 2017 

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  • L comme Lagaffe

    C'était un grand bonus de trouver à Beaubourg, après la visite de l'expo Magritte, un espace consacré à Franquin, l'autre grand monsieur de la BD belge, et à une de ses créations que j'affectionne tout particulièrement, Gaston Lagaffe. 

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    Le voici, dans toute l'innocence de sa jeunesse, en 1957: il s'est fait tout beau pour venir se présenter à la rédaction du journal Spirou  

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    Ses mèches sont moins longues et il fume encore des cigarettes, 
    comme de nombreux autres héros de BD à l'époque. 
    Et comme Franquin lui-même. 

    Je n'ai pas compris comment faisaient les autres visiteurs pour garder leur sérieux: en relisant des planches que pourtant je connais par cœur, je ne pouvais m'empêcher de rire. 

    D'ailleurs, c'est simple, chez Gaston tout me fait rire et tout m'attendrit: ses inventions à la fois géniales et débiles, qui suscitent l'énervement et l'exaspération de ses collègues, de ses supérieurs, de l'agent Longtarin, et font rater toute tentative de signature de contrat avec monsieur De Mesmaeker...   

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    ici encore une planche des débuts, avec Fantasio comme chef de bureau 

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    à qui succédera Léon Prunelle et ses merveilleux Rogntudjuuu!!! 

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    Jidéhem (Jean De Mesmaeker), collaborateur de Franquin, trouvait que le personnage ressemblait à son père, alors on l'a appelé monsieur De Mesmaeker... Une photo de famille prise au mariage de Jidéhem est là pour témoigner de cette ressemblance physique tongue-out 

    J'allais presque oublier une autre source inépuisable de comique, en tout cas pour mon frère et moi, les combinaisons culinaires très hardies. Il me semble que tout a commencé avec une tartine de confiture restée coincée dans une machine à écrire et qu'au lieu de s'excuser pour sa maladresse ou d'expliquer pourquoi il mettait de la confiture avec des sardines, il a dit: 

    - Meuh non, c'est de la gelée de groseilles!

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     ah! génial Gaston! je ris encore en écrivant ce billet! 
    je crois que je vais vous en garder un peu pour le mois prochain cool 

    Petite expo visible jusqu'au 10 avril!

  • K comme Knocke ou Knokke

    D'abord, il y a eu ce tableau, au Petit Palais: 

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    Il est de la main de Camille Pissarro et s'intitule Le village de Knocke. 

    - Tiens, se dit l'Adrienne, Pissarro est allé à Knokke en 1894? Et sur quelle hauteur s'est-il perché pour avoir ce point de vue sur le village? Écrivait-on réellement "Knocke" avec un c à l'époque ou est-ce une erreur? 

    Bref, un tas d'interrogations devant ce joli tableau qui sent si peu la mer et les mondanités d'aujourd'hui. 

    La réponse à la première question est oui: en juillet 1894, Théo Van Rysselberghe est à Knokke et Pissarro vient l'y rejoindre. On peut lire dans sa biographie qu'une maladie des yeux l'empêchait de peindre en extérieur: c'est pourquoi, il le faisait de la fenêtre de sa chambre. 

    La troisième question a trouvé sa réponse dès le lendemain, à l'expo Hergé: 

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    Sur cette affiche publicitaire réalisée par Georges Remi entre les deux guerres on remarque la même graphie avec le c au lieu du k actuel. 

    C'est l'époque où le père de l'Adrienne, d'abord dans le ventre de sa mère, puis tout bébé et petit enfant, découvrait les plaisirs de la plage. 

    Il y a même dans les archives familiales une photo unique de la petite Ivonne dans ce genre de maillot de bain tongue-out

    De la grand-mère Adrienne aussi, d'ailleurs... 

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    Sur la plage de Knokke, entre la petite Ivonne et son mari, leur premier-né; 
    le père de l'Adrienne est encore au stade préparatif... 

     

  • J comme Jacquemart-André

    Une deuxième raison qui a incité l'Adrienne à son séjour parisien, c'est l'expo Rembrandt intime au musée Jacquemart-André. 

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    Malheureusement, les photos des chefs-d'oeuvre du grand maître hollandais étaient interdites, il faudra donc se contenter de cliquer sur le lien ci-dessus (un clic sur "galerie photos" permet de voir 7 des oeuvres exposées), la vidéo ci-dessous... ou aller les chercher sur internet tongue-out 

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  • L comme lumière

    Je disais hier dans un commentaire mon admiration pour le peintre impressionniste belge Emile Claus (1849-1924), voici les trois tableaux vus samedi dernier à Gand: 

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    Meisjes in het veld - 1892 (Petites filles au champ) 
    pastel sur papier - photo sur le site du musée 

    Elles ont enlevé leurs sabots pour marcher dans l'herbe en bord du champ prêt à être moissonné 

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    Zonnige dag - 1899 (une journée ensoleillée)
    on en profite pour faire une lessive dehors
    et vérifier la blancheur des cols de chemise cool 

    à l'ombre légère de grands arbres
    qui laissent passer des taches de soleil 

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    De ijsvogels - 1891 

    'ijsvogel' signifie 'martin-pêcheur' 
    en néerlandais cela permet le jeu de mots sur 'ijs' (glace) et 'vogel' (oiseau) pour désigner les gens qui s'amusent sur la glace avec leur petite luge 

    Les photos sur Wikipedia Commons sont bien meilleures que les miennes: 

    peinture,belge,belgique,flandre,flamand,expo

    Le titre en français est 'les patineurs' alors qu'ils n'ont pas de patins, ils sont en sabots, leurs deux bâtons servent à avancer plus vite avec la luge sur la surface gelée  

    peinture,belge,belgique,flandre,flamand,expo

     ces trois-là et des tas d'autres ici

  • K comme Khnopff

    - Les photos sans flash sont permises? demande ingénument l'Adrienne au charmant jeune homme chargé de surveiller les trois premières salles. 

    - Hélas non! dit-il. Les collectionneurs privés ne le veulent pas... 

    - C'est bien dommage! 

    Elle lui montre le tableau d'Adrien-Joseph HeymansBrugje in Houffalize (un petit pont à Houffalize), qui vient en effet d'une collection privée. 

    - Je ne l'avais encore jamais vu, celui-là. La photo, ça aide à se souvenir... 

    - C'est vrai, répond-il, mais vous pouvez la chercher sur internet. 

    Puis il se ravise: 

    - Ou acheter le catalogue! 

    Heymans.jpg

    le voilà, le petit pont, trouvé sur la page fb du musée, un comble tongue-out 

    Interdiction, donc, de sortir l'appareil photo pendant la visite des dix salles consacrées à l'exposition sur Emile Verhaeren et les artistes de son temps.  

    Interdiction de photographier ce KhnopffL'Encens, mais le jeune homme avait raison, on le trouve sans problème sur le net. 

    Khnopff_-_Wierook.JPG

    il est sur wikipedia commons... 

    Par contre, dans la riche collection permanente, on peut photographier autant qu'on veut. Là aussi, quelques Khnopff, comme cet inhabituel portrait masculin, celui qu'il a fait de son père Edmond: 

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    Et dans la même salle, quel bonheur de retrouver l'ami Spilliaert, dans ce bel autoportrait tout en transparences: 

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    Silhouette du peintre (1907) 

    Le prendre de côté n'a pas empêché qu'on y voie tout de même la photographe: de transparence en transparence, voilà la photo toute trouvée pour le projet du Hibou 

    semaine 50 - transparence

  • Y comme yatsuhashi

    Yatsuhashi, nous dit le conférencier, signifie 'huit ponts'. C'est un thème pictural qui trouve son origine dans un recueil de poèmes et de récits du 10e siècle, Ise monogatariun grand classique de la littérature japonaise traditionnelle. 

    Vous verrez donc de nombreuses estampes sur ce thème, dont certaines vraiment exquises, avec des iris bleus. 

    Vous les verrez, si vous allez à l'expo au Cinquantenaire tongue-out et certainement aussi en cherchant un peu dans l'immense grenier-à-fouillis qu'est la Toile. 

    Cependant, ce ne sont pas celles-là que j'ai photographiées: comme d'habitude, mon appareil photo commençait à montrer des signes de fatigue - trop d'arbres avaient attiré son attention en cours de route - et je devais opérer une sélection sévère, comme à l'époque des films à 36 photos... 

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    Par contre, j'ai photographié ce pont-ci, sur une estampe qui ressemble à une planche de BD, où des gens se pressent sous la pluie. Ne me demandez pas de qui est cette oeuvre: comme je l'ai expliqué précédemment à Tania, on devait déposer nos sacs au vestiaire mais on pouvait photographier sans flash. Je ne me suis donc pas encombrée de mes habituels stylo et carnet, j'ai juste pris l'appareil photo. Inutile de dire qu'avec ma formidable mémoire - et ma merveilleuse connaissance du japonais - je n'ai retenu aucun nom. 

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    merveilleux rendu d'une nuit étoilée et de lumignons dans une ville japonaise du 19e siècle 

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    Et en fin de parcours, des oeuvres dans l'esprit "ukijo-e" de Dimitri Piot, auteur de BD et illustrateur. 

    C'est vraiment très beau, très poétique et en même temps un peu étrange de voir des paysages bruxellois représentés dans le style des estampes japonaises, comme ci-dessus, l'arc du Cinquantenaire sous la neige.

  • V comme voyage, voyage

    Dimanche dernier, l'Adrienne est allée au musée du Cinquantenaire pour voir l'expo sur les estampes japonaises: http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/ukiyo-e

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    c'est la célèbre vague de Hokusai (1760-1849) qui sert d'affiche à l'expo 

    mais on commence par le 18e siècle

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    Suzuki Harunobu (1724-1770), le premier à imprimer plusieurs couleurs (en 1765) 

    la dame en vert a un chat sur les genoux 

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    triptyque de Kubo Shunman (1757-1820)
    avec trois phases du travail des draps de laine (à gauche le foulage) 

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    un de mes préférés de Hokusai 
    surtout pour le point de vue original, à hauteur du faîte, avec dans le bas la ville cachée par les nuages d'où sort un cerf-volant et bien sûr dans le fond, le pic neigeux du mont Fuji 

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    et pour terminer, un aspect de Hokusai qui m'était inconnu 

    mais qui cadre bien avec Halloween qui s'approche 

    yell

     

  • P comme Paris

    Vous savez à quoi l'Adrienne a passé sa soirée de samedi, au lieu de préparer son billet du lendemain matin? 

    Non? 

    Je vais vous le dire. 

    D'abord, elle a lu qu'une expo sur Magritte allait s'ouvrir au Centre Pompidou. Elle a passé un bon bout de temps à lire tout ce qui la concernait avant de décider qu'elle voulait absolument la voir. 

    Vous devinez la suite... 

    Trouver une date dans le calendrier. 

    Trouver un hôtel pas trop cher du côté de la gare du Nord. 

    Trouver une place dans le TGV. 

    Bref, c'est réglé cool et comme disait l'autre, "Lafayette, nous voici" 

    (je parle de rue et des Galeries, bien entendu)

    paris,expo,art,voyage,peinture,belge,belgique

  • X c'est l'inconnu

    On s'est dit: cette perspective sur le tableau n'est qu'illusion d'optique, inventons le cubisme. 

    On s'est dit: cette représentation de la réalité sur le tableau n'est qu'illusion, faisons du Pollock ou du Malévitch.

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    Jackson Pollock, Painting (Silver over Black and White, Yellow and Red) 1948 
    photo prise à l'expo Daniel Buren à Bozar 

    On s'est dit: ce carré blanc sur fond blanc, c'est encore de la représentation, de la peinture, de l'illusion. Rendons-la complète et faisons le tableau-miroir. 

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    L'illusion est complète puisqu'il suffit de se déplacer légèrement pour voir autre chose 

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    une autre lumière reflétée 

     Bertrand Lavier, On Reflexion, 1984 

    On s'est dit: ce cadre autour de la peinture, n'est que l'illusion d'une limite. Pourquoi l'y confiner? Faisons-le disparaître. Ou mieux encore: exploser!  

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    Côme Mosta-HeirtSans titre, 2015 

    L'Adrienne s'en est retournée fort songeuse. Illusion de relief en mettant d'épaisses gouttes de peinture sur la toile ou en lacérant le canevas de deux coups de couteaux... why not? 

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    Giovanni Anselmo, Oltremare

    Mais que fera-t-on après, quand on aura démonté l'ultime facette de cet art de l'illusion qu'est l'art?  

     

  • V comme voyager

    Le parcours prévu par Daniel Buren à Bozar est une sorte de voyage dans l'art contemporain et ses œuvres maîtresses: étape par étape, il nous fait découvrir celles qu'il a "étoilées". 

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    On est à Venise avec Claude Monet, Le Grand Canal. (1908) 

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    On est Icare avec Matisse (1947)

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    On est dans le train avec Sophie Calle (2007)

    Prenez soin de vous - portrait d'Alice Lenay

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 12 - voyager 

  • L comme lignes

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    Samedi dernier, j'ai eu l'occasion de visiter l'expo de Daniel Buren, accompagnée des commentaires (plus que nécessaires) d'une charmante guide. 

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    Comme vous pouvez le voir, la "touche" Buren est bien présente dès le hall d'entrée. 

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    Après, c'est "le parcours du combattant" ou le "jeu de piste" ou le puzzle géant ou la carte qui vous guide vers diverses îles aux trésors: chaque salle comporte des œuvres d'artistes - principalement des 20e et 21e siècles - qui ont eu une influence sur son propre travail ou sur son parcours de vie. 

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    J'y ai passé plus de deux heures debout à écouter notre guide, ça m'a cassé le dos, mais je suis tout de même bien contente de l'avoir vue pour ce que ça m'a appris sur une part importante de l'art dit "moderne". 

    J'en reparlerai probablement... on avait le droit de prendre des photos cool 

    Toute l'info sur cette expo

    Daniel Buren à Bozar

  • Première fois

    La première fois que l'Adrienne lit ceci: 

    En novembre 1949, Oskar Serti et Catherine de Sélys marchaient dans la Romestraat quand, surpris par un violent orage, ils se précipitèrent dans ce bâtiment pour se mettre à l'abri de la pluie et du vent. Malheureusement, lorsqu'ils se rendirent compte de leur irruption dans un musée, tous deux se sentirent profondément troublés par cette situation inopinée." 

    elle se trouve précisément au premier étage de ce musée de la rue de Rome, en train d'essayer de comprendre quelque chose aux œuvres exposées. 

    Croyant qu'il s'agit de textes explicatifs à associer aux dessins, elle met un certain temps / un temps certain à se rendre compte que c'est une oeuvre de fiction d'un artiste qui lui est inconnu, Patrick Corillon.

     ***

    La lecture, c'est ce qui manque le moins quand on se promène en ville.

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    A se demander ce que font les analphabètes 

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    et les touristes étrangers 

    tongue-out

     

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 9 - lit

     

  • C comme chat, LE CHAT

    Parmi la tristesse des natures mortes et des Vanitas, des crucifixions, des masques africains arrachés à leur terre, des terres cuites précolombiennes arrachées à la leur, il y a ce grand moment de joie  

    bruxelles,art,expo,peinture

    dans un stand consacré plus qu'à moitié à des œuvres de Geluck 

    qui font rire tout le monde de bon cœur 

    et surtout l'Adrienne 

    qui en ce domaine donne toujours l'exemple 

    tongue-out

    bruxelles,art,expo,peinture

    merci aux responsables qui ont permis de prendre ces photos!

    Pour ceux qui en veulent plus, il y a le site d'Amylee

    http://www.amylee.fr/2015/09/hommage-artistes-philippe-geluck/ 

    et celui du maître himself

    http://www.geluck.com/dessin-gallerie-29.html

  • B comme BRAFA

    Quatre possibilités s'offraient à l'Adrienne: 

    1.ne pas y aller (semaine fatigante, besoin du week-end pour se reposer et faire tout ce qui reste en rade) 

    2.y aller seule (viva la libertà, on va et on vient comme on veut, on mange où et quand on veut, on rentre à l'heure qu'on veut) 

    3.y aller avec une amie (c'est toujours agréable d'avoir quelqu'un avec qui échanger ses impressions) 

    4.y aller avec sa mère (en espérant lui faire plaisir) 

    ***

    vous avez deviné? 

    ***

    - Tu es libre, samedi prochain? lui demande-t-elle au téléphone.

    - Mais oui!

    - Alors je t'emmène à Bruxelles, à la foire aux antiquaires, à Tour et Taxis.

    - D'accord! mais je dois être rentrée pour sept heures!

    - Pas de problème! On rentrera par le train de cinq heures, ça nous laisse largement le temps.

    ***

    Finalement, on a dû quitter la foire vers deux heures, parce qu'il fallait attraper le train de trois heures, parce qu'elle voulait être à la maison à six heures et demie, et qu'il n'y a qu'un train toutes les deux heures, et qu'au lieu de pouvoir visiter la foire à l'aise jusqu'à cinq heures... - sans compter le temps passé au restaurant à déguster du canard, et à boire un café, et la queue au vestiaire (deux fois) et les quatre passages aux toilettes - vous suivez toujours?

    Bref, la visite à la BRAFA a été une véritable course contre la montre.

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    pas question de se poser un instant sur un banc, comme le monsieur de Folon 

    cool

    merci aux responsables de m'avoir permis de prendre cette photo

     

  • Dernier alphabet de l'année

    Arbre de Noël sur la Grand-Place

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    Bruxelles, évidemment, deux jours hors du temps

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    Crinolines comme dans la chanson de Brel

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    Dentelles aussi, évidemment

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    Étalages de fête rivalisant d'originalité

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    Folie footballistique comprise

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    Galeries illuminées

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    Hôtel avec vue

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    Illuminations à la rue Neuve

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    Jaco Van Dormael au cinéma
    http://www.climaxfilms.be/fr/films/le-tout-nouveau-testament

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    Kado

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    La brouette (quand on ne la pousse pas elle s'arrête)

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    Magritte (après la lampe turinoise, le porte-clé bruxellois, 190 €)

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    Non, il n'y a pas qu'à Turin qu'on trouve du fer forgé

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    Ors tout neufs du côté du Roy d'Espagne

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    Poeti e Barbari (deux titres de gloire cool)

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    Question: qui se préoccupe du bien-être de ces chevaux?

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    Repas pris dans un petit resto que je ne connaissais pas

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    Sapins autour de la crèche

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    Train du matin et train du soir

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    Unique, cette merveilleuse robe d'un couturier bruxellois des années 1880

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    Violette, robe d'après-midi des années 1850

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    Waar is dat feestje? http://www.lavenir.net/cnt/dmf20110407_029

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    Y en a plus? Y en a encore... de l'or!

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    Zorro, en néerlandais, de Vos

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  • C comme chats

    L'expo dont je parlais mercredi dernier offre aussi quelques beaux chats, bien évidemment, puisqu'ils étaient à l'honneur dans l'Egypte antique. Statues, sarcophages et momies de chats, avis aux amateurs!

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    la photo est de moi, bien sûr, je ne "pique" rien sur internet

    Langue tirée

    le site de l'expo:

    http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/sarcophagi

    ***

    Et justement, à mon retour de Bruxelles, je trouve ce mail de ma carissima nipotina avec trois photos de "nos" chats, menant leur petite existence quiète dans le duvet et l'opulence de leur logis ostendais:

    pipo en aiko 24 okt 2015.jpg

     ils ne seront pas momifiés mais ils auront eu la belle vie

  • X, la belle inconnue

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    Les photos étaient permises

    alors je n'ai pas pu résister

    et j'en ai pris tant et tant

    sans rien pouvoir noter -

    il fallait laisser les sacs au vestiaire - 

    que celle-ci restera

    une belle inconnue.

    Une très belle inconnue.

    ***

    Toutes les infos ici:

    http://www.kmkg-mrah.be/fr/expositions/sarcophagi

    "Masque de momie, Nouvel Empire, fin de la 18e dynastie"

    dit-on sur le site

    dont les concepteurs ont apparemment flashé

    sur la même jolie dame

    qui restera à jamais

    une belle inconnue

    Langue tirée

  • W comme wagon de train

    Dimanche dernier:

    08.00 h.: il est installé avec un sac plein de canettes de Jupiler (Mannen weten waarom, les hommes savent pourquoi, dit la pub). La première (?) du jour est posée sur la tablette devant lui, décapsulée.

    08.05 h.: un couple âgé monte et me demande si ce train est bien celui qui va à Bruxelles. La gare est petite et il n'y a que deux lignes, c'est dur de se tromper... mais moi aussi je préfère demander quand j'ai un doute Clin d'œil

    08.10 h.: une indécise parcourt les trois wagons dans les deux sens avant de décider où elle déposera son postérieur vêtu de soie et de cachemire. Il n'y a pas encore dix personnes.

    08.15 h.: une jeune femme blonde accompagne son père et ses deux valises jusqu'à la porte du train. Tiens, c'est Ann, une ancienne élève! Son père va prendre l'avion à Zaventem.

    08.20 h.: fin de la quiétude: deux dames vont se plaindre pendant une heure, bien haut, bien fort, de leur conjoint qui leur laisse tout le boulot, des collègues qui leur jouent de sales tours, de leur hiérarchie aveugle et incompétente, de leurs bonnes et de leurs mauvaises copines, des amours des uns et des autres, des déboires avec la famille proche et lointaine, des problèmes de santé de quelques connaissances de connaissances...

    Bref, un dimanche ordinaire dans un train ordinaire.

    De trein is altijd een beetje reizen, dit la pub, prendre le train c'est toujours un peu comme partir en voyage, surtout dans l'humain Langue tirée

     wagon de train,bruxelles

     09.30 h.: les profs comment à se masser devant les portes qui pourtant ne s'ouvriront qu'à dix heures

    Langue tirée

  • G comme gare aux gorilles

    C'est à travers de larges vitres
    Qu'hommes et femmes du canton
    Contemplent en faisant les pitres
    Sans souci du qu'en-dira-t'on...

    herfst (vervolg 2) (3) - kopie.JPG

    ... une expo sur la lingerie au fil des siècles

    (comme ce slip et ce soutien-gorge vieux de 600 ans) 

  • Y comme Yin Xiuzhen

    Elle réutilise de vieux bouts de textiles pour réaliser ce qu'elle appelle des "cityscapes" de chaque ville où elle expose son oeuvre.

    Voici ce qu'elle a fait pour Bruxelles:

    fêt'nat'2015 (44) - kopie Yin Xiuzhen.JPG

     ceux qui connaissent la ville reconnaîtront, en haut à gauche, le palais de Justice et sa coupole dorée, en bas à gauche, le palais Royal, avec à sa gauche la butte du lion de Waterloo...

    fêt'nat'2015 (45) - kopie Yin Xiuzhen.JPG

     et du côté droit de la valise-cityscape, notre Grand-Place, bien sûr, et l'Atomium.

    Spécialistes et connaisseurs pourront s'amuser à reconnaître tout le reste (on peut cliquer sur la photo pour l'avoir en plus grand)

    Comme quoi, en art aujourd'hui, le plus important est souvent d'avoir "l'idée"

    Cool

  • P comme peindre la mer

    Nous étions samedi à cette expo ostendaise, ce "salut d'honneur" à Jan Hoet et à la mer (1).

    Monsieur Neveu a des goûts très "classiques", ce qui est parfaitement normal à son âge. Il aime qu'un tableau représente quelque chose de réaliste et de reconnaissable et qu'il soit peint avec un minimum d'académisme. Son amour de la peinture s'arrête par conséquent aux impressionnistes.

    Il était tout juste d'accord pour trouver joli un tableautin représentant un canot de pêcheurs

    Oostende (6) - kopie.JPG
    Johan Barthold Jongkind
    Vissersboot op het strand, 1861 
    (musée d'Otterlo)

    Nous avons beaucoup rigolé en voyant l'oeuvre du Roumain Belu-Simion Fainaru: ce n'était pas une peinture mais un verre d'eau dans lequel il y avait un oeuf (cuit dur, je suppose). Sur la mini-surface d'eau flottait un minuscule bateau fait d'un peu de cire (ça ressemblait au dentier de mon arrière-grand-père), d'un cure-dents pour le mât et d'un triangle de papier pour la voile. On peut le voir ici: http://sofievandevelde.be/artists

     fainaru.jpg

    Après avoir scrupuleusement visité chaque recoin du musée que monsieur Neveu a trouvé joyeusement labyrinthique, nous étions tout de même d'accord que l'oeuvre qui nous plaisait le plus était absolument moderne. Il s'agissait l'une peinture de Thierry De Cordier, une mer très belle, comme palpable, sensuelle, et à la fois très menaçante, que je n'ai pas photographiée mais qu'on trouve en suivant ce lien: 
    http://www.xavierhufkens.com/artists/thierry-de-cordier

     de zee.jpg

    MER DU NORD, Étude n°1, 2011
    Oil paint and enamel on canvas
    120 × 150 cm | 47 ¼ × 59 inches

    (1) http://www.muzee.be/fr/muzee/t204250/la-mer-salut-d-honneur-jan-hoet

  • O comme Ostende

    Nous avons pris des trains

    Oostende (11) - kopie.JPG

    Nous avons vu la mer

    Oostende (2) - kopie.JPG

    Nous avons visité une expo

    Oostende (4) - kopie.JPG

    Nous avons pris des photos sans savoir que c'était interdit 

     Ostende, expo,peinture

    Léon Spilliaert
    De zeedijk van Oostende vanop het staketsel gezien (1)
    aquarelle, vers 1910

    Nous avons admiré un arc-en-ciel

    Oostende (12) - kopie.JPG

    ***

    (1) la digue d'Ostende vue depuis l'estacade

  • Le bilan vestimentaire du 20

    Etranges, les couvre-chef de certains personnages.

    Bonnet à oreilles de chien, capuchon en plastique tenu par deux mains, embrasse de rideau.

    013 - kopie.JPG

    Ou en tout cas quelque chose qui ressemble très fort à une embrasse de rideau...

    Michaël Borremans, The Wind (2011)

    Etrange, le rapport aux vêtements. Jupette en planchettes ou grand carton plié peint en rouge. Et quand l'homme porte un veston, il le met à l'envers.

     peinture,art,expo

    The Straw (2010)

    Et le plus joli vêtement n'est porté par personne:

    peinture,art,expo

    The Garment (2008)

     http://www.bozar.be/b3/userfiles/files/Borremans_vgSP2_A5_FR_light.pdf

  • N comme nature morte

    Je vois sur ce tableau une poule morte et je me demande si on l'a tuée exprès à la demande du peintre. 

    Je me demande surtout si elle a souffert.

    Je me souviens de notre voisin-l'artiste (1) qui, ayant invité chez lui Jan Vercruysse (2), avait demandé à l'homme-de-ma-vie de venir tuer un de ses poulets précisément ce jour-là. Il fallait, dit l'artiste à l'homme-etc, qu'il se présente devant lui et son ami Jan Vercruysse de préférence avec les mains et les vêtements maculés du sang de la bête.

    Il faut savoir qu'il était dans sa période christique et pseudo-bucolique, par conséquent l'immolation d'un poulet cadrait dans ce paysage.

    L'homme-de-ma-vie s'est acquitté de cette tâche sans poser de questions, trop honoré de pouvoir ainsi rencontrer un artiste célèbre, pour lequel le voisin-artiste était allé fort loin acheter son whisky préféré, d'une marque rare et chère. 

    La mise en scène ne le gênait pas. Moi, si.

    Fréquenter le voisin-artiste m'a constamment fait ouvrir de grands yeux sur le monde de l'art contemporain. Il y aurait de quoi alimenter ce blog durant des semaines s'il fallait raconter tout ce que j'ai vu, entendu et vécu avec ce voisin.

    Langue tirée

     

    (1) dont je ne dirai pas le nom pour préserver mon anonymat

    (2) http://www.mleuven.be/fr/art-contemporain/expositions-passees/jan-vercruysse/

     020 - kopie.JPG

    Michaël Borremans, 10 and 11 (2008)

    http://www.bozar.be/b3/userfiles/files/Borremans_vgSP2_A5_FR_light.pdf 

    On peut y voir la poule morte de Borremans, tableau très justement intitulé Dead chicken (2013). Le poulet immolé pour le voisin n'a pas été immortalisé.

     peinture,expo,art

     

    Michaël Borremans, The hare (2005)

  • M comme Michaël Borremans

    Le personnage est concentré sur lui-même, sur ce qu'il fait, même si ce qu'il fait est "rien", observer ses mains ou se tenir le nez.

     017 - kopie.JPG

    Anna (2003)

    On le sent impuissant, subissant son destin. Comme ces enfants immobiles, les yeux baissés et le visage mélancolique, qui portent une jupe de fines planchettes ou un jouet de bois plus grand qu'eux.

    Parfois il est couché et on pourrait le croire mort. Souvent, il est impossible de déterminer son sexe.

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    The Sleeper (2007-2008)

    Pas de vraie cruauté, même si parfois il y a du sang. Plutôt la simple constatation de la souffrance humaine, ou pour le moins une tristesse diffuse. Tout en faisant preuve d'une forme de sympathie, ou plutôt d'empathie, pour le sujet/objet de souffrance.

    Ce personnage au visage flouté, ce pourrait être moi et je peux l'observer à mon aise, je n'ai pas à soutenir son regard. L'absence de regard est une des premières choses qu'on remarque: les yeux sont fermés, baissés, tournés vers un ailleurs, cachés par une frange de cheveux ou le personnage est montré de dos.

     009 - kopie.JPG

    The Avoider (2006)

    Clin d'oeil à Courbet, La rencontre ou Bonjour, Monsieur Courbet (1854)

     bruxelles,peinture,expo

     http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/de/Gustave_Courbet_010.jpg

    Expo à Bruxelles, Bozar, Michaël Borremans. As sweet as it gets, jusqu'au 3 août 2014

    http://www.bozar.be/b3/userfiles/files/Borremans_vgSP2_A5_FR_light.pdf

    bruxelles,peinture,expo

     Remarquez en passant la "nouvelle orthographe" enfin appliquée
    (elle date tout de même déjà de 1976)

    Langue tirée

  • K comme krom krabijzer

    En philologie romane, nous avions un prof de latin classique qui nous faisait beaucoup rigoler chaque fois qu'il rencontrait le mot "strigilla" dans un texte.

    La toute première fois, il s'était adressé à nous par un:

    - Personne ne sait ce que c'est?

    Nous savions, bien sûr. Qui n'avait pas rencontré ce mot au cours de ses six années de latin dans le secondaire? Mais nous nous sommes tus, le laissant se dépêtrer dans ses explications. Nous n'étions pas encore à l'ère d'internet, où en deux, trois clics on peut afficher une image si une traduction ou une explication ne suffisent pas. Alors il nous mimait le Romain qui, après s'être enduit d'huile, se racle la peau.

    Nous savions, mais nous nous taisions. Non par antipathie, mais parce que pour le reste il n'y avait aucun échange entre lui et nous, aucune interactivité dans ses cours.

    - Het is een soort krom krabijzer, nous expliqua-t-il.

    Une sorte de racloir en fer recourbé, donc.

    L'autre jour, lors de ma visite au musée gallo-romain de Tongres, j'ai eu l'occasion d'en voir quelques-uns, de ces racloirs. J'ai donc beaucoup repensé à ce prof de latin (requiescat in pace) et pris cette photo-souvenir:

    expo,traduction,prof

    sauf que cette strigilla-ci est en terre cuite
    et qu'on traduit le mot par "schraper"
    c'est-à-dire "racloir"
    mais pour moi ça restera toujours
    "een krom krabijzer"
    Langue tirée

    http://www.galloromeinsmuseum.be/expositions_temporaires/les-etrusques---una-storia-particolare

  • E comme Etrusques et E comme Exmoor

    Que ne ferait-on pas pour échapper à une maison où le bois à brûler est plus vite terminé que l'hiver?

    On passe le week-end chez sa carissima nipotina.

    Puis on prendra le train pour l'autre côté de la Belgique: lundi on ira voir l'expo à Tongres, sur les Etrusques.

    Le site du musée: http://www.galloromeinsmuseum.be/expositions_temporaires/les-etrusques---una-storia-particolare

    Un bon article et quatre photos: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130316_00283068&pid=1742077

    Alors pendant tout ce temps-là, on sera au chaud mais déconnectée.

    ***

    flandre,expo

    chez les poneys Exmoor de notre petite réserve naturelle, le printemps est arrivé au tout début d'avril
    Bisou
    voici la première photo de la maman et du bébé

    Bon week-end et à mardi!

  • P comme Petrus

    Il s'appuie à mains jointes sur le manche d'un outil.

    Il a de grandes oreilles décollées, un long nez, un menton pointu et deux larges rides au coin de la bouche. Pourtant, il n'est sûrement pas vieux. Il a le cheveu bien brun et bien dru, coupé court.

    A voir son cou mince et son torse étroit, on pourrait le prendre pour un gringalet. Mais les mains fortes font deviner que sous la veste bleu sombre se cache un corps sec, dur et musclé.

    Il ne sourit pas mais attend, paisiblement, que le peintre en ait fini avec son portrait.

    ***

    Boer Petrus (le fermier Petrus), tableau peint en 1938 et appartenant à la collection Van Hyfte. Vous pouvez voir cette oeuvre de Constant Permeke à 04'03" http://www.bozar.be/tv.php?vId=6891&cId=9529&wId=1758&mId=15093

    ***

    Vous avez jusqu'à dimanche pour vous dépêcher d'aller voir cette excellente rétrospective de l'expressionniste flamand né en 1886 et décédé en 1952.

    Tania en parle très bien ici http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/permeke et de plus, c'est illustré Cool