haiku

  • H comme haïku

    C'est mon amie MC qui me l'a envoyé, je vous en donne cet extrait et vous comprendrez:

    Nous aimerions aujourd’hui donner la parole à celles et ceux qui ont signé cet appel (mais aussi qui auraient refusé de le signer). Si vous désirez vous exprimer autour des thématiques "Cultures, Identités et Démocratie" au moyen d'un haïku, d'une seule phrase, d'une citation ou aphorisme, veuillez nous envoyer le fruit de votre expression à appelcetd@gmail.com avant le 10 juillet 2011 au plus tard.

    http://www.cultureetdemocratie.be/fr/axes/politiques_culturelles/actions.html

    Alors voici mes haïkus pour « Privilégier le dialogue, refuser le nationalisme » Clin d'œil

    Nos identités
    ne sont pas innocentes
    mais si meurtrières

    Mon identité
    francophone mais Flamande
    et entre deux chaises

    L'union fait la force
    si je parle quatre langues
    je vis quatre fois

    J'aime le couscous
    les pâtes, la tortilla
    et le bifteck frites

    Je suis et tu hais
    tu es je suis et il hait
    ce monde en est las

     

     

  • H comme haïku

    Pour en finir avec les "h comme haïku" je vous raconte la suite et fin de cet atelier haïkus de novembre 2010. Pour les petits nouveaux Clin d'œil retournez en décembre http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2010/12/05/h-comme-haiku.html si vous le voulez, ainsi qu'au "h comme haïku" en mars et en avril.

    Après l'inspiration durassienne et les souvenirs d'automne, on nous a demandé d'en écrire un qui résumerait tout un livre. J'espère que les miens sont assez "parlant" pour que vous puissiez deviner de quel livre il s'agit...

     

    La mort de la mère
    Un été très meurtrier
    Révolte en prison

     

    Mille pages écrites
    Pour le thé de madeleine
    Une vie entière

     

    Boule belle et bonne
    La catin les sauve tous
    Bêtes et méchants

     

  • M comme magnolia

    Chaque année début avril, c'est l'apothéose du magnolia soulangeana et il faut trembler un peu pour d'éventuelles nuits froides qui mettraient à mal les jolies fleurs parfumées.

    Cette année, le temps a été magnifique déjà longtemps avant et aussi pendant la floraison. Alors une fois de plus, je n'ai pas résisté à l'envie d'en faire quelques photos. Celles-ci ont été prises le jeudi 7 avril vers 19.30 h.

    Je crois que je mettrai la dernière en fond d'écran Rigolant

    001 - kopie.JPG

    C'est un bouquet rose
    légèrement parfumé:
    un bel éphémère

    002 - kopie.JPG

    Les corolles s'ouvrent
    un peu plus au fil des jours
    et tombent en pluie rose

    003 - kopie (2).JPG

     Les chats, l'écureuil
    tous les oiseaux du jardin
    y jouent à cache-cache

     

     

  • H comme haïku

    Je continue sur ma lancée du "h comme haïku" du mois dernier et vous raconte la suite de cet atelier haïkus de novembre 2010. Pour les petits nouveaux Clin d'œil j'en avais déjà parlé en décembre également http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2010/12/05/h-comme-haiku.html

    Après l'inspiration durassienne dont je parlais le mois passé, on nous a demandé d'en écrire un qui évoquerait un souvenir relatif au thème de l'automne.

    Ceux qui me connaissent déjà un peu ne seront pas étonnés de me voir tout de suite retomber en enfance à la simple évocation du mot "souvenir" Clin d'œil

     

    Le rosé des prés
    Je le cueillais autrefois
    Derrière chez moi

     

    Le bois le ruisseau
    Les fraises les châtaignes
    Monde disparu

     

    La route est longue
    Et le cartable très lourd
    L'automne sourit

     

     

  • H comme haïkus

    La dame au chapeau
    Sourit à la fenêtre
    A un moustachu

     

    duras.jpg

     

    Lunettes et moustache
    Et la dame de carreaux
    S'observent en coin

     

    J'étais à un atelier haïkus en novembre dernier - j'en ai déjà parlé ici http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2010/12/05/h-comme-haiku.html - et comme c'était dans le cadre d'une formation pour profs de FLE on avait très judicieusement pensé que la vue de quelques photos "littéraires" nous inspirerait.

    J'avais donc choisi cette photo où on voit Marguerite Duras et Yann Andréa aux Roches Noires, à Trouville, en 1990. La photo a été prise par Hélène Bamberger.

    Une autre photo de la même Hélène Bamberger représentait une commode appartenant à Marguerite Duras, aux Roches Noires, à Trouville en 1991. Je ne vous la montre pas, je n'aimerais pas avoir de problèmes de copyright Clin d'œil alors laissez simplement parler votre imagination...

     

    Commode fleurie
    Sous la lumière du soir
    Le miroir est gris

     

    Tic tac du réveil
    Sur la commode fleurie
    Où le miroir luit

     

  • H comme haïku

    Après cette inoubliable première Clin d'œil (voir Les premiers de juin 2010 http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2010/06/01/il-n-y-a-que-le-premier-pas-qui-coute.html#comments) j'ai tout de même voulu me perfectionner un peu. Je me suis donc inscrite à une formation organisée par l'Alliance française de Belgique, formation destinée aux profs de FLE, bien sûr, afin d'apprendre à travailler sur le haïku avec mes élèves.

    Nous avons passé une belle après-midi un samedi de la fin du mois de novembre à observer, puis à compléter, puis à écrire nous-mêmes des haïkus. Bref, exactement la démarche pédagogique à suivre avec mes élèves zaussi.

    Une fois le rythme 5-7-5 trouvé - fallait nous voir, une douzaine d'adultes à compter sur nos doigts à chaque malheureux petit vers que nous voulions produire Rigolant - une fois le rythme trouvé, disais-je, il ne m'a plus lâchée, et dans le train du retour j'ai produit des haïkus à une telle vitesse que ma main ne réussissait pas à suivre pour les noter. Hahaha!

    Voici le premier... le train avait du retard et l'attente sur le quai m'a ramenée plus de 30 ans en arrière:

    Sur un quai de gare
    Des yeux bleus, un nez busqué.
    Le coeur qui s'emballe.

    Puis, en quittant le Midi, j'ai vu Bruxelles à la tombée du jour...

    Bruxelles ma belle
    Que ne dit-on pas de toi?
    Je t'aime quand même!

    Enfin bref, vous aurez compris:

    Addiction nouvelle
    Depuis samedi dernier
    Il pleut des haïkus.

    Car osons le dire

    Un haïku par jour
    A défaut d'amour velours
    En forme toujours...

    Brussel 005 - Boterstraat.JPG

    Bruxelles ma belle
    Korte Boterstraat / Petite rue au Beurre

     

  • R comme roses

    juni 2010 001 - kopie

     Juin étant le mois des roses, il m'a inspiré mon troisième haiku
    (je sais, lecteur assidu, qu'on ne trouve pas de deuxième haiku sur mon blog,
    je l'ai posté en commentaire chez Joe Krapov ;-)
    et le premier est ici: http://adrienne.skynetblogs.be/category/1397568/1/les+premiers)

    Dans un seul jardin
    Vous en avez des milliers
    La rose est unique

    (PS pour Pivoine: j'espère ne pas avoir commis de diérèse cette fois-ci? merci de me dire ce que tu penses du nombre de syllabes dans 'millier')

     

     

    juni 2010 002 - kopie

  • Il n'y a que le premier pas qui coûte?

    L'autre jour avec mes élèves de 5e (la Première, en France) je voulais savoir quelles formes poétiques ils connaissaient. Je pensais qu'ils allaient me dire "le sonnet" vu qu'ils en avaient un devant les yeux, projeté sur le tableau blanc, mais non: c'est presque en choeur qu'ils s'écrient avec jubilation (car ils savent, les pauvrets, que leur prof de FLE est une dingue de poésie, elle leur a déjà confié cette tare) : "le haiku!"

    Evidemment... j'aurais dû y penser! C'est tellement à la mode.

    Et tout récemment la radio et la télé nous ont longuement entretenus des "haiku" de notre Président européen, Herman Van Rompuy ;-)

    Mais la réponse de mes élèves m'a assez désarçonnée pour que j'aille voir sur un site qui sait tout-tout-tout-sur-le-haiku http://www.tempslibres.org/tl/fr/mode0.html avant d'en commettre un moi-même.

    Car oui, moi qui ai une telle admiration pour les poètes et les tours de force verbaux qu'ils nous offrent, jamais au grand jamais je n'ose me risquer à les imiter. Mais des haikus, tout le monde en fait, donc allons-y gaiement, voici mon premier et pour l'instant encore le seul et l'unique:

    Juin dans le jardin
    c'est un pépiement d'oiseaux
    le chat n'en dort pas

    003