istanbul

  • M comme mer

    Le Bosphore, la Corne d'Or, ce n'est sans doute pas la mer, mais pour moi ça me fait le même effet: ça m'attire irrésistiblement - même le matin où je voulais prendre un autre chemin et aller vers les parcs, je me suis retrouvée descendant vers le Bosphore... et quand je m'en suis rendue compte, je n'ai pas viré de cap - et je regarde cette étendue d'eau avec l'oeil de Colomb rêvant de s'embarquer pour les Indes...

    En tout cas, c'est ainsi que je l'imagine, l'oeil de Colomb.

    Alors, voilà pour terminer en beauté quelques vues aquatiques. Je crois bien qu'après ça, j'aurai épuisé à peu près tout mon stock de 48 photos prises à Istanbul en 48 heures. 

    En commençant par celle où j'ai rejoué Xénophon: Thalassa! thalassa! comme chaque fois que je revois la mer:

    Istanbul 2010 018 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 019 - kopie.JPG

    partout de très nombreux pêcheurs

    Istanbul 2010 037 - kopie.JPG

    au loin, un pont... mais je n'ai pas eu le temps de le traverser pour aller en Asie

    Istanbul 2010 038 - kopie.JPG

    c'est cette dernière qui m'a le plus fait rêver

  • K comme konak

    Le mois dernier à la même lettre j'avais annoncé que je partirais à la chasse aux konaks.

    En voici deux: un délabré, sur la route de l'aéroport, et un restauré, devenu petit hôtel, mais malheureusement coincé sur la colline entre des blocs d'appartements:

    Istanbul 2010 008 - kopie.JPG

     

    Istanbul 2010 017 - kopie.JPG

    j'ai photographié l'escalier pour la profondeur mais surtout pour le chat qui faisait sa sieste au soleil :-)

  • I comme Istanbul Constantinople

    Dans une ville si grouillante, pleine de bruits, de voitures, de cars, de taxis et de charettes à bras, ici et là surgit la beauté.

    Je vous livre quelques photos en vrac, sans commentaire: je les ai prises au cours de mes promenades et bien souvent sans même savoir le nom du monument...

    Istanbul 2010 013 - kopie.JPG

     

    Istanbul 2010 016 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 028 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 036 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 039 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 041 - kopie.JPG

     

  • H comme histoire

    Ce qui est frappant, à Istanbul, c'est ce mélange foisonnant et sans complexes de l'ancien et du moderne. Même si beaucoup - comme Pamuk - se plaignent de la perte de tant de monuments anciens...
    Mais je citerai Violeta, mon amie roumaine, "nous aussi avons droit à la modernité".

    Sur la route de l'aéroport, quelques restes de fortifications qui ne sont pas mis en valeur par l'urbanisme:

    Istanbul 2010 004 - kopie.JPG

    Sur mon parcours matinal, une tour coincée entre d'étroites rues commerçantes:

    Istanbul 2010 024 - kopie.JPG

    Il faut espérer qu'Istanbul 2010, capitale européenne de la culture, aura tout de même permis quelques belles restaurations:

    Istanbul 2010 014 - kopie.JPG

     

  • C comme chien et chat

    Les chats d'Istanbul sont à tout le monde: près de nombreux seuils de maisons ou de petits commerces, on voit de petites gamelles prévues pour eux. Murets, marches d'escaliers, toit d'un appentis, les chats d'Istanbul sont partout pour qui sait les voir.
    Ces deux-là en observent un troisième qui les surveille depuis son appui de fenêtre:

    Istanbul 2010 010 - kopie.JPG

    Les chiens d'Istanbul ne sont à personne. Place Taksim, ils dorment toute la journée. Certains à l'ombre sous les quelques arbres, d'autres étalés sur le pavé en plein soleil. Les chiens d'Istanbul ne sont à personne, mais ils portent tous dans l'oreille un gros "chip" rouge qui leur donne probablement le droit d'être là.

    Istanbul 2010 033 - kopie.JPG

    Image de la liberté... surveillée?

  • B comme baraquettes à roulettes

    A Istanbul, tout se vend aussi dans la rue. Je dis 'aussi' parce qu'on y trouve des magasins comme partout en Europe, des petits, des grands, des hyper et des énormes. Mais à côté de tous ces commerces-là, il y a les innombrables baraquettes à roulettes et autres vendeurs de rue.

    Il y a celui qui vend quelques livres disposés sur une couverture, celui qui vend des fruits, des légumes, ceux, très nombreux et bien reconnaissables à leur minuscule baraquette touge, qui vendent des simitçi, tous plus appétissants les uns que les autres:

    simitçi.jpg 

    simitçi2.jpg

     

    Près du Bosphore, le samedi après-midi, j'ai vu un barbecue à roulettes. L'homme faisait griller des brochettes et des légumes et se faisait abondamment photographier... voilà pourquoi j'ai préféré le saisir d'un peu plus loin et à un moment où la fumée de son charbon de bois n'était pas trop épaisse:

    Istanbul 2010 040 - kopie.JPG

    Sur le blog du journal Le Monde, quelques articles intéressants sur le même sujet, et puis d'autres, bien sûr!
    http://istanbul.blog.lemonde.fr/2006/01/

  • Z comme Zut

    En avez-vous aussi, des jours comme ça?

    Comme dimanche dernier, par exemple.

    Ne plus avoir de pain, sortir sa MAP et constater qu'il n'y a plus un gramme de farine à la maison?
    (zut, j'ai oublié d'en acheter)

    Avoir des haricots verts, des panais et des betteraves rouges à récolter d'urgence au jardin et aucune envie de mettre le nez dehors?
    (zut, il pleut des cordes, des seaux, des torrents, des trombes d'eau, cats and dogs)

    Etre invitée à une charmante fête et devoir se décommander en dernière minute?
    (zut, j'ai chopé le premier rhume de la saison, je m'écoule par les yeux et tremblote au coin du feu)

    ***

     

    bon, je vais arrêter de me plaindre et monter sur le Queen Victoria
    peu m'importe la destination
    je vous dis: Allahaismarladik!
    et vous me répondez: güle güle! iyi yolculuklar!

    Istanbul 2010 042 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 043 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 044 - kopie.JPG

  • X comme... j'y pige que dalle (anlamiyorum!)

    Me trouver dans un pays dont je ne comprends absolument pas la langue, voilà qui a quelque chose de... déstabilisant? stressant? déroutant? En tout cas, tout à fait inhabituel!

    A l'aéroport, tout est encore traduit en anglais. Après, en ville, c'est terminé.

    Istanbul 2010 001 - kopie.JPG

    Je fais ma balade matinale dans les rues d'Istanbul et j'ai peur de me perdre... car il faut que je sois de retour à l'hôtel pour la session de 09.30 h.

    Je ne retiens pas vingt secondes le nom des rues et ruelles où je passe. Je ne comprends pas les indications sur les plaques. Je me demande ce que veulent dire ces slogans publicitaires. Les bouquinistes n'ont que des livres en turc. Je ne saisis rien à ce qui se dit autour de moi. Je n'arrive pas à deviner de quoi il s'agit dans les chansons que j'entends.

    Tout est étrange, étranger et déroutant. 

    Je voudrais tout comprendre. Mais Istanbul, à plus d'un titre, est un labyrinthe...

    Istanbul 2010 045 - kopie.JPG

    peinture murale dans le cadre d'Istanbul, capitale européenne de la culture 2010

  • V comme Violeta

    Chère Violeta

    Dernièrement, je suis passée par chez toi. C'était un jeudi, vers les onze heures du matin. Le soleil brillait sur la plaine du Danube et pourtant il ne faisait que -56°. Il faut dire que je me trouvais à 11277 mètres d'altitude.

    C'est donc un peu pour ça, et aussi à cause de la vitesse de notre moyen de locomotion, que je n'ai pas pu te faire un petit bonjour comme j'aurais aimé le faire...

    Alors en compensation, j'ai sympathisé dès mon arrivée à Istanbul avec les quatre collègues de la délégation roumaine, que j'ai très certainement abreuvé à force de leur parler de toi, des incroyables circonstances de notre rencontre et de nos vingt ans d'amitié.

    Je n'ai pas pu m'empêcher non plus de les saouler avec les trois mots de roumain que je connais (Noroc! c'est le cas de le dire, hahaha) mais ils me l'ont pardonné, je crois, et nous nous sommes promis de garder contact par mail :-)

    Grâce à toi, j'ai pu répondre à toutes leurs questions et obtenu mon diplôme de "véritable connaisseuse" de la culture roumaine: les sarmale, la tsuica, le kozonac, la mamaliga et les trésors de la Bucovina, j'ai été incollable ;-)

    Alors je te dis multsumesc et je t'embrasse bien fort

    Istanbul 2010 020 - kopie.JPG

    une vue de la salle où nous étions pour les "réunions plénières" avec l'inévitable drapeau turc ;-)

  • U comme urbanisme

    Vous avez des trottoirs si petits, si raides et si encombrés, que le touriste qui marche le nez en l'air, comme moi, le paie tôt ou tard. Ou plus exactement: le paie tôt (patatras).

    Juste un exemple de raidillon:

    Istanbul 2010 011 - kopie.JPG

    Vous avez du neuf (beaucoup de neuf) et du vieux (très peu de vieux), et je me demande combien de temps encore le peu de vieux pourra s'appuyer contre tout ce neuf:

    Istanbul 2010 006 - kopie.JPG

    et si ce peu de vieux attend d'être démoli ou restauré:

    Istanbul 2010 030 - kopie.JPG

    Car il y a tout de même aussi quelques jolies restaurations:

    Istanbul 2010 015 - kopie.JPG

    et ici ou là un monument urbain "retouché":

    Istanbul 2010 035 - kopie.JPG

    Mais j'ai bien vu le regard des gens, quand je dirigeais mon appareil photo vers un de ces rares vestiges (plus ou moins délabrés) du temps passé: étonnement, incompréhension, reproche... et souvent je n'ai pas sorti mon appareil, de peur de froisser des sensibilités.

  • T comme taxi

    Taxi-philosophe, ça existe, je l'ai rencontré.

    Mon amie Bruxelloise m'avait conseillé de prendre un taxi pour un déplacement que je devais faire. Ce qui fait que pour la modique somme de 31€, j'ai eu droit à une autobiographie hors du commun et à des considérations philosophiques sur la géopolitique, la globalisation, l'avenir de la Belgique et bien sûr l'inévitable sujet de l'Education Nationale dès qu'un interlocuteur entend ma réponse à sa question:

    - Et vous, qu'est-ce que vous faites dans la vie?

    Je ne m'étendrai pas trop sur l'aspect autobiographique, je ne voudrais pas porter atteinte à son anonymat, n'est-ce pas. Mais je peux tout de même vous dire que si le quart de la moitié de ce qu'il m'a raconté sur lui est vrai, il y a encore matière pour plusieurs longs métrages.

    Je vous livre quelques aspects de sa riche personnalité, reclassés dans l'ordre chronologique: enfance dans un orphelinat (Oliver Twist, Charles Dickens), professeur de mathématiques motivé et faisant gratuitement des cours de soutien (Topaze, Marcel Pagnol), activiste de gauche, mais dans un pays où cette sorte d'engagement n'était pas apprécié (Cavale, Lucas Belvaux), études de médecine en Belgique, poussées jusqu'à la dernière année et payées au prix fort, en faisant des petits boulots (oserais-je proposer Crime et châtiment, de Dostoievsky), père de famille heureux (La petite maison dans la prairie, pour faire plaisir à Val qui en parlait le 15 septembre),...

    Je n'ai pas osé lui demander comment un prof de maths doublé d'un médecin était devenu chauffeur de taxi nocturne. Je doute que ce soit par vocation. Mais ses vues très nettes sur les autres sujets évoqués ci-dessus (géopolitique, avenir de la Belgique et même Education Nationale, pouvait-il d'ailleurs en être autrement) doivent tôt ou tard l'amener jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir (Mr Smith goes to Washington, Frank Capra)

    ***

    Et si vous ne connaissez pas le chemin du pouvoir, suivez le guide:

    Istanbul 2010 046 - kopie.JPG

    monument avec Atatürk, place Taksim, Istanbul

  • Stupeur et tremblements

    Une autre de mes collègues d'Istanbul - ah oui! je sais! qu'est-ce que je suis mauvaise langue! mais que voulez-vous, il y avait là pour moi véritablement matière à stupeur et tremblements - une autre collègue, disais-je, que j'ai rencontrée à Zaventem parce qu'on prenait le même avion, m'a abordée en ces termes:

    - Ohlala! se lever si tôt le matin pour venir à l'aéroport! et maintenant mon mari a encore deux heures de route pour rentrer à la maison, et voilà que c'est l'heure des embouteillages!

    Ben moi, je me suis débrouillée toute seule et je me suis levée encore plus tôt... Mais je me suis tue.

    - Ohlala! et puis il fait froid le matin ces jours-ci en Belgique! J'espère qu'on aura du beau temps à Istanbul... mais bon, on ne pourra pas en profiter, on sera toujours à l'intérieur...

    Je n'aime pas trop les gens qui se plaignent tout le temps du temps qu'il fait, qu'il a fait (ils ont généralement la mémoire sélective et oublient que juin et juillet ont été magnifiques) et qu'il fera! Donc j'acquiesce sans trop de conviction...

    - Ah et puis leur air conditionné! c'est mauvais pour la santé! et c'est beaucoup trop froid! On va tomber malade!

    Et ainsi de suite...

    Je ne la connaissais pas depuis plus d'un quart d'heure et elle n'avait pas arrêté de se plaindre.

    Alors dites-moi: ai-je le droit d'être stupéfaite par ce gentre de personne?

    Et d'avoir des tremblements pour ceux qui la vivent au quotidien? ce brave mari qui l'a amenée à l'aéroport, qui doit rentrer par les embouteillages et sera en retard à son travail (c'est elle-même qui me l'a dit)? ses collègues?

    Le lendemain matin, elle arrive au buffet du petit déjeuner au moment où je le quitte:

    - Non mais tu as vu? Tout ça! tout ça? mais c'est beaucoup trop!

    Comme si on lui demandait de terminer les plats chauds ou froids et les corbeilles de viennoiseries à elle toute seule.

    ***

    et vu que cette dernière réflexion me fait penser au "Too many notes" du film Amadeus, je vous mets ici une photo de trois des quatre musiciens qui ont mis l'ambiance vendredi soir:

    Istanbul 2010 023 - kopie.JPG

    Pour ceux qui voudraient revoir ce passage du film de Forman, l'extrait est ici http://www.youtube.com/watch?v=dCud8H7z7vU, jusqu'au magistral "which few did you have in mind, Majesty?"

     

  • 22, v'là les kilos!

    - Moi, me dit un collègue flamand qui était à Istanbul, ça fait 18 mois que j'ai arrêté de fumer et depuis j'ai pris vingt kilos.

    Et bien, me dis-je mentalement, ça en fera 22 dès aujourd'hui.

    C'était le dernier déjeuner avant le départ et qu'avait-il dévoré depuis notre arrivée ?

    Une assiette de baklava le matin pour finir en beauté son petit déjeuner, une autre à la pause café, du baklava au buffet de desserts à midi, du baklava à la pause café de l'après-midi et une dernière assiette de baklava au buffet de desserts le soir.

    Entre la pause café de jeudi après-midi et le repas de samedi midi, ça lui faisait donc exactement dix assiettées de baklava: aux noix, à la pistache, aux amandes, ...

    - Je fais des dégustations comparatives, nous disait-il.

    Dans Istanbul, Orhan Pamuk parle de sa grand-mère paternelle en disant (p.177 de mon édition Folio) qu'elle avait "de l'embonpoint" mais que cela ne la "préoccupait pas" car elle vivait "à une époque et dans une culture où cela n'était pas un problème."

    "Lors de ces très rares occasions où mon imposante grand-mère devait sortir ou bien se rendre à une invitation, l'ultime stade de ses préparatifs qui duraient plusieurs jours consistait à faire venir madame Kamer, la femme du gardien, pour qu'elle lui serrât de toutes ses forces les lacets de son corset. J'avais assisté, avec effroi, à cette longue scène de "serrage de corset" pendant laquelle on pouvait entendre les "doucement, ma fille!" de ma grand-mère, qui se faisait tirer et pousser dans tous les sens derrière le paravent." 

    Ce passage, d'ailleurs, m'a fait sourire et me rappeler ma propre grand-mère Adrienne, friande elle aussi de pâtisseries et ayant de l'embonpoint qu'elle enserrait dans un corset à baleines, engin de torture qui m'effrayait aussi un peu quand j'étais enfant...

    Un joli petit reportage sur le baklava d'Istanbul, ici: http://www.dailymotion.com/video/x8kxwv_le-secret-du-baklava_news

     

  • R comme retour et R comme reportage

    Que vais-je vous montrer d'abord?

    Tout simplement, la première chose qui m'a frappée: l'omniprésence du drapeau turc.

    Les trois premières photos ont été prises à l'arrivée, tout le long du trajet avec le minibus qui nous amenait de l'aéroport à l'hôtel.

    La dernière a été prise au départ, pendant que nous attendions au pied de l'hôtel ce même minibus qui devait nous ramener à l'aéroport.

    Des pays qui arborent fièrement leur drapeau et leurs couleurs nationales, ça me donne plein de sentiments très mélangés, depuis l'étonnement jusqu'à la crainte.

    Istanbul 2010 002 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 003 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 009 - kopie.JPG

    Istanbul 2010 048 - kopie.JPG

     

  • L comme langues

    Apprendre le turc en 80 minutes, vous croyez que c'est possible?

    C'est en tout cas ce que j'ai espéré, pendant un instant de folie, en voyant le CD "80 minutes pour parler TURC" et en décidant de l'acheter.

    Prise d'un doute affreux, je demandais l'autre jour à une de mes classes: "Vous croyez qu'on peut apprendre une langue en 80 minutes?" et j'ai pu lire la réponse dans leurs yeux arrondis: "Voilà que madame est devenue complètement folle"

    Au dos du boîtier on trouve cependant des choses rassurantes. Par exemple, que cela permettra de "rapidement maîtriser les formules les plus fondamentales de la communication orale". Pendant 80 minutes, une voix française et une voix turque prononcent en alternance 300 phrases grâce auxquelles vous êtes censé "acquérir le vocabulaire le plus indispensable de la conversation courante."

    Pour le reste, un seul conseil est donné: "écoutez le CD très régulièrement", répétez, "réécoutez souvent les mêmes séquences jusqu'à parfaite assimilation", répétez et réécoutez, répétez et réécoutez.

    Toute ma bonne volonté a fondu d'un seul coup dès les premières minutes de ma première écoute: il y a des sons qui me sont tellement inconnus que je ne vois pas du tout comment faire pour les reproduire. Ainsi par exemple, la phrase numéro 5, celle qui me serait pourtant des plus utiles: "Dilinizi konusmuyorum" (je ne parle pas votre langue) ou un indispensable "merci beaucoup", qui se dit, dans sa version polie: "çok tesekkürler" ou "çok tesekkür ederim".

    Bon d'accord, si on veut faire simple, on peut aussi dire "mersi!"

    Je crois que je m'en tiendrai là ;-)

    "özür dilerim! üzgünüm" (pardon! je suis désolée)

  • K comme konak

    Konak, voilà le seul mot turc que je connaisse...

    "La tristesse des konak de pachas qu'on détruit", écrit Orhan Pamuk au chapitre 4 d'Istanbul.

    "L'immeuble Pamuk a été construit à Nisantasi, dans le coin d'un vaste terrain qui jadis avait été le jardin d'un grand konak de pacha." (p. 50 de mon édition Folio)

    Quand on introduit le mot 'konak' dans un moteur de recherche, surtout si on l'associe au mot 'Istanbul', on arrive principalement - si pas exclusivement - à des hôtels.

    Un bon exemple tout de même ici, http://www.istanbulguide.net/istguide/artetarch/batimliste/yali/esrefbey.htm

    Pour les photos, vous attendrez mon retour, si j'ai l'occasion de m'échapper un moment des séminaires et si j'ai l'occasion d'en voir encore un "debout" ... car Pamuk n'est pas très optimiste quand il parle de "la tristesse de cette culture agonisante et de cet Empire englouti" et de "l'effort d'occidentalisation" :

    "tous les efforts se sont davantage portés vers l'oubli du passé; ce qui ouvrit la voie à l'anéantissement par le feu des konak" (p.55)

  • I comme Istanbul

    Jeudi, je pourrai enfin lire Istanbul, d'Orhan Pamuk, que je me suis acheté voilà plus d'un an en prévision de...

    Ceux qui me connaissent déjà un peu devineront le sens de cette première phrase: s'ils se souviennent que je lis les Racconti Romani à Rome et Le ragazze di Sanfrediano à Florence, dans le quartiere San Frediano...

    C'est que je lirai Istanbul en route vers Istanbul, où je dois aller pour assister à quelques jours de formation Cool

    Une interview intéressante avec l'auteur à propos de ce livre (et à propos de la question de la place de la Turquie en Europe) se trouve ici http://www.lexpress.fr/culture/livre/entretien-avec-orhan-pamuk_822120.html

    P.S.: en ce moment je lis aussi Bernard Ollivier, Longue marche, tome 1: Traverser l'Anatolie, éd. Phébus, février 2008. Mais qu'on se rassure dans les chaumières, je n'ai pas l'intention de suivre son exemple. En tout cas, pas avant d'avoir comme lui atteint l'âge de la retraite ;-)
    http://www.libella.fr/phebus/index.php?post/2008/03/05/Longue-marche-I-libretto-Traverser-lAnatolie-par-Bernard-OLLIVIER