ostende

  • G comme gourmandise

    DSCI5063.JPG

    C'est seulement en arrivant à quelques mètres de son bateau qu'il a aperçu les coquelicots peints tout le long du bastingage. 

    Décidément, Laura exagérait! Après avoir "amélioré" le conditionnement des marchandises – non, ce n'était pas du sucre en poudre, comme il le lui avait fait croire – installé des plantes naines sur le pont arrière, remplacé sa vieille timbale par des tasses de porcelaine rose pastel – dans lesquelles elle ne servait que des tisanes insipides – défendu qu'il garde ses souliers aux pieds dès qu'il montait sur le bateau – son propre bateau! - elle prétendait maintenant lui faire traverser les trois cent dix-huit kilomètres de Marseille à Ajaccio dans un bateau peinturluré comme une camionnette VW de hippies?

    - Il n'y avait plus de sucre dans ton armoire, dit-elle  en l'accueillant de son air le plus câlin, alors comme je voulais te faire la surprise d'une mousse au chocolat, j'ai ouvert un des paquets qui sont dans la cale... 

    *** 

    écrit pour la proposition 149 d'Ecriture créative 
    avec les mots imposés suivants: 

    bastingage - coquelicot - poudre - conditionnement - gourmandise - nain(e) - timbale - huit - soulier - insipide

     

    Oostende 2014 aug (20) - kopie.JPG

    ceci n'est pas une camionnette VW de hippies mais le véhicule d'un fournisseur de châteaux en Espagne tongue-out 

  • O comme Ostende

    Quoi? Encore Ostende? 

    Les iris d'Ostende sont-ils plus jaunes qu'ailleurs? 

    DSCI4974.JPG

    Les vélos plus beaux? 

    DSCI4971.JPG

    Les canards plus photogéniques? 

    DSCI4973.JPG

    Les peintures plus fraîches? 

    DSCI4975.JPG

    Les maisons plus art déco?

    DSCI4976.JPG

    Les mecs plus musclés? 

    DSCI4981.JPG

    Les cappuccino plus vite bus? 

    DSCI4993.JPG

    Les chats plus mignons? 

    DSCI4992.JPG

    Hein? Qu'est-ce qu'elle a de plus qu'une autre, cette ville? 

    On se le demande cool

  • Adrienne aime Ostende

    DSCI4963.JPG

    Je sais, ce n'est pas un scoop, mais que voulez-vous, c'est plus fort que moi: en ce week-end de l'Ascension, il y avait la mer, le ciel, le vent qui rendait la chaleur supportable et beaucoup, beaucoup de jolis bateaux à voile rassemblés dans le grand bassin. 

    DSCI4964.JPG

    De ceux qui font rêver de premières traversées de l'Atlantique 

    DSCI4984.JPG

    De ceux qui font rêver d'aventures et de pirates 

    DSCI4987.JPG

    De ceux qui font rêver les petits garçons d'aujourd'hui 

    DSCI4983.JPG

    Et puis à côté de ça, d'autres rêves, des rêves d'adultes qui ont des sous 

    DSCI4989.JPG

    pour s'offrir des uniformes anciens 

    DSCI4988.JPG

    de pompier, d'aviateur ou de saint-cyrien

  • B comme blocs

    Chaque fois qu'elle passait devant ces gros blocs de béton, elle se demandait ce qu'ils faisaient là. 

    2017-04-10 (30).JPG

    Le dimanche matin, elle l'a compris, en voyant un homme arc-bouté, tirant de toutes ses forces, sous le regard goguenard d'un ami, des deux épouses et de leurs enfants. 

    Il prétendait soulever 400 kilos. 

    - Hij gaat al van de grond, haletait-il en direction de son copain qui se moquait de lui. 

    Chacun voyait bien que contrairement à ce qu'il prétendait, ce bloc ne s'écartait pas d'un millimètre du sol, mais on a fait comme si, juste pour qu'il s'arrête et qu'on puisse continuer la promenade. 

    *** 

    photo prise à Ostende le lendemain, lundi 10 avril 

    *** 

    "van de grond gaan" au sens littéral signifie se soulever du sol et au sens figuré c'est une expression à connotation sexuelle, ce qui n'a fait que redoubler l'hilarité du copain, ainsi que de la promeneuse témoin de ce joli tableau, évidemment cool

     

  • U comme universel

    oostende 2017-04-21 (13).JPG

    La citation peinte sur les vitres du centre culturel ostendais vient d'un livre du Hollandais Jeroen Brouwers (né en 1940), Bezonken rood. Sa traduction française, Rouge décanté, a obtenu le prix Fémina du roman étranger en 1995. Si ça prouve une chose, c'est que les livres en néerlandais mettent beaucoup plus de temps à être traduits en français qu'en anglais, l'original a paru en 1981 et sa traduction anglaise en 1988, Sunken red

    Ce livre, écrit après le décès de sa mère, raconte son expérience de petit garçon de 3 à 5 ans dans l'horreur d'un camp de concentration japonais. La famille vivait à Batavia et est faite prisonnière après l'invasion japonaise de l'Indonésie néerlandaise, en 1943: il était dans ce camp avec sa maman, sa sœur et sa grand-mère, qui y est décédée; son père était interné dans un autre camp. 

    Et la citation, me direz-vous? Je vous la traduirais comme ceci: "Rien n'existe qui ne touche autre chose". 

     

  • M comme Masereel

    A travers toute son oeuvre, Frans Masereel a fait preuve d'un regard critique sur son époque et d'un indéfectible pacifisme. Son engagement est aussi celui d'un homme qui a toujours voulu rester positif: il montre de la confiance en l'avenir du genre humain, malgré tout. 

    Le Mu.ZEE d'Ostende lui consacre une expo qui a comme titre "la résistance en images"

    art, peinture, belge, belgique, ostende

    Je vous montre d'abord cette gravure sur bois, "Le voyageur" (1922) parce qu'elle symbolise bien ce qu'il a beaucoup fait dans sa vie, voyager pour aller voir ailleurs par lui-même comment les choses s'y passent ou pour se mettre en sécurité, vu ses activités antinazies. 

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    "Amerika" (1922)
    Il fait deux voyages en URSS  

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    Char et église, 1935-36

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    Moscou, maisons anciennes et nouveaux buildings, 1935 

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    Ouvriers de chemin de fer en Russie, 1935-36, qui me font penser aux 'moujiks' dans le Général Dourakine, de la comtesse de Ségur wink 

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    Le Front populaire, 1936 

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    illustration pour le texte de Jules Laforgue (cliquer pour voir en grand) 

    L'expo se termine sur la grande fresque qu'il a réalisée pour l'Exposition universelle à Paris (1937) dans laquelle il exprime - un peu à la manière des affiches russes - sa foi en l'avenir: "La famille en lecture" le fait entrer dans la compagnie de ceux qui croient que l'art, la culture, la connaissance sont indispensables au genre humain, donc aussi à l'ouvrier. 

    art,peinture,belge,belgique,ostende

    partie centrale du tableau

     

  • L comme Léon

    2017-04-08 (15).JPG

    La vie de Léon Spilliaert, né en 1881, donc 21 ans après James Ensor, présente tout de même pas mal de similitudes avec celle du grand maître qui le précède. Lui aussi naît à Ostende dans une famille de commerçants. Son père crée et vend des parfums pour lesquels dès l'enfance le petit Léon crée et dessine de jolies étiquettes et publicités. 

    Dans leur ville natale, tous deux ont fréquenté la même école, qui s'en enorgueillit aujourd'hui par une belle plaque de cuivre apposée à côté de l'entrée principale. Non, je ne l'ai pas photographiée tongue-out 

    2017-04-08 (24).JPG

    Parmi les documents écrits, cette lettre de nouvel an permet d'admirer sa belle calligraphie. On comprend que le papa lui confie la rédaction de ses étiquettes de parfums cool 

    En 1900, le jeune homme de 19 ans peut accompagner son père à l'Exposition universelle, à Paris. Il y reçoit sa première belle grande boîte de pastels. 

    Léon_Spilliaert_(1903)_-_Dame_met_voile.jpg

    J'y ai surtout admiré cette oeuvre que je n'avais pas encore vue, oeuvre fragile - de l'encre sur du papier - représentant une "Dame avec voile" (1903).

    Avis aux amateurs: beaucoup de ses oeuvres se trouvent en photo sur wikipedia commons.  

  • K comme Kapellestraat

    C'est en retournant vers le parking que j'ai remarqué cette oeuvre du Porto-ricain Alexis Diaz, devant laquelle des tas de gens passaient sans la regarder, la Kapellestraat étant une rue piétonnière à vocation uniquement commerçante.

    2017-04-10 (29).JPG

    Ce curieux mélange de terre et de ciel, de vie et de mort, de références bibliques et de symboles, est pourtant placé à hauteur des yeux. 

    En face du casino, dans le bassin, le duo Schellekens et Peleman a installé son "inflatable refugee", qui a déjà pas mal voyagé, comme on peut le voir ici

    2017-04-10 (26).JPG

    A côté d'oeuvres en rapport avec les problèmes de notre temps - et de tous les temps - il y a celles qui se veulent purement esthétiques, comme celle-ci, qui n'était toujours pas achevée lundi, deux jours après l'ouverture 

    2017-04-10 (2).JPG

    Son concepteur est le Brugeois Stefaan De Croock, designer de formation. L'oeuvre est constituée de bois de récupération, vieilles planches, portes, parties de meubles mis au rebut. 

    Bref, entre les peintures de l'an dernier et celles de 2017, il y a encore de quoi remplir quelques séjours ostendais cool

    Et l'inachevé de l'autre jour? Lundi il était bel et bien terminé: 

    2017-04-09 (8).JPG

    2017-04-09 (9).JPG

     

  • J comme James

    Au Mu.ZEE d'Ostende, la nouvelle aile consacrée aux deux "enfants du pays", James Ensor et Léon Spilliaert, vaut vraiment la visite. 

    peinture,art,ostende,belge,belgique

    Voici maître James, âgé de 66 ans, contemplant la mer depuis la terrasse du Kursaal, en 1926. 

    peinture,art,ostende,belge,belgique

    Sa "Grande Marine", dont Verhaeren, dans sa monographie sur James Ensor publiée en 1908, disait ceci: "l'horizon déchiqueté de lueurs saumonées et de nuages violets multiplie le ton et fait songer à quelque énorme oiseau de flamme qu'on déplumerait, au bord de l'espace. La mer fut pour l'oeil d'Ensor une admirable éducatrice. Rien de plus ténu et de plus frêle que la coloration d'une vague avec ses infinies désinences, avec sa mobilité lumineuse et myriadairement changeante." 

    peinture,art,ostende,belge,belgique

    Parmi les documents écrits, ce feuillet sur lequel il s'est amusé - avec pas mal de dérision - à répondre au fameux questionnaire de Proust. Vous pouvez ouvrir la photo pour la voir en plus grand si vous cliquez dessus. 

    Enfin, on y apprend aussi davantage sur le sérieux qu'il mettait à son travail de compositeur et la fierté qu'il en retirait. On peut y écouter "La gamme d'amour" musique de ballet pour lequel il a dessiné les décors, les costumes et écrit la musique ainsi que le scénario. 

    Sacré bonhomme tongue-out 

    et après-demain, L comme Léon!

  • I comme impressions ostendaises

    ostende,mer,belgique

    la même plage qu'avant-hier, mais parfaitement vide le lundi matin, comme l'aime Brigou cool 

    ostende,mer,belgique

    sur le mur du jardin japonais, le même canard que l'an dernier, toujours vivant laughing 

    ostende,mer,belgique

    les cabines de plage, toujours aussi symétriques, malheureusement par manque de vent vous ne pouvez pas admirer le drapeau pirate 

    ostende,mer,belgique

    les jeunes arbres de la bibliothèque ouvrent leurs feuilles (c'est bien normal) 

    ostende,mer,belgique

    de plus en plus de particuliers restaurent les maisons anciennes 

    (la grande baie vitrée du rez-de-chaussée reflète la maison d'en face) 

    ostende,mer,belgique

    les lavabos de la brasserie du Parc (1932) 

    et ci-dessous, la cage d'escalier 

    ostende,mer,belgique

  • H comme Hannon

    2017-04-08 (19).JPG

    2017-04-08 (18).JPG

    Théo Hannon et son copain James Ensor s'amusent autour d'un même thème... 

    (photos prises au Mu.Zee d'Ostende)

    ici, on peut voir un des portraits de Théo Hannon par James Ensor  

  • G comme grand, grand, grand

    Hier matin, certains artistes mettaient encore la dernière main à leur fresque murale.  

    2017-04-08 (2).JPG

    ici, un des membres du trio Hell'O Collective 

    2017-04-08 (3).JPG

    Pourtant, à 13.00 h. le bourgmestre était déjà présent, Achturenplein, pour l'ouverture officielle. 

    2017-04-08 (12).JPG

    j'aime bien les petits personnages de Jaune 

    2017-04-08 (11).JPG

    l'oeuvre de l'Argentin Francisco Bosoletti me paraît condamnée à une courte vie, vu son emplacement sur un immeuble en construction... 

    2017-04-08 (5).JPG

    le Mercator est tout beau sous le soleil 

    2017-04-08 (14).JPG

    le parc est tout beau sous les jets d'eau 

    2017-04-08 (10).JPG

    et à neuf heures du matin, la plage s'apprêtait pour les touristes

  • 20 miracles de la nature (4)

    bricabook258.jpg

    De drôles de choses 

    poussent sur les plages belges... 

    Au bout d'un tronc lisse, fin et blanc, 

    une banane, 

    un train vert, 

    une maison au toit rouge, 

    un ballon, un poisson 

    et même un bateau. 

    banane.jpg

    Pendant que papa et maman 

    font la sieste et la bronzette 

    les enfants jouent et s'égarent. 

    Combien de fois mini-Adrienne-maxi-distraite n'a-t-elle pas eu ce coup au cœur de ne plus savoir de quel côté se tourner pour retrouver sa mère et son petit frère? 

    2016-08-26 (1).JPG

    D'un bout à l'autre de la digue 

    tous les appartements se ressemblent, 

    les même parapets, les mêmes bancs, 

    les mêmes promeneurs. 

    Ô miracle de la nature! 

    Un millier d'enfants perdus 

    retrouvent chaque été leurs parents, 

    heureusement, 

    grâce à la banane ou la maison 

    qui poussent en haut d'un bâton! 

    photo 1 chez Leiloona

    photo 2 ldh 

    photo 3 Adrienne à Ostende en août 2016, l'été des 1379 enfants perdus

  • Adrienne ronronne

    L'Adrienne a passé le week-end à ronronner 

    2016-11 (12).JPG

    à boire et à manger 

    à papoter 

    à pianoter 

    2016-11 (29).JPG

     Dix ans qu'elle est heureuse d'avoir sa nipotina pour l'aider à passer ce genre de journées

  • E comme envoi

    Ballade en octosyllabes 

    tongue-out 

    Madame en route vers la gare 
    Pense à eux tous, Alex, Oskar, 
    Si eux ne pensent plus à elle, 
    Patricia, Klara, Michaël: 
    Qu'est-ce qu'ils font, comment ils vont, 
    Latifa, Ellen et Simon? 

    Sont-ils satisfaits de leur choix, 
    Lisa, Ruben, Sofie, François? 
    Ils descendent du train de Gand, 
    Nabil, Araz, Noura, Laurent, 
    Crient "Bonjour, Madame! ça va?" 
    Joris, Fehmy, Tim, Vanessa. 

    C'est plus légère qu'elle part 
    Avec Sara, Viktor, Omar. 
    Il suffit de si peu de choses, 
    D'un sourire de Jan ou Roos. 
    Et pendant que Madame lit 
    Elle voit Sam et Beverly. 

    Envoi 

    Gentils élèves qui passez 
    De vous je n'ai jamais assez! 

    DSCI4262.JPG

    gare de Gand (Gent Sint-Pieters) le 11 novembre 2016 

    2016-11 (35).JPG

    gare d'Ostende: les nouveaux quais sont "en planches" et je les ai 

    photographiés pour le projet du Hibou 

    semaine 49 - mobilier urbain

  • T comme troisième fois

    - La troisième fois, faudra me payer un verre (1)! s'écrie-t-il joyeusement en me croisant devant une tête de gondole où je suis en train de me demander si je vais me l'offrir, cette mousse-au-chocolat-bio-en-promotion.

    Je le regarde d'un air éberlué et interrogateur.

    - On s'est déjà croisés tout à l'heure, insiste-t-il, vous ne vous souvenez pas?

    Où et quand l'aurais-je vu? Il a une tête qui ne me rappelle aucun souvenir.

    - Ou alors c'était peut-être votre sœur, fait-il en rigolant.

    Ça m'étonnerait, je n'en ai pas.

    - C'était bien vous, à la Kapellestraat?

    Je connais mal les noms des rues ostendaises mais je ne crois pas y être passée aujourd'hui en revenant de la bibliothèque.

    - Dans ce magasin où on vend toutes sortes d'huiles d'olive?

    Je peux enfin lui répondre avec certitude que non, je ne suis pas passée par la Kapellestraat et ne suis entrée dans aucun magasin.

    - Non? Alors, je vous assure que vous avez un sosie! Un vrai sosie! (2) 

    *** 

    (1) "De derde keer, trakteren!" s'exclame généralement celui qui vous rencontre pour la deuxième fois en peu de temps. 

    (2) je n'ai pas voulu demander si nos manteaux aussi étaient sosies, parce que ma tête, il n'avait pas vraiment eu le temps de la voir...

    vie quotidienne,flandre,flamand

    à Ostende, l'Adrienne avait juste le temps de faire une course, entre deux tentatives pour nourrir le chat Pipo 

    vie quotidienne,flandre,flamand

    ici on voit bien comme il est maigre

  • 22 rencontres

    Interrompons notre série de rencontres pour répondre à la question de la semaine chez le Hibou (voilà une phrase ron-pon-con-pon qui ne passerait pas le test du gueuloir chez Flaubert tongue-out

    2016-11 (22).JPG

    semaine 47 - étoile 

    La plus belle étoile que je connaisse, c'est le soleil... 

    2016-11 (24).JPG

    Le 11 novembre dernier, il brillait de tous ses feux 

    2016-11 (16).JPG

    et a permis ces photos-ci.

  • N comme Nelly et Lisette

    - Mon Dieu! comme je suis contente de te voir! s'exclame Lisette. 

    Elle serre les mains de Nelly qui serre les siennes, elles se touchent les épaules, les joues, s'embrassent. Deux petites vieilles dames en pantoufles et robe à fleurs. 

    - Ça fait si longtemps qu'on ne s'était pas vues! ajoute Nelly sans lui lâcher les mains. 

    Non mais tu entends ça, bougonne Roger. M'est d'avis qu'il y a toute une vie qu'elles ne se sont pas vues! Et elles risquent pas de se voir un jour, godverdomme! 

    2016-11 (14).JPG

    Quand l'Adrienne avait 16 ans, elle pensait que le pire malheur serait de perdre la vue. 

    2016-11 (18).JPG

    photos prises à Ostende le 11 novembre 2016 

     

     

  • D comme déconnexion

    Une des particularités de ma carissima nipotina, c'est le refus d'une connexion internet à domicile. Elle, le téléphone ne lui fait pas peur tongue-out. Et pour d'éventuelles autres utilisations d'internet, elle a sa connexion à son lieu de travail: sa pause déjeuner lui suffit amplement pour vérifier le temps qu'il fera à Bologne quand elle y sera ou quel est le taux de glucides du brownie aux noix.  

    Ce qui fait que si vous lui envoyez une carte virtuelle, il se peut qu'elle ne l'ouvre que cinq ou six semaines plus tard. Et que si elle a un avion à prendre, elle vous demande de régler les réservations à sa place. 

    Rien ne lui fera avouer que ce serait pratique d'avoir un ordi et une connexion chez elle. 

    DSCI2757.JPG

    Alors, quand l'Adrienne garde les chats de sa nipotina, il faut qu'elle se trouve d'autres occupations que la lecture et les commentaires chez ses blogamis: les soins et les câlins aux félins ne remplissent pas la journée. 

    Heureusement, il y a la bibliothèque de la ville jusqu'où trimbaler l'ordi en espérant que là, ça marchera, la connexion cool 

    ostende,chat

    et qu'on pourra y boire un cappuccino laughing

  • K comme kaiyûshiki

    2016-08-26 (24).JPG

    A Ostende, le jardin japonais est "un jardin de promenade à la manière kaiyûshiki", dit le petit dépliant offert sous l'azumaya, la "maison d'été" où on peut s'asseoir et profiter de la beauté du jardin. 

    Kaiyû veut dire promenade: le parcours dessiné dans le jardin offre une belle variété sur un petit espace, comme ce sentier à côté des bambous, 

    2016-08-26 (27).JPG

    une allée de planches en zigzag dans l'étang, qui permet d'admirer une carpe koï et beaucoup de menu fretin 

     2016-08-26 (25).JPG

    2016-08-26 (31).JPG

    2016-08-26 (33).JPG

    vous les voyez, les mini-poissons? 

    2016-08-26 (28).JPG

     La promenade est circulaire et traverse la cascade, ce qui faisait la joie des petits et des grands en ces chaudes journées d'août, où on se plaisait à se mouiller 'exprès' 

    2016-08-26 (32).JPG

    Bref, on sort de là requinqué cool 

    ***

    pour le projet du Hibou semaine 37 - bois 

    le jardin japonais d'Ostende 

    architecte: Takashi Sawano 

    Jardin ouvert au public le samedi et le dimanche de 10.00 à 18.00 h. et tous les jours pendant les vacances scolaires.

     

  • C comme cheveu

    J’ai commencé à écrire une scène où une astronaute se brosse les cheveux le matin du départ.

       C’est plus important qu’on ne pense, les cheveux.

       J’ai lu, il y a quelques semaines, que c’est grâce à ses cheveux, très bien conservés, et longs d’une vingtaine de centimètres, qu’on avait pu raconter l’histoire des dernières années d’une jeune femme préhistorique découverte dans le petit village danois d’Egtved.

       L’analyse chimique des cheveux, ai-je appris, permet, grâce à ce qu’on appelle des techniques de traçage, de révéler la mobilité d’un individu. Voici comment on procède : on divise le cheveu en plusieurs segments, et on dose pour chacun de ces segments le niveau de strontium, de carbone, de nitrogène, de protéines, etc., puis on examine les variations (ou la stabilité des constantes) d’un segment à l’autre. On compare le dosage de chaque segment avec ce qu’on sait de la géologie, en particulier, et, en gros, l’affaire est faite, on devient capable de vous donner l’emploi du temps du propriétaire des cheveux, de vous énumérer ses déplacements les plus récents. En l’occurrence, disait l’étonnant biographe, un voyage, depuis la Forêt-Noire vers le Danemark, où madame aurait passé neuf mois, puis un retour vers sa région natale (cette fois, pour un séjour de quatre à six mois), puis un retour au Danemark – madame circulait pas mal, mais il paraît que de tels voyages n’étaient pas rares à l’époque (je vous parle de ça, c’était l’âge du bronze).

       Plus besoin même d’archives, pour écrire la vie de ceux qui nous ont précédés : il suffira désormais d’un cheveu, qu’on décryptera dans l’ordre, de l’extrémité jusqu’à la racine, comme le témoin tranquille d’une existence linéaire. Vos cheveux sont comme un journal de vos jours, que n’importe quel savant peut venir lire, se penchant sur vos voyages, détaillant vos menus, décrivant les paysages que vous avez traversés.”

    Christine Montalbetti, Les Astronautes”, in L’Humanité, jeudi 2 juillet 2015, citée par Philippe Didion dans ses Notules dominicales de culture domestique 713 (19 juin 2016)

    actualité,littérature,coiffeur

    salon de coiffure ostendais - photo prise en décembre 2015

  • B comme bleu

    2016-08-26 (37).JPG

    Elle est d'un bleu si modeste que certains l'appellent grise 

    2016-08-26 (36).JPG

    Je la vois d'un bleu différent à chaque heure du jour 

    2016-08-28 (6).JPG

    J'aime son odeur, sa musique, son écume, son sable fin 

    2016-08-26 (2).JPG

     J'aime quand au petit matin on distingue à peine où finit l'eau et où commence le ciel 

    2016-08-28 (10).JPG

    J'aime quand le soir passent les nuages  

    2016-08-26 (35).JPG

    et qu'elle est toute d'argent

  • Adrienne aime Léon

    2016-08-26 (18).JPG

    Il aime la mer, surtout quand la nuit tombe 

    2016-08-26 (19).JPG

    Il aime les dunes et la douceur du sable 

    2016-08-26 (10).JPG

    Il aime les ombres mystérieuses sous la lune 

    2016-08-26 (14).JPG

    Il aime ces ruelles d'Ostende qu'on appelle des "rampes" vers la mer 

    2016-08-26 (15).JPG

    Il aime les arbres sous la neige 

    2016-08-26 (17).JPG

    Il s'appelle Léon comme mon père 

    2016-08-26 (13).JPG

    et il est Ostendais 

    tongue-out 

    Léon Spilliaert (1881-1946) 

    L'autoportrait date de 1906

     

  • Derniers témoins

    2016-08-26 (49).JPG

    Ici et là 

    2016-08-27 (8).JPG

    entre deux blocs de béton et de verre 

    2016-08-28 (13).JPG

    subsistent les derniers témoins 

    Raversyde (64).JPG

    de la Belle-Epoque 

    DSCI3016.JPG

    "A Ostende, nous dit le guide de la promenade maritime de dimanche soir, dès qu'un bâtiment a plus de 30 ans, on commence à se dire qu'il vaudrait mieux l’abattre pour construire du neuf!"

    Hélas, je sais bien qu'il a raison, j'avais un beau-frère roi de la brique et du béton... Il se vantait chaque fois qu'il avait reçu un permis de construire sur un bout de dunes...  

    "Imaginez, ajoute-t-il en nous montrant une photo du front de mer vers 1910, que nous ayons gardé ces bâtiments-là? D'accord, c'est bien joli, mais combien de gens on aurait pu loger? Avec des plafonds à quatre mètres de hauteur! Et sans le confort d'aujourd'hui!"

    Bref, le guide et mon beau-frère, ils étaient du même avis... 

     

  • Z comme zen

    Le matin sur la plage bien ratissée, 

    2016-08-26 (5).JPG

    le midi à l'ombre de la galerie des Thermes, 

    2016-08-26 (7).JPG

    l'après-midi dans le jardin japonais, 

    2016-08-26 (27).JPG

    les chemins sont bien tracés 

    cool 

    *** 

    projet du Hibou - semaine 35 

    CHEMIN 

    photos prises à Ostende 

    le vendredi 26 août

  • X c'est l'inconnu

    Il me semble que cette Giulietta est fort surprise 

    de se trouver toute nue 

    2016-08-26 (48).JPG

    sur le mauvais balcon... 

    *** 

    photo prise à Ostende 

    le vendredi 26 août 

    ***

    en supplément, parce que j'kiss ces beaux inconnus cool 

  • W comme wagon de train

    2016-08-26 (1).JPG

    Jeudi matin, la valise et moi, on descend du train. 

    2016-08-26 (0).JPG

    Vendredi matin, le temps est comme on l'aime  

    2016-08-26 (45).JPG

    et il y a ce qu'il faut de vent. 

    2016-08-26 (9).JPG

    A dix heures, les sauveteurs vont prendre leur poste. 

    wagon de train,ostende,mer

    Et Léon attend de la visite cool 

    *** 

    photos prises à Ostende le vendredi 26 août

  • V comme valise avec vue

    La valise a pris le train. Inutile de vérifier le numéro du quai, celui où s'arrêterait le train pour Ostende était peuplé de familles armées de seaux et de pelles en plastique. 

    2016-08-25 (1).JPG

    - Quelle bonne idée j'ai eue, se dit-elle en voyant l'autoroute où les voitures et camions avançaient au pas. 

    Le train, lui, filait et n'était même pas bondé. Elle a pu rester tranquillement contre la jambe de la voyageuse. 

    Qui lui a caressé le flanc, de temps en temps, comme promis tongue-out 

    2016-08-25 (2).JPG

    Il y avait déjà une longue queue pour la navette fluviale et la plage comme la digue étaient bondées. Heureusement, on devait être de l'autre côté et là, il y avait de l'ombre... 

    2016-08-25 (3).JPG

    La valise n'a pas cessé de s'étonner en voyant que les 30° n'empêchaient nullement les humains de faire du canotage, du pédalo, de la course à pied, du hockey, bref toute une frénésie d'activités...

  • U comme un, deux, trois... je pars!

    La valise 

    Ma valise m'accompagne au massif de la Vanoise, et déjà ses nickels brillent et son cuir épais embaume. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor de plis blancs: ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail, oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, je harnache, pose sur un petit banc, selle et bride, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval. 

    Francis Ponge, Pièces, éd. Gallimard 1962 

     valise.JPG

    La valise

    Ma valise m'accompagne à Ostende, et déjà ses flancs s'arrondissent et son tissu bleu se tend. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor d'île lointaine - ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail - oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, harnache, monte, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval.

  • T comme trois impressions

    DSCI2759.JPG

    j'ai l'impression que les touristes ne vont rien comprendre

    DSCI2805.JPG

    j'ai l'impression que les gamins ne pourront pas récupérer leur ballon

    DSCI2786.JPG

    j'ai l'impression que je devrais ranger mon bureau

    tongue-out

    pour le projet du Hibou

    semaine 21: impression