pesaro

  • Z comme Zedda

    J'ai fait une infidélité à la Monnaie et je suis allée voir Il viaggio a Reims au Vlaamse Opera, à Gand. Pourquoi? Parce que le chef était ce maestro Zedda que j'ai vu l'été dernier à Pesaro (voir le billet: http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2011/07/21/z-comme-zedda.html)

    Maestro Alberto Zedda, qui vient de fêter son 84e anniversaire le 2 janvier, est un petit monsieur souriant et plein de malice. Et une source inépuisable d'anecdotes Clin d'œil

    Au moment d'acheter le billet, fin août, je me suis souvenue du terrible hiver de l'an dernier et n'ai pas voulu prendre le risque d'acheter une place aussi chère pour ensuite être empêchée d'arriver jusqu'à Gand à cause de la couche de neige ou du verglas: j'ai donc choisi un dimanche en matinée, ce qui me permettrait si nécessaire d'aller à pied au village et de me débrouiller avec les transports en commun à l'aller comme au retour. Finalement, il faisait un temps si doux qu'on se serait cru au printemps. Mais ce choix du dimanche en matinée tombait très bien: après le spectacle, chacun était invité, s'il le désirait, à assister à une entrevue avec le Maestro en personne ainsi qu'avec un des chanteurs.

    En voyant cette salle archi-comble et l'immense ovation (*) reçue par Alberto Zedda à la fin du spectacle, j'ai craint qu'il n'y ait la foule à cet entretien. Mais non, nous n'étions pas trente personnes... et ce fut tout à fait charmant. Maestro Zedda était intarissable et aurait pu continuer à parler pendant des heures.

    Ce qui m'a le plus amusée, c'est sa réponse à la question:

    - Maestro Zedda, vous est-il jamais arrivé, dans votre festival Rossini à Pesaro, d'intervenir dans la mise en scène? et de refuser une mise en scène?
    - Oui, ça m'est arrivé.
    - Ah bon, ça vous est arrivé? Et c'est arrivé souvent?
    - Non, c'est arrivé quelques fois seulement.
    - Et pourriez-vous nous dire pour quelles raisons vous refusez une mise en scène?
    - Oh... je refuse des choses qui sont contraires à l'esprit rossinien.
    - Vous pourrriez nous en donner un exemple?
    - Et bien un jour un metteur en scène voulait que les protagonistes s'arrachent leurs vêtements sur scène pour suggérer un passage à l'acte amoureux. C'était même plus que suggérer, d'ailleurs... c'était un véritable strip-tease...
    - Donc ça, vous l'avez interdit?
    - Oui, ça j'ai dit que ça n'allait pas.

    Voilà toute la malice d'Alberto Zedda: car précisément ce jour-là au Vlaamse Opera, on avait pu assister à ce genre de scène:

    - Alors vous n'avez pas apprécié notre mise en scène de l'opéra? Vous-même l'auriez refusée?
    - C'est une chose que Rossini n'aurait jamais acceptée... Mais j'ai admiré, ajouta-t-il non sans ironie, comment les deux chanteurs ont réussi à continuer à chanter juste malgré toute la gymnastique à laquelle on les a obligés.

    ***

    (*) comment dit-on en français "een staande ovatie", quand tout le public se lève pour applaudir?

    Une photo du Maestro en pleine action, c'est sur le site du Vlaamse Opera: http://vlaamseopera.be/nl/#!/producties/il-viaggio-a-reims?showmember=526873

    Une photo de la scène "scabreuse" ici: http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,print,0&cntnt01articleid=3259&cntnt01showtemplate=false&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=54

  • F comme fraudeurzak

    Fraudeurzak, vous ne trouverez le mot au dictionnaire d'aucune langue. Alors je vous explique Clin d'œil

    En néerlandais, "een zak", c'est un sac, et "fraudeur", pas besoin de traduire, n'est-ce pas?

    Dans la jeunesse de mon arrière-grand-père, on passait nuitamment la frontière française pour frauder du tabac. Il paraît que ça rapportait bien mais que mon arrière-grand-père avait trop la peur du gendarme pour s'adonner à ce passe-temps si lucratif.

    L'expression est restée dans nos dialectes, en tout cas dans le mien: le "fraudeurzak" c'est le grand sac dans lequel on fait disparaître rapidement des choses. Mon grand-père l'employait aussi dans une expression qu'il affectionnait: pour qualifier quelqu'un qui avait grand appétit, il avait coutume de dire qu'il avait "een maag zoals een fraudeurzak", un estomac comme un "fraudeurzak".

    Alors quand j'étais à l'hôtel, à Pesaro, je ne pouvais m'empêcher de sourire et de penser à mon grand-père en voyant certaines mamies, au petit déjeuner, qui glissaient subrepticement des victuailles dans leur fraudeurzak. Pendant que les papies faisaient semblant de regarder ailleurs Langue tirée.

    Ainsi je voyais disparaître des biscotti aux amandes, aux fruits confits, des petits pains avec du fromage, du jambon, ... Pourtant, tous étaient en pension complète et à midi et demi pile, on remangeait.

    Ces mêmes mamies, ces mêmes papies, à l'heure du pranzo ou de la cena, se bousculent à l'entrée de la salle de restaurant avant l'ouverture des portes et se jettent sur le buffet d'antipasti comme des affamés. Pas le temps d'aller poser ses affaires à table, d'abord vider celle des hors-d'oeuvre! Ce qui fait que ceux qui attendent cinq minutes parce qu'ils n'ont pas envie de jouer des coudes (moi, par exemple) n'auront plus de haricots verts, ni d'épinards, ni de salade de poulpe, ni de haricots blancs. Mais il restera de la laitue, des tomates et des concombres Clin d'œil

    ça se passe comme ça,souvenir d'enfance,pesaro,italie,voyage

    Pesaro, a room with a view

    ça se passe comme ça,souvenir d'enfance,pesaro,italie,voyage

    Pour la vue sur la mer, il fallait être logé au côté opposé... et payer un supplément, alors qu'avec cette chaleur, on gardait les volets fermés jour et nuit Rigolant

  • 7 raisons de retourner à Pesaro

    Je n'ai rien dû forcer pour cause de "rubrique 7": il y a véritablement sept bonnes raisons de retourner à Pesaro.

    1.sa situation géographique, proche de l'aéroport d'Ancona et de villes d'art intéressantes.

    2.la présence d'une gare de chemin de fer

    3.la mer et la plage de sable fin

    4.ses nombreuses librairies vraiment très accueillantes

    5.début juillet, la possibilité d'assister aux examens des étudiants du Conservatoire et au Salone della Parola

    6.je ne dois plus tester trois bars avant de savoir où boire le meilleur cappuccino; idem pour les gelati Cool

    7.j'ai déjà un bon plan de ville, de sorte qu'en arrivant à la gare, je ne risquerai pas d'être mal informée par les autochtones et qu'on ne me fera pas faire, comme la première fois, un tour de plus d'une heure en traînant ma valise alors que l'hôtel est à 15 minutes en ligne droite...

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    Pesaro, le palazzo ducale

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    Pesaro, le port

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    voyage,italie,pesaro

    Comme disait Lamartine Langue tirée

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, 
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?
  • E comme églises

    Que ferons-nous de nos églises qui se vident?

    Nous en avons déjà recyclé en salle de réunion ou en lieu d'exposition. J'en connais même une qui a été transformée en garage.

    Soit.

    Puis à Pesaro j'ai vu celle-ci:

    Pesaro 2011 009 - kopie.JPG

    Si vous passez par ce portail de l'église San Domenico, vous entrez dans le bâtiment de la Poste.
    Ce qu'on voit, et c'est assez saisissant, surtout la première fois, c'est la machine Postomat...

  • B comme Baretto

    Pour découvrir le meilleur cappuccino de Pesaro, il m'a fallu attendre le dimanche. Après en avoir testé trois autres, vu que j'étais là depuis le mercredi après-midi. Le meilleur, le moins cher et le barista le plus humain et vrai: c'est Il Baretto, au numéro 92 de la via Branca.

    Pesaro 2011 023 - kopie.JPG

    La photo est détestable mais le cappuccino est servi dans les règles de l'art, peut être dégusté sur la petite terrasse ombragée et ne coûte qu'un euro dix.

    D'accord, la table était un peu branlante, mais je vous le dis, c'est quand le bar ne paie pas de mine que les gens sont les plus authentiquement gentils. Vous retournez le lendemain, ils vous reconnaissent, vous font 10 cent de réduction et vous offrent un journal à lire.

    Dans la rue d'à côté, un futur Caruso vocalise la fenêtre ouverte.

    Questo è l'Italia Clin d'œil

  • Première bio d'artiste

    Antonio di Tuccio Manetti, vous connaissez?

    Moi non plus Langue tirée

    Mais à une de mes conférences pésariennes (ça se dit, pésarienne? bin oui, puisque je viens de le dire) j'ai appris que l'homme en question, mort en 1497, mathématicien, architecte et astronome, est aussi l'auteur de la toute première biographie d'artiste: Vita di Filippo Brunelleschi.

    Par la même occasion, on peut donc dire que Brunelleschi est le premier artiste à qui on ait fait l'honneur de consacrer une biographie.

    Mais surtout, on trouve dans cette première biographie les toutes premières attestations d'un certain nombre de termes ayant trait à l'art. Et c'était là le propos de la conférence. Comme le mot "perspective" ou "modèle", dans le sens de 'modèle réduit', pensez au mot 'modélisme'.

    Voici notre ami Antonio di Tuccio Manetti tel que je l'ai trouvé sur le site Wikipedia Commons:

    Antonio di Tuccio Manetti.JPG

    http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Cinque_maestri_del_rinascimento_fiorentino,_XVI_sec,_antonio_manetti.JPG?uselang=it

     

  • Z comme Zedda

    - Maestro Zedda è presente questa sera! annonce fièrement le directeur de ce cycle de conférences philologiques auxquelles j'étais allée à Pesaro.

    Maestro Zedda, mais qui est ce monsieur? me demandai-je...

    Ce soir-là, il s'agissait de philologie musicale et de la question de "la version authentique" du Barbier de Séville de Rossini. Un des problèmes étant, par exemple, que Rossini lui-même a produit de nombreuses variantes ou adapté livret et partition aux circonstances. Comme tant d'autres compositeurs, me direz-vous.

    J'appris que maestro Zedda est l'auteur de la première édition critique du manuscrit de Rossini, publié en 1968. Vous comprendrez donc qu'il n'est plus tout jeune. J'appris aussi que c'est son édition qui a été mise en scène par Jean-Pierre Ponnelle en 1969 et - tenez-vous bien - que c'est cette mise en scène de Ponnelle qu'on joue encore aujourd'hui à la Scala de Milan. Je plains les Milanais comme j'ai plaint les Véronais à qui on sert du Zeffirelli depuis quarante ans... Mais sans doute qu'il n'y a que des touristes de passage et que les amateurs d'opéra et de créativité viennent à la Monnaie Langue tirée

    Rentrée chez moi, j'ai fait mes recherches avec mon ami g**gl*. Maestro Alberto Zedda est spécialiste de Rossini, lié à l'académie rossinienne de Pesaro et né en 1928. Mais apparemment toujours actif. Ci-dessous, un lien vers un article fort élogieux pour une de ses prestations au Vlaamse Opera en décembre dernier:

    http://www.rtbf.be/culture/scenes/%C2%AB-ssemiramide-%C2%BB-voix-ravageuses-decor-ravage-zedda-super-maestro/

    Faudra-t-il que je prenne aussi un abonnement au Vlaamse Opera?

    Clin d'œil

    "Begin maar te sparen"(1), aurait dit ma grand-mère Adrienne...

    Et justement, pour la saison à venir, il y a un opéra de Rossini au programme, Il viaggio a Reims, avec au pupitre maestro Alberto Zedda!

    http://vlaamseopera.be/nl#!/seizoen-2011-2012/il-viaggio-a-reims?mode=overlay

    ***

    (1) commence par épargner

  • W comme wagon de train

    Oui, il y a encore des certitudes. Des choses immuables et par là même rassurantes.

    Ainsi, je vous le dis, il est toujours "pericoloso sporgersi" quand on est dans un wagon de train italien. En tout cas, dans un de ces wagons qui roulent sur la ligne Ancona-Pesaro.

    Voilà qui aurait plu à mon père, dont c'était l'une des trois phrases qu'il connaissait dans cette langue. Les deux autres étant "La donna è mobile" et "Se non è vero, è ben trovato".

    C'est surtout cette dernière qu'il utilisait fréquemment et je crois bien que j'ai hérité de son scepticisme Cool

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    le train quitte la gare de Falconara Marittima et va tout le temps longer la côte: il y aura de quoi se rincer l'oeil car c'est sur ces blocs de pierre entre la voie ferrée et la mer que des messieurs entretiennent leur bronzage intégralLangue tirée

  • U comme uno

    Le vendredi soir, c'est "dîner de gala", à l'hôtel. En tout cas, c'est ce qui était affiché et annoncé.

    Drôle de jour, me dis-je, pourquoi le vendredi soir? Mais je comprends le lendemain matin en voyant l'effervescence qui règne dès 6.30 h. et les montagnes de valises qui s'accumulent à l'entrée: pour beaucoup, c'est leur dernière soirée.

    "Dîner de gala", ça veut dire qu'il y a une petite bougie sur la table et qu'on reçoit deux "primi" au lieu d'un seul. De plus, je lis sur le menu qu'il y aura un buffet de desserts. Formidable Clin d'œil

    On a donc eu des moules (huit, exactement, je les ai bien comptées, comme Clément Marot ses quinze jours de Saint-Marry en l'église Saint-Pris), des strigoli con scampi et zucchini avec leur sauce rouge habituelle mais dans laquelle il y avait cette fois, vrai de vrai, quelques petits morceaux de crevette rose et même ici et là un petit dé de courgette (ah, vous ne me croyez pas? j'aurais dû prendre une photo!) et en plat principal du poisson con contorni e verdurine freschi, c'est-à-dire deux tranches d'oignon. (Hélas pour ma crédibilité, pas de photo de ça non plus)

    Puis arrive le buffet de desserts: une macédoine de fruits, des petits (petits petits) pots de crème et un grand gâteau qu'une serveuse était en train de découper en petits losanges.

    - Je voudrais de la macédoine et un petit pot de crème, dis-je au garçon.
    - E l'uno o l'altro, me répond-il sans rire.

    Pesaro 2011 002 - kopie.JPG

    à Pesaro, Le Globe, dans un petit parc face à la mer

  • 22, je le jure!

    Vous n'allez peut-être pas me croire, ou dire que j'exagère, d'autant plus que j'avais annoncé que j'avais choisi Pesaro pour me reposer - rappelez-vous, mer, plage, bouquin, chaise longue - mais j'ai assisté à 22 concerts et conférences en quatre jours.

    le jeudi 7 juillet

    1.à dix heures, Giuseppe Pucci, sur les mythes fondateurs des cités
    2.à 11.30 h., Gabriele Lolli, sur les Lezioni americane d'Italo Calvino. J'ai acheté le livre.
    3.à quatre heures, Giusto Picone, pour présenter la revue en ligne http://www.dionysusexmachina.it et un livre sur le théâtre classique
    4.à cinq heures, Giovanni Brizzi et ses nouvelles analyses du bas-relief XIII de la colonne antonine
    5.à 21.00 h., concert d'examen final des étudiants au Conservatoire Rossini

    le vendredi 8 juillet

    6.à dix heures, Giulia Benelli, une conférence musicale: comment mettre en mussique les passions et les sentiments
    7.à 11.30 h., Marco Guidi et ses recherches sur Julien l'Apostat. J'ai acheté le livre.
    8.à quatre heures, Monica Longobardi présente ses 'jeux littéraires'
    9.à six heures, Maurizio Bettini et Remo Bodei parlent des mythes
    10.à 21.30 h., Maria Rosaria Valazzi sur le tableau représentant la cité idéale, La città ideale (Luciano laurana)

    le samedi 9 juillet

    11.à dix heures, Luciano Canfora et l'enquête quasiment policière sur le faux papyrus d'Artémidore d'Ephèse
    12.à 11.30 h., Fabrizio Bigotti sur la mémoire dans le monde antique
    13.à quatre heures, Andrea Moro, sur le verbe être: Breve storia del verbo essere
    14.à cinq heures, Giovanni Solimine et Gino Roncaglia sur l'avenir (papier ou électronique) du livre
    15.à six heures, Ritanna Armeni présente son livre Parola di Donna, pour lequel elle a choisi l'ordre alphabétique, ben tiens Rigolant
    16.à 21.30 h., Emilio Sala fait une conférence sur le Barbier de Séville (de Rossini, bien sûr Clin d'œil)

    le dimanche 10 juillet

    17.à dix heures, mini-congrès sur le lexique des passions et des arts
    18.à 11.30 h., je voulais aller écouter Madame Storia e lady Scrittura mais le précédent a duré jusqu'à midi
    19.à quatre heures, Pietro Trifone parle de son livre sur l'Italie "désunie" linguistiquement
    20.à cinq heures, Duccio Alessandri présente sa lecture du tableau de Piero delle Francesca, Flagellazione. Une lecture qui est la 42e tentative d'interprétation de ce tableau mystère...
    21.à six heures, Valeria della Valle et Giuseppe Patota présentent leur livre Viva la grammatica
    22.à 21.30 h., documentaire sur la vie de Carlo Bo, rector magnificus de l'université d'Urbino

    L'an prochain, si j'y retourne et si c'est organisé de la même façon, je pourrai aller jusqu'à 24 Cool

  • R comme Rossini

    A Pesaro, tout respire Rossini.

    Tout d'abord, bien entendu, parce qu'on y trouve sa maison natale:

    Pesaro 2011 010 - kopie.JPG

    l'adresse? rue Rossini!

    Sur la grand-place, la piazza del Popolo, le bâtiment des Postes, avec dans la niche de gauche la statue du maestro:

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    et le teatro Rossini:

    Pesaro 2011 043 - kopie.JPG

    orné d'affiches pour le festival Rossini

    Il y a bien sûr aussi le Conservatoire Rossini, l'accademia rossiniana, la bibliothèque rossinienne, le bar Rossini,...

    Et à la cathédrale, vous pouvez vous confesser à Rossini!

    Gino Rossini, parrocco.

    Authentique Innocent mais je n'ai pas osé prendre une photo de la plaquette avec son nom.

    Pesaro 2011 020 - kopie.JPG

  • Liste de 20 plaisirs de l'été

    L'idée vient de chez Captaine Lili, mais chez moi bien sûr ce sera alphabétique, je ne connais toujours pas de meilleure façon de classer les choses Clin d'œil

    http://captainelili.blogs.psychologies.com/vivre_avec_et_croire_enco/2011/06/plaisirs-d%C3%A9t%C3%A9.html

    Le bilan du 20 aura donc la forme d'une Liste des plaisirs de l'été. Aujourd'hui la première partie, suite et fin le 20 août:

    A comme achat compulsif d'une robe rouge, achat occasionné par l'ambiance du lieu, le beau temps, l'absence de stress... ou qui sait quoi encore?

    B comme baignade à 7.30 h

    C comme concerts et conférences

    D comme découverte d'un ailleurs

    E comme escapade, évasion du quotidien

    F comme fruits de l'été, melon, pastèque, pêche, abricot, framboise...

    G comme glaces et gelati: nocciola, tiramisù et fior di latte à la gelateria Astra, via Rossini

    H comme hôtel, lieu privilégié d'observation (voir à O)

    I comme Italie, bien sûr, même si j'y vais parfois en d'autres saisons

    J comme jeux interdits: sourire à des inconnus, mouiller sa robe en marchant dans la mer, lire jusqu'à "se fatiguer les yeux"

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    la plage à 7.30 h.

  • Question existentielle

    J'ai eu beaucoup de chance en décidant de séjourner à Pesaro et en choisissant les dates de ce séjour: je suis arrivée juste à temps pour pouvoir assister à toutes les conférences dans le cadre du Salone della parola qui se tenait du 7 au 10 juillet; le programme est ici http://www.oliveriana.pu.it/index.php?id=20114 et un reportage 'officiel' ici: http://www.youtube.com/watch?v=F8XJsLxc86Y

    J'ai eu du mal à choisir parmi toutes les propositions de conférences qui avaient lieu au même moment. Je ne me suis pas ennuyée une minute, tout était intéressant.

    Mais pourquoi, me suis-je souvent demandé, y a-t-il une si faible audience? Certaines éminentes personnalités ont parlé devant sept, quinze, trente personnes alors qu'il y aurait dû avoir la foule, vu l'intérêt de la chose.

    Pesaro 2011 012 - kopie.JPG

    ma chambrette avec sur le lit, le programme du 'Salone della Parola' et sur la table de nuit un petit livre acheté après être allée écouter son auteur, le journaliste Marco Guidi: Caro agli dei, Giuliano l'Apostata.

  • O comme opéra

    Quand je dis que j'ai appris l'italien grâce à l'opéra, je fais généralement sourire les gens. Ils croient à un trait d'humour.

    Pourtant, c'est vrai.

    C'est souvent grâce à l'opéra que je trouve le mot exact sans devoir le chercher.

    J'étais à Pesaro, via Rossini, où la vue d'une jolie robe rouge en solde m'a décidée à entrer dans un magasin. Elle était juste à ma taille mais il y avait des épingles dans l'ourlet. Grâce à Barberina, dans les Noces de Figaro, j'ai pu tout de suite sortir le mot 'spilla' à la vendeuse Clin d'œil

    http://www.youtube.com/watch?v=pYHwyGDyXxg&feature=related

    Parfois cependant l'opéra peut m'induire en erreur. Comme le jour où j'ai utilisé le mot 'mustacchi', appris dans Cosi fan tutte. Mais aujourd'hui on dit 'baffi' Rigolant

    http://www.youtube.com/watch?v=Pr2LBjN7K10

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  • N comme nouilles

    Dans mon enfance, on ne mangeait pas de pâtes. La mode italienne n'était pas encore arrivée dans nos assiettes. Il y avait parfois des vermicelles dans la soupe, ou de ces petites nouilles en forme de lettres - je n'aimais pas la soupe mais j'aimais déjà l'alphabet Clin d'œil. Les macaronis, ma grand-mère les préparait en dessert, avec de la cassonade brune. Jusqu'à ce que mon frère et moi lui fassions découvrir les spaghetti à la bolognaise.

    La semaine dernière, dans mon petit hôtel avec pension complète, c'était des pâtes deux fois par jour. La forme variait, donc les appellations aussi, mais la sauce était immuablement rouge tomate.

    Vous remarquerez que je n'ai pas écrit "aux tomates".

    Premier jour: Sedanini alle canocchie. Les 'canocchie' sont probablement des animaux en voie de disparition: je n'ai pas eu l'occasion de voir à quoi ils ressemblaient.

    Appellations variées mais goût toujours identique, même la fois où c'était pomodoro e basilico, vu qu'il n'y avait pas un gramme de feuille de basilic dans la sauce rouge tomate. Puis il y a eu les 'tortelli', qui étaient une sorte de ravioli, des 'strigoli', des 'farfalline' au saumon... mais où était le saumon? Le jour d'avant, l'énoncé était plus honnête: spaghetti al profumo di granchio car en effet, de crabe il n'y avait que le parfum... à condition d'avoir le nez imaginatif!

    Mezze penne, gnocchi sardi, mezze maniche... tout le catalogue du fournisseur y est passé.

    Et le seul jour où je n'ai pas mangé à l'hôtel, devinez ce que j'ai eu?

    Des pâtes.

    All'amatriciana Langue tirée

    Pesaro 2011 037 - kopie.JPG

    c'était là, le dernier jour, à Urbino, sous la tonnelle chez Franco

  • M comme mer

    Dès que nous étions installés dans l'avion, le pilote nous a accueillis en nous prévenant gentiment que nous aurions un choc en arrivant à Charleroi: il y ferait 22 degrés de moins!

    Nous avions en effet des jours caniculaires en Italie, ils appelaient ça avec leur emphase habituelle "un caldo africano", et précisément en Belgique à notre arrivée il faisait la journée la plus froide de juillet depuis des années.

    Alors dès le lendemain de mon retour, en regardant les photos prises sur l'Adriatique, j'ai de nouveau eu une envie de mer Cool

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    avec les jolis bleus

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    la transparence de l'eau

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    et la plage pour moi seule

    ***

    à condition bien sûr de ne pas regarder de l'autre côté Langue tirée

    voyage, Italie, Pesaro, mer