hambourg

  • U comme Ulrike

    Ulrike est Allemande et habite à Kassel. Elle est si gentille, le courant passe si bien, nous avons tant en commun que je finirai par faire l'effort de parler sa langue.

    A mon propre étonnement.

    Et puis voilà, nous avons décidé de nous associer dans le projet Turquie-avec-Tijen!

  • T comme Tijen et la Turquie

    'Turkish cuisine is not all about recipes, but of traditions too'

    Turkey has a very rich and profound food culture, which is not all about recipes. Instead it is a whole consisting of several pieces such as an exclusive table etiquette including serving the elders first, distributing food to the needy at celebrations and feasts and collective work during funerals and death anniversaries, according to expert Tijen İnaltong.

    Tijen est Turque et avec elle je me verrais bien visiter son pays, découvrir sa culture, ses sites archéologiques et sa cuisine. Un projet en chantier pour l'année 2010!

  • Stupeur et tremblements

    Hambourg, ruines de l'église Saint-Nicolas. Dans l'abside, une sculpture intitulée Prüfung, porte une citation de Dietrich Bonhoeffer. Je vous la donne dans sa version anglaise:

    No man in the whole world can change the truth. One can only look for the truth, find it and serve it. The truth is in all places.

    Dietrich Bonhoeffer, pasteur et résistant allemand, a été exécuté à Flossenbürg le 9 avril 1945, c'est-à-dire trois semaines avant la libération de Berlin et un mois avant la capitulation des nazis.

    Dénudé, torturé, conspué puis pendu à des crochets de boucherie...

    Je vous épargne les détails. La mort par asphyxion mettait une demi-heure à venir.

    DietrichBonhoeffer

  • Question existentielle

    Les ruines de l'église Saint-Nicolas sont dédiées à la paix.

    Une sculpture, "Angel of the Earth" porte une inscription en plusieurs langues. L'anglais "Take my hand and let me lead you back to yourself" n'est à mon sens pas pareil au français "Prends ma main et je te conduirai d'où tu viens".

    Pourquoi cette interprétation différente? et qu'en est-il des autres langues?

    HamburgAngel

  • P comme Privilège

    Dans l'avion qui nous mène de Bruxelles à Hambourg, nous ne sommes qu'une vingtaine de passagers. Quelques-uns sont disséminés sur les rangs 1 à 7. Ce sont les "Privilèges": on leur offre un journal avant le départ. Je me demande pourquoi on ne distribue pas ceux qui restent car il est déjà relativement tard et après notre arrivée à Hambourg ces nouvelles n'intéresseront plus grand-monde et iront sans doute tout droit à la poubelle.

    Ensuite on leur offre aussi un plateau-repas.

    A partir du 8e ou du 9e rang (moi, par exemple) on observe. Et on se demande combien ils ont payé en plus pour avoir le journal et le plateau.

  • O comme oui

    Oui j'aime la ponctualité, le sourire, la bonne humeur, l'humour, la décontraction.

    J'aime que ceux qui me demandent d'où je suis, en Belgique, soient au moins capables de situer trois villes belges... sinon que leur vaut ma réponse?

    J'aime les villes de bord de mer, les ports, les bateaux.

    J'aime les villes où on a laissé des arbres, beaucoup d'arbres. De grands arbres qu'on ne se sent pas obligés de mutiler chaque année sous divers prétextes.

    Héhé je finirai par dire j'aime Hambourg...

  • N comme non

    Non je n'aime pas les avions qui partent avec une heure de retard (surtout pour un vol qui ne dure qu'une heure!).

    Je n'aime pas l'exiguïté des places qui fait que des gens obèses débordent largement de leur siège et qu'il leur faut une bonne partie du mien.

    Je n'aime pas que les gens qui sont fâchés avec leur brosse à dents viennent me parler sous le nez.

    Je n'aime pas les prix qui se pratiquent dans les aéroports, d'autant plus qu'avec tout le temps qu'on est obligé d'y passer, on n'échappe pas aux petites faims et aux grandes soifs.

    Je n'aime pas la cuisine allemande, le poisson beaucoup trop cuit, le rôti noyé dans une sauce brune, les haricots verts détrempés, les plats de saucisses.

  • M comme Maulwurf

    Maulwurf veut dire taupe, en allemand. C'est le pseudo que Martina s'est choisi parce que de formation elle est archéologue.

    Peut-être bien qu'elle ferait un bon guide pour Ulrike, Tijen et moi en Turquie dans un an ou deux...

  • L comme Lars

    Lars et sa femme Ingrid sont Suédois. Non, ça ne s'invente pas!

    Lui est très grand, très maigre et très calme. Rien ne parvient à ébranler sa sérénité, ni les ordres (que dis-je, les ukazes) de Martina, ni ses "surprises" au programme qu'ils ont pourtant en principe préparé ensemble.

    "Martina a gardé cet aspect-là du programme totalement secret même pour nous", dit-il simplement. Laconique.

    Mais on voit bien qu'il n'en pense pas moins Clin d'oeil

  • K comme Kindersurprise

    Je risque de me faire éjecter du groupe "voies alternatives de consommer" maintenant que j'ai acheté un oeuf en chocolat Kindersurprise!

    Mais je peux dire pour ma défense que c'était la première fois de ma vie, que j'y étais contrainte et forcée par Martina, Allemande et Autoritaire, Entrez dans le rang et Faites comme on vous dit sans protester.

    Il y a tout de même encore des clichés sur l'Allemagne qui tiennent ;-)

  • J comme Jingjun

    Jingjun est notre "native speaker" pour la visite de Hambourg. Alors qu'elle est Taiwanaise, donc de langue maternelle chinoise et que sa seconde langue est l'anglais. Mais elle a épousé un Allemand et vit à Hambourg.

    Jingjun est tout à fait charmante et nous fait les honneurs de sa ville d'adoption avec une gentillesse infinie, à l'écoute de nos moindres désirs.

    Je lui souhaite tout le bonheur du monde...

  • I comme Isabel

    Isabel vient de Malaga. C'est pourquoi elle est aussi bien emmitouflée qu'Elena (Costa Rica, voir mon billet du 6).

    HamburgIsabel


    L'avoir avec soi pour la visite d'une ville est une sorte de cauchemar: on la perd tout le temps. Elle n'en fait qu'à sa tête. S'arrête sans prévenir si une chose l'intéresse. Vous quitte de même pour toutes sortes de raisons. Admirer des jeunes qui font de la breakdance. Fumer une cigarette. S'acheter une bouteille d'eau. A vous de voir qu'elle n'est plus dans les parages et à attendre qu'elle revienne.

    Quand un passant fait une chose qui lui déplaît, elle pousse un gros coup de gueule et lui crie des injures. Heureusement, me dis-je, c'est en espagnol.

    A part ça, c'est une personne fort sympathique. Tout d'un bloc. Et moi j'aime ça!

  • H comme Heidi

    Heidi est Allemande et la personne la moins complexée que je connaisse. Ne se laisse impressionner par personne, fait exactement ce dont elle a envie, ne craint pas de se faire remarquer, de s'enlaidir, de grimacer, de faire du bruit, d'émettre des opinions.

    Je voudrais être un tout petit peu plus comme elle. Juste un tout petit peu.

    HamburgHeidi

  • G comme groupe

    Je ne suis franchement pas faite pour les activités de groupe. Un moment, ça va, mais ma bonne volonté s'émousse devant les exigences contradictoires des uns et des autres. Les retardataires. Les indécis. Les capricieux. Les traînards. Les mécontents.

    HamburgGroupe

     

    Il y a aussi plein de gens charmants, la majorité, en fait. Mais pour bien faire connaissance, le temps est trop court.

  • F comme Flamkuche

    Le samedi midi à Hambourg, Ingrid et Hartmut mangent une Flamkuche. Nous à la table à côté, on discute de son origine alsacienne ou en tout cas rhénane.

    Voici ce qu'en dit le site Wikipédia:

    "La tarte flambée (en alsacien Flammekueche ou flammenkueche ou encore flammenkuche) est un plat traditionnel alsacien composé d'une abaisse de pâte à pain rectangulaire recouverte de fromage blanc parfois additionné de crème et garnie de lardons, d'oignons puis cuite au four. Des variantes existent, elle est parfois servie gratinée, au munster ou aux pommes pour le dessert, voire additionnée de diverses garnitures, mais s'écartent en cela de la recette traditionnelle. Son nom est une mauvaise traduction : elle n'est pas flambée avec de l'alcool, elle est cuite à la flamme.

    Au contraire du baeckeoffe, qui est d’origine urbaine et relativement bourgeoise, la tarte flambée remonte à l’habitude des paysans de faire cuire leur pain tous les quinze jours ou toutes les trois semaines. C’était alors une petite fête et, pour la marquer, on étalait la pâte qui restait, on la recouvrait de fromage blanc et de lardons, on assaisonnait à l’huile de colza et l’on passait au four. On présentait ensuite chaque tarte flambée sur une plaque de bois et on la découpait ; chacun roulait sa part et la mangeait avec les doigts. C'est d'ailleurs toujours ainsi que les Alsaciens la mangent, même au restaurant : avec les doigts."

    Ingrid et Hartmut, quant à eux, l'ont mangée avec le couteau et la fourchette ;-) et elle n'était pas non plus garnie de fromage blanc. Je suppose qu'un Alsacien qui l'aurait vue aurait eu le même sentiment que le Napolitano vero qui voit partout dans le monde comment on malmène sa pizza natale...

  • E comme Elena

    Elena est venue du Costa Rica. Tout droit. Il faisait 40° là-bas. Et ce samedi matin à Hambourg presque 10.

    Elena ne réussit pas à s'y faire et n'a pas vraiment prévu les vêtements qu'il faut. Aussi a-t-elle dû emprunter un bonnet de quelqu'un, les gants d'une autre, un pull, une veste, des chaussettes...

    Où avait-elle la tête en faisant sa valise pour le nord de l'Allemagne? Personne ne lui pose cette question.

    Seules ses chaussures, nous dit-elle, sont vraiment à elle.

    HamburgElena

  • D comme départ en avion

    Au départ de Bruxelles, tout le monde est embarqué bien à l'heure et vous vous en réjouissez, car les avions pour Athènes, Heraklion, Stockholm, ont dû attendre des retardataires.

    Mais du retard, vous en aurez quand même. La raison en est donnée par le commandant de bord lui-même: "Sur la demande de la tour de contrôle, et à cause du trafic aérien intense". Ben tiens. L'aéroport était si vide qu'une équipe de cinéma pouvait faire son boulot en toute quiétude et dans cet avion vous êtes à peine 20 personnes...

    Heureusement, le capitaine pédale un peu plus vite et on arrive tout de même presque dans les temps.

    Mais au départ de Hambourg, au moment où l'avion devrait décoller, vous êtes encore dans la salle d'attente. Vous finirez par partir à l'heure où vous deviez atterrir à Bruxelles. Sans explication.

    Encore un cliché sur l'Allemagne et la ponctualité allemande qui tombe au panier!

  • B comme Bee Fang

    A Hambourg, je logeais à l'hôtel Bee Fang.

    L'accueil n'est pas très sympa: on me demande de payer mes deux nuitées à l'avance et quand je sors ma carte de crédit - celle avec laquelle j'ai fait la réservation par internet! - on m'annonce froidement qu'il y aura une majoration de 3 %.

    Je proteste: ni le site ni le contrat ne stipulent ce supplément! Libre à moi, me dit le monsieur, de payer au comptant. Oui mais voilà, si je l'avais su, je me serais munie du cash nécessaire... seulement pour ce court week-end, je n'ai pris qu'un minimum, plus ma carte de crédit et même pas de carte bancaire.

    Après cet accueil, plus rien n'a droit à mon indulgence: la chambre exigüe sous les toits, ses forts relents de tabac froid et de moisissure, la lampe au-dessus du lavabo qui ne marche pas, la douche et les toilettes qu'il faut aller chercher à l'étage inférieur - et non pas "on the floor", comme le disait le site - la flaque devant la douche qui rend impossible de déposer ses affaires au sec, le vacarme nocturne causé par les autres clients de l'hôtel...

  • La première fois

    C'est mon premier séjour en Allemagne et c'est à Hambourg. Arriver un vendredi soir et repartir un dimanche après-midi, c'est juste le temps qu'il faut pour faire tomber quelques clichés tenaces sur les Allemands.

    Rigueur et discipline? Hahaha! Même les numéros des maisons dans les rues de Hambourg ne suivent aucun ordre. La simple logique des numéros pairs d'un côté et impairs de l'autre n'est pas suivie. En plus, le 66 peut venir juste avant le 61. Et le 91 entre le 66 et le 67.

    Mais peut-être cela a-t-il quelque chose de rassurant?