U

  • U comme une semaine

    Une semaine à Amsterdam 

    A'dam 2017-07-17 (4).JPG

    avec le gros chat du B&B 

    A'dam 2017-07-20 (29).JPG

    des canaux de toutes les tailles 

    A'dam 2017-07-18 (11).JPG

    des musées pour tous les goûts 

    A'dam 2017-07-21 (25).JPG

    des maisons qui ont poussé de travers 

    A'dam 2017-07-19 (16).JPG

    et des vélos rois (ce n'est pas un vain mot) 

     

     

     

  • U comme une vie

    Elle était assise dans la rangée du milieu, du côté gauche. A seize ans, elle végétait: une présence physique mais pas vraiment mentale. Je suis nulle en français, disait-elle. Elle ne croyait pas qu'elle pouvait s'améliorer et n'en voyait pas l'utilité. 

    Ses parents avaient divorcé et ni le père, ni la mère, ne voulaient payer pour elle ni ne la désiraient dans leur nouvelle relation: elle se faisait accepter en étant leur servante. Grâce à des petits boulots, elle subvenait elle-même à tous ses besoins, scolarité, vêtements, même la nourriture. Pour ne pas avoir à leur demander des sous. 

    A l'oral de juin, elle a déclaré qu'elle misait sur son anglais, parce qu'elle en avait besoin pour correspondre avec un jeune africain. Vous ne connaîtrez peut-être pas, disait-elle, il est du Ghana. 

    Voyez comme le hasard fait bien les choses: Madame connaît très bien le Ghana, non pour y être allée, mais pour avoir hébergé des réfugiés ghanéens. C'est à partir de ce moment-là, sans doute, que tout a changé. Elle a accepté que Madame fasse venir son père pour un entretien. 

    L'année d'après, elle a fait des progrès fulgurants en français. Comme elle projetait de rejoindre l'ami africain l'été suivant, Madame lui a fait faire connaissance avec une représentante de la communauté africaine de sa ville, pensant qu'il valait mieux que ce soit une femme africaine qui mette la jeune fille en garde. Ce n'était pas inutile. 

    Elle a réussi son année scolaire, avait assez économisé pour se payer le voyage, a découvert le Ghana et ses habitants. Elle avait trouvé un but pour lequel se dévouer et avait décidé de devenir institutrice. Des soucis d'argent ont fait qu'elle n'a suivi qu'une courte formation d'aide-soignante: ainsi elle pouvait rapidement trouver un travail et un salaire. 

    Quand elle passait à vélo, elle s'arrêtait pour faire une causette. Maintenant que vous habitez en ville, disait-elle, je viendrai vous voir. 

    Depuis mercredi soir, son grand cœur généreux s'est arrêté de battre. 

  • U comme... U n'existe pas!

    Les grands remuants de dernière année technique ont organisé une journée de la culture avec diverses activités auxquelles tous les élèves, par tranches horaires de deux heures, ont pu assister tour à tour. 

    C'était très réussi et Madame leur en a fait compliment laughing

    Elle a d'ailleurs profité de cette journée pour prendre un premier cours d'arabe, donné par deux charmantes jeunes filles. Madame ne cesse de s'extasier sur le plurilinguisme de ses élèves d'origines diverses, généralement bons bilingues néerlandais-français, en plus de la langue parlée à la maison (turc, arabe, russe, arménien...) et des langues étrangères qui font partie de leur cursus scolaire.  

    DSCI4956 (2).JPG

    Bref, à l'aide de ce tableau vous devriez pouvoir écrire votre nom en arabe... mais Lulu et Walrus n'y trouveront pas la lettre U tongue-out

     

  • U comme universel

    oostende 2017-04-21 (13).JPG

    La citation peinte sur les vitres du centre culturel ostendais vient d'un livre du Hollandais Jeroen Brouwers (né en 1940), Bezonken rood. Sa traduction française, Rouge décanté, a obtenu le prix Fémina du roman étranger en 1995. Si ça prouve une chose, c'est que les livres en néerlandais mettent beaucoup plus de temps à être traduits en français qu'en anglais, l'original a paru en 1981 et sa traduction anglaise en 1988, Sunken red

    Ce livre, écrit après le décès de sa mère, raconte son expérience de petit garçon de 3 à 5 ans dans l'horreur d'un camp de concentration japonais. La famille vivait à Batavia et est faite prisonnière après l'invasion japonaise de l'Indonésie néerlandaise, en 1943: il était dans ce camp avec sa maman, sa sœur et sa grand-mère, qui y est décédée; son père était interné dans un autre camp. 

    Et la citation, me direz-vous? Je vous la traduirais comme ceci: "Rien n'existe qui ne touche autre chose". 

     

  • U comme une déclaration

    Ils sont quelques-uns, même dans la Flandre d'aujourd'hui malgré toute la réputation qui lui est faite, à aimer la France. 

    Cette fois, c'est au tour du photographe Michiel Hendryckx de faire sa déclaration d'amour. Son dernier livre vient de paraître, un opus de 240 pages de photos de la France. 

    "Voor de ganse wereld is Frankrijk de hemel op aarde. Alleen de Fransen zelf zien het niet. Het malcontent zijn is nationale sport. Het is in Frankrijk altijd te koud, te heet, te nat of te droog. En vooral nooit genoeg. Als ik thuiskom in mijn Frans dorp, heb ik sinds jaren de balorige gewoonte om vanuit mijn slaapkamerraamluid 'Vive la France!' te roepen. Zo kennen mijn buren me ondertussen. Ze vinden mijn hartenkreet aardig. Alleen geloven ze niet dat het van harte is. Dit boek is voor alles een schaamteloze liefdesverklaring." 

    Pour le monde entier, écrit-il, la France est le paradis sur terre. Seuls les Français ne le voient pas de cette façon. Le mécontentement est un sport national. Il y fait toujours trop froid, trop chaud, trop humide ou trop sec. Et surtout, ils n'ont jamais assez. 

    michiel.jpg

    © Michiel Hendryckx

    Quelques photos sont visibles ici (cliquer sur "bekijk de foto's")

  • U comme unicité

    Elle est ma meilleure amie depuis la maternelle et j'ai la fatuité de trouver cela exceptionnel. 

    Unique. 

    En même temps, je vous le souhaite à tous tongue-out 

    Parce que c'est trop bien. 

    C'est bien d'avoir pu passer un mercredi ensemble 

    comme autrefois. 

    Comme autrefois avant nos huit ans et que la vie nous sépare. 

    Elle se souvient des tartines au choco de ma grand-mère 

    Je me souviens d'une soirée crêpes chez sa maman 

    Elle se souvient de mon tricycle 

    Je me souviens de leur téléviseur 

    Elle se souvient qu'on grimpait dans les arbres 

    Je me souviens que sa maman faisait pleuvoir des bonbons dans le couloir alors qu'elle se trouvait dans sa cuisine et qu'on criait: Saint Nicolas! Saint Nicolas! en y croyant dur comme fer 

    Elle aussi se souvient de Rudy 

    *** 

    Après nos 8 ans nous n'avons plus aucun souvenir commun 

    et comme internet n'existait pas

    on s'est écrit de longues lettres 

    jusqu'à ce que la vie nous réunisse 

     chat-meteo.png

    bon week-end à tous!

    source de l'illustration ici

  • U comme urare, urari

    Il ne leur a pas fallu longtemps, à Violeta et à l’Adrienne, pour se découvrir simultanément l’envie de se rencontrer. Une envie et un besoin si forts qu’il a été décidé de l’organiser pour cet été-là, celui de 1990, celui de tous les espoirs, le premier été après la chute du Geniu Carpaților. 

    L’Homme et l’Adrienne ont loué un mobile home (ou camping-car, pour les Français), acheté des cartes routières d’Allemagne, d’Autriche, de Hongrie, de Roumanie et de Yougoslavie – pour certaines, il a fallu se rendre à la capitale dans un magasin spécialisé – et décidé du parcours : pour l’aller, ce serait avec arrêt et visite de l’abbaye de Melk, du château de Schönbrunn, des vignobles et des monuments baroques d’Eger et pour le retour, Golubac, Smederevo, Manasija, d’impressionnantes forteresses médiévales le long du Danube côté yougoslave

    Entre les deux, une dizaine de jours de découverte de la Roumanie avec Violeta et sa famille. 

    Au fil des semaines, le projet prenait corps, se peaufinait et l’excitation un peu nerveuse devant ce grand inconnu augmentait. 

  • U comme un, deux, trois gagnants

    Voilà plus de dix ans que notre radio classique flamande, Klara, s'adonne chaque année au petit jeu du "top 100" des oeuvres musicales "classiques" préférées de son auditoire, qui est prié de voter. 

    Pendant de nombreuses années, Bach a été le numero uno absolu et indétrônable, soutenu par des chorales et chefs de chœur qui incitaient leurs membres à voter en masse pour leur idole. 

    Il semblerait que depuis l'année dernière, leurs efforts soient vains - ou ralentis: en 2016 comme en 2015, c'est le Stabat Mater (1) de Pergolesi qui sort gagnant. Le voici dans une version que j'ai choisie pour trois raisons: c'est une femme qui est chef, l'alto est remplacée par un contre-ténor et enfin, c'est enregistré dans le fief de Berthoise, qui sait si elle n'est pas dans le public kiss...

    En numéro deux, ceci (no comment)

    Et en numéro trois, un chouchou du public international pour des raisons que j'ignore, Carl Orff et ses Carmina Burana. Son passé en général et cette musique-là en particulier, ont pour moi des relents trop troubles pour que je veuille l'écouter. 

    *** 

    Moi chaque année je vote pour l'ami Mozart 

    cool 

    Quatre de ses oeuvres sont au palmarès, le Lacrimosa de son Requiem, l'adagio du concerto pour clarinette, le grand air de la Reine de la nuit et l'air de Cherubino, Voi che sapete... 

     

    avec une toute jeune et excellentissime Frederica von Stade...  
    l'air commence après environ une minute 

    *** 

    (1) et non pas, comme le croit un commentateur américain, sans doute plus amateur de l'arme blanche que du latin, le "stabbed matter" tongue-out

  • U comme une, deux, trois...

    Hier après l'école, l'Adrienne est passée à la bibliothèque pour y prendre "un livre qui fait du bien". Elle en avait grand besoin, en ces temps où les gens sont maussades sous prétexte qu'on est en novembre et que la politique internationale est encore plus pourrie que le temps. 

    En passant en revue les rayonnages de livres en français, elle a aperçu celui-ci: 

    delerm2.jpg

    Une centaine de pages, quarante petits chapitres. On lit les titres et on les trouve plaisants. Ils donnent envie de lire: "Attention, peinture fraîche!" ou "Pitié pour Assurancetourix!". Certains donnent envie d'écrire parce qu'ils rappellent des souvenirs, "Brocanteur d'un jour" ou "Au troisième balcon". D'autres intriguent, comme "La mémoire de l'oubli" ou "Le temps est une plage".

    Bref, on se réjouit à l'avance de savourer les jolies phrases de Philippe Delerm et de découvrir toutes ces belles raisons d'habiter sur terre.  

    Une, deux, trois... jusqu'à quarante, qu'on essaiera de faire durer le plus longtemps possible. 

    *** 

    photo de la couverture et infos sur le site des éditions du Seuil 

    ce qu'en pensent l'Express et le Figaro

    et trois petits chapitres ici 

  • U comme une fois...

    Une fois, juste une fois, l'Adrienne est allée à l'académie, a demandé la clé du local 217 et s'est installée à ce piano: 

    DSCI3988.JPG

    le beau piano à queue du local 217 

    Une fois, juste une fois et pendant une heure entière, elle s'est amusée à jouer tous ses petits morceaux simplets - sur lesquels pourtant ses doigts trébuchent encore - et quand au bout de l'heure elle a rendu à la secrétaire la clé du local numéro 217, elle avait sur la figure un grand, tout grand sourire de bonheur qui ne l'a plus quittée de la journée laughing 

    Quelle différence de 'toucher' avec ce piano qu'elle a chez elle et qui a besoin d'une prise de courant pour fonctionner! 

    musique,photo,hibou,vie quotidienne

    et le piano-qui-marche-à-l'électricité cool 

    *** 

    pour le projet du Hibou 

    semaine 43 - électricité

     

  • U comme un, deux, trois... un inventaire à la Prévert

    Un ordi  
    deux boites à mail  
    trois commentaires 
    quatre réponses 
    un soleil qui se lève 
    des autos dans la rue 

    un café 

    une douzaine de blogs à visiter 
    un volet qu'on relève à côté. 
    une maison qui tremble 
    six camions sont passés 
    une porte avec son paillasson
    un petit garçon crie 

    un autre café 

    un piano sur lequel on pianote 
    la fleur rouge qui fleurit depuis mai 
    deux amoureux qui passent 
    un facteur une chaise trois enveloppes 
    un voisin revient du marché 
    une araignée 
    une tendinite 
    une souris remisée dans un tiroir 

    un autre café 


    une fille indigne deux passantes trois vélos 
    un téléphone 
    deux messages une tante Jeanne 
    une Mater dolorosa trois cousins sportifs deux chats maigres 
    un talon d'Achille 
    un canapé pour la lecture 
    un buffet de grand-mère deux buffets de grand-mère 
    un tiroir plein de couverts 
    une vaisselle faite une maison rangée 
    une pelote de laine deux épingles de sûreté  
    un jour de félicité

    cinq ou six cafés 

    un petit garçon qui entre à l'école en riant 
    un petit garçon qui sort de l'école en pleurant 
    une assiette de pâtes 
    deux mandarines 
    cinq noix 
    un paysage avec beaucoup d'herbe verte dedans
    dix vaches qui n'en finissent pas de brouter 
    un taureau trop jeune 
    deux belles figues sur le figuier et une salade à la feta 
    un soleil qui se couche déjà 
    un grand verre d'eau 
    un vin blanc sec 
    une tablette de chocolat 
    deux séries italiennes 
    une nuit trente-deux positions 

    et...

    encore deux cafés.

    (passer la journée à la maison, quand on ne travaille plus qu'à mi-temps, à la façon de l'Inventaire de Jacques Prévert, in Paroles, 1946)

  • U comme un, deux, trois... je pars!

    La valise 

    Ma valise m'accompagne au massif de la Vanoise, et déjà ses nickels brillent et son cuir épais embaume. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor de plis blancs: ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail, oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, je harnache, pose sur un petit banc, selle et bride, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval. 

    Francis Ponge, Pièces, éd. Gallimard 1962 

     valise.JPG

    La valise

    Ma valise m'accompagne à Ostende, et déjà ses flancs s'arrondissent et son tissu bleu se tend. Je l'empaume, je lui flatte le dos, l'encolure et le plat. Car ce coffre comme un livre plein d'un trésor d'île lointaine - ma vêture singulière, ma lecture familière et mon plus simple attirail - oui, ce coffre comme un livre est aussi comme un cheval, fidèle contre mes jambes, que je selle, harnache, monte, bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l'hôtel proverbial. 

    Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval.

  • U comme un, deux, trois... bouchons!

    Il en a déjà été question: le choix de Lyon comme destination de vacances, c'était d'abord pour en finir avec sa mauvaise réputation de ville-à-bouchon sur l'autoroute des vacances. 

    Le bouchon pour la colline de Fourvière, cauchemar des vacanciers en route vers le sud, a donc été emplacé par d'autres bouchons lyonnais: quelques adresses de nos deux guides culinaires préférés. 

    Lyon 2016 (17).JPG

    le plafond art déco du Poêlon d'or, rue des Remparts d'Ainay 

    Lyon 2016 (156).JPG

    la façade à guignol du café-restaurant Le Soleil 

    Lyon 2016 (167).JPG

    rue Duviard, La Famille: l'entrée 

    Lyon 2016 (168).JPG

    et le plat principal

  • U comme un, deux, trois bonheurs!

    A la claire fontaine
    Boire de l'eau glacée

    Chanter il y a longtemps que je t'aime...

    ***

    Dormir huit heures d'affilée
    Etre réveillée par des chants d'oiseaux
    Faire de beaux rêves...

    ***

    Gagner en âge comme en sagesse
    Heureuse de ce qu'on est
    Incurable optimiste...

    ***

    Jeux chez Asphodèle ou le Hibou,
    Krapoveries, Défis du samedi,
    Lakevio, La Licorne, A 1000 mains,
    Mil-et-une, Impromptus...

    Non on ne s'ennuie pas:
    On écrit et on lit
    Pour tous les blogamis.

    Que demander de mieux?
    Rien!

    jeu,blog,les joies d'internet,amitié

    et dans ma rue, des coquelicots pour Coumarine

    cool 

    ***

    Pour Filigrane

    jeu 18

    merci La Licorne!

  • U comme urbanités

    - Mais regardez-les! Ces malheureux! Au coude à coude en plein milieu du pont! Où tout le monde peut les voir! 

    - La belle affaire! Depuis le temps qu'elle s'affiche avec lui, vous pensez bien qu'elle est tout à fait compromise!

    - Et elle est encore sortie en cheveux! ça n'a vraiment aucune décence!

    - Lui ne vaut guère mieux... Même pas la politesse d'ôter son chapeau pour parler à une jeune fille... Enfin, quand je dis une jeune fille, je n'en sais trop rien... Je n'en mettrais pas ma main au feu.

    lakévio3.jpg

    Emile Friant chez Lakévio

    - Mais regardez-les! Sont-ils mignons, tous les deux! à se regarder comme ça dans le blanc des yeux...  

    - N'est-ce pas? Depuis le temps qu'on les voit ensemble, ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait du mariage dans l'air! 

    - Elle est ravissante, cette petite! et elle a encore oublié son fichu... 

    - Lui ne vaut guère mieux... Tellement ému qu'il n'a pas pensé à ôter son chapeau et à éteindre sa cigarette! Ahlala! jeunesse, jeunesse!

    ***

    un tableau, deux versions

    cool

  • U comme una giornata particolare

    Samedi, huit heures du matin 

    2016-04-23 (2) - kopie.JPG

    sans que je m'en rende bien compte, 
    sans que ce soit prémédité 

    2016-04-23 (3) - kopie.JPG

    mes pas me portent vers la Bourse,
    où normalement je ne vais jamais. 

    2016-04-23 (7) - kopie.JPG

    C'est à peine si j'ose photographier,
    comme si c'était impudique,  
    comme un manque de respect. 

    2016-04-23 (11) - kopie.JPG

    Ici une réponse à un certain jambon 

    et sur tous les murs, des marques d'espoir. 

    2016-04-23 (10) - kopie.JPG

     Bruxelles m'a émue.

    2016-04-23 (12) - kopie.JPG

  • U comme un jour

    Le message d'un enfant réfugié a suscité de belles réponses 

    brussels1.jpg

    Sur fb et tw*tt*r, des Bruxellois ont offert une chambre, un repas, à des inconnus bloqués dans la ville.  

    Des automobilistes ont proposé les places libres de leur véhicule pour ramener chez eux les travailleurs après la fermeture des gares.  

    Les hôpitaux ont dû renvoyer chez eux les donneurs de sang, tellement il y en avait. 

    brussels4.jpg

    Du rarement vu: des messages de remerciements non seulement pour le personnel soignant et les pompiers, mais aussi pour la police et l'armée. 

    brussels3.jpg

    Les enfants de six ans ont posé les bonnes questions: "Waarom?" Pourquoi? 

    Et puis il y a l'humour belge, comme celui de Gui-Home, que mes élèves néerlandophones ont découvert avant moi... 

    Moi je leur montre Brel.  

    Tout ça, on l'a fait quand on s'est réveillés le 23 

  • U comme ὕδωρ

    ὕδωρ = eau

    2016-02-12 (9) - kopie.JPG

    celle de la mer

    2016-02-21 (14) - kopie.JPG

    celle qui tombait sous forme de crachin
    dimanche dernier à Bruxelles

    Arthur à Bruxelles 006 - kopie (2).JPG

    celle qu'on boit sous forme de "murmure d’écume"
    et de "perles d’air bondissantes"
    comme le dit si joliment Gabrielle Colette
    dans "Prisons et paradis" (1932)

    ***

    J'aime les trois

    cool

    pour le projet Hibou

     https://hibou756.wordpress.com/portfolio/52hibou-2016-suj...

     thème 8 - eau

  • U comme Urbano

    bricabook206.png

    © Kot

    Il porte toujours son chapeau de paille claire orné d'un ruban noir. Même dans ce pays où l'hiver est plus long que l'été. Et sa chemise blanche légèrement empesée, au col toujours ouvert, comme quand il avait vingt ans sur son île de soleil. 

    A la main droite, une lourde bague qui est le seul souvenir de son père, à part son prénom et son nom. Une veste sombre. Un pantalon au pli impeccable. Des souliers bien cirés. Ça, c'est lui qui s'en charge. 

    Depuis que ses cheveux blanchissent, il demande au coiffeur de bien lui raser la nuque. Et chaque matin, il passe soigneusement ses doubles lames gillette jusqu'à ses tempes. C'est son ultime coquetterie. 

    Par bonheur, ses cils et ses sourcils sont restés sombres, drus, bien fournis, lui faisant cet œil de velours qu'il a toujours regretté de devoir cacher derrière des lunettes de myope. 

    Aujourd'hui, il en a de moins en moins besoin. Il les enlève pour lire son journal. Ça va même mieux sans.

    Pourtant, c'est écrit tout petit, les offres d'emploi.  

    http://www.bricabook.fr/2016/01/atelier-decriture-206-une-photo-quelques-mots/

  • U comme uchronie

    DSC00106.JPG

    Il a suffi d'une demi-heure de plus pour que le spécialiste, en salle d'opération, s'aperçoive qu'il y avait encore un autre de ces dangereux polypes à enlever.

    Le père de l'Adrienne peut tranquillement vivre sa vie d'octogénaire. Il continue à jouer les chefs qui, comme chacun sait - c'est lui qui le dit - préfèrent utiliser leurs doigts plutôt que des fourchettes.

    ***

    photo prise le jour de Noël en 2004

    pour le projet 52 de Ma' - thème: Noël

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

     

  • U comme une fois

    Non mais dites une fois!

    D'abord ils veulent nous bombarder, puis ils nous présentent leurs excuses et maintenant ils nous envoient des fleurs.

    Faudrait savoir!

    http://belgium.leadstories.com/156794-belgians-deal-with-terror-lockdown-they-havent-got-a-chance-we-haz-kittens.html

    (juste un exemple parmi des milliers d'autres)

    Journaux et magazines manient l'encensoir, voyez par exemple Télérama: http://www.telerama.fr/medias/bruxelles-pour-ne-pas-gener-l-action-de-la-police-des-chatons-envahissent-twitter,134510.php

     

    chat magritte.jpg

    celui-ci a été tweeté par de nombreuses personnes,
    entre autres par notre ministre flamand de la culture.

    Merci monsieur Magritte

    cool

  • U comme ultime

    Le jour où sans le savoir 
    Nous faisons une chose pour la dernière fois, 
    regarder une étoile, 
    passer une porte, 
    aimer quelqu’un, 
    écouter une voix, 
    si quelque chose nous prévenait 
    que jamais nous n’allions la refaire, 
    la vie probablement s’arrêterait 
    comme une poupée sans enfant ni ressort. 

    Et pourtant, chaque jour 
    nous faisons quelque chose pour la dernière fois, 
    regarder un visage, 
    nous appeler par notre nom, 
    achever d’user une chaussure, 
    éprouver un frisson 
    comme si la première ou la millième fois 
    pouvait nous préserver de la dernière. 

    Il nous faudrait un tableau noir 
    marquant toutes les entrées et les sorties, 
    où serait clairement annoncé, jour après jour, 
    avec des craies de couleur et des voyelles 
    ce que chacun doit terminer 
    jusqu’à quand on doit faire chaque chose, 
    jusqu’à quand on vit
    jusqu’à quand on meurt.
     
    (Trad: Colo)
     
     
    El día en que sin saberlo
    hacemos por última vez una cosa
    mirar una estrella,
    atravesar una puerta,
    amar a alguien,
    escuchar cierta voz
    si algo nos advirtiera
    que nunca volveremos a hacer eso,
    probablemente la vida se detendría
    como un muñeco sin niño ni resorte.
    .
    Sin embargo, cada día
    hacemos algo por última vez
    mirar un rostro,
    llamarse con su propio nombre,
    terminar de gastar un zapato,
    probar un temblor
    como si la primera vez o la milésima
    pudiera preservarnos de la última.
    .
    Nos haría falta un tablero
    con todas las entradas y salidas marcadas,
    donde se anuncie claramente, día por día,
    con tiza de colores y con vocales
    qué le toca terminar a cada uno,
    hasta cuándo se hace cada cosa,
    hasta cuándo se vive
    hasta cuándo se muere.

    Roberto Juarroz.
     
    De dag dat we zonder het te weten
    iets doen voor de laatste keer
    naar een ster kijken,
    door een deur gaan,
    van iemand houden,
    naar een stem luisteren
    als iets ons verwittigde
    dat we dit nooit meer zullen doen
    zou het leven waarschijnlijk stoppen
    zoals een pop zonder kind of veer.
     
    Toch doen we elke dag
    iets voor de laatste keer
    naar een gezicht kijken,
    zichzelf met de eigen naam noemen,
    een schoen volledig verslijten,
    een rilling voelen
    alsof de eerste of de duizendste keer
    ons kon behoeden voor de laatste.
     
    We zouden een bord nodig hebben
    om elk binnenkomen en vertrek te noteren,
    waarop dag na dag aangekondigd wordt
    met kleurkrijt en klinkers
    wat iedereen moet afwerken,
     tot wanneer alles moet gebeuren,
    tot wanneer men leeft
    tot wanneer men sterft.
     
    (traduction de l'Adrienne)

     DSC00772 - kopie.JPG

    un jour c'est la dernière fois
    qu'il te dit "je t'aime"
    mais tu ne le sais pas

    poesie,traduction,espagnol

    un jour c'est la dernière fois
    que tu le prends en photo
    mais tu ne le sais pas
    (Slovénie, 21 juillet 2006)

    ***

    samedi dernier, c'est la dernière fois
    que tu utilises ton percolateur
    parce que le café s'est écoulé
    par le bol tout fendillé 
    qui tenait le coup depuis deux ans

    si tu l'avais su, tu n'aurais pas fait de café

    Langue tirée

  • U comme unanimité?

    Mercredi dernier, entre le parc et le marché, deux femmes discutent. On les entend de loin.

    Il s'agit d'une excellente école.

    De la meilleure école.

    Evidemment, Madame tend l'oreille.

    - C'est une grande école, fait la première en joignant le geste à la parole, une très grande école où il n'y a que des Flamands!
    - Que des Flamands?

    L'autre a l'air si dubitative qu'elle répète et insiste:

    - Oui! Que des Flamands! Il n'y a quasiment aucun arabe.

    Voilà. C'est elle qui l'a dit. Une dame voilée. A une autre dame voilée. Qui venaient de faire les dernières courses avant de fêter l'Aïd. 

     ***

    Madame se reproche encore de ne pas leur avoir demandé de quelle école elles parlaient.

    Sans compter toutes les autres questions que suscite cette petite conversation.

    Mais il vaut sans doute mieux qu'elle ne l'ait pas fait, elle se serait énervée.

    sportdag 2015 (1) - kopie.JPG

     Parce qu'elle les aime bien, Madame, ses Youssef, ses Hussein et ses Mohamed.

    Mille milliards de mille sabords!

  • U comme ultimes améliorations

    Madame ne vaut pas mieux que ses élèves: c'est quand l'échéance est en vue qu'elle commence à s'activer sérieusement.

    Elle a donc enfin terminé la déco de ses toilettes (ne riez pas, c'est important d'avoir un joli petit coin): le papier peint colle (à peu près) et les miroirs aussi, provisoirement.

    Broeke aug 2015 (8) - kopie.JPG

    en effet, bien vu, ils ne sont pas parfaitement ronds
    comme dirait Fernand Raynaud, "c'est étudié pour"

    Ensuite, Madame s'est attaquée à un vrai gros chantier. Non, pas le rangement du bureau: celui de sa bibliothèque. Qui, vous vous en souviendrez peut-être, ressemblait à ça:

    boeken (1) - kopie.JPG

    oui, vous voyez bien, ça fait un an que c'est dans cet état-là

    Pendant deux jours, toutes les surfaces disponibles ont été fort encombrées parce que Madame a décidé de tout répertorier et (re)classer. Ce serait tout de même pratique, s'est-elle dit, s'il ne fallait pas vider quatre boîtes avant de mettre la main sur le volume cherché.

    Broeke aug 2015 (2) - kopie.JPG

    première boite: la littérature des 19e-21e siècles, lettres A et B

    Broeke aug 2015 (4) - kopie.JPG

    le reste de l'alphabet attend, ici les lettres P(agnol) à Z(ola)

    - Tu as vraiment besoin de tous ces livres? a demandé la mère de Madame, qui est passée dimanche après-midi pour cause de désoeuvrement, son amie dominicale étant à l'anniversaire de son petit-fils.

    Broeke aug 2015 (5) - kopie.JPG

    travail dangereux, parce qu'il y a des livres, forcément, qu'on a envie de lire
    sans attendre
    en buvant un café
    (mais oui, il y en a que Madame n'avait jamais lu)

    Enfin, hier soir vers 21.00 h., la bibliothèque était comme ça:

    Broeke aug 2015 (7) - kopie.JPG

     les travaux sont arrêtés par manque de papier peint
    (c'était pourtant une idée du tonnerre, d'utiliser le reste de papier pour les boîtes de livres, non?)

    Et jeudi, promis juré, Madame range son bureau.

    - Je travaille mieux sous pression, disent les élèves, souvent des garçons, qui font tout à la dernière minute.

    Jeudi, c'est le dernier jour libre dont Madame dispose. Espérons qu'elle travaille bien sous pression.

  • U comme Una giornata particolare (3)

    C'était une journée particulièrement sportive, 
    avec vue sur la Grand-Place. 

    fêt'nat'2015 (33) - kopie.JPG

    On a gravi des tas d'escaliers,

    fêt'nat'2015 (40) - kopie.JPG

    fêt'nat'2015 (42) - kopie.JPG

    on a beaucoup marché,

    fêt'nat'2015 (52) - kopie.JPG

    fêt'nat'2015 (53) - kopie.JPG

    fêt'nat'2015 (56) - kopie.JPG

     on a fait beaucoup de vélo,

    fêt'nat'2015 (14) - kopie.JPG

    même un aller-retour Bruxelles-Budapest.

    fêt'nat'2015 (7) - kopie.JPG

     

    ***

    C'était une journée particulièrement musicale,

    avec des fanfares qui se succédaient,

    fêt'nat'2015 (24) - kopie.JPG

    des concerts au kiosque dans le parc

    fêt'nat'2015 (34) - kopie.JPG

    et des musiquettes d'aujourd'hui ou d'autrefois à toutes les attractions.

    fêt'nat'2015 (35) - kopie.JPG

     

    ***

    Bref, c'était une journée particulièrement belle,

    heureusement qu'il y avait distribution d'eau potable

    (merci, chers organisateurs!)

    et le rafraîchissement de la fine pluie de la fontaine

    fêt'nat'2015 (15) - kopie.JPG

     le matin tôt

    fêt'nat'2015 (16) - kopie.JPG

    Pour le thème fraîcheur du Projet 52 de Ma

    http://manuelles.canalblog.com/tag/projet%2052

    je n'ai photographié que le jet d'eau

    et pas les innombrables vendeurs de glaces

    belges, italiennes, australiennes,

    ni les vendeurs de fruits frais,

    fraises, melons, pastèques, pêches,

    ni les vendeurs de sodas,

    thés glacés et caco calo

    Langue tirée

    OUF!

    fêt'nat'2015 (36) - kopie.JPG

  • U comme Una giornata particolare (2)

    C'était une journée particulièrement chargée pour les éboueurs bruxellois qui ont encore refait un ramassage des poubelles dès le matin tôt, le jour de la fête nationale.

    fêt'nat'2015 (12) - kopie.JPG

    Aussi pour ceux qui devaient passer et repasser derrière les chevaux pour ramasser les crottes

    fêt'nat'2015 (49) - kopie.JPG

    et pour les travailleurs de la ville qui n'ont pas arrêté de tout remettre en ordre dès qu'une festivité était terminée, comme ici après le Te Deum.

     ***

    C'était une journée particulièrement nostalgique des années 1944-45,

    fêt'nat'2015 (17) - kopie.JPG

    pour l'Adrienne aussi, quand elle a vu ce modèle de bagnole qui a été la première, paraît-il, à entrer dans l'histoire familiale, juste après la guerre, grâce au grand-oncle Gustave, celui qui est revenu de 14-18 et a fait fortune dans le bâtiment.

    fêt'nat'2015 (18) - kopie.JPG

    ***

    C'était une journée particulièrement tricolore, cette année même les barquettes en carton (pour les frites) étaient en rouge, jaune, noir

    fêt'nat'2015 (29) - kopie.JPG

    comme les échassiers de Merchtem (depuis 1945)

    fêt'nat'2015 (30) - kopie.JPG

    ainsi que de nombreuses personnes dans le public.

    fêt'nat'2015 (48) - kopie.JPG

    Faudra penser au gilet pare-balles tricolore pour l'an prochain.

    Langue tirée

  • U comme Una giornata particolare (1)

    C'était un 21 juillet particulièrement bien surveillé, encore mieux que d'habitude, folie meurtrière humaine oblige.

    fêt'nat'2015 (2) - kopie.JPG

    Escorte policière pour les ambassadeurs de France et d'Espagne

    fêt'nat'2015 (3) - kopie.JPG

    Hélicoptère de police sillonnant le ciel toute la journée.

    fêt'nat'2015 (4) - kopie.JPG

    Escorte royale en attente.

    fêt'nat'2015 (13) - kopie.JPG

    Concentration policière dans et autour du parc

    fêt'nat'2015 (19) - kopie.JPG

    fêt'nat'2015 (20) - kopie.JPG

    Ambulances en grand nombre 

    fêt'nat'2015 (25) - kopie.JPG

    Mais heureusement tout s'est bien passé

    Rigolant

     C'était un 21 juillet particulièrement photographié

    fêt'nat'2015 (9) - kopie.JPG

    Par des policiers en uniforme et en civil

    fêt'nat'2015 (61) - kopie.JPG

    Par le public de tout âge et de toutes les couleurs

    fêt'nat'2015 (62) - kopie.JPG

    A gauche, un homme à chemise rouge regarde avec bonheur la photo qu'il a prise de Mathilde, à droite la dame à l'appareil fuchsia sourit à sa photo de Philippe.

    fêt'nat'2015 (63) - kopie.JPG

    Et là, Philippe ne regarde pas la caméra de la télé

    mais l'appareil made in A*l*d*i de l'Adrienne

    Langue tirée

  • U comme unisson

     L'autonomie, la confiance en soi, la capacité de déployer sa propre créativité, qui s'éprouvent d'abord en présence des proches, ne peuvent pleinement se vivre que par l'expérience répétée en dehors du cercle familier.

    Lydia Flem, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils, Seuil 2009, p.10

    *** 

    Une mère vient voir la coordinatrice: elle se fait du souci pour sa fille, qui stresse à cause des examens, qui a peur de l'échec en maths, qui a peur du prof de néerlandais, chez qui elle a un examen oral. Bref, elle est mal donc sa mère aussi, alors qu'on n'en est qu'au premier jour de la session de juin. Comment tiendra-t-elle (tiendront-elles) le coup jusqu'au bout?

    La coordinatrice calme l'anxiété de la mère. Ce n'est pas la première fois. Mère et fille (unique) ont une relation peut-être un peu trop fusionnelle. La coordinatrice propose ses services à la fille. Finalement, les maths, le néerlandais, tout se passe bien.

    ***

    Le même soir, un peu de lecture. Le dos a besoin de repos et on s'étend sur le canapé avec un petit livre de Lydia Flem, un auteur qu'on lit pour la première fois. On est tout de suite frappé par la similitude: on y voit une même relation mère-fille dans "une vie commune si proche, si intime, presque fusionnelle" (p.13-14), une même peur au ventre chez la mère:

     Brave petit soldat parti à la guerre contre elle-même.

    Lydia Flem, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils, Seuil 2009, p.12

    L'angoisse vrillait mon sommeil.

    Lydia Flem, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils, Seuil 2009, p.13

    Des émotions multiples, contradictoires m'animaient (...) Je me réveillais la nuit, éclatais en sanglots irrépressibles. (...) la peur au ventre.

    Lydia Flem, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils, Seuil 2009, p.14

     ***

    Bref, une lecture à conseiller aux mamans d'une fille de 18 ans

    Cool

    Malheureusement, les seules traductions disponibles sont en catalan, en espagnol et en basque. Pas encore en néerlandais... 

     mère,littérature,prof,école,élève

    du blog de l'auteur: http://lyflol.blog.lemonde.fr/a-a-z/

     

  • U comme UDO

    bricabook177.jpg

    © Marion Pluss

    http://www.bricabook.fr/2015/05/atelier-decriture-web-177e/

    Chaque année, pour l'anniversaire de Marie-Ange, un grand goûter est organisé. C'est un honneur d'être parmi la quinzaine d'élus à cette fête.

    Chaque année, le grand-père de Marie-Ange tient à faire un numéro de clown.

    On rit, on applaudit, on en redemande.

    Sauf Marie-Ange.

     

  • U comme unanimité

    Cette année, pour la fête des "cent derniers jours", le thème choisi a fait l'unanimité.

    prof,école,élèves

    Vers sept heures du matin, on a vu arriver dans la cour de récré, des cheiks et des pharaons, des Cléopâtre et des Schéhérazade, des momies et des Aladdin. 

    prof,école,élèves

    C'est que le thème choisi était l'Egypte ancienne mais certains l'ont interprété à leur façon, Mille et Une nuits ou pétrodollars saoudiens. 

    prof,école,élèves

    Qu'importent la géographie et l'histoire, de toute façon ils avaient tous leur smartphone et des pistolets à eau en plastique. 

    prof,école,élèves

    L'important était de danser, de chanter, d'exprimer sa joie de vivre... et d'en avoir bientôt fini avec l'école secondaire Cool

    prof,école,élèves

    Ils me manquent déjà

    Langue tirée