les joies de l internet

  • H comme horreur et damnation

    Comme je vous le disais déjà hier - mais le blog est un support si éphémère...

    Message important :
    D'ici quelques jours, nous mettrons à votre disposition une toute nouvelle plate-forme de blogs, flambant neuve.
    Attention, aucune modification apportée entre le 6 et le 12 juillet à votre skin et à vos colonnes de personnalisation (colonnes de gauche et de droite) ne sera prise en compte lors de la migration des données.
    Bien entendu, vous pouvez continuer à poster des images et du texte dans la colonne centrale de votre blog (notes). Toutes vos notes et tous vos commentaires seront bien repris.
    Pour plus d’informations sur cette nouvelle plate-forme, consultez le blog officiel des Skynet Blogs.

    Prière donc de me réserver vos commentaires jusqu'au jour où, espérons-le, les blogs skynet seront de nouveau entièrement opérationnels.

     

  • G comme gare aux dégâts

    Ces jours-ci Skynet affiche:

    Message important :
    D'ici quelques jours, nous mettrons à votre disposition une toute nouvelle plate-forme de blogs, flambant neuve.
    Attention, aucune modification apportée entre le 6 et le 12 juillet à votre skin et à vos colonnes de personnalisation (colonnes de gauche et de droite) ne sera prise en compte lors de la migration des données.
    Bien entendu, vous pouvez continuer à poster des images et du texte dans la colonne centrale de votre blog (notes). Toutes vos notes et tous vos commentaires seront bien repris.
    Pour plus d’informations sur cette nouvelle plate-forme, consultez le blog officiel des Skynet Blogs.

    En clair et en langage humain, ça veut surtout dire que vos commentaires ne paraîtront sans doute pas sur mon blog si vous les postez les 10, 11 et 12 juillet.

    Je vous demanderais donc, s'il vous plaît, de me les garder bien au chaud - ce ne sera pas si difficile, par les temps qui courent ;-) et de me les donner après le grand chambardement.

    Merci à vous tous qui passez par ici!

  • C comme coumarine

    Voici mes réponses aux questions de Coumarine, qui prépare un second ouvrage sur les blogs. Coumarine a déjà écrit un premier livre sur le sujet, Tout d'un blog Éd. CouleurLivres, mars 2008 et son blog est ici:
    http://coumarine.blogspot.com.

    Vos questions m’ont interpellée parce qu’elles rejoignent un souci constant de ma part. J’avais bien réfléchi à tout ça déjà avant de me lancer avec mon propre blog…

    - vous est-il arrivé de vous faire taper sur les doigts par quelqu'un que vous connaissez suite à ce que vous avez écrit sur votre blog? Quelqu'un qui vous reproche d'avoir parlé de lui par exemple? (quid des photos aussi?)

    Quand j’ai commencé ce blog, j’ai décidé (1) qu’il serait le plus anonyme possible et (2) que je n’en parlerais à personne de mon entourage. Et (3): je ne voulais pas non plus en faire un journal intime.

    Premier point : l’anonymat. Maintenant que mon blog a deux ans et qu’il est de plus en plus lu, je constate que le risque d’être « découverte » est très réel. J’ai toujours soigneusement évité les noms de lieux et de gens : je respecte aussi l’anonymat de ceux dont je parle. Mais un jour j’ai commis l’erreur de mettre le prénom et le nom d’un de mes anciens élèves, un jeune homme mort d’un cancer. Ce qui fait qu’en « googlant » son nom, des gens sont arrivés chez moi… Or, je crains par-dessus tout que mon blog soit découvert par des collègues ou des élèves. Non pas que je dise des choses irrespectueuses sur eux, mais tout simplement parce que je tiens à ce que mon blog reste un lieu personnel (voir le deuxième point). Je fais très attention aussi aux photos, je ne montre pas les gens, je ne montre pas de photos de mon école, de ma ville etc. Mais en mettant des photos du coin de nature où je vis j’ai constaté qu’un de mes visiteurs avait deviné l’endroit… Danger donc, là aussi !

    Deuxième point : lieu personnel, donc journal intime quand même ? Je ne voulais pas qu’il soit un journal intime mais je constate qu’il l’est dans une large mesure. Il m’arrive de le regretter, mais je ne peux faire autrement : je parle beaucoup de moi. Ma vie, ma famille, mes amis, mon métier de prof, mes voyages… et mes états d’âme. Sur ce point aussi, je pratique beaucoup l’autocensure !

    Troisième point : mon entourage. Vu ce souci d’anonymat, je n’ai parlé à personne de mes proches de ce blog. Puis, au bout d’un an environ, j’ai commencé à mettre au courant deux ou trois amies qui habitent très loin (Roumanie, Angleterre, Espagne) car j’y voyais un moyen de garder le contact. L’amie roumaine et l’Anglaise ne viennent quasiment jamais et l’amie espagnole ne met jamais de commentaire. J’ai aussi une amie française qui a un blog et je lui ai fait découvrir l’existence du mien en mettant des commentaires chez elle ;-)
    Elles sont les seules à savoir !

    Dernièrement, j’ai eu un commentaire mécontent d’une dame dont j’évoquais le nom dans ma rubrique sur les aptonymes. Elle n’a pas apprécié et a cru que je me moquais de son nom. C’est une chose qui m’incite à encore plus de vigilance mais c’est la seule réaction un peu négative que j’aie jamais eue. Je lui ai répondu, me suis expliquée et excusée.

    - gardez-vous farouchement votre anonymat pour vous sentir libre d'écrire comme vous en ressentez le besoin? Ou comme vous aimez le faire?

    Oui, l’anonymat est une garantie de liberté. Je ne me vois pas paraître devant mes élèves chaque matin en me demandant lesquels d’entre eux ont lu mes billets…

    - vous est-il arrivé de supprimer après publication un billet qu'après réflexion vous avez jugé trop intime, trop personnel? (par honte, gêne, peur du jugement, de briser votre "image")

    Un jour j’avais préparé un billet sur ma mère qui disait vraiment de quoi il retournait. Mais finalement je ne l’ai pas publié. Pas par honte, gêne, peur du jugement, de briser mon "image" mais parce que je ne voudrais pas que quelqu’un qui la connaît le lise. Je reste prudente. Autocensure, oui, constamment je pèse le pour et le contre.

    - vous freinez-vous dans ce que vous avez envie de raconter? Cela concerne-t-il vos enfants, votre couple? Ou bien plutôt vous et ce que vous vivez, mais que vous considérez comme "indicible", inracontable?

    Je n’ai pas d’enfants donc ce problème ne se pose pas. J’ai un frère mais je ne parle pour ainsi dire jamais de lui, par choix délibéré. Il se peut que je change un jour d’avis à ce propos. Je parle un peu de mon ex-mari, une petite touche ici et là, mais ce n'est pas pour le dénigrer. Les seuls membres de ma famille dont je parle (à part ma mère) sont décédés : mon père, mes grands-parents. Je ne raconte que ce qui entre dans la ligne de mon blog : des anecdotes, des souvenirs, des pensées. Je ne raconte pas ma vie dans ce sens que je ne dis pas au jour le jour tout ce que je fais ou vis.
    J’évite de raconter la vie des autres ou de faire de l’humour aux dépens des autres.

    - vous est-il arrivé de raconter des choses de vous, soit par le biais de l'écriture "automatique" (dont vous êtes donc seul(e) à connaître la clé?) Soit pas le biais de la fiction, du récit?

    Ce que je raconte est assez scrupuleusement vrai, même dans les dates et les détails. Mais je travaille la forme (le souci du mot juste, de la formulation) et je cultive la « distanciation », j’essaie de raconter avec un peu d’humour.

    - êtes-vous touché(e) en profondeur quand vous lisez un billet dans lequel l'auteur se dévoile? Ou au contraire mal à l'aise, jugeant que c'est de l'exhibitionnisme?

    Ça me touche, bien sûr, et très fort la plupart du temps! Mais souvent je me demande si ça ne se retourne pas contre eux. Rares sont les gens, je pense, dont personne dans leur entourage n’a connaissance de leur blog, comme c’est mon cas. Je me demande toujours comment leur entourage réagit à certaines choses qu’ils écrivent…

    Mon moi intime n’est pas sur mon blog. J’ai des amies avec qui je peux en parler en face à face.

    -autres considérations auxquelles vous pensez?

    Ces derniers mois, il y a des échanges de visites et de commentaires entre mon blog et quelques autres. Ça donne vraiment l’impression de se connaître et de nouer des liens d’amitié. Aussi, j’ai de plus en plus envie de rencontrer certaines personnes « en vrai ».

    En même temps, j’ai l’impression de me dévoiler : des lecteurs assidus ou qui prennent la peine de tout lire depuis le début (il y en a !) doivent avoir, à mon avis, une image assez précise de qui je suis, de mon vécu, de mes goûts… Aussi longtemps que mon blog était « jeune » et que je n’avais que des visiteurs rares et irréguliers, et quasiment aucun commentaire, j’avais l’impression d’écrire plus librement. Tandis que maintenant, j’ai l’impression de connaître un peu mon public, de ressentir certaines attentes de sa part et peut-être d’écrire en tenant compte de cette connaissance que j’ai de mon public.

    Un exemple : je me suis dit l’autre jour qu’il y avait longtemps que je n’avais plus écrit de billet avec une « chute » rigolote. C’est une pensée qui m’est venue parce qu’une de mes lectrices avait écrit une fois ou deux qu’elle appréciait ce style, avec une chute rigolote…

  • L comme lettre et les liens en littérature

    "Ecrire est la meilleure façon que j'aie trouvée ici d'intégrer une certaine expérience, de me " l'ajouter " véritablement, dirait M. Teste, de faire qu'elle soit aussi totalement à ma disposition, tout entière convertie en aptitude, comme la nage ou la locomotion. Il ne s'ensuit nullement que ceci soit valable aussi pour vous."

    Claude-Edmonde MAGNY, Lettre sur le pouvoir d'écrire.

    Lettre sur le pouvoir d'écrire

    " Mon cher Jorge,
    Votre ami Juan prétendait aimer, jadis, ce qu'il appelait mes "homélies" ; et ce que vous m'écrivez des scrupules qui vous sont venus récemment sur votre vocation littéraire me donne envie de vous en adresser une…"

    " Vous rappelez-vous ce soir pluvieux de printemps où vous êtes rentré chez moi en me déclarant que jamais vous ne pourriez écrire "votre" Recherche du Temps perdu ?
    Vous aviez marché longtemps dans les rues désolées, assailli par toutes les  déceptions mesquines de la journée, et vous aviez été de nouveau repris par la vieille angoisse mal oubliée de la première adolescence quand vous déambuliez tristement dans une ville étrangère, regrettant presque l'internat du lycée dont les murs, au moins, étaient familiers, et sans autre avenir à votre journée que la pensée d'y retourner le soir."
     
    "Vous vous êtes demandé ce qui manquait à ces extraordinaires petits pastiches de Mallarmé (un Mallarmé qui aurait lu Proust et adopté la prosodie d'Aragon) que l'an dernier vous fabriquiez en trois heures et qui chaque fois m'éblouissaient. Il leur manquait simplement d'avoir été écrits par vous. De vous exprimer, si superficiellement que ce soit. De se rattacher en quelque sorte à ce qu'il y a d'essentiel en vous, à cette chose que vous voulez plus que tout, mais dont vous ne savez pas encore quelle elle est. J'ai cru un moment que cet anonymat de vos poèmes était dû au fait que vous pastichiez  (volontairement mais il n'importe) ou bien, plus profondément, à l'étrangeté que gardaient pour vous les mots de la langue française, quelle que fût leur familiarité grammaticale - ces mots qui ne savaient rien de votre enfance, de vos ancêtres, où votre âme ne s'enracinait pas.
    Catherine Pozzi reste soi, même quand elle imite Louise Labbé; Lanza est italien; Moréas et Chénier étaient grecs tous les deux. Quant à la pente trop facile du pastiche, n'y glissent que ceux qui se possèdent encore mal: le fragment du Journal des Goncourt qui ouvre Le Temps retrouvé, nul ne le prendrait pour autre chose que du Proust, et pourtant les tics de style des deux frères y sont "attrapés" aussi vivement que par vous ceux de Mallarmé. Mais vous n'êtes pas encore sorti des limbes de la création littéraire: rien de ce que vous pouvez faire n'a de gravité, au sens quasi physique du terme..."

    "Je n'ai pas voulu dire autre chose que ceci: c'est que la littérature est possible seulement au terme d'une première ascèse et comme résultat de cet exercice par quoi l'individu transforme et assimile ses souvenirs douloureux, en même temps qu'il se construit sa personnalité..."

    " On n'a pas marqué assez souvent, il me semble, toute la terreur qu'il y a dans Keats,
    dans le début d'Hypérion par exemple:
    There was a listening fear in her regard,
    As if calamity had but begun...
    ou le sinistre refrain qui hante La Belle Dame sans Mercy:
    though the sedge is withered from the lake... Ou bien encore le terrible:
    Forlorn! De l'Ode au Rossignol, qui marque l'échec définitif de la tentative d'appropriation magique du monde et sonne le glas aux aspirations suprêmes du poète. Keats a vu le ver au cœur de chaque fruit, la faille au cœur de toute existence, il sait qu'il n'y a pas pour l'homme de salut dans le monde et il est terrifié. Mais cette terreur est maintenant cosmique, et non plus psychologique. Elle réussit à être la transposition sereine d'une expérience qui fut atroce,certes, mais qui est maintenant dépassée laissée loin derrière lui par le poète. "

    "Je dirais volontiers: Nul ne peut écrire s'il n'a le coeur pur, c'est-à-dire s'il n'est pas assez dépris de soi- et ceci vaut pour les parties considérées comme les plus humbles, les moins créatrices de la littérature: la critique par exemple."

    Allez donc voir le merveilleux site que Françoise Kroichvili a consacré à l'oeuvre de Jorge Semprun: http://francoise-kroichvili.perso.neuf.fr/index.htm

     

  • le bilan du 20

    Regardez cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=ARwZ3scXQ7U

    C'était le 12 mai 2010 à Bruxelles, à la gare Centrale.

    Un petit mot d'explication?

    Op 11 mei organiseerde 11.11.11 in samenwerking met 120 koormeisjes en de wereldtop van trialbikers en beatboxers een opmerkelijke stunt in het Centraal Station van Brussel.
    Dit nieuwtje wilden we graag met je delen.

    Met deze actie willen we heel Vlaanderen warm maken voor de Ronde van 11.
    Op zondag 30 mei start 11.11.11 immers zijn lenteoffensief met een reeks fietstochten verspreid in 11 gemeenten verspreid over de 5 Vlaamse provincies. In Brussel is er op zondag 6 juni een extra editie.

    Bekijk alvast de stunt op www.derondevan11.be

    Wil je meefietsen? Schrijf je dan zo snel mogelijk in op de website.
    Als je dat vóór 24 mei doet, maak je bovendien kans op een heel aantrekkelijk weekendarrangement voor 2 personen in het Hageland.

    Met vriendelijke groeten,
    Bogdan Vanden Berghe

  • B comme bout du monde et B comme Berthoise

    "Un bonjour du bout du monde", écrit J***

    Pour J***, les choses sont claires: là où elle habite, c'est le bout du monde. Européenne expatriée en Nouvelle-Zélande, elle désigne son pays d'adoption par ce seul vocable, presque à chaque fois qu'elle écrit: bout-du-monde.

    Bout de quel monde? Une des extrémités de la carte géographique à condition qu'on prenne l'Europe comme centre du monde: est-ce que ça justifie qu'on se considère comme le bout du monde?

    Finis terrae... les Brestois aussi se croient au bout du monde :-)

    "Et bien toi", me disent tous ceux qui viennent chez moi pour la première fois, "tu habites vraiment au bout du monde!" S'ils sont francophones, évidemment. Les Flamands disent "jij leeft hier echt in het hol van Pluto". La caverne de Pluton, comme symbole de l'endroit difficilement accessible aux vivants, cet autre bout-du-monde qui est l'Autre Monde.

    Pourquoi? Parce que la rue est en cul-de-sac? Qu'il faut une bonne carte routière pour me trouver? De préférence une carte d'état-major, surtout que beaucoup de systèmes de GPS ne me trouvent pas (hahaha). Ou parce que je n'ai presque pas de voisins, chose extrêmement rare dans notre Flandre surpeuplée? 

    Donc dorénavant, j'écrirai comme J***: "Un bonjour du bout du monde!"

    NatuurPuntMei2009 003

    merci à Berthoise http://berthoise.canalblog.com/  qui a relayé une demande de Mère Castor http://lamerecastor.canalblog.com/archives/2010/04/03/index.html mais la demande était pour avril et moi mon B comme est ce 3 mai... donc je participe juste "pour la gloire" ;-)

     

     

     

  • A comme Adrienne

    Chère Adrienne

    je suis enfin rassurée, génétiquement rassurée, sur nos liens familiaux. J'ai enfin trouvé la réponse à une question qui me turlupinait depuis plus de trente ans et que je n'osais plus poser à personne de peur d'entendre une réponse qui m'anéantirait.

    Aujourd'hui donc, je suis rassurée. Tu es la mère de ta fille comme je suis la fille de ma mère. Un père et une mère du groupe sanguin A positif peuvent très bien avoir un enfant O négatif. Voilà, c'est dit, c'est écrit noir sur blanc.

    Tous ceux à qui j'avais posé la question au fil de ces plus de trente ans m'avaient répondu évasivement, flairant sans doute une question de filiation. Je suis passée ainsi du "ça m'étonnerait fort" au "c'est peut-être possible mais ça me semble fort improbable".

    Il faut dire que la première à qui j'avais posé ma question était mon amie d'enfance, alors qu'elle était en première année de ses études d'infirmière - qu'elle a d'ailleurs complètement ratées - et au moment où elle n'avait pas encore potassé ses cours. Et le dernier en date, c'est mon médecin de famille, celui qui n'est fort ni en diététique, ni en génétique non plus, apparemment.

    La semaine dernière j'ai enfin osé poser ma question à g***e et je suis tombée assez rapidement sur ce site http://www.gentest.ch/index.php?content=bloodtype qui m'a entièrement rassurée.

    Ainsi donc chère Adrienne, ne nous inquiétons plus: je n'ai ni tes yeux, ni tes cheveux, ni ta morphologie, mais je suis bien la fille de ta fille et tu es bien la mère de ma mère.

    Ce jour-là, à la clinique, personne ne s'est trompé de berceau :-)

     

  • K comme Khroumir

    Pour le défi 100 j'avais fait un billet sur les jurons du capitaine Haddock. Par la même occasion, je m'étais une fois de plus émerveillée en voyant la variété des origines de tous ces mots utilisés par Hergé pour permettre au brave capitaine de se défouler et d'engueuler tout en restant finalement dans "la règle des bienséances" (non Boileau n'est jamais loin)

    Ce qui donnait le petit classement ci-dessous:

    Le bon capitaine connaît sa géographie: Mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest! papou des Carpathes! Wisigoths!

    Il est fin gastronome: topinambour! moule à gaufres! gros-plein-de-soupe! anthropophage!

    Grand défenseur des biens culturels: flibustier de carnaval! saltimbanque! polichinelle!

    Eminent scientifique: bougre d'ectoplasme! aérolithe! cyclotron!

    Ami des animaux:  babouins! cloporte! perroquet déplumé! sapajou! scolopendre! gibier de potence!

    Eminent historien: bachi-bouzouk! bougre d'olibrius! Mamelouk! Zapotèques!(note : parfois les bachi-bouzouks sont des Carpathes, parfois du tonnerre de Brest)

    Et bien sûr, grand navigateur à la graisse de cabestan! moussaillon! marin d'eau douce! forban! Capitaine de bateau-lavoir!

    J'avais opéré une sélection sévère, vu que le défi voulait qu'on se limite à 100 mots, titre et signature compris. J'aurais pourtant bien aimé ajouter quelques-uns des plus beaux exemplaires, mais aussi moins connus. Comme par exemple ce Khroumir qui apparaît dans Le Trésor de Rackham le Rouge et qui aurait tout naturellement sa place dans la rubrique "géographie".

    Les Khroumirs sont les habitants de la Khroumirie, qui est une région montagneuse du Maghreb (Tunisie et Algérie). On peut aussi écrire Kroumir et Kroumirie. Pour ceux qui désirent en savoir plus, faites comme moi et allez sur Wikipedia ;-)

  • Stupeur et tremblements de blogueuse

    Passer trois jours à Milan et être impatiente de rentrer pour lire ses mails. Espérer que mon blog aura continué de fonctionner et qu'il y aura des commentaires... N'est-ce pas un symptôme de plus de ma blogo-dépendance?

    Passer toute la journée du lendemain de blog en blog: chaque blog vous mène par ses liens à d'autres blogs qui souvent sont de petites merveilles: de jolis dessins humoristiques, des textes bien écrits, hilarants.

    Pivoine m'amène à Walrus qui m'amène au p'tit bordel d'Amélie ;-)

    Les Paresseuses m'amènent aux Turbulentes qui m'amènent à d'autres blogs de profs. Celui de Walter est tout à fait désopilant mais malheureusement il s'est arrêté d'écrire il y a trois mois...

    Je me sens comme Blaise Pascal entre les deux infinis: l'infiniment infinie infinitude de la blogosphère, dont nul n'arrivera à faire le tour et l'infiniment infinie petitesse de mon aiguille dans cette botte de foin.

     

  • Z comme zut

    Au moment de la séparation, il y a trois ans, j'ai eu la lumineuse idée de ne pas prendre mon propre avocat mais de faire confiance à celui que mon mari s'était choisi. Un avocat pour deux.

    Je sais ce que vous pensez et je sais ce que vous allez dire. Etais-je bien naïve de croire qu'il prendrait à coeur - et équitablement - l'intérêt de deux partis opposés, etc. etc.

    Mais là n'est pas la question aujourd'hui.

    Les échanges entre l'avocat, mon mari et moi se faisaient par mail. Simple, pratique et efficace, n'est-ce pas.

    Seulement voilà, de temps à autre je ne recevais rien du tout. Pourtant ce cher homme (et aussi cet homme cher, mais ne faisons pas d'humour sur les honoraires de cette profession) disait qu'il m'envoyait scrupuleusement tous les mails et tous les dossiers à moi aussi.

    Jusqu'au jour où il s'est rendu compte qu'il mettait un point (dot) entre mon prénom et mon nom. Ce qui fait que le mail avec tout notre dossier en pièce jointe est arrivé plusieurs fois chez une dame qui s'appelle comme moi et qui est chez le même serveur. Qui s'est peut-être délectée à lire par le menu comment nos avoirs seraient partagés. Ou peut-être pas. Je n'en sais rien, elle n'a jamais donné signe de vie.

    Quelque temps après, c'est moi qui ai reçu des mails m'annonçant une naissance - agrémentée de photos - chez des gens que je ne connaissais pas. Comme c'était le cas avant-hier avec les nouvelles d'Anne-Marie, de Victor et de Rosette.

    Alors je mets un point entre mon prénom et mon nom après avoir cliqué sur "forward". Et ça arrive chez mon homonyme. Dont j'aimerais bien qu'elle me rende la politesse.

     

  • X

    Anne-Marie m'envoie un mail pour me remercier de l'avoir renseignée. A propos de Victor. Elle me donne aussi des nouvelles de Rosette.

    Fort bien.

    Je ne connais aucune Anne-Marie. Je ne connais qu'un Victor, il a trois ans. Personne de ma connaissance ne s'appelle Rosette.

    Mais Zalors, mais Zalors?

    Vous Zaurez l'explication après-demain. Z comme...
    Avis aux Zamateurs: vous pouvez bien sûr proposer vos Zexplications!

  • X

    Mes anciens élèves, des plus jeunes aux plus âgés, mais aussi des gens de mon âge (je ne cesse d'ailleurs de m'en étonner) s'amusent sur fb à des tas de petits jeux et quizz qui me semblent tous plus débiles les uns que les autres.

    Beaucoup d'entre eux consistent en des prédictions d'avenir:

    - Quand est-ce que je me marierai? Le 10 avril 2010, est la réponse reçue par une jeune fille qui n'a même pas encore de copain en vue...

    - Quand est-ce que j'aurai mon premier bébé? La date avancée fait toujours s'exclamer la jeune fille en question que c'est beaucoup beaucoup trop tôt!

    Etc., etc., jusqu'à la question finale:

    - Quand est-ce que je mourrai? Et on vous donne une date ainsi que l'âge exact que vous aurez. Par contre je n'ai pas la moindre idée des questions qui vous sont posées pour arriver à cette conclusion. Peut-être est-il question d'alcool, de cigarettes et de vitesse au volant, car ici les garçons participent et obtiennent souvent des résultats alarmants. J'en ai même vu un qui aurait déjà dû être mort depuis une paire d'années...

    Le petit Prince le savait bien, les grandes personnes aiment les chiffres.

  • Stupeur et tremblements

    Trois ans qu'il aime une autre femme

    Six semaines qu'il l'a épousée

    Et il y a cinq jours je constate avec stupeur qu'il m'écrit ceci:

    J’allais écrire que j’ai beaucoup pensé à toi et – lap je l’ai fait quand même – tu vas encore me dire que tu n’y crois pas, que je n’avais qu’à etc. … Cela me rend triste, cette impossibilité de pouvoir communiquer alors qu’on a encore tant de choses en commun, tant de choses à se dire peut-être.

    Alors je tremble pour ma tranquillité d'esprit et la paix de mon coeur.

  • Les premiers

    Cette année, les premiers muguets, je les ai cueillis déjà le week-end dernier, donc les 25-26 avril.

    Jean-Paul Lacroix, vous connaissez? Pas moins de 71 sites donnent cette même citation:

    "Les hommes ont toujours vu, dans le muguet, un porte-bonheur. Privilège enviable qu'il partage avec le fer à cheval, le nombre 13 et la crotte de chien. Moins encombrant que le premier, moins abstrait que le second, moins direct que le troisième, il possède en outre l'avantage de pouvoir se porter à la boutonnière."

    Je vous offre donc ici la 72e fois. Les blogs et l'internet, c'est le royaume du copillage...

  • U comme Un verre, ça va?

    Un verre, ça va, deux verres, bonjour les dégâts, dit le slogan bien connu.

    Un verre de vin par jour, c'est bon pour la santé, disent les médecins et les professionnels du vin.

    "Ce n’est pas rien que de prendre en mépris, de bonne heure, à la fois ceux qui ne boivent pas de vin et ceux qui en boivent trop." dit Colette dans Prisons et Paradis" (1932)

    Mais voilà un extrait d'une lettre (en chaîne) que m'envoie un de mes élèves, qui est musulman, gentil garçon, poli, bien élevé et tout à fait comme il faut:

    When much wine is drunk; red wind or the earth swallow them, or to be transformed into animals.' 'IMRAN IBN HUSAYN SAID: 'THE PROPHET (AS) SAID, 'SOME PEOPLE OF THIS UMMAH WILL BE SWALLOWED BY THE EARTH, TRANSFORMED INTO ANIMALS, AND SOME WILL BE BOMBARDED WITH STONES'. ONE OF THE MUSLIMS ASKED, WHEN WILL THAT BE O MESSENGER Of ALLAH?' HE SAID, 'WHEN SINGERS AND MUSICAL INSTRUMENTS WILL BECOME POPULAR, AND MUCH WINE IS DRUNK.''

  • Question existentielle

    Pourquoi certains conflits sont-ils si fortement médiatisés qu'on peut les suivre au jour le jour et faire le compte des victimes et des dégâts, alors que d'autres tout aussi ravageurs (plus même, souvent) se retrouvent à peine dans nos journaux, qu'ils soient papier, radio ou télé?

    Pourquoi nous désintéressons-nous du Darfour, du Congo...?

    Pourquoi ne savons-nous rien sur ceci, par exemple:

    COLOMBIA       Members of organizations involved in demonstrations organized by the National Movement of Victims of State Crimes (Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado, MOVICE)


    On 6 March, a coalition of human rights organizations, trade unions, indigenous groups and other organizations participated in a series of demonstrations in Colombia and around the world. The demonstrations condemned human rights violations committed by the Colombian security forces and army-backed paramilitary groups. Those who belong to organizations believed to have been involved in the demonstration have been threatened or killed, both before and since the march.

     

    On 11 March a number of organizations, many of which participated in the 6 March events, received a death threat via email, purportedly from the paramilitary Metropolitan Front of the Black Eagles in Bogotá (Aguilas Negras – Bloque Metropolitano de Bogotá). The threat accused the organizations of being "guerrillas" and named them as "military targets". The email said: "You used the march on 6 March this year to bring us down further and turn people against us, we will begin to kill you one by one, we mean business, and we won’t leave any loose ends” (Ustedes utilizaron dicha marcha del 06 de marzo del presente presente (sic.) año para undirnos (sic.) mas y poner la gente en contra nuestra, comenzaremos a matarlos uno por uno. Vamos a ser implacables no dejaremos cabo suelto). It goes on to say “Watch out you sons-of-bitches, your days are numbered” (Ojo hijos de perra que sus dias estan contados). The threat included photographs taken of one of the marches and said “we will start to disappear left-wing leaders such as….” (Comenzaremos a desaparecer líderes y dirigentes de izquierda como…..). It gives a list of 28 individuals18 of whom are women and many of whom belong to human rights, indigenous and other organizations which participated in the march that they say they plan to abduct. The threat also included the names of several human rights organizations, trade unions, and other groups.

     

    A number of trade unionists and human rights activists, some of whom were closely involved in organizing events or whose organizations participated in them, were killed or threatened just before or soon after 6 March. On 4 March, Carmen Cecilia Carvajal, a member of the trade union ASINORT was killed in Ocaña, Norte del Santander Department. On 8 March, Leonidas Gómez, of the UNEB banking union, was found dead in his apartment in Bogotá. On 7 March, Gildardo Antonio Gómez of the teachers’ union ADIDA, was killed in Medellín. On 12 March, the body of Carlos Burbano, a leader from the health union ANTHOC and organizer of the march in southern Colombia, was found dead in San Vicente del Caguán, Caquetá department.

     

    Adriana González, a member of the human rights group CPDH and organizer of the march in Pereira, Risaralda Department, survived an apparent attempt on her life when gunmen fired on her house on 29 February. Iván Cepeda, a leading member of the coalition group, the National Movement of Victims of State Crimes (Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado, MOVICE) and one of the main organizers of the March demonstration also received email death threats before and after the march.

     

     

  • V comme Voeux

    Vu sur un forum la semaine dernière: "Envoyez-vous encore des cartes de voeux?"

    Je suis sidérée par la valeur zéro des arguments donnés par ceux, très nombreux, qui répondent négativement:

    1.il y a ceux qui disent tout bonnement qu'ils sont trop paresseux: "Je suis trop fainéant", écrit un homme qui a la quarantaine. D'autres écrivent: "pas le courage de m'y mettre", "quelle corvée!", "l'envie me manque" etc. C'est beau!

    2.des gens qui envoient une bonne dizaine de posts par jour (au minimum!) sur ce forum déclarent qu'ils n'envoient pas de cartes parce qu'ils n'aiment pas écrire!? Ils ne semblent pas se rendre compte du ridicule de cette contradiction.

    3.un argument largement repris est une sorte de cercle vicieux: "Je n'écris pas parce que ce qui s'écrit sur ces cartes est beaucoup trop superficiel." Et bien, on n'a qu'à commencer soi-même par faire l'effort d'écrire quelque chose de personnel, de senti?

    4.même genre de raisonnement chez ceux qui disent que ces voeux sont hypocrites. Personnellement, j'envoie des cartes à des gens que j'aime ou que j'estime: où est l'hypocrisie?

    5.encore plus fort: "Je n'écris pas", dit une dame, "parce que tout le monde sait bien que tous ces voeux ne se réaliseront pas." Elle donne en exemple les voeux de "bonne santé": celui à qui je souhaite une bonne santé tombera malade tout de même! Un autre renchérit: on souhaite du bonheur aux gens, mais ils n'atteindront pas ce bonheur. Formidable, n'est-ce pas? Ne souhaitons donc plus rien de bien aux gens, de toute façon on mourra tous un jour.

    6.et pour terminer, l'argument qui se détruit lui-même: "Dire aux gens qu'on les aime, pourquoi le faire précisément en cette période de l'année? Nous avons 365 jours pour le faire." C'est évident! faisons-le chaque fois que l'occasion se présente. Mais Noël et nouvel an, ce sont aussi des occasions de le faire. Personne ne prétend qu'elles sont les seules.

    Je souhaite une bonne année 2009 à tous mes lecteurs, même si je n'en connais que deux ;-)

     

  • Stupeur et tremblements de blogueuse

    A la recherche d'une recette de homard à la catalane pour le réveillon de Noël, je constate une fois de plus que le plagiat est roi dans la blogosphère. Principalement, me semble-t-il, dans le domaine culinaire.

    D'abord, par le hasard des méandres de google.fr, je tombe sur ceci: http://www.pecherie.fr/recette-21-Homard%20%C3%A0%20la%20catalane.html

    En cherchant une variante - parce qu'à mon idée le homard à la catalane se fait avec des tomates et pas seulement avec des poivrons rouges - j'arrive ici: http://www.perpignansurweb.com/modules/smartsection/makepdf.php?itemid=117 , posté le 28 janvier 2007 et absolument identique à la recette de la Pêcherie.

    Un peu plus loin, je trouve une recette encore une fois textuellement pareille, mais postée le 24 octobre 2005... peut-être qu'ici je tiens l'originale? http://www.premiumwanadoo.com/charlyprimeur/article.php3?id_article=139 

    Je ne découvre finalement qu'une seule autre version,avec pain, chocolat, amandes, xérès etc. ici: http://cuisine.planete.qc.ca/recettes/websiteview/category_fruitsdemer/id_24980/ et ici: http://latablefamiliale.skynetblogs.be/archive-day/20081217 qui n'a été postée que tout récemment, le 17 décembre 2008.

    Je trouve indécent et trop facile de faire un blog cuisine avec des compilations de recettes trouvées ailleurs et reprises telles quelles.

    Désolée, le plagiat, c'est du vol, de la malhonnêteté. Grmbldidju!

  • Premiers pas sur mon notebook

    Tout est plus petit: l'écran, les caractères, le clavier...

    Je n'ai pas encore de souris donc je galère avec la touche qui en tient lieu...

    Tout m'énerve tellement que je préfère encore mon vieux bac et son gros ronron.

    Conclusion: je travaille sur deux écrans à la fois.

    Comme disait le propriétaire de l'hôtel à Kautenbach (Luxembourg) en l'an de grâce 1981, "il y a des gens qui pourraient avoir la vie si facile, s'ils le voulaient..."

    Kautenbach

     

  • M comme modem

    Voilà, je suis dotée d'un nouvel ordi ET d'un nouveau modem.

    Et je suis bien contente que ça marche!

    Malheureusement j'ai pu constater ces derniers jours à quel point je suis accro. Accro aux mails, accro à des sites... Mais en fait, je le savais déjà.

    Dépendante aussi: plus de journal papier mais des quotidiens sur le net, plus de déplacements à la banque, tout à l'écran, les horaires des trains, les recettes de cuisine, les infos sur les musées, la liste est fort longue!

    Et que fait-on quand on est en panne d'internet? On redécouvre les plaisirs de la lecture ;-) hé oui, tout un bouquin par soirée!

  • I comme informatique

    Mon ordinateur menace de rendre l'âme. Depuis un certain temps déjà, je ne peux plus l'éteindre sous peine de voir apparaître ce laconique "operating system not found". La dernière fois que je l'ai éteint, c'était l'été dernier en raison d'une absence de huit jours.

    A mon retour de vacances, j'ai dû m'y reprendre plus de 36 fois pour le remettre en marche (je dis plus de 36 fois parce qu'à partir de la 36e fois, je n'ai plus compté).

    Bien évidemment, le laisser allumé en permanence n'est pas véritablement une option, j'en suis consciente. A quoi bon économiser le plus possible l'énergie à la maison si je laisse mon ordi allumé jour et nuit sept jours sur sept?

    Aujourd'hui c'est mon modem qui fait des siennes. La machine devient de plus en plus capricieuse et je crains fort qu'un de ces quatre matins elle ne réussisse plus à me donner une connexion.

    Ce qui veut dire qu'il me faut envisager sérieusement un investissement dans du nouveau matériel... pfff... Comment s'y retrouver dans la montagne d'offres de toutes sortes de modèles, de marques et de prix?