ostende

  • 20 miracles de la nature (4)

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    De drôles de choses 

    poussent sur les plages belges... 

    Au bout d'un tronc lisse, fin et blanc, 

    une banane, 

    un train vert, 

    une maison au toit rouge, 

    un ballon, un poisson 

    et même un bateau. 

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    Pendant que papa et maman 

    font la sieste et la bronzette 

    les enfants jouent et s'égarent. 

    Combien de fois mini-Adrienne-maxi-distraite n'a-t-elle pas eu ce coup au cœur de ne plus savoir de quel côté se tourner pour retrouver sa mère et son petit frère? 

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    D'un bout à l'autre de la digue 

    tous les appartements se ressemblent, 

    les même parapets, les mêmes bancs, 

    les mêmes promeneurs. 

    Ô miracle de la nature! 

    Un millier d'enfants perdus 

    retrouvent chaque été leurs parents, 

    heureusement, 

    grâce à la banane ou la maison 

    qui poussent en haut d'un bâton! 

    photo 1 chez Leiloona

    photo 2 ldh 

    photo 3 Adrienne à Ostende en août 2016, l'été des 1379 enfants perdus

  • Adrienne ronronne

    L'Adrienne a passé le week-end à ronronner 

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    à boire et à manger 

    à papoter 

    à pianoter 

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     Dix ans qu'elle est heureuse d'avoir sa nipotina pour l'aider à passer ce genre de journées

  • E comme envoi

    Ballade en octosyllabes 

    tongue-out 

    Madame en route vers la gare 
    Pense à eux tous, Alex, Oskar, 
    Si eux ne pensent plus à elle, 
    Patricia, Klara, Michaël: 
    Qu'est-ce qu'ils font, comment ils vont, 
    Latifa, Ellen et Simon? 

    Sont-ils satisfaits de leur choix, 
    Lisa, Ruben, Sofie, François? 
    Ils descendent du train de Gand, 
    Nabil, Araz, Noura, Laurent, 
    Crient "Bonjour, Madame! ça va?" 
    Joris, Fehmy, Tim, Vanessa. 

    C'est plus légère qu'elle part 
    Avec Sara, Viktor, Omar. 
    Il suffit de si peu de choses, 
    D'un sourire de Jan ou Roos. 
    Et pendant que Madame lit 
    Elle voit Sam et Beverly. 

    Envoi 

    Gentils élèves qui passez 
    De vous je n'ai jamais assez! 

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    gare de Gand (Gent Sint-Pieters) le 11 novembre 2016 

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    gare d'Ostende: les nouveaux quais sont "en planches" et je les ai 

    photographiés pour le projet du Hibou 

    semaine 49 - mobilier urbain

  • T comme troisième fois

    - La troisième fois, faudra me payer un verre (1)! s'écrie-t-il joyeusement en me croisant devant une tête de gondole où je suis en train de me demander si je vais me l'offrir, cette mousse-au-chocolat-bio-en-promotion.

    Je le regarde d'un air éberlué et interrogateur.

    - On s'est déjà croisés tout à l'heure, insiste-t-il, vous ne vous souvenez pas?

    Où et quand l'aurais-je vu? Il a une tête qui ne me rappelle aucun souvenir.

    - Ou alors c'était peut-être votre sœur, fait-il en rigolant.

    Ça m'étonnerait, je n'en ai pas.

    - C'était bien vous, à la Kapellestraat?

    Je connais mal les noms des rues ostendaises mais je ne crois pas y être passée aujourd'hui en revenant de la bibliothèque.

    - Dans ce magasin où on vend toutes sortes d'huiles d'olive?

    Je peux enfin lui répondre avec certitude que non, je ne suis pas passée par la Kapellestraat et ne suis entrée dans aucun magasin.

    - Non? Alors, je vous assure que vous avez un sosie! Un vrai sosie! (2) 

    *** 

    (1) "De derde keer, trakteren!" s'exclame généralement celui qui vous rencontre pour la deuxième fois en peu de temps. 

    (2) je n'ai pas voulu demander si nos manteaux aussi étaient sosies, parce que ma tête, il n'avait pas vraiment eu le temps de la voir...

    vie quotidienne,flandre,flamand

    à Ostende, l'Adrienne avait juste le temps de faire une course, entre deux tentatives pour nourrir le chat Pipo 

    vie quotidienne,flandre,flamand

    ici on voit bien comme il est maigre

  • 22 rencontres

    Interrompons notre série de rencontres pour répondre à la question de la semaine chez le Hibou (voilà une phrase ron-pon-con-pon qui ne passerait pas le test du gueuloir chez Flaubert tongue-out

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    semaine 47 - étoile 

    La plus belle étoile que je connaisse, c'est le soleil... 

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    Le 11 novembre dernier, il brillait de tous ses feux 

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    et a permis ces photos-ci.

  • N comme Nelly et Lisette

    - Mon Dieu! comme je suis contente de te voir! s'exclame Lisette. 

    Elle serre les mains de Nelly qui serre les siennes, elles se touchent les épaules, les joues, s'embrassent. Deux petites vieilles dames en pantoufles et robe à fleurs. 

    - Ça fait si longtemps qu'on ne s'était pas vues! ajoute Nelly sans lui lâcher les mains. 

    Non mais tu entends ça, bougonne Roger. M'est d'avis qu'il y a toute une vie qu'elles ne se sont pas vues! Et elles risquent pas de se voir un jour, godverdomme! 

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    Quand l'Adrienne avait 16 ans, elle pensait que le pire malheur serait de perdre la vue. 

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    photos prises à Ostende le 11 novembre 2016 

     

     

  • D comme déconnexion

    Une des particularités de ma carissima nipotina, c'est le refus d'une connexion internet à domicile. Elle, le téléphone ne lui fait pas peur tongue-out. Et pour d'éventuelles autres utilisations d'internet, elle a sa connexion à son lieu de travail: sa pause déjeuner lui suffit amplement pour vérifier le temps qu'il fera à Bologne quand elle y sera ou quel est le taux de glucides du brownie aux noix.  

    Ce qui fait que si vous lui envoyez une carte virtuelle, il se peut qu'elle ne l'ouvre que cinq ou six semaines plus tard. Et que si elle a un avion à prendre, elle vous demande de régler les réservations à sa place. 

    Rien ne lui fera avouer que ce serait pratique d'avoir un ordi et une connexion chez elle. 

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    Alors, quand l'Adrienne garde les chats de sa nipotina, il faut qu'elle se trouve d'autres occupations que la lecture et les commentaires chez ses blogamis: les soins et les câlins aux félins ne remplissent pas la journée. 

    Heureusement, il y a la bibliothèque de la ville jusqu'où trimbaler l'ordi en espérant que là, ça marchera, la connexion cool 

    ostende,chat

    et qu'on pourra y boire un cappuccino laughing

  • K comme kaiyûshiki

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    A Ostende, le jardin japonais est "un jardin de promenade à la manière kaiyûshiki", dit le petit dépliant offert sous l'azumaya, la "maison d'été" où on peut s'asseoir et profiter de la beauté du jardin. 

    Kaiyû veut dire promenade: le parcours dessiné dans le jardin offre une belle variété sur un petit espace, comme ce sentier à côté des bambous, 

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    une allée de planches en zigzag dans l'étang, qui permet d'admirer une carpe koï et beaucoup de menu fretin 

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    vous les voyez, les mini-poissons? 

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     La promenade est circulaire et traverse la cascade, ce qui faisait la joie des petits et des grands en ces chaudes journées d'août, où on se plaisait à se mouiller 'exprès' 

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    Bref, on sort de là requinqué cool 

    ***

    pour le projet du Hibou semaine 37 - bois 

    le jardin japonais d'Ostende 

    architecte: Takashi Sawano 

    Jardin ouvert au public le samedi et le dimanche de 10.00 à 18.00 h. et tous les jours pendant les vacances scolaires.

     

  • C comme cheveu

    J’ai commencé à écrire une scène où une astronaute se brosse les cheveux le matin du départ.

       C’est plus important qu’on ne pense, les cheveux.

       J’ai lu, il y a quelques semaines, que c’est grâce à ses cheveux, très bien conservés, et longs d’une vingtaine de centimètres, qu’on avait pu raconter l’histoire des dernières années d’une jeune femme préhistorique découverte dans le petit village danois d’Egtved.

       L’analyse chimique des cheveux, ai-je appris, permet, grâce à ce qu’on appelle des techniques de traçage, de révéler la mobilité d’un individu. Voici comment on procède : on divise le cheveu en plusieurs segments, et on dose pour chacun de ces segments le niveau de strontium, de carbone, de nitrogène, de protéines, etc., puis on examine les variations (ou la stabilité des constantes) d’un segment à l’autre. On compare le dosage de chaque segment avec ce qu’on sait de la géologie, en particulier, et, en gros, l’affaire est faite, on devient capable de vous donner l’emploi du temps du propriétaire des cheveux, de vous énumérer ses déplacements les plus récents. En l’occurrence, disait l’étonnant biographe, un voyage, depuis la Forêt-Noire vers le Danemark, où madame aurait passé neuf mois, puis un retour vers sa région natale (cette fois, pour un séjour de quatre à six mois), puis un retour au Danemark – madame circulait pas mal, mais il paraît que de tels voyages n’étaient pas rares à l’époque (je vous parle de ça, c’était l’âge du bronze).

       Plus besoin même d’archives, pour écrire la vie de ceux qui nous ont précédés : il suffira désormais d’un cheveu, qu’on décryptera dans l’ordre, de l’extrémité jusqu’à la racine, comme le témoin tranquille d’une existence linéaire. Vos cheveux sont comme un journal de vos jours, que n’importe quel savant peut venir lire, se penchant sur vos voyages, détaillant vos menus, décrivant les paysages que vous avez traversés.”

    Christine Montalbetti, Les Astronautes”, in L’Humanité, jeudi 2 juillet 2015, citée par Philippe Didion dans ses Notules dominicales de culture domestique 713 (19 juin 2016)

    actualité,littérature,coiffeur

    salon de coiffure ostendais - photo prise en décembre 2015

  • B comme bleu

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    Elle est d'un bleu si modeste que certains l'appellent grise 

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    Je la vois d'un bleu différent à chaque heure du jour 

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    J'aime son odeur, sa musique, son écume, son sable fin 

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     J'aime quand au petit matin on distingue à peine où finit l'eau et où commence le ciel 

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    J'aime quand le soir passent les nuages  

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    et qu'elle est toute d'argent

  • Adrienne aime Léon

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    Il aime la mer, surtout quand la nuit tombe 

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    Il aime les dunes et la douceur du sable 

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    Il aime les ombres mystérieuses sous la lune 

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    Il aime ces ruelles d'Ostende qu'on appelle des "rampes" vers la mer 

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    Il aime les arbres sous la neige 

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    Il s'appelle Léon comme mon père 

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    et il est Ostendais 

    tongue-out 

    Léon Spilliaert (1881-1946) 

    L'autoportrait date de 1906

     

  • Derniers témoins

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    Ici et là 

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    entre deux blocs de béton et de verre 

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    subsistent les derniers témoins 

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    de la Belle-Epoque 

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    "A Ostende, nous dit le guide de la promenade maritime de dimanche soir, dès qu'un bâtiment a plus de 30 ans, on commence à se dire qu'il vaudrait mieux l’abattre pour construire du neuf!"

    Hélas, je sais bien qu'il a raison, j'avais un beau-frère roi de la brique et du béton... Il se vantait chaque fois qu'il avait reçu un permis de construire sur un bout de dunes...  

    "Imaginez, ajoute-t-il en nous montrant une photo du front de mer vers 1910, que nous ayons gardé ces bâtiments-là? D'accord, c'est bien joli, mais combien de gens on aurait pu loger? Avec des plafonds à quatre mètres de hauteur! Et sans le confort d'aujourd'hui!"

    Bref, le guide et mon beau-frère, ils étaient du même avis... 

     

  • Z comme zen

    Le matin sur la plage bien ratissée, 

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    le midi à l'ombre de la galerie des Thermes, 

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    l'après-midi dans le jardin japonais, 

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    les chemins sont bien tracés 

    cool 

    *** 

    projet du Hibou - semaine 35 

    CHEMIN 

    photos prises à Ostende 

    le vendredi 26 août

  • X c'est l'inconnu

    Il me semble que cette Giulietta est fort surprise 

    de se trouver toute nue 

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    sur le mauvais balcon... 

    *** 

    photo prise à Ostende 

    le vendredi 26 août 

    ***

    en supplément, parce que j'kiss ces beaux inconnus cool 

  • W comme wagon de train

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    Jeudi matin, la valise et moi, on descend du train. 

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    Vendredi matin, le temps est comme on l'aime  

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    et il y a ce qu'il faut de vent. 

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    A dix heures, les sauveteurs vont prendre leur poste. 

    wagon de train,ostende,mer

    Et Léon attend de la visite cool 

    *** 

    photos prises à Ostende le vendredi 26 août

  • V comme valise avec vue

    La valise a pris le train. Inutile de vérifier le numéro du quai, celui où s'arrêterait le train pour Ostende était peuplé de familles armées de seaux et de pelles en plastique. 

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    - Quelle bonne idée j'ai eue, se dit-elle en voyant l'autoroute où les voitures et camions avançaient au pas. 

    Le train, lui, filait et n'était même pas bondé. Elle a pu rester tranquillement contre la jambe de la voyageuse. 

    Qui lui a caressé le flanc, de temps en temps, comme promis tongue-out 

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    Il y avait déjà une longue queue pour la navette fluviale et la plage comme la digue étaient bondées. Heureusement, on devait être de l'autre côté et là, il y avait de l'ombre... 

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    La valise n'a pas cessé de s'étonner en voyant que les 30° n'empêchaient nullement les humains de faire du canotage, du pédalo, de la course à pied, du hockey, bref toute une frénésie d'activités...

  • U comme un, deux, trois... je pars!

    La valise 

    Ma valise m'accompagne au massif de la Vanoise, et déjà ses nickels brillent et son cuir épais embaume. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor de plis blancs: ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail, oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, je harnache, pose sur un petit banc, selle et bride, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval. 

    Francis Ponge, Pièces, éd. Gallimard 1962 

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    La valise

    Ma valise m'accompagne à Ostende, et déjà ses flancs s'arrondissent et son tissu bleu se tend. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor d'île lointaine - ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail - oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, harnache, monte, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval.

  • T comme trois impressions

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    j'ai l'impression que les touristes ne vont rien comprendre

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    j'ai l'impression que les gamins ne pourront pas récupérer leur ballon

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    j'ai l'impression que je devrais ranger mon bureau

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    pour le projet du Hibou

    semaine 21: impression

  • T comme Turbine

    La plupart des gens sont favorables aux énergies renouvelables 

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    et trouvent l'installation de turbines et d'éoliennes 

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    évidente, primordiale et indispensable 

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    à condition que ça ne leur gâche pas leur horizon.  

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    Ainsi, il a fallu convaincre les Ostendais 

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    que les éoliennes installées au large
    ne se verraient absolument pas depuis la côte...

    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_parcs-eoliens-offshore-la-belgique-en-veut-cinq-nouveaux-en-mer-du-nord?id=8696981

    http://www.lesoir.be/842014/article/demain-terre/energie/2015-04-03/l-electricite-pour-800000-menages-grace-aux-eoliennes-cote-belge

    http://economie.fgov.be/fr/consommateurs/Energie/Energies_renouvelables/Eolien_offshore/

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 16 - horizon 

  • J comme jetée

    Depuis juin 2011, un service de bac gratuit relie le centre d'Ostende au Linkeroever. 

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    L'Adrienne, qui rêve de croisière transatlantique tongue-out, l'a donc pris un beau samedi de début avril. 

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    Il part à hauteur de l'Aquarium 

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    et vous dépose de l'autre côté du chenal en quelques minutes. 

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    Le soir on fait longuement la queue 

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    pour le retraverser dans l'autre sens. 

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    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 15 - bac

     

  • H comme hippocampe

    Un jour que mini-Adrienne devait faire un exposé à l'école primaire, elle a choisi de parler de l'hippocampe. Son titre était: "L'hippocampe ou cheval marin". 

    Voilà un épisode que j'avais complètement oublié et qui m'est revenu en mémoire en visitant l'Aquarium d'Ostende.

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    Où je suis tombée en arrêt, fascinée par ce petit hippocampe qui se déplaçait du haut en bas, par légers frétillements. 

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    Il fait à peine quelques centimètres. Pourtant, à l'époque de mon exposé, ce sont les mots "cheval marin" qui m'avaient attirée. Le cheval occupait une des premières places dans mon cœur de petite fille. En rentrant de l'école, je ne manquais jamais de caresser le museau de celui qui était dans une prairie non loin de chez moi. Un jour que son propriétaire m'a vue, il m'a soupçonnée de lui donner des friandises, ce qui était faux. 

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    Ces drôles de sachets, c'est la nursery où les petits sont à l'abri des prédateurs.

     

     

  • G comme guilleret

    Tout guilleret ce début d'avril, entre deux giboulées, coups de grêle, coups de vent et coups de soleil blanc et frais. 

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    Les canards du jardin japonais sont en couple 

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    Tranquilles, les portes de leur domaine sont encore fermées 

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    "Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout" et "ne sont là pour personne" 

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    Les cuistax rutilent sur la digue... 

    C'est le printemps à Ostende! 

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 14 - printemps 

     

  • E comme Ensor

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    En 1964, Félix Labisse peint ce portrait de James Ensor (décédé en 1949) Il s'y représente à ses côtés, avec la mer comme décor. Le troisième personnage est une figure "folklorique" ostendaise qu'on appelait par dérision "Col & manchette" parce qu'il s'habillait uniquement à la mode de la Belle Epoque, avec haut col dur et grandes manchettes.

    Le titre du tableau est Bonjour Monsieur Ensor
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    La peinture de Labisse et cette photo-ci ont été prises dans la maison de James Ensor

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    Sur cette gravure de 1888, Ensor se représente tel qu'il sera en 1960. Il a 28 ans et ne pense pas devenir centenaire...

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    Et ici le jeune homme de 23 ans smile

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    "Masque constant et sourire sans fin"

  • C comme coucher de soleil

    Admirer le ciel, le soleil, les nuages 

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    un vendredi soir où le vent est tombé. 

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    Refaire ce que des milliers de gens ont fait
    des milliers de fois: 

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    photographier le soleil 

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    qui éclairera bientôt d'autres lieux 

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    et s'en réjouir.

  • B comme beau

    C'est beau, la mer 

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    C'est beau, les anémones de mer 

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    C'est beau, la mer de Spilliaert 

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    C'est beau, les baigneuses de Van Rysselberghe 

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    C'est beau, la mer, la plage, les enfants, les bateaux 

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    ***

    Anémones de mer, photo prise au Noordzeeaquarium, Visserskaai 

    Léon Spilliaert, photo prise au Stadsmuseum, Langestraat 69 

    Théo Van Rysselberghe, photo prise au Mu.Zee, Romestraat 11 

  • Z comme Zsa Zsa Zsu

    Entrer dans un musée et y entendre le jazzy sound des cinq filles du groupe Zsa Zsa Zsu  

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    photos prises à Ostende le 13 février 2016 

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    Ostende, c'est là où je serai dès demain 

    cool

  • W comme windstoot

    Seule sur la digue 
    Seule quand tombe la nuit 
    Seule avec le vent 

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    Léon Spilliaert, De Windstoot, 1904 
    photo prise au Mu.Zee d'Ostende, la ville de Spilliaert.

     

    L'oeil n'est attiré 
    Que par cette tache blanche 
    Nature innocente 

    ***

    De windstoot, c'est ce coup de vent fripon qui soulève les jupons 

    tongue-out

  • Première fois

    La première fois que l'Adrienne lit ceci: 

    En novembre 1949, Oskar Serti et Catherine de Sélys marchaient dans la Romestraat quand, surpris par un violent orage, ils se précipitèrent dans ce bâtiment pour se mettre à l'abri de la pluie et du vent. Malheureusement, lorsqu'ils se rendirent compte de leur irruption dans un musée, tous deux se sentirent profondément troublés par cette situation inopinée." 

    elle se trouve précisément au premier étage de ce musée de la rue de Rome, en train d'essayer de comprendre quelque chose aux œuvres exposées. 

    Croyant qu'il s'agit de textes explicatifs à associer aux dessins, elle met un certain temps / un temps certain à se rendre compte que c'est une oeuvre de fiction d'un artiste qui lui est inconnu, Patrick Corillon.

     ***

    La lecture, c'est ce qui manque le moins quand on se promène en ville.

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    A se demander ce que font les analphabètes 

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    et les touristes étrangers 

    tongue-out

     

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 9 - lit

     

  • U comme ὕδωρ

    ὕδωρ = eau

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    celle de la mer

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    celle qui tombait sous forme de crachin
    dimanche dernier à Bruxelles

    Arthur à Bruxelles 006 - kopie (2).JPG

    celle qu'on boit sous forme de "murmure d’écume"
    et de "perles d’air bondissantes"
    comme le dit si joliment Gabrielle Colette
    dans "Prisons et paradis" (1932)

    ***

    J'aime les trois

    cool

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 8 - eau

  • R comme reflets

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    Reflets colorés dans l'étang du parc

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    Reflétées dans la vitre, les "œuvres d'art" y gagnent un peu de mystère

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    Reflété dans les miroirs de l'entrée de la galerie Beau-Site, le groupe écoute attentivement son guide