Z

  • Z comme Zoë

    miletune-21-2017-steve-mccurry.jpg

    Assises à droite et à gauche de Zoë: c'est ce qu'elles font depuis toujours. Depuis la maternelle.

    Depuis toujours, Zoë les dépasse d'une demi-tête. Depuis toujours, elle leur dicte ce qu'elles doivent faire, ce qu'elles doivent penser. Depuis toujours, elles l'écoutent. 

    Les jumelles, c'est comme ça qu'on les appelle. Depuis toujours. C'est vrai qu'elles font peu de choses pour se singulariser. Aujourd'hui encore, elles portent la même robe imprimée, le même cardigan bleu marine, la même coiffure. L'une est juste un peu plus dure d'oreille et l'autre un peu plus frileuse. 

    Elles ont aimé le même homme. Depuis toujours. Mais c'est Zoë qu'il a épousée. Evidemment. Elle en a retiré une vanité de plus. Jamais les jumelles ne se sont mariées. 

    Ce que Zoë ne sait pas, alors qu'elle leur parle d'un ton docte de feu son mari, c'est qu'en mourant il a laissé trois veuves. 

    Les jumelles, depuis toujours, savent se taire. 

    *** 

    tableau et consignes sur Miletune

     

     

  • Z comme Zigzags (2)

    Pour terminer le mois belge, voyons ce que dit Théophile Gautier à propos de son voyage dans notre pays: 

    Belgique.png

    extrait 1: Mons 

    "Mons est une vraie ville flamande. Les rues y sont plus propres que les parquets en France ; on les dirait cirées et mises en couleur. Les maisons sont peintes, sans exceptions, du haut en bas, et de teintes fabuleuses. Il y en a de blanches, de bleu cendré, de ventre de biche, de roses, de vert pomme, de gris de souris effarouchée, et de toutes sortes de nuances égayées, inconnues dans ce pays-ci. Le pignon découpé en forme d’escalier s’y montre assez fréquemment. La toiture de l’Ambigu-Comique peut donner aux Parisiens, qui ne sont pas très-cosmopolites en général, une idée assez nette de ce genre de construction : cela produit un effet d’une bizarrerie assez agréable." (p.60) 

    Madonna.jpg

    extrait 2: la "catholicité" dans le paysage traversé 

    "Plus on avance, plus on sent dans l’air un vague parfum de catholicité totalement inconnu en France ; presque à chaque maison il y a une vierge ou un saint dans une niche, et non point un saint ou une vierge avec des nez cassés et des doigts de moins comme ici, mais jouissant de tout leur nez et très-peu manchots. Dans beaucoup de villages les vierges sont habillées en robe de soie et ornées de couronnes, d’oripeaux et de moelle de sureau ; elles ont une lampe devant elles comme en Espagne ou en Italie ; les églises sont aussi parées avec une recherche et une coquetterie amoureuse tout à fait méridionales." (p.66) 

    jour 1 Bruxelles (1) - Copie.JPG

    extrait 3: Bruxelles 

    "Après avoir traversé une infinité de rues bordées de maisons avec des toits en escaliers, nous débouchâmes tout d’un coup sur la place de l’Hôtel de Ville, c’est la plus vive surprise que j’aie éprouvée dans tout mon voyage.

    Il me sembla que j’entrais dans une autre époque, et que le fantôme du moyen âge se dressait subitement devant moi ; je croyais que de pareils effets n’existaient plus qu’au Diorama et dans les gravures anglaises.

    Qu’on se figure une grande place dont tout un côté est occupé par l’Hôtel de Ville, un édifice miraculeux avec un rang d’arcades, comme le palais ducal à Venise, des clochetons entourés de petits balcons à rampes découpées, un grand toit rempli de lucarnes historiées, et puis un beffroi de la hauteur et de la ténuité la plus audacieuse, tailladé à jour, si frêle que le vent semble l’incliner, et tout en haut, un archange doré, les ailes ouvertes et l’épée à la main.

    À droite, en regardant l’Hôtel de Ville, une suite de maisons qui sont de véritables bijoux, des joyaux de pierre ciselés par les mains merveilleuses de la Renaissance. On ne saurait rien voir de plus amoureusement joli ; ce sont de petites colonnettes torses, des étages qui surplombent, des balcons soutenus par des femmes à gorge aiguë, terminées en feuillages ou en queues de serpent, des médaillons aux cadres fouillés et touffus, des bas-reliefs mythologiques, des allégories soutenant des écussons armoriés, et tout ce que la coquetterie architecturale de ce temps-là peut imaginer de plus séduisant et de plus amusant à l’œil. Toutes ces maisons sont admirablement conservées, il n’y manque pas une pierre ; la triple chemise de couleur dont elles sont couvertes les conserve comme dans un étui." (p.78-80) 

    Zigzags a paru en 1845

     

     

  • Z comme Zigzags

    littérature,venise,italie,france,voyage

    Si vous avez des envies de Venise, mais pas le temps ou l'argent pour y aller, lisez Théophile Gautier: 

    L’humidité y est extrême ; une odeur fade, dans les chaudes journées d’été, s’élève des lagunes et des vases ; tout y est d’une malpropreté infecte. Ces beaux palais de marbre et d’or, que nous venons de décrire, sont salis par le bas d’une étrange manière ; l’antique Bucentaure lui-même, que les Français ont brûlé pour en avoir la dorure, n’était pas, s’il en faut croire les historiens, plus à l’abri de ces dégoûtantes profanations que les autres édifices publics, malgré les croix et les rispetto dont ils sont couverts. À ces palais s’accrochent, comme un pauvre au manteau d’un riche, d’ignobles masures moisies et lézardées qui penchent l’une vers l’autre, et qui, lasses d’être debout, s’épaulent familièrement aux flancs de granit de leurs voisins. Les rues (car il y a des rues à Venise, bien qu’on n’ait pas l’air de le croire) sont étroites et sombres, avec un dallage qui n’a jamais été refait. Des vieux linges et des matelas sèchent aux fenêtres [...] c’est le cadavre d’une ville et rien de plus ; et je ne sais pas pourquoi les faiseurs de libretti et de barcarolles s’obstinent à nous parler de Venise comme d’une ville joyeuse et folle. La chaste épouse de la mer est bien la ville la plus ennuyeuse du monde, ses tableaux et ses palais une fois vus.

    Les gondoles, dont ils font tant de belles descriptions, sont des espèces de fiacres d’eau qui ne valent guère mieux que ceux de terre.

    C’est un cercueil flottant peint en noir avec une dunette fermée au milieu, un morceau de fer hérissé de cinq à six pointes à la proue et qui ne ressemble pas mal aux chevilles d’un manche de violon. Un seul homme fait marcher cette embarcation avec une rame unique qui lui sert en même temps de gouvernail. Quoique l’extérieur n’en soit pas gai, il se passe quelquefois à l’intérieur des scènes aussi réjouissantes que dans les voitures de deuil après un enterrement.

    Les gondoliers sont des marins butors qui mangent des lasagnes et des macaroni, et ne chantent pas du tout de barcarolles.

    Quant aux sérénades sous les balcons, aux fêtes sur l’eau, aux bals masqués, aux imbroglios d’opéra-comique, aux maris et aux tuteurs jaloux, aux duels, aux escalades, aux échelles de soie, aux grandes passions à grands coups de poignard, — cela n’existe pas plus là qu’ailleurs. 

    ***

    texte complet ici 

    Zigzags a paru en 1845 

    la photo a été prise en 2006

  • Z comme Zinzin

    Quand l'Adrienne revient de son cours de solfège, le lundi soir, ou quand elle rentre d'un concert, d'un opéra, à chaque fois c'est pareil: elle chante dans la rue et tous ceux qui l'entendent doivent la croire complètement zinzin. 

    Mais ce n'est pas grave. 

    Dimanche dernier, entre l'académie de musique et la maison de tante Fé, elle n'a pas cessé de chanter ceci en marchant, de peur de l'oublier en cours de route: 

    une chanson de 1930 que chantait son grand-père et qu'elle n'avait plus entendue depuis très (très, très) longtemps  

    *** 

    c'est bien de l'avoir retrouvée 

    c'est bien d'en comprendre enfin les paroles 

    et de revoir le grand-père qui regardait son épouse d'un air coquin 

    en la chantant 

    tongue-out

  • Z comme ZEP

    J'aime beaucoup l'hommage de Zep à Gotlib 

    zep.jpg

    à voir sur son blog 

    où il se présente ainsi: 

    "L’auteur de Titeuf pose un regard sans concession sur l’actualité sociopolitique de son nombril. Il s’interroge sur la vanité des choses et s’engage pour un monde plus juste, sans guerre, sans peur de l’étranger et sans choux de Bruxelles."

  • Z comme Zichem

    Il arrive que la blogueuse aille voir d'où viennent ses visiteurs. Depuis quelque temps, elle voit apparaître le nom de la ville de Zichem, très célèbre en Flandre pour son illustre rejeton Ernest Claes (1885-1968), écrivain que chacun par chez nous connaît pour son roman "De Witte", dont il existe deux versions cinématographiques, "De Witte van Sichem".

    flandre,flamand,tele

    source cinematek

    De plus, ce roman a servi, ainsi que quelques autres de ses écrits, à réaliser une série télévisée culte des années 1969-1972, "Wij heren van Zichem". 

    Mon grand-père aimait beaucoup cette série, il avait lu Ernest Claes et connaissait certaines répliques par cœur. Les personnages et les situations le faisaient beaucoup rire. 

    Les quelques fois où j'ai vu ça, enfant, je n'y ai rien compris: c'est dans un dialecte beaucoup trop éloigné du mien. Je ne me souviens pas qu'il y avait des sous-titres. 

    D'ailleurs aujourd'hui encore notre télévision flamande, toujours férue de dialectes, ne met pas de sous-titres pour tout ce qui s'approche de l'anversois, qu'elle doit apparemment considérer comme étant notre koinè.

    Je vois que cette série vient de sortir en DVD et je me demande qui cela peut encore intéresser... même si, il y a quarante ans, elle a été suivie avec ferveur par des millions de téléspectateurs - les trois quarts de la population flamande, selon les chiffres de l'époque. 

    Un coup d’œil sur la vidéo ci-dessus vous fera comprendre que ça risque d'ennuyer le spectateur d’aujourd’hui, ne serait-ce qu'à cause de sa lenteur... 

    *** 

    Je vais juste en profiter pour saluer tous mes visiteurs 

    d'Annecy à Zichem 

    kiss

    Merci à vous tous!

  • Z comme Ziméo

    Cette semaine, Madame et ses élèves discutaient d'un article qu'elle leur avait fait lire sur la "Génération Twee", supposée être la leur et avoir comme principales caractéristiques la douceur et le refus de grandir. 

    La discussion en vient tout naturellement aux réseaux sociaux et à internet - les Twee sont accro à leur portable - ce qui fait avouer à Madame qu'elle non plus ne pourrait se passer d'internet. 

    - Pouvez-vous vous imaginer, leur dit-elle, que quand j'avais votre âge et que j'étais séparée de ma meilleure amie, on s'écrivait des lettres? avec du papier et un stylo et une enveloppe avec un timbre et un facteur qui l'apporte?

    Ils ont bien rigolé laughing 

    - Je ne sais même plus, poursuit Madame sur sa lancée, comment je faisais avant pour réserver un billet d'avion... 

    Eux non plus, évidemment, ils sont nés en 2000 tongue-out 

    Et ce Ziméo, qui est dans le titre, vous demandez-vous? 

    Là, il s'agit d'un autre atout formidable de la Toile, son côté encyclopédique. Même s'il faut de plus en plus être patient et futé pour trouver la substantifique moelle dans le fouillis du pseudo et du commercial - Walrus en parlait aussi dernièrement. 

    Ziméo est un conte philosophique de Jean-François de Saint-Lambert (1716-1803), une oeuvre qui a parfaitement sa place parmi les grands textes des Lumières et que Madame vient seulement de découvrir: elle le leur fera sûrement lire l'an prochain, quand ses gentils Twee seront en Terminale et que, refus de voir les problèmes ou pas, il leur faudra bien se pencher sur la question de l'esclavage, celui d'hier et celui d'aujourd'hui.

    prof,école,élève,littérature

    source et article

  • Z comme zlataner

    Chaque année, c'est le même tintouin autour de la parution de la nouvelle édition des deux dictionnaires français concurrents: quels néologismes y entreront?

    Et surtout: avec quels arguments? Pourquoi "vapoter" est-il accepté et pas "zlataner"? En les lisant, je me demande lequel des deux sera finalement le plus usité ou le plus éphémère et qui vote pour ou contre, dans les comités de sélection, et pour quelles raisons? 

    zlataner.gif

    source de l'image: 
    http://vidberg.blog.lemonde.fr/2013/01/30/zlataner-et-autres-verbes-celebres/
     

    "Le Petit Robert colle à son époque", lit-on à propos de l'édition 2017: il y aura geek, youtubeur et aquabike pour le prouver! 

    ***

    merci à Joe Krapov
    chez qui j'ai découvert le verbe 'zlataner'
    le 2 mai dernier
    laughing

  • Z comme zen

    Le matin sur la plage bien ratissée, 

    2016-08-26 (5).JPG

    le midi à l'ombre de la galerie des Thermes, 

    2016-08-26 (7).JPG

    l'après-midi dans le jardin japonais, 

    2016-08-26 (27).JPG

    les chemins sont bien tracés 

    cool 

    *** 

    projet du Hibou - semaine 35 

    CHEMIN 

    photos prises à Ostende 

    le vendredi 26 août

  • Z comme Zebda

    Si vous avez six minutes, regardez et écoutez Les Chibanis

    Ils m'ont émue

  • Z comme zones

    Une lecture que je vous recommande et je remercie Tania de me l'avoir fait découvrir!

    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=197

    zones.gif

  • Z comme Zohra

    Zohra est belle sous son voile. Belle et fière, même si elle garde toujours les yeux baissés. 

    Belle, droite, fière, inaccessible Zohra. Elle fait rêver les copains de son frère. Même s'ils n'ont jamais vu ses cheveux. Jamais vu ses jambes nues. 

    Alors ce matin-là, dans la maison de ses parents, j'ai fait celui qui se trompe de porte. 

    Et j'ai vu.

    lakévio4.jpg

    chez Lakévio

  • Z comme zélatrice

    A la mi-avril, mon frère était en Belgique avec sa femme et son fils cadet.
    Nous avons - évidemment - parlé de mon père. 

    Et c'est avec une grande fierté - que dis-je? fierté? orgueil de race, comme l'écrirait Delly - que nous avons exhibé, mon frère et moi, notre auriculaire. 

    Là, en plein restaurant. 
    Entre l'entrée et le plat principal. 

    Pour montrer que nous avions hérité du bon patrimoine génétique. 

     DSC00109 - kopie.JPG

    Nous avons, tout comme mon père,
    et nous en sommes grandement fiers, 
    les auriculaires de travers 

    cool

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 17 - patrimoine 

  • Z comme Zsa Zsa Zsu

    Entrer dans un musée et y entendre le jazzy sound des cinq filles du groupe Zsa Zsa Zsu  

    2016-02-13 (1) - kopie.JPG

    photos prises à Ostende le 13 février 2016 

    2016-02-13 (2) - kopie.JPG

    Ostende, c'est là où je serai dès demain 

    cool

  • Z comme zéolithe

    Ici, dans la cuisine de l'Adrienne, il y a depuis peu un nouveau lave-vaisselle. Ce qui lui a permis d'apprendre un nouveau mot: 

    dec 2015 - vaatwasser - kopie.JPG

    Par contre, on est toujours sans nouvelles des trois armoires commandées depuis juillet dernier. 

    Faudrait-il rappeler le cuisiniste? 

    ***

    Pour le Projet 52 de Ma' 

    Projet 52 - 2016 

    semaine 4 - ici 

    ***

    tout savoir sur la zéolithe? 

    (ou en tout cas en savoir autant que wikisaitout) 

     https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9olithe

  • Z comme zen

    Un samedi matin à Ostende 

    Avril en décembre 

    Douceur de l'air 

    Et le calme du parc

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    les oiseaux de mer jouent le rôle de canards ou de cygnes

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    on a judicieusement utilisé les anciennes douves pour en faire de grands étangs

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    zénitude et romantisme au cœur de la ville

    cool

    quand est-ce qu'on y retourne?

    tongue-out

  • Z comme Zelda

    bricabook198.jpg

    © Kot

    http://www.bricabook.fr/2015/11/atelier-decriture-198-une-photo-quelques-mots/

     Huit Zelda sont nées en France en 1995. Dont elle.

    Elle n'a jamais aimé son prénom de princesse guerrière mais elle n'ose pas s'en plaindre: son père a appelé sa cadette Vénus - il était si fier qu'une jeune noire de 17 ans ait battu Martina Hingis - et s'appeler Vénus, ça aurait été pire que tout. 

    Parce qu'elle ne se trouve pas jolie, Zelda. Elle ne sait que faire pour cacher ses cheveux crépus, qu'elle rase quasiment et recouvre d'une perruque. Elle cherche à compenser le manque de sourcils, de cils longs et fournis comme dans les publicités. Elle ne s'aime pas.

    Elle ne sait pas qu'elle a un profil de reine égyptienne, le nez, les lèvres, le joli cou d'une Néfertiti.

    Elle relève le col de son vieux perfecto, met ses oreillettes et s'absente dans sa musique.

    Qui s'apercevra qu'elle est intelligente et sensible?

  • Z comme zéro

    On s'illusionne. 
    On ne demande pas mieux.

    Bien sûr qu'on s'illusionne. 
    Depuis l'âge de cinq ans.
    On s'illusionne le plus longtemps possible.

    Puis un jour elle dit une chose terrible. 
    Une de ces choses terribles dont elle a le secret. 
    Une de ces choses qui font très mal.

    Et on comprend qu'on s'illusionnait.

    Une fois de plus.

    181 - kopie.JPG 

  • Z comme Zumkir

    Ma bibliothèque communale est un endroit magique comme internet (quoiqu'en plus modeste): tu cherches un truc et tu en trouves trois autres.

    Ainsi, c'est en passant en revue des rayonnages à la recherche de Roland Barthes que je suis tombée sur Michel Zumkir et sa tentative de décryptage de notre Amélie.

    De A à Z, je ne connais pas de meilleure méthode si on veut donner une illusion de classement et d'exhaustivité Langue tirée

    Le livre est d'une lecture facile et tout à fait sympathique, même si l'auteur fait tout pour garder un ton neutre et objectif, basé sur des témoignages et des documents, comme il sied à un chercheur. Evidemment, ce portrait date de 2003 et aurait besoin d'une bonne petite mise à jour...

    Amélie y est-elle "dévoilée"? Pas vraiment, et j'en suis bien contente, ce n'est ni un livre people, ni une intrusion dans sa vie privée. 

    Ceux qui espéreraient y trouver "le secret de son succès" seront déçus: on est plus dans la biographie que dans l'analyse littéraire, plus dans les faits, les chiffres et les anecdotes, même si certains personnages de ses romans sont expliqués en relation avec son vécu et ses lectures.

    Bref, un portrait d'une femme sensible et sympathique, pas du tout d'un "monstre" comme l'annonce le sous-titre du livre. 

    Mais je suppose qu'il fallait bien ça pour attirer le lecteur.

     amélie de a à z.jpg

    une bonne analyse du livre ici:

    https://textyles.revues.org/771

    Et pour Roland Barthes? Faudra que j'y retourne Clin d'œil

    ***

    Quelques extraits?

    p.14-15: Amitiés: Pour les personnes que l'on a interrogées, la romancière est ce que l'on nomme familièrement "une bonne amie", attentive, fidèle, très fidèle même, à l'écoute des autres, elle donne beaucoup, attend autant en retour.

    p.21: Belge: "Au début, je trouvais que la Belgique était un pays lourd. Je me sentais écrasée. Et je me demande si l'origine de beaucoup de talents belges n'est pas là. On a besoin de se créer une folie pour ne pas être englué dans cette espèce de conformisme épais. Quand on se met à délirer, on délire plus que nos voisins. Je dirais même, sans vouloir faire de la démagogie patriotique, qu'il y a plus d'écrivains originaux en Belgique qu'en France. Et l'humour belge est magnifique, beaucoup plus drôle due le français: Philippe Geluck, Stefan Liberski..."

    p.53: écrire: "Ecrire, c'est la plus grande nécessité, la plus grande jouissance, la plus grande passion de ma vie. Ecrire, c'est continuer l'enfance par d'autres moyens, c'est plus qu'un métier, c'est ma raison de vivre, mon moyen de supporter la vie. C'est tout à la fois. Oui, écrire, c'est tout."

    ***

    Après, c'est comme avec le "j'aime/je n'aime pas" de Roland Barthes, on peut s'amuser à se trouver des points communs: l'amour pour Bruxelles, la lecture, tout enfant, du dictionnaire explicatif pour se nourrir de mots nouveaux et de définitions, les humanités gréco-latines, la culture biblique, une mère qui refuse le sucre, l'isolement à l'université tellement on est "autre", l'amour des transports en commun comme lieu d'observation, d'inspiration et d'écriture.

    En toute modestie, bien évidemment.

  • Z comme zéro de conduite

    On a osé l'arrêter.

    On a osé lui mettre les menottes.

    Quinze minutes entières avec des menottes, lui!

    Regardez la photo qu'il en a publiée: elles ont laissé des marques rouges à ses poignets.

    actualité,belgique,flandre

     http://www.standaard.be/cnt/dmf20150827_01836289?_section=60682888&utm_source=standaard&utm_medium=newsletter&utm_campaign=middagmail&M_BT=110935810948&adh_i=a0ca84a6d39365b86215da6ff3755ab0&imai=a0c759ca-c48e-464a-851c-208e1a1837ea

    Ses poignets à lui, marqués par les menottes.

    Lui, un avocat et un juge à la retraite.

    Voilà donc son message: lui, un homme au-dessus de tout soupçon, a été confondu avec un vulgaire hooligan!

    "Dit kan België niet zijn!" dit le titre de l'article, qui reprend ses propres paroles. L'homme a un blog et un compte tweet. "Ceci ne peut pas être la Belgique". 

    Et pourquoi pas, se demande l'Adrienne, excédée.

    Et pourquoi la police ne pourrait-elle pas arrêter un homme sous prétexte qu'il est avocat et a rempli la fonction de juge? Si la police doit faire face à une horde de hooligans et qu'il s'est mêlé à eux? Faut qu'elle demande d'abord ton C.V.?

    ‘Het was wel de allereerste keer dat ik van mijn vrijheid beroofd werd: geboeid worden, het doet echt wel vreemd. Dit was wel het leerrijkste kwartier van mijn juristenleven.’

    "C'était la toute première fois que j'étais privé de liberté: être menotté, ça fait tout drôle. C'était le quart d'heure le plus instructif de toute ma vie de juriste."

    Et bien, se dit l'Adrienne de plus en plus excédée, il était plus que temps que la vie te donne cette leçon, il me semble! Et il faudrait juste espérer que tu en tires les bonnes conclusions.

    Parce que si 15 minutes de menottes t'ont laissé ces marques rouges, que doivent dire alors ces autres bougres?

    Mais évidemment, eux ne sont ni avocat, ni ancien magistrat.

    Ce n'est pas pareil.

    Ils ont sans doute l'épiderme moins sensible.

     

  • Z comme Zone Heureuse

    Le saviez-vous? L'Adrienne et sa mère sont en Bretagne depuis le 26 juillet où il est prévu qu'elles restent une semaine.

    Pour l'explication du titre, voyez ici: http://www.nhu.bzh/heureux-en-bretagne/

    bretagne-france-belgique.jpg

    Allons, en attendant d'avoir nos propres photos, remettons encore une fois cette image-ci

    Cool

    ainsi qu'une des excellentes petites vidéos sur les clichés bretons.

  • Z comme zalig

    "Un sentiment délicieux", voilà ce que donne le dictionnaire traducteur pour "een zalig gevoel".

    J'en suis bien désolée: 'délicieux' ne traduit pas le sens complet de 'zalig' ni ses connotations.

    'Zalig', c'est bienheureux, béat. Et délicieux en plus Langue tirée

    Trois mots en un pour signifier l'état dans lequel je me trouve en cette veille de vacances.

    En route ce soir pour le jardin des délices et de la béatitude bienheureuse, pas loin de Grignan et de la Marquise.

    Promis, je vous enverrai des lettres Cool

    sévigné.jpg

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_Rabutin-Chantal,_marquise_de_S%C3%A9vign%C3%A9#/media/File:Marquise_de_S%C3%A9vign%C3%A9.jpg

  • Z comme ZUT!

    - Zut! se dit Madame en passant devant les fenêtres qui donnent sur la cour.

    C'était hier matin et il était encore très tôt, mais deux ou trois élèves étaient déjà là, sous les arbres. Un livre à la main.

    - Zut et rezut! se dit Madame, pour une fois que je n'ai pas mon appareil photo!

    Ils lisaient Maupassant.

    ***

    En fait, s'ils lisaient Maupassant, c'est parce que ce jour-là, ils avaient un "test de lecture" sur quelques-unes de ses nouvelles. Et que sans doute ils ne s'y étaient pas pris à temps. 

    Ou comme une élève avait dit la veille à Madame:

    - Hier après-midi, j'ai eu envie de jeter Maupassant à la poubelle! C'est beaucoup trop difficile!

     maupassant.jpg

    tout Maupassant est à lire en ligne
    ici les contes et les nouvelles:
    http://maupassant.free.fr/contes3.htm

     

  • Z comme zen

    Rien de plus zen, pour moi, que la mer.
    Même si elle est houleuse Clin d'œil

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    quitter Cherbourg

    Ierland1 (13) - kopie.JPG

    admirer encore quelques vestiges de l'activité humaine

    Ierland1 (20) - kopie.JPG

    voir peu à peu le bateau s'éloigner la côte
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    admirer les miroitements

    Ierland1 (23) - kopie.JPG

    et s'imaginer sur le Titanic

    Langue tirée

    tout à fait zen, vous dis-je

  • Z comme zut

    miletune14.jpg

    C'est dur d'être aimée par un con!

    photo de Nous deux proposée par Mil-et-une
    http://miletune.over-blog.com/2015/03/sujet-semaine-14.html

    Bon, ça ne va peut-être pas plaire à tout le monde,
    la légende que je mets sous cette photo,
    mais je prends le risque, c'était trop tentant

  • Z comme zut ou Zazie

    Madame leur fait écouter ce qu'elle aime. C'est-à-dire le Renaud des années 80.

    Ou avant le voyage à Paris, ce qu'elle appelle les grands classiques: Dutronc qui se couche à cinq heures, Brel et les prénoms de Paris, les inévitables Aux Champs-Elysées, Lavoine qui pisse dans le caniveau... et l'Amoureux de Paname, évidemment. (1)

    Il faut se rendre à l'évidence: ils n'aiment pas ça! Ni les vieux machins de Madame, ni la chanson française d'aujourd'hui. D'abord parce que ça manque de "beat". Mais aussi parce qu'ils jugent les textes "melig".

    - Comment est-ce qu'on dit "melig" en français? demandent-ils.

    "Melig", c'est un mot que les Hollandais ne connaissent pas. En Flandre on l'utilise beaucoup pour déprécier une oeuvre: dès que ça devient un peu trop sentimental, dès qu'on abuse de la corde sensible.

    "Melig?" s'étonne Madame. "Melig?" le Renaud de Laisse béton

    Ils en sont désolés pour Madame et s'excusent en lui expliquant que pour eux, en dehors de la musique anglo-saxonne... n'est-ce pas?

    Le comble, c'est que les deux ou trois élèves francophones ne sont d'aucune aide: ce sont des filles fans raide dingues de K-pop (2)

    Alors elle a envoyé ce clip de Zazie à son spécialiste, accompagné de la question: Et ça? tu le trouves aussi "cucul"?

    Elle attend sa réponse.

    (1) Chaque année elle se demande si elle osera aussi leur faire écouter Sttellla, la tour Eiffel-elle-est-pas-belle Langue tirée

    (2) Madame est une ignare à qui en décembre dernier on a dû apprendre que la K-pop, c'est de la musique pop coréenne. Bin oui. Et surtout, qu'ils sont "trop beaux" les garçons des groupes coréens!

  • Z comme zwanze

    Elle s’appelait Diane et roulait en… Dyane ! bravo ! je vois que vous suivez bien !

    Une Dyane blanc cassé qu’elle garait sur le parking de l’école.

    Diane était notre prof de maths en 4e (1). Elle avait une petite phrase qu’elle répétait tout le temps : « Is het klaar ? » (2). Mais alors vraiment tout le temps. Nous on gardait notre sérieux et on hochait la tête, oui oui, on a compris, continue continue.

    Diane habitait à la ferme et laver sa bagnole n’était pas une priorité. Aussi, la plupart du temps le blanc cassé était plutôt beige foncé. Osons le mot : brun sale.

    On l’aimait bien, notre Diane, alors on a voulu le lui prouver. Dans la crasse du capot, on a dessiné un grand cœur et en-dessous on a tracé en capitales : « Is het klaar ? ». On trouvait ça gentil et tordant.

    Et bien, croyez-moi ou pas, ça ne l’a pas fait rigoler.

    Au cours suivant, nous étions toutes frétillantes de chuchotis et de sourires de connivence quand elle est entrée en classe. Grise mine.

    Elle nous a passé un savon. Quoi, que dites-vous? liberté d’expression? créativité? Nous étions sans doute nées trop tôt.

    Mais selon toute justice, elle avait aussi passé un savon sur sa Dyane.

    ***

    (1) la seconde, dans le système français

    (2) C’est clair ?

    Citroen_Dyane6.jpg

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/Citroen_Dyane6_front_20071115.jpg

    Premier jeu d'écriture proposé par Kentin Spark dans sa "Cabine d'écriture":

    Pour être dans le fil de l’actualité, je vous propose un voyage entre le rire (émotion) et le dessin (thème).

    https://kentinspark.wordpress.com/2015/01/13/cabine-decriture-premiere-escale/ 

  • Z comme zélatrice

    Petit précis de vocabulaire à usage mondain

    par une zélée zélatrice de Philippe Delerm

    *** 

    1. On ne vous fait pas fuir au moins ?

    Petite phrase à l’usage du couple qui fuit lâchement les lieux, profitant de votre arrivée inopinée.

    Insister légèrement encore pour qu’ils restent : cela permettra de les voir se contorsionner en excuses bidon : on allait partir de toute façon – la gamine est fatiguée – demain c’est l’école – on a encore une longue route à faire…

     

     2. C’est pas vrai !

    Exclamation qui veut dire exactement le contraire de ce qu’elle semble exprimer.

    L’utiliser pour montrer à quel point on admire l’invraisemblance du propos.

    L’accompagner d’un minimum de théâtralité : yeux grand ouverts, bouche en O majuscule, main sur le cœur.

    - Oh ! elle a osé faire ça ? C’est pas vrai !

     

    3. Ça va refroidir

    Politesse de la maîtresse de maison qui incite à commencer le repas sans elle.

    Se récrier que non, que c’est bien chaud et qu’on l’attend.

    Rajouter à son énervement de cuisinière des grands soirs en refusant de goûter la moindre bouchée avant qu’elle paraisse à table.

    C’est une question de savoir-vivre.

    On vous a fait le même coup cent fois.

     

    4. Voilà, tu la connais l’histoire

    Façon de terminer le récit du malheur des autres.

    Toujours raconté avec la délectation de celui/celle qui croit que ça ne lui arrivera jamais. Qui croit que ça ne peut tout simplement pas lui arriver.

    - Voilà, tu la connais l’histoire. C’est pour ça qu’ils ne se parlent plus depuis trente ans, son père et lui.

     

    5. Il faut le voir sur scène

    Expression de la supériorité absolue de l’élu « qui a vu sur scène » sur le commun des mortels « qui a vu à la télé ».

    Le tout déguisé en conseil : « Il faut le voir sur scène », qu’on susurre en posant une main sur l’avant-bras de l’interlocuteur, en se penchant légèrement vers lui, sur le ton de la confidence intime.

    Note : A ne pas confondre avec « Moi, je l’ai vu sur scène ! En 1967 ! A Bobino ! » qui est trop ouvertement vantard, surtout si l’artiste est mort depuis plus de quarante ans.

     

    6. Ça devrait toujours rester comme ça

    Petite phrase qui s’accompagne d’un léger soupir plein de faux regrets et qu’on ponctuera d’un grand sourire feint, tout en rendant à la mère – avec une joie qu’on s’efforce de dissimuler – le bébé braillard qui vient de faire un gros caca dans sa couche.  

     

    7. J’ai horreur de cette phrase

    Propos de personne cultivée face à l’inculture manifeste.

    Rejet de l’autre et de son manque de vocabulaire ou de naissance. Ou des deux.

    Parce que, bien sûr, « c’est juste une question d’éducation ». Et qu'on est du bon côté de la barrière.

     

    8. Du côté de mon mari

    Façon subtile de renier des liens de parenté.

    - Je croyais que vous étiez famille ?

    - Oh ! c’est un cousin éloigné, du côté de mon mari.

    D’un geste vague de la main, ce détail qui n’est pas anodin permet de clore la conversation sur un sujet peu reluisant dont on n’a pas envie de parler.

     

    9. Ça a été ?

    Accueille les clients au sortir de la cabine d’essayage. Signifie généralement qu’on les y a vus entrer avec des vêtements peu appropriés à leur âge ou à leur corpulence.

    Leur proposer tout de même, mais sans enthousiasme exagéré:

    - Vous voulez que je vous apporte la taille au dessus ?

     

    10. C’est maintenant qu’il faut en profiter

    Des soldes, des enfants en bas âge, du temps qu’il fait, de la retraite.

    Phrase à adapter à l’âge de l’interlocuteur et à la saison.

     De toute façon elle reste sans conséquence. Surtout utile quand on désire prendre congé.

     

    ***

    Et voilà!

    Faudra tout de même que je finisse par trouver ce livre.

    Cool

     Que Philippe Delerm me pardonne de le pasticher sans l'avoir lu.

     

    parodie,pastiche,jeu, krapoverie, krapov

     http://www.lecerclepoints.com/livre-ma-grand-mere-avait-les-memes-philippe-delerm-9782757825082.htm#page

  • Z comme Zadelhoff

     littérature,poésie,traduction

    photo prise au Jardin des Tuileries le 26 novembre 2011
    pour l'anniversaire de ma mère

    Voor Bart Van Loo

    Parijs

    ik zag een vrouw in de Jardin des Tuileries
    het was een vrouw uit een ander ver land
    zoiets zie je direct zoiets zie je al van ver
    toen ze langzaam in mijn richting liep
    vroeg ik me af wat ik van haar linkerbeen vond
    het sleepte een beetje en gaf aan haar lopen
    een mooi ontregelend ritme toen ze vlakbij
    was leek het even of dat linkerbeen het
    rechterbeen voortduwde ze had een mooi gezicht
    die vrouw uit dat verre onbekende land

    A Bart Van Loo

    Paris

    je vis une femme au Jardin des Tuileries
    c'était une femme d'un autre pays lointain
    c'est une chose qui se voit de suite qui se voit de loin
    quand lentement elle marcha vers moi
    je me demandai que penser de sa jambe gauche
    qui traînait un peu et donnait à sa démarche
    un beau rythme déréglé quand tout près
    elle fut on aurait dit que cette jambe gauche
    poussait la jambe droite elle avait un beau visage
    cette femme de ce pays lointain inconnu

    poème du Néerlandais Willem van Zadelhoff (né à Arnhem en 1958) trouvé sur le blog de Bart Van Loo, à qui il est dédié, et que j'ai traduit en français

    http://bartvanloo.blogspot.be/2009/07/de-vakantie-begint-met-willem-van.html

     littérature,poésie,traduction,mère,paris

    jardin des Tuileries, 26 novembre 2011

  • Z comme Zulma

     zulma27.jpg

    Je l'ai connue rue de la Cornue, en face de l'Hôtel des Navires Truqués. Il était cinq heures du soir et l'ombre descendait déjà sur la ville. Tu as vu ce petit bijou? ai-je glissé à mon copain Anatole. On jouait une musique de danse, nos pieds se sont mis à bouger en cadence, nous avons fait notre numéro habituel. Elle ne nous quittait pas du regard. Difficile de savoir si c'était la moustache d'Anatole ou la mienne qu'elle fixait tranquillement, assise près de la fenêtre entrouverte. Sa solitude, son silence, son impassibilité jetaient en moi un trouble que je n'ai guère eu le temps d'analyser. Le chapeau à la main, je dansais à en perdre haleine.

     zulma27b.jpg

    Ce que j'ignorais, c'est qu'elle était pourvue d'une mère, d'une grand-mère et de toute une fratrie dont elle était l'aînée et le chef-d’œuvre. Tous les autres, sans distinction d'âge, souffraient de maux divers, jusqu'au dernier né dans sa corbeille d'osier. J'aurais dû regarder ailleurs quand mon regard a croisé l'éclair dans l'azur de ses yeux. J'aurais dû me méfier de cette jolie bouche toujours close. De ces pieds menus qui ne dansaient pas.

     zulma27c.gif

    Il ne me restait plus qu'à quitter ce théâtre des illusions et à m'enrôler dans la marine royale. Adieu ma mie, adieu ma douleur, adieu ma petite femme bijou! Garde, si tu le veux bien, un peu de mon amour en mémoire.

     

    Pour une fois que j'avais trouvé une belle qui ne parlait pas!

    ***

    http://www.zulma.fr/jeux-litteraires.html

    et encore merci à Joe Krapov pour cette découverte!